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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 12:56

 

      Sujet Thèmes du jour 

"En manque d’alcool,

comment trouviez-vous des moyens d’y remédier ?"

 

Compte rendu :

Tous les prénoms sont des pseudos.

Bob avait toujours une bouteille de secours

Richard : Quand on a plus de moyens, on change d'alcool, de la bière à la place du champagne.

Annette, nous commente une histoire d'un couple dont l'épouse était alcoolique. Son mari la laissait le matin pour aller travailler mais prenait garde de ne pas lui laisser d'argent. Pourtant quand il rentrait le soir, elle était toujours en état d'ébriété. Il ne comprenait pas comment elle faisait pour trouver de l'alcool sans un sou. En fait, elle allait en ville en faisant de l'auto stop, puis, comme une femme c'est bien malin, elle se faisait payer à boire par les hommes qui l'approchaient. Système D

Fanny,  buvait moins pour se garder un petit verre pour le lendemain matin. Elle était obligée de boire le matin pour éviter les tremblements. Elle cachait ses bouteilles, mais parfois le matin elle ne savait plus où elle les avait cachées. Quelle colère! Elle pense aussi que pour acheter de l'alcool, on se prive d'autre chose en cas de nécessité.

Domi, lui, changeait la qualité par la quantité. Il a même consommé de l'alcool à 90° modifiée, et de l'eau de Cologne. Mais il précise que l'eau de Cologne ne donnait pas le même effet que l'alcool à 90° à laquelle il ajoutait tout de même un peu d'eau.  Et vraiment à cours d'alcool, il consommait des médicaments pour s'assommer et dormir jusqu'au lendemain. Mais en général il était prévoyant car la superette n'ouvrait qu'à 10h.

Lino  s'organisait pour en avoir suffisamment toujours suffisamment.

David dit que parfois quand il était à cours d'alcool, il se sentait angoissé. Donc il en achetait plus, mais en consommait plus aussi. Parfois, quand il s'apercevait qu'il ne lui en restait plus beaucoup, il rajoutait un peu de pastis pour en avoir plus.

Annie  dit qu'elle prévoyait des rentrées d'alcool massives, et les planquait sous son lit. Mais comme elle buvait le soir dans sa chambre, elle remettait les bouteilles vides sous son lit. Et parfois, elle se mettait à 4 pattes pour aller chercher une bouteille au milieu des cadavres. Et quand elle n'en trouvait plus, elle se couchait et dormait mais dans un état nerveux.

Annette nous dit que la santé se dégrade avec l'alcool et que son époux ne mangeait plus pour boire.

Henri  savait que sa compagne avait constitué un fond dans le placard. Un jour il a pris un titre et y a placé deux billets de 50 francs à la place. Tout ça pour acheter ses bouteilles qu'il planquait soigneusement. Dans son rouleau à dessin il pouvait y placer 2 bouteilles. Derrière la planche à repasser c'était 3 bouteilles qu'il planquait... Il a, comme tous, remplacé le bon par le mauvais vin. Il n'a que très rarement été en panne d'alcool. Et quand cela arrivait, il allait rue de la Buffa chez un vendeur de nuit pour acheter du rhum que le commerçant lui vendait à prix d'or. Quand sa compagne s'est rendu compte de son geste, elle ne l'a pas sermonné et il était très vexé d'avoir agit ainsi. On peut faire n'importe quoi pour en trouver, et j'ai fait n'importe quoi. Un jour je suis monté chez le voisin du dessus qui levait bien le coude aussi, et le brave homme a généreusement partagé son alcool en me voyant dans un état de manque. Et puis l'eau de Cologne aussi, je l'ai essayé nous dit-il, Il n'y a plus de plaisir à boire, seul la dose est essentielle.

Certains nous disent qu'on trouve toujours des connaissances qui partagent leur alcool.

Domi nous dit en riant, qu'il consommait du parfum qu'il vaporisait dans un verre. Il reconnait le caractère ridicule de la chose. Il ne faisait pas les bars, mais en manque, il allait en acheter au bar, et le vendeur lui fourguait la grappe qu'il faisait lui-même, et là aussi au prix d'or. Il buvait pour l'effet, mais n'a jamais connu de coma éthylique.

Maurice  se privait de cigarettes pour ne pas se priver d'alcool.

Richard nous informe que le coma éthylique peut venir différemment vite selon les personnes. Il y a selon les individus des variantes chimiques au niveau des enzymes qui ne dégradent pas l'alcool de la même façon Certaines civilisations, les Chinois par exemple, ne consomment pas comme nous.

Annie dit que plus on est jeune, plus il est difficile de stopper l'alcool parce que les sollicitations sont plus fréquentes.

Richard n'est pas d'accord. Pour lui, il est aussi difficile de stopper l'alcool  à 30, 40, où 50 ans. Les sollicitations sont les mêmes.

Lino dit que certains de ses amis ne comprennent pas qu'il ne veut plus boire. Mais il reste ferme.

Annette pense que c'est parce qu'ils se sentent coupable de boire qu'ils veulent l'entrainer.

Brigitte  nous dit, que par amitié, elle refuse de consommer de l'alcool lorsqu'elle est avec des gens qui ne boivent pas.

Bob, lui se sent gêné dans ce genre de situation, il dit que ses amis se privent et n'en voit pas la nécessité. Il a peur que ses amis ne l'invitent plus parce qu'il ne boit plus, et voudrait bien qu'ils comprennent que ce n'est pas parce qu'il fait ce choix qu'il doit rester à l'écart. Cette situation s'est déjà présentée et il le vit mal.

Lino est invité chez sa sœur pour fêter Pâques, et lui demande de ne pas se gêner pour lui. Il en serait peiné.

Richard  demande aux gens de se comporter envers lui normalement, ce n'est pas parce qu'il ne boit pas qu'il n'est pas normal! Il refuse de se sentir "malade".

Abdel nous dit que ce n'est pas parce qu'on ne boit pas que l'on doit priver les autres.


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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 10:06

 

Sujet Thèmes du jour  

"Méthodes parallèles à la cure :

acuponcture, Hypnose …"

 

Compte rendu :

Tous les prénoms sont des pseudos.

 

L’hypnose est un état de relaxation profonde, entre éveil et sommeil, utilisé en thérapie pour se libérer de l’addiction au tabac, perdre du poids ou encore se soulager du stress.

Qu’est-ce que l’hypnose ?
L’hypnose est un état naturel de sommeil éveillé dans lequel la personne hypnotisée se trouve totalement relaxée, déconnectée de l’extérieur, comme lorsqu’elle regarde un film captivant. On utilise cet état en psychiatrie, afin d’accéder plus facilement à l’inconscient, de contourner les blocages et de faire ressurgir certains problèmes liés à l’enfance. L’hypnose serait donc un amplificateur et un accélérateur de thérapie. L’objectif d’une séance d’hypnose est donc d’atteindre l’inconscient et de dévoiler un éventuel traumatisme ancien, refoulé mais provoquant des troubles psychiques tels que des comportements anxieux ou phobiques.

 

Pour qui ?
De plus en plus utilisée en psychothérapie, et même si les mécanismes d’actions n’en sont pas connus, l’hypnose est un outil apparemment efficace pour se libérer de nombreux troubles. Les indications courantes sont surtout psychologiques et psychosomatiques : arrêt du tabac, perte de poids, angoisses, névroses, stress, énurésie, insomnie, phobies, traumatismes, tocs (troubles obsessionnels compulsifs), timidité mais aussi développement personnel. Enfants et étudiants qui manquent de confiance en eux avant un examen peuvent également en bénéficier.
L’hypnose peut aussi être utilisée en psychothérapie brève.

La P.N.L

(Programmation Neuro Linguistique)

La PNL est une méthode pour communiquer avec efficacité et mettre en place des

changements nécessaires pour atteindre ses objectifs. Elle permet en particulier de

résoudre en peu de temps de nombreux problèmes handicapants sur le plan

personnel : gérer le stress, se remettre d'un deuil, d'une rupture, de traumatismes,

reprendre confiance en soi...

 

L'Hypnose éricksonienne

Tout comme la P.N.L., l'hypnose éricksonienne (ou hypnose clinique) s'inscrit dans le

champ des thérapies brèves. Elle offre à la personne la possibilité de s'ouvrir sur

des perspectives de changement en développant une alliance avec son

inconscient dépositaire de ses ressources. Il est possible d'agir sur la souffrance

psychique sans s'attarder sur la cause, à partir d'un état de conscience modifiée.

Les indications pourront être diverses : angoisses, phobies, douleurs...

 

Annie a été endormie dans une soirée par un hypnothérapeute et cela l’a très fortement marqué. Elle pense que dans notre corps tous les paramètres de la naissance à la mort sont inscrits dans nos gènes.

Les résultats de cette thérapeutique peuvent être magiques, ils ne doivent pas être utilisés seul et ne sont pas toujours utilisés à bon escient.

Julie, dans son activité sportive et non dans les addictions, a vu utiliser l’hypnose par des professionnels : au début c’était très dirigiste, elle a vu utiliser l’hypnose traditionnelle  et l’hypnose éricksonienne (voir plus haut). Quant à la PNL, elle ne résout pas le problème à la base mais donne un outil de travail.

Domi, a subit des séances d’hypnose, conscient, il allait mieux en ressortant des séances, mais cela ne l’a jamais guéri. Mais il sait que l’hypnose ne marche pas sur tout le monde. L’hypnose fonctionne principalement sur des sujets calmes.

Julie, le tennisman Noah a mis la PNL dans le sport de haut niveau, surtout pour la préparation mentale.

L’hypnose est réparateur tandis que la PNL est préparateur.

La microkinésie part du principe que le traumatisme est ancré en eux à l’intérieur de leur corps,

Annie, l’hypnose est une médecine complémentaire et ne substitue pas à la médecine traditionnelle.

Les magnétiseurs, eux, travaillent avec leurs mains.

Antoine confirme que la PNL et l’hypnose Ericksonienne sont utilisés dans certains centres de cure en alcoologie : exemple du centre Alpha à Royan.

Nous avons eu une personne qui est venue à nos réunions qui était passé par le centre Alpha et qui en était très content. Il s’était débarrassé de son addiction à l’alcool.

Abdel, un marabout, appelé par sa maman, a essayé de le faire arrêter la boisson en lisant dans son assiette. Ca n’a pas marché parce qu’il a continué à boire.

Gérard pense qu’il faut être réceptif à tout du moment que cela permet l’arrêt de la boisson.

Annie a arrêté le tabac avec l’acupuncture

Malo. On ne peut pas dire que tout est égal pour s’en sortir.

Avec une réelle détresse, il faut faire très attention avec les remèdes soit disant miraculeux.

Richard, les gens fragiles psychologiquement peuvent être marqués par ces médecines alternatives. Il faut être très attentif.

Brigitte, le diplôme n’est pas une référence de l’efficacité thérapeutique.

Richard, il peut y avoir des gens très fragiles qui vont voir des marabouts et ça se passera mal. Ces gens là sont faciles à manipuler et l’argent peut être le support de cette soi-disant médecine alternative.

 


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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 14:22

 

Sujet Thèmes du jour  

"Buviez-vous seul ou avec d’autres ?"

 

Compte rendu :

Tous les prénoms sont des pseudos.

 

Annie buvait essentiellement seule. Au début de son alcoolisation quand elle suivait un groupe de musiciens, elle restait seule au bar quand ils chantaient. Tant qu’il y avait de l’alcool elle buvait. Elle ne pouvait pas partir avec devant elle une bouteille à moitié vide, ou pleine.

Henri, buvait dans les verres non finis, chez ses parents. A partir du moment où il a eu une paye, il buvait seul, dans le bar de ses parents. Il aimait bien le Grand Marnier, mais dès l’âge de 14 ans il a commencé à boire de la bière.

Abdel a commencé à boire avec des amis, à quatorze ans.

David, buvait au bar d’abord, seul, rarement en compagnie. Ensuite il achevait sa consommation chez lui, seul.

Claude bis, buvait à la bouteille chez sa tante, mais pour qu’elle ne s’en aperçoive pas, il achetait une bouteille neuve et remplissait l’ancienne, ensuite il achevait la bouteille achetée. Manque de réflexion.

Fanny elle buvait surtout en boite, seule ou accompagné, qu’importe puisqu’elle buvait.

Domi, buvait seul comme un grand. Tant que sa consommation était festive il buvait en groupe avec ses amis, c’était surtout chez lui.

Ensuite quand il a été dépendant, il voulait se fracasser la tête, alors c’était, seul, avec de l’alcool fort pour être défoncé le plus rapidement possible. Il dormait, et quand il se réveillait il se ré alcoolisait rapidement.

Fanny, au début en boite c’était une consommation conviviale en groupe, et ensuite elle s’est mise à boire seule.

Abdel a plusieurs fois eu envie de s’arrêter mais il ne pouvait pas.

Domi, quand il est entré, pour se soigner à Monaco, était volontaire, mais son problème est qu’il voulait diminuer sa consommation et surtout pouvoir la gérer.

Il a fait trois cures à Monaco. Le bénéfice, il l’a eu quand il a fait, en fin de compte, un sevrage à l’Archet II.

Pierre, au début il a bu en groupe mais quand il a trouvé que c’était trop cher, alors il s’est mis à boire seul.

Yves a commencé à boire en groupe mais très rapidement il a bu seul.

Maintenant comme ses amis, qui connaissent son comportement, ne veulent pas qu’il boive d’alcool, alors il boit tout seul.

Il n’arrive pas à boire de la piquette, alors il calcule pour acheter des bons crus. Il préfère ne pas fumer et ne pas manger pour boire.

Abdel également préférait ne pas fumer plutôt que se passer de boire.

Henri, dans sa voiture, il avait un carnet pour la gazoline et un autre pour l’alcool.

Yves n’a jamais fait d’ardoise dans les bars, mais quand il était sans le sou, il y avait toujours un barman pour lui servir un verre.

Pierre se demande pourquoi, on ne peut pas s’arrêter.

Richard, la pulsion est plus forte que l’envie de s’arrêter. Tu flirte avec tes limites.

Alain, pour Paul il faudrait recommencer le cours sur la THP.

Domi, quand on boit, on a envie de boire encore et plus on boit plus on a soif. Cercle vicieux.

Albert nous dit que quand  sa  tête commençait à tourner, il fallait qu’il continue à boire son rosé car il n’aimait pas les alcools forts.

Abdel buvait partout, tout seul même à la maison surtout quand il n’arrivait plus à marcher à cause de la polynévrite. Il buvait partout où il y avait de l’alcool et il a eu des moments difficiles quand il a été en cellule de dégrisement ou à l’hôpital.

Marie, au début elle a commencé à boire en groupe, c’était convivial, elle buvait alors dans un verre. Ensuite elle s’est mise à boire seule et directement à la bouteille.

Bob, le plus dure c’est quand on commence à vomir dans le lavabo le matin.

 

 

 


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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 09:49

 

      Sujet Thèmes du jour 

"Avait-on le choix de boire ou non ?"

 

Compte rendu :

Tous les prénoms sont des pseudos.

 

Bob, comme il ne connaissait pas les méfaits de l’alcool il ne pouvait choisir entre boire ou ne pas boire.

Il a bu d’abord un apéro avec les collègues, puis après ça a augmenté en buvant un demi par ci par là, puis il a augmenté parce qu’il avait de plus en plus d’amis. Au début c’était pour faire comme les autres et ensuite il a bu parce qu’il était mal. Il n’avait plu, alors, le choix de ne pas boire.

Richard, sur le choix ou non il y a trois moyens de s’exprimer quand on n’a pas le choix

Le mal être psychique

La somatisation

Les addictions

Pour nous nous n’arrivons pas à exprimer notre mal être addictif.

On ne dit pas que l’on est déprimé.

Domi était déprimé et il soignait cette dépression avec l’alcool.

Pierre pense qu’il avait le choix, c’est comme au jeu, on a le choix de jouer ou de ne pas jouer, pareil pour l’alcool car on peut passer d’une addiction à une autre.

Denis, au début on a le choix de ne pas boire, mais ensuite il se pose la question « avait-il le choix ? » et sa réponse est non parce que c’était sa façon de se soigner.

Tant que tu es dans l’alcool tu ne peux connaître les méfaits de l’alcool sur le corps et l’esprit.

Il répète qu’il se soignait avec l’alcool.

Il n’avait pas conscience qu’il était dépressif et il se soignait à l’alcool.

Abdel, c’est difficile de dire s’il avait le choix ou pas car au début de son alcoolisation il a eu des accidents dus à l’alcool et pourtant il a continué à boire. En y réfléchissant il a du mal à comprendre son comportement, il savait, ile ne pouvait pas.

Anette pense que tout est une question d’éducation, quand les parents sont permissifs et donne de l’alcool aux enfants, ceux-ci apprécient ou pas et ensuite ils n’ont plus le choix, pour eux aux départ ils n’avaient pas le choix puisque ce sont leurs parents qui les alcoolisaient.

Annie se sentait mieux avec l’alcool  et petit à petit elle est devenue dépendante. L’alcool l’aidait à tenir le coup.

Yves avoir le choix c’est juste une question de connaissance.

Depuis qu’il est sorti de cure il sort avec des amis, il ne boit pas d’alcool même si ses copains en boivent, il a le choix de boire ou ne pas boire. Ses amis connaissent très bien l’alcool, ils sont dans des restaurants, plus ou moins œnologues, ils aiment l’alcool mais pour lui c’est non.

David avait conscience de boire pour calmer sa dépression. Il arrivait à savoir quelle dose boire pour pouvoir continuer son travail d’infirmier.

Annie, dépendante ne pouvait pas s’arrêter de boire tant qu’il y en avait sur la table, il fallait qu’elle aille.

David de par sa profession d’infirmier il connaissait les dégâts dus à l’alcool.

Claude bis, le problème d’alcool on l’a de bonne heure, même sans être dépendant. Il a commencé à boire au service militaire, à la cantine c’était de la bière et du gros rouge, mais il avait trouvé la combine d’aller au mess où il y avait d’autres alcools plus raffinés. A vingt ans il était déjà dans l’alcool.

Bob, dans le camp de Canjuers ils faisaient toutes les « chapelles »

Claude bis, quand il allait au bar voyait les autres sortir ivres, alors il se foutait d’eux mais il ne savait pas que quelques heures après c’est lui qui sortirait en mauvaise état et que les autres se foutraient de lui.

Albert, au début de son alcoolisation on a le choix de boire ou non, après, dans la dépendance on n’a plus le choix. Il pense qu’i avait une prédisposition a boire (génétiquement) et non héréditairement)

Richard, génétiquement on supporte mieux l’alcool que d’autres et l’on devient alors plus facilement dépendant à l’alcool. Nous métabolisons l’alcool différemment  et en plus nous n’avons pas de souvenirs désagréables de l’alcool.

Domi, au début il buvait du whisky d’âge mais à la fin de son alcoolisation il buvait du n’importe quoi.

Daniel lui trouve qu’il n’avait pas le choix.

Après la question de savoir si on a le choix après une rechute ?

Richard pense que celui qui rechute est convaincu que l’on va pouvoir maitriser ses prises d’alcool.

Marie, au début elle buvait avec les autres et après elle buvait toute seule.

Il faut qu’elle travaille car elle n’a pas le choix de ne rien faire, il faut donc qu’elle reste abstinente.

Elle côtoie beaucoup de monde, elle n’est pas dérangée par les personnes qui boivent en sa présence.

Elle apprécie la vie qu’elle vit aujourd’hui ? Mais elle sait qu’il ne faut plus qu’elle boive.

Domi a fait trois cures de désintox à Monaco, il connaissait donc le problème mais il était persuadé qu’il pourrait gérer l’alcool.

Génétiquement il est persuadé qu’il n’a pas la capacité de contrôler sa consommation.


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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 13:26

 

Sujet Thèmes du jour 

"L’alcoolisme, maladie ou non ?"

 

Compte rendu :

Tous les prénoms cités sont des pseudos

 

Texte d’Antoine en 2004 : je n’aurais pas dû accepter de faire un petit laïus sur ce sujet parce que finalement il est beaucoup plus complexe que je me l’imaginais et les membres de SAN.S.A.S. ont fait en sorte de me compliquer la tâche. Nous en avons discuté pendant deux fois une heure et demie, et dès le début nous avons buté sur la définition même de la guérison.

Pour les uns c’est l’absence de maladie.

Pour d’autre c’est être en bonne santé, c’est à dire être bien dans sa tête, bien dans son corps, bien dans ses relations. Comme le dit l’OMS.

Pour d’autre encore guérir de l’alcoolisme c’est « sous le coup d’une émotion forte, qu’elle soit de bien être ou catastrophique, ne pas penser à l’alcool comme remède pour atténuer cette émotion. » Comme démonstration, j’ai connu plusieurs personnes dans la région Marseillaise qui l’un après le décès de son épouse, l’autre suite à un cancer de la gorges et ablation des cordes vocales me disaient : « tu sais Antoine, après ces événements dans ma vie, si je n’ai pas rechuté c’est que j’étais Guéri de mon alcoolisme. »

Personnellement j’aime bien la définition d’Elizabeth FRIT qui dans la tempérance donne cette définition :

LA SANTE PARTICIPATIVE ET D'IMPLICATION PERSONNELLE.

C'EST RESSENTIR UNE VIGUEUR PHYSIQUE SE TRADUISANT PAR UN GOUT POUR L'EFFORT, UNE RECHERCHE D'ACTIONS GRATIFIANTES. C'EST RESSENTIR DE MANIERE HABITUELLE UN PLAISIR DE VIVRE, UNE SATISFACTION PSYCHOLOGIQUE et UNE PLENITUDE SPIRITUELLE.

Dans notre discussion les plus virulents à dissocier la guérison du corps et celle de la tête sont les anciens malades qui se sont soignés depuis très peu de temps, mettant en avant leur connaissance de la THP et du petit laboratoire qui redémarre dès la première goutte d’alcool ré ingéré et même l’alcool caché qui peut entraîner une rechute, mais la plus acharnée était la compagne d’un malade sorti de cure depuis un mois à peine presque outrée que l’on parle de guérison et qui a peur que son compagnon prenne le terme de guérison comme une autorisation de boire modérément. Elle le disait avec gentillesse mais fermement.

Il y avait aussi une personne en cours d’alcoolisation et en préparation pour atteindre l’abstinence dans un certain temps, un futur client pour un centre de cure, il n’est même pas possible de parler de guérison parce que, même la maladie est contestable alors la guérison…

Pour les personnes qui sont sortis de l’alcool depuis deux ans,  ils sont encore hésitant : « la guérison OUI, mais il faut être vigilant et ça nous prend la tête. »

Pour ceux qui ont plus de trois ans d’abstinence, ils sont dans un état où dire qu’ils sont guéris ne leur posent pas de question.

Et pour les plus anciens, mais nous n’avons pas beaucoup de recul à SAN.S.A.S., la guérison est là sans contestation possible, mais nous n’en faisons pas un dogme.

Mais pourquoi me sens-je guéri. Comme la définition de la maladie alcoolique est une perte de liberté, de même la marque la plus importante de ma guérison est la reconquête de cette liberté perdue. Ce n’est pas seulement la disparition des symptômes, car il y a bien absence des signes extérieurs de la maladie, mais j’ai redéfini mes rapports aux autres et à la société. Je n’ai plus de regret ni de désir vis à vis de l’alcool.

Cette notion de guérison gène beaucoup de monde, mais la guérison c’est aller au delà de l’abstinence qui pourrait être malheureuse, mais pour moi la guérison correspond à une abstinence définitive, heureuse, librement acceptée.

Moi je dis que je suis Guéri, je le dis haut et fort

et ce n’est pas  seulement une IDEE

c’est une VERITE

 

Annie, les premiers mois l’arrêt est difficile et il est hors de question d’être guéri car l’alcoolisme est la perte de liberté de pouvoir boire de l’alcool. Nous avons tous essayé de reboire ça ne marche pas.

Richard, il faut d’abord apprendre à gérer les événements de la vie et comme cela il y aura moins de chance que les événements de la vie vous détruisent si vous ne consommez plus d’alcool.

Fanny pense que l’on ne peut être guéri puisque elle ne peut pas boire  sous peine de rechute. C’est un handicap de départ.

Abdel, cette semaine a bu deux verres…. En dormant.

Denis, la dépression et l’alcool sont, pour lui, indissociable : je bois je déprime, je déprime alors je bois.

André, qui est sorti de cure il y a six semaines pense qu’il n’est pas guéri mais que ce n’est qu’une question de temps et d’esprit.

Alain revient sur le sujet de la semaine et de l’acceptation par l’agence du médicament du Baclofène. A ce qui est dit les personnes ne perdent plus la liberté de boire un verre d’alcool.

André nous dit qu’il a pris de Baclofène jusqu’à 130 mg/j, ça ne l’a pas empêché de boire, il en avait toujours envie et il buvait en prenant le Baclofène. Maintenant il a été obligé de faire une cure en milieu protégé pour s’arrêter définitivement.

Richard, le Baclofène lui a permis de perdre la culpabilité de boire en en prenant 100 mg par jour.

Albert a vu une émission télé avec un témoignage d’une femme qui buvait 8 verres par jour, avec Baclofène elle est redescendue à 3 verres mais pour continuer à boire trois verres il aurait fallu doubler la dose, son médecin n’a pas voulu avec les risques des effets secondaires, elle a changé de médecin et de pharmacien pour pouvoir continuer à boire.

Abdel, n’arrivait plus à marcher, en s’arrêtant de boire, il a guéri ses malaises physiques mais pour tous il s’est arrêté de boire.

David, la dépression l’a amené à l’alcoolisme, sorti de cure il y a quinze jours, il rêve beaucoup d’alcool, il rêve qu’il reboit, il culpabilise. Le matin il se dit qu’heureusement ça ne lui arrive pas mais la pulsion est encore forte.

Claude bis, c’est le subconscient qui continue à t’agiter.

Thérèse, dans ses rêves, l’alcool est inaccessible à cause  de son prix>.

Bob, pense que l’on peut guérir puisqu’on n’y pense plus. Il sait maintenant que l’alcool n’est pas bon pour lui, alors il n’a aucune raison d’en reprendre.

Si tu n’y penses plus c’est que tu es guéri. Ne plus penser à l’alcool, ne plus avoir de désir pour lui, c’est signe de guérison.

On peut guérir de tout, y penser n’est même pas rechuter.

Abdel, s’il pense trop à l’alcool il y a de fortes chances pour qu’il aille en consommer.

Virginie, n’a pas eu de mal de se passer d’alcool quand elle a quitté Nice pour travailler en montagne, mais dès son retour sur Nice, ça a été la cata, elle sent la difficulté du retour dans la vrai vie.

Marie, l’alcoolisme est une maladie psychologique dont on peut guérir mais c’est à la longue que l’on s’en aperçoit.

Maurice pense qu’on peut arriver à guérir, mais après trois mois et demi, il n’est pas guéri, mais il n’a pas envie de boire, c’est là l’essentiel et il espère qu’avec le temps il guérira. Il a fait quelques cauchemars avec l’alcoolo et trouve cela très désagréable. Il a fait un repas en famille, ça s’est pas mal passé, quelques uns lui ont posé des questions mais il a bu sa boisson sans alcool et c’est tout. 


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Published by SANSAS - dans La Maladie
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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 11:20

 

      Sujet Thèmes du jour

"Quel est l’élément déclencheur de votre arrêt ?"

 

Compte rendu :

Les prénoms sont des pseudos.

 

En préambule, longue discussion sur la réduction des risques et l’abstinence totale et définitive. Difficile de se mettre d’accord mais un consensus est envisagé que la réduction des risques et l’abstinence totale ne s’adresse pas aux mêmes populations.

Retour au thème.

 

Annie, dans son cas il y a eu plusieurs éléments déclencheurs.

Il lui arrivait souvent de ne plus se rappeler ce qu’elle avait fait la veille.

Un matin, sa fille lui a dit qu’elle l’avait frappée la veille sans aucun raison et elle ne s’en rappelait pas. Si elle devenait violente avec sa fille il fallait peut-être faire quelque chose pour que ça ne se reproduise plus.

Un jour elle était en train de coiffer sa fille et elle a fait une crise d’épilepsie. Elle ne se souvenait plus de rien.

Une autre fois et c’est ce qui l’a décidée, elle était hagarde sur le canapé, son fils est rentré, les yeux exorbités et elle a pensé que sa fille allait rentrer et les voir tous les deux dans cet état, elle a réalisé qu’il fallait qu’elle se soigne pour retrouver la sérénité dans sa maison. Si elle ne s’arrêtait pas sa famille s’en irait à vau l’eau.

Elle a rencontré son médecin traitant qui lui a dit qu’elle pouvait s’en sortir, il avait dans son tiroir les dossiers des cliniques de désintoxication.

Il lui a fallu confier sa mère à une maison de retraite, placer ses enfants chez son ex qui buvait autant qu’elle, mais elle l’a fait pour le mieux être de sa famille.

Richard, se sentait très mal, les personnes autour de lui, lui disaient de se soigner, mais ça ne marchait pas, a sa dernière hospitalisation, après huit jour, le médecin lui a dit qu’il pourrait être sous tutelle. Ca l’a fait réagir immédiatement. C’est ce qu’il lui fallait.

Après avoir failli mourir, après avoir failli perdre la tête, maintenant il allait perdre sa liberté, c’en était trop. Il a pris tous les outils pour s’en sortir.

Claude bis, a eu un début de polynévrite, il n’arrivait plus à se lever mais l’après midi cela allait mieux, alors se soigner pourquoi faire ? Puis un jour il n’a pas pu monter sur son vélo pour aller chercher sa bouteille de rhum, alors il s’est dit qu’il fallait faire quelque chose.  Mais la question qui se pose est : est-ce que tu as eu peur de ne plus pouvoir monter sur ton vélo ou as-tu eu peur de ne plus pouvoir boire ? That is the question.

En cure il a compris qu’il fallait qu’il passe par alcool zéro pour s’en sortir, car précédemment il avait fait des cures, dont il n’était pas demandeur et à la sortie il n’avait qu’une hâte c’était de reboire. Ses cure étaient demandées par sa mère : Rien n’y a fait.

Bob, s’était arrêté durant six mois, puis un jour il a eu une piqure parce qu’il se sentait pas bien, en sortant il a pris un Ricard (dit-il), il prenait des psychotropes, cela a suffit pour qu’il se fasse éjecté de chez sa compagne qui ne voulait plus le voir ivre, il est rentré chez lui, il ne sait comment, sa voiture était bien garée, il a alors décidé de se soigner. C’est surtout pour la fille de sa copine qu’il a décidé de se soigner car il se sentait en prison avec cette compagne.

Domi, c’est en 2010 qu’il s’est rendu compte qu’il avait des problèmes avec l’alcool. Au service dermatologique, le médecin lui a conseillé de se soigner à Monaco mais lui n’avait pas envie de s’arrêter, mais il souhaitait gérer ses prises d’alcool. Il s’est aperçu après coup que ça ne marchait pas.

Mais quelques années plus tard, le diagnostique était plus catastrophique : début de cirrhose, début de pancréatite, début de polynévrite, début d’hépatite la question qui se posait était de savoir s’il voulait vivre ou mourir, il a décidé de vivre.

Il a fait un sevrage à l’Archet, puis il est allé en maison de repos à Sclos le conte. Ensuite il est venu à Sansas pour compléter ses soins.

Albert, c’est arrêté de boire, a recommencé, il se trouvait sur une route sinueuse  au bord du ravin.

Ses voisins, ses amis, sa famille lui disaient de faire une cure. Le 20 novembre, il est allé avec son fils à l’Allianz Riviera, mais pour arriver au stade il a beaucoup marché, et il s’est effondré devant l’entrée du stade. Les pompiers l’ont transféré aux urgences de l’hôpital Saint Roch.

Le lendemain il est allé voir son médecin traitant qui lui a conseillé d’arrêter de boire. Il le savait et finalement il l’a écoutée. Elle lui a suggéré Sansas, il est venu et sa sœur l’a suivi pour l’accompagner vers la guérison.

Fanny, à 30 ans elle a fait un sevrage à l’Archet, mais elle n’avait pas envie de s’arrêter, elle a continué à boire modérément, mais en vacances, en  Martinique, le rhum était trop bon, elle y a succombé. Elle a fait une cure, est restée abstinente quelques mois, et finalement en septembre elle s’est soignée à Monaco, a rencontré Sansas, depuis c’est du tout bon.

André, avait une vie très désordonnée. Sa mère lui a conseillé de faire une cure, car il était agressif, se battait dès qu’il avait trop bu, il avait l’alcool mauvais.

Il aimait l’alcool et à cause de l’alcool il a perdu une flopée d’amis. Maintenant il faut qu’il se replonge dans la vraie vie.

 


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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 13:34

 

Sujet Thèmes du jour  

"Regrettez-vous parfois l’alcool ?"

 

Compte rendu :

Les prénoms utilisés sont des pseudos.

 

Bob, Dans les films de cinéma, les acteurs boivent beaucoup de Whisky et cela donne l’idée de boire un coup.

Abdel, il y a quelques années, il pensait que l’alcool lui permettrait de marcher plus droit, de pouvoir faire des choses qu’à jeun il ne pouvait faire.

L’alcool était devenu comme un médicament.

Maintenant il n’a plus d’envie, plus de regret, il se sent bien.

L’été dernier il est parti au Maroc, et il a eu peur de rechuter pare que c’était la première fois qu’il y retournait depuis son dernier sevrage hospitalier.

Au Maroc, tous les magasins, contrairement à ce qui est véhiculé, vendent de l’alcool. Il n’y a que pendant le ramadan qu’il n’y a pas autant de vente d’alcool et la vie est plus calme.

Domi, l’alcool ne lui manque pas du tout. Il n’a que quelques regrets de l’alcool festif, car il se sent exclu. Quand il est à la citronnade, il regrette un peu de ne pas faire parti de la fête. Il est choqué par les films où les acteurs boivent sans arrêt, ont toujours le verre à la main. Il a eu parfois, non pas des envies d’alcool mais des envies d’ivresse.

Maintenant il n’a plus d’envie et cela fait neuf mois qu’il est abstinent. Il a trop souffert avec l’alcool avec un début de pancréatite, début de cirrhose il ne devait plus boire et il ne boit plus.

Fanny, regrette parfois et même souvent de ne plus pouvoir boire modérément. Il y a quelques années elle aimait être en Italie et boire son petit apéro, elle le regrette ce petit apéro qui était bien sympathique.

Henri, ne regrette pas du tout l’alcool car avec lui il en a trop bavé, car depuis son arrêt il s’est trouvé des tas de qualités insoupçonnées.

Cela fait dix ans qu’il n’a pas touché une goutte d’alcool, maintenant c’est coca light. Mais quand même quand il passe devant une devanture qui présente dans de beaux écrins des bouteilles d’alcool, ça lui rappelle des souvenirs de vingt ans en arrière.

Il n’a plus d’envie d’alcool parce qu’il y a dix ans il a eu marre d’en avoir marre.

Maurice ne regrette rien du tout, pas d’alcool et c’est tant mieux. Mais, actuellement il ne se sent pas trop bien, deux mois après sa sortie de cure, il rêve beaucoup. Les cauchemars peuvent être dus à des événements extérieurs.

Henri lui dit, étant donné ses ronflements que confirme son épouse, qu’il a peut-être des apnées du sommeil et lui conseille d’aller voir un pneumologue qui pourrait lui faire des tests de sommeil pour juguler ces apnées.

Abdel, pendant son alcoolisation, a vidé les bouteilles de bière dans son évier parce qu’il en avait marre de boire. Quelques heures après il a regretté ce geste malencontreux qui le privait de sa drogue préférée.

Marie se rappelle les bonnes soirées, le petit porto du soir lui manque. Mais elle fait bien attention parce que cela fait que deux mois qu’elle est sortie de cure.

Annie, il lui arrive parfois de regretter qu’elle qualifie plutôt de nostalgie vis-à-vis des soirées épiques qu’elle a pu passer au début de son alcoolisation.

Dans le milieu de la nuit qu’elle fréquentait assidument, l’alcool l’aidait à s’amuser. C’est surtout la période qu’elle regrette.

 


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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 12:22

 

 Sujet Thèmes du jour  

"Pourquoi moi et pas les autres"

 

Compte rendu :

Les prénoms utilisés sont des pseudos.

 

Bob, a bu en sortant de l’armée. A Nice matin tout le monde buvait : on faisait la fête tous les jours. Plusieurs de mes collègues sont morts à cause de l’alcool. Quelques uns ont arrêté de boire parce que leur femme a tiré l’alarme avant qu’il ne soit trop tard.

Fanny s’est posé la question plusieurs fois. Sa sœur n’a pas eu de problème, mais peut-être attendait-t-elle plus de la part de ses parents. Elle n’a pas fait les mêmes expériences qu’elle. Elle rencontrait des gens fêtards. La fête accentue l’envie de boire. Sa sœur ne buvait que du Coca ou de la menthe, elle avait besoin d’alcool pour danser.

Louis, tous prennent un verre ou plusieurs en boite, mais tous ne deviennent pas dépendants.

Richard, il n’y a pas qu’une cause : les parents, l’éducation, l’environnement, une partie des gènes, l’armée pour certains, les études pour d’autres.

Il n’y a pas une explication unique par contre il y a presque toujours une personnalité anxieuse.

Bob, pendant son service, il descendait au camp de Canjuers et là c’était la surconsommation.

S’il avait connu, à l’époque les méfaits de l’alcool, peut-être n’aurait-il pas bu.

Henri, dans l’éducation nationale les professeurs des écoles n’ont que deux heures dans l’année pour parler d’alcool.

A onze ans, il vidait les verres laissés par les convives après une réception chez ses parents. La boisson de tout était le cidre (boisson alcoolique)

Il a gouté à l’alcool, c’était bon, ça lui faisait du bien.

Sa sœur a quatorze mois de plus que lui, elle ne buvait pas mais à cinquante ans, elle a tenté l’expérience de l’alcool et elle est tombée dedans.

Il était timide alors pour se donner du courage il ramenait une bouteille. Le service militaire n’a rien arrangé, dans le désert c’était des caisses de bière tous les jours.

Annie. Ils étaient cinq enfants, tous ont touché à l’alcool. Un frère en est décédé. Un autre s’est arrêté quand il a su qu’elle avait fait une cure et qu’elle s’était arrêtée de boire. Elle n’a plus de nouvelles d’une sœur mais elle sait qu’elle aimait l’alcool.

Elle pense que ce n’est pas héréditaire mais qu’ils étaient tous prédisposés.

Jeune dans le monde de la nuit, tous boivent de l’alcool, certains beaucoup d’autres moins. Elle était d’une sensibilité exacerbée, d’autres n’avaient pas d’états d’âme. Mais tous ses compagnons de la nuit ne sont pas devenus alcoolique.

Josie et Albert faisaient partie d’une famille de trois enfants. Ils n’avaient pas les mêmes occupations, pas les mêmes relations. Pour eux tous, la boisson était festive.

Pour Albert l’armée a été le déclencheur.

Elle pense que ce sont les fréquentations qui ont fait la différence.

Dans l’éducation, elle n’était pas libre de faire ce qu’elle voulait  alors qu’Albert sortait comme il voulait.

Il pense que son divorce, la perte de ses parents l’ont terriblement terrorisés.

Elle pense qu’ils ont vécus les mêmes expériences de la vie et pourtant ils n’ont pas réagi de la même façon.

Richard, on veut faire comme les autres et pourtant on n’est pas comme les autres.

Abdel, si j’ai bu c’est la volonté de Dieu

Il a deux frères qui ont commencé à boire à Nice. Un de ses frères  a balancé le foot pour la bouteille. Lui est resté footeux malgré la bière.

Domi a toujours été un rebelle, il était fils unique de parents bourgeois. Si c’était interdit, lui faisait. Il a été réformé du service militaire, mais il est parti dans les extrêmes : shit, cocaïne, il en a même fait une overdose chez des amis.

Ses relations ont tous été dépendants d’un produit ou d’un autre. Avec le shit, il avait réussi à ne plus boire pendant six mois, mais ça a été un déjeuné de soleil.

A douze ans il avait commencé à boire dans le bar de ses parents.

A seize ans, il fumait de l’opium, de l’acide etc.. Mais il buvait peu.

Mais quand il a commencé à boire cela à  tout de suite été deux bouteilles de whiskies par jour.

Il pense que ses parents n’ont pas fait attention, car des ses six ans ses parents lui donnaient des canards avec de l’alcool tous les jours.

Plus on goute tôt à l’alcool, plus il y a probabilité importante d’être dépendant plus tard.

Nanny a commencé l’alcool tard. Mais elle avait déjà des problèmes relationnels. Elle a gardé des souffrances quand elle était enfant. Son histoire personnelle a changé sa vie.

Quand elle a fait une psychothérapie, elle a retrouvée sa souffrance de jeunesse.

Deux de ses frères ont un problème d’alcool.

Après sa cure elle a vécu d’autres choses, mais elle a retrouvé les mêmes souffrances de son enfance mais elle les a acceptées.

Riton, s’est alcoolisé tard, dit-il. Il a bu quand il s’est retrouvé seul. Mais jamais à la maison.

Plusieurs amis ont eu les mêmes soucis que lui, mais ne sont pas devenus alcooliques.

L’addiction c’est un manque de quelque chose que l’on remplace par un produit quel qu’il soit.

Richard, on veut surtout une explication qui nous rassure. Ce n’est pas le psychologue qui trouve, c’est toi qui dois trouver ce qui te fait mal.

Louis était mal dans sa peau dans sa famille. Il a bu parce qu’il s’est trouvé dans des situations qui n’ont pas répondu à son attente, il y a dix ans.

Il a un frère qui n’a jamais bu.

Ce qui nous réuni tous, c’est notre ultra sensibilité et on prend tout à cœur.


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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 13:34

 

      Sujet Thèmes du jour 

"Problèmes relationnels après le sevrage"

 

Compte rendu :

Les prénoms utilisés sont des pseudos.

 

Bob après sevrage il a eu des problèmes relationnels avec la famille, surtout sa sœur, et avec les relations du travail.

Au travail, quand il faisait quelque chose qui sortait du ronron du travail, certains lui disaient que s’il faisait cela c’était parce qu’il avait bu. Sans en avoir l’air ça le touchait car on le voyait encore comme alcoolisé.

Il y en a beaucoup qui pensent qu’il n’est pas possible de s’arrêter de boire.

Même le médecin du travail lui a demandé de souffler dans un alcootest.

Beaucoup d’amis lui ont tourné le dos parce qu’il ne buvait plus d’alcool avec eux. Un coca ? Moi je ne te paye pas une boisson de gonzesses.

Dans la famille c’est beaucoup plus compliqué, Il laissait faire sa sœur du temps de son alcoolisation, maintenant il lui met le nez dans ses turpitudes et elle ne comprend pas que maintenant il s’en occupe. Les relations sont tendues.

Josie, dans un bar, on boit ce que l’on veut.

Albert, il y a des amis qui vous aident à maintenir cette abstinence, mais il y a certains faux amis qui souhaitent votre rechute parce qu’eux même n’arrivent pas à s’arrêter.

Bob, les amis de beuverie ne sont plus des amis.

Annette se sentait désespérée de voir son mari continuer à boire. Elle a baissé les bras.

Josie a retrouvé Albert tel qu’elle l’avait connu, c’est un ravissement.

Annette dit que son mari a changé de caractère après sa cure. Avant c’était un rigolo qui aimait rire. Après, il est devenu sérieux, son comportement a changé, elle s’est alors adaptée.

Annie, elle avait un épuisement psychologique qui s’était installé avant sa cure, après il lui a fallu rééquilibrer ses sentiments, reprendre sa place au milieu de sa famille.

Sa mère n’arrivait pas à croire qu’elle ait pu s’arrêter de boire, elle a continué à faire des allusions sur son alcoolisation supposée. Elle a du se rebiffer car sa mère voulait continuer à régenter sa vie alors qu’elle avait soif de reprendre sa place au sein de sa famille, faire l’éducation de ses enfants.

Brigitte nous dit que le sevrage met à jour les difficultés qu’il y avait avant.

Annie, sa mère ne la voyait pas comme une femme adulte, mais elle avait envie de changer sa vie, pour sortir de cet enfer qu’elle avait créé autour d’elle.

Il lui a fallu beaucoup de temps parce que sa mère avait des doutes sur son arrêt total d’alcool, il lui a fallu mettre  les points sur les I.

Henri, sous alcool il avait déjà des difficultés relationnelles avec sa sœur, elle avait complètement déménagé la maison de ses parents après le décès de ses parents, sans l’en avertir de sorte qu’il n’a même pas une photo de ses parents à montrer à ses petits enfants qui les réclament. Maintenant il est sans alcool alors qu’elle est sous alcool.

Après son sevrage, ses enfants se sont aperçus qu’il avait une « voix claire ». Alors qu’il n’a connu ses petits enfants qu’à l’âge de douze ans, maintenant, il a deux petites filles qui logent chez lui puisqu’elles font des études à Nice et non à Marseille.

Il a demandé à ses enfants ce qu’ils pensaient de lui durant son alcoolisation, ils lui ont répondu que c’était son personnage.

Richard il y a beaucoup de modification dans son parcours sans alcool.

Sous l’emprise de l’alcool il ne pouvait rien reconstruire et toute sa vie  a été détruite. Depuis son arrêt de l’alcool ses relations son bonnes, mais dans sa famille beaucoup de réticence vis à vis de son ex et de ses ex beaux parents. Heureusement ses enfants ne lui font pas grief de son alcoolisation et il les reçoit suivant les règles du divorce. Lui pense que c’est normal parce qu’il leur a fait beaucoup de mal durant son alcoolisation.

Mais il s’aperçoit que sa famille a encore peur de lui. Heureusement les relations évoluent à très petite vitesse.

Domi, alcoolisé il s’est mal fait traiter par ses enfants. Maintenant depuis l’arrêt sa fille d’abord et ses autres enfants ensuite sont en adoration devant leur père. Ils ne pensaient pas qu’il pourrait refaire marche arrière de cette façon.

D’une situation difficile et délicate, il est devenu un exemple, ils étaient découragés. Ils ont un total respect pour lui, les amis qu’il a gardés le respectent.

Pierre, regrette de ne pas retourné au Clos (jeu de boule à pétanque) car quand les joueurs boivent entre deux parties, lui s’ennuie au bar, il préfère donc faire autre chose. De plus il y a trop d’alcool qui circule, il ne tient pas les côtoyer.  

David, ses enfants se sentent libérés de le voir faire une cure.

Il regrette que son ex l’ai traité d’alcoolique devant eux. Il n’a pas ses enfants avec lui et il regrette qu’ils ne prennent pas de nouvelles durant la semaine. Il lui est répondu que les enfants de tout le monde ne prennent pas souvent des nouvelles en dehors des contacts officiels qu’ils apprécient. Ce n’est pas réservé aux malades.

Domi, sa fille, quand il était fortement alcoolisé, lui avait demandé s’il n’existait pas de médicaments pour soigner la dépendance à l’alcool.

Quand il était hospitalisé, elle lui a proposé de venir habiter avec lui pour le surveiller et qu’il ne rechute pas. Elle réside toujours chez lui.


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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 10:13

Sujet Thèmes du jour  

"Médicaments de sevrage

et

du maintien de l'abstinence."

 

Compte rendu :

Les prénoms sont toujours des pseudos.

 

En introduction la question se pose : qui a pris un médicament de post sevrage ?

Aotal : majorité des présents

Révia : 1 personne

Espéral : 1 personne.

Baclofène : 1 personne

Richard nous explique la dopamine dans le circuit de la récompense.

            Le gaba sert à diminuer l’excitation, diminution de la tension interne.

            L’alcool augmente la dopamine et le Gaba.

Toutes les drogues font augmenter le neurotransmetteur  dopamine (de façon artificiel)

            Récompense affective ou punitive

            Récompense cognitive justement pour aller vers la récompense.

Le système de récompense est alors détourné par la drogue, parce qu’en principe le système de récompense sert pour manger, se reproduire (depuis la nuée des temps)

Médicaments de sevrage.

Les médicaments servent à compenser le manque d’alcool après le sevrage. Ce sont en général des benzodiazépines, mais attention on en devient très rapidement dépendant, il faut donc les utiliser que très peu de temps et les arrêter rapidement. Les plus connus sont : Seresta, valium, lexomil, xanax, temesta, etc…. Ce sont des anesthésiants et ils diminuent les contracture.

Médicaments du maintien de l’abstinence.

L’Espéral a un effet antabuse, agit sur l’élimination de l’alcool. Si prise d’alcool avec espéral il y a malaise important : baisse de la tension, rougeurs du corps, battements intempestifs du cœur. Peut être dangereux.

Aotal ou acomprosate, agit sur le Gaba et le glutamate.

            Le gaba étant un frein et le glutamate un excitant.

            Le gaba et le Glutamate sont en équilibre dans le cerveau humain.

            L’Aotal limiterait les fonctions d’envie de l’alcool, en agissant de façon inverse à l’alcool sur le gaba et le glutamate.

Même si l’aotal n’agit bien que pour 7% des personnes le prenant, il a quand même l’avantage d’avoir un effet protecteur et de protéger le système nerveux.

Le Révia ou Naltrexone

Et Le Narkan.

Sont très peu utilisés en France, c’est un antidote des opiacés.

Le baclofène.

            Agit sur le gaba car son utilisation première est un myorelaxant.

            Le problème pour l’alcool c’est qu’il faut des doses importantes pour l’alcool, jusqu’à 300 mgr (30 cachets par jour).

Des études en double aveugles sont entreprises depuis un an, mais à des doses ne dépassant pas 130 mgr, car il faut étudier les effets secondaires : somnolence, vertiges, maux de tête, mais il agit rarement sur l’humeur. Au sevrage du baclofène il faut faire très attention et le faire petit à petit. Ne pas arrêter brutalement.

C’est un psychiatre Français qui a découvert le baclofène ( Dr Ameisen : mort à 60 ans durant l’été 2013) dans le sevrage de l’alcool qu’il s’est appliqué à lui-même dans les années 2000, en 2008 il a fait paraître un livre (le dernier verre) qui a été un grand succès auprès des médias.

Essais en double aveugle, le médecin et le patient ne savent pas ce que prend le malade soit un placébo soit du baclofène. Fait sur un échantillon de 300 personnes. Le Docteur Jaury fait cet essai, sur toute la France (quelques médecins des Alpes Maritimes sont parties prenantes. A Cannes, Antibes et Nice). Bacloville devrait donner des premiers résultats à l’été 2014.

Un autre essai est fait par le Dr Reynaud qui lui s’attache au maintien de l’abstinence et non au sevrage.

Richard donne quelques indications supplémentaires.

Pour le sevrage il faut être suivi médicalement, surtout pas trop de benzodiazépine parce que ce sont des calmants qui peuvent entraîner des comas.

Il est bon de participer à des activités sportives prolongées car elles sécrètent des endorphines supplémentaires, donc sont bons pour la santé.

Il dit qu’il n’y a pas de mauvais médicaments mais il ne faut pas en abuser et les arrêter le plus tôt possible avec l’avis du médecin.

 

 

 


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