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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 13:15

Sujet Thèmes du jour   

"Etiez vous dans le déni"

 

Compte rendu :

Les prénoms utilisés sont des pseudos.

 

Richard, le déni est un mécanisme utile pour la personne. On nie la réalité.

Pierre, on ne trouve pas les mots qu’il faut.

A Monaco, lors de nos intervention en milieu hospitalier, il y a des patients, qui bien qu’étant là pour faire une cure de désintoxication, nient leur dépendance à l’alcool.

Richard, ce sont des gens qui n’arrivent pas à exprimer leur alcoolisme et pour ne pas en parler ils sont dans le déni. Ce sont des personnes qui n’arrivent pas à ne pas boire.

Claude bis, était dans le déni, et ne voulait pas que quelqu’un lui parle de son alcoolisme, alors tout ce que les personnes lui disaient passait au dessus de sa tête.

Annie, quand sa mère lui disait qu’elle buvait, ça ne passait pas, elle ne pouvait l’accepter, surtout pour que sa mère ne profite pas de son alcoolisation pour prendre le dessus sur elle.

C’est par rapport aux autres que l’on est dans le déni.

Abdel ne buvait pas pendant le carême, sa famille alors ne comprenait pas son déni.

Richard, pour Monaco, le déni s’explique aussi parce que les soins se font au sein du service psychiatrique de l’hôpital, les patients ne se reconnaissent pas avec les patients « dérangés », eux ne sont pas comme ces autres dépressifs. Ils pensent qu’ils peuvent s’arrêter quand ils le veulent.

Le Dr Goldbroch essaye de leur donner les outils à ceux qui sont dans le déni.

Henri, quand il voyait les médecins, ceux-ci lui disaient qu’il fallait qu’il surveille son régime alimentaire.

L’alcool fait parti du régime alimentaire. En 1973 la Haute Autorité de Santé, pour lutter contre l’alcoolisme, a mis en place des CHA (Centre d’Hygiène Alimentaire) puis les CHAA (dans les années 80), Centre d’Hygiène Alimentaire et Alcoolique.

Albert, le déni s’arrête quand on arrête de boire.

Sa sœur nous dit qu’ils ont toujours vu quand Albert buvait. Mais le déni vient aussi de la famille qui a du mal à accepter que leur proche boive.

Richard, en revenant du boulot, sa femme lui disait qu’il avait bu, mais lui niait farouchement.

David, a fait des crises de convulsion, c’est ce qui lui a permis de d’avoir le déclic. Il s’est rendu compte que ses crises étaient dues à l’alcool, il fallait qu’il se prenne en charge car il avait peur de mourir.

Malo transmet une demande récurante des patients hospitalisés : « peut-on venir dans une association en étant alcoolisé. » La demande est compliquée.

Abdel, nous a rencontré plusieurs fois dans le Leclerc, mais comme il avait des bouteilles de bière, il nous évitait et faisait semblant de ne pas nous avoir vu.

Annie, un clochard, ave sa bouteille de vin est venu plusieurs fois dans l’entrée de son immeuble, elle lui a donné une soupe le soir. Le lendemain en lui parlant elle a su que des personnes lui avaient envoyé des seaux d’eau froide pour le faire déguerpir. Elle en a été outrée car il faut respecter l’humain.

Henri, le déni est à peine perceptible car les proches s’aperçoivent de l’alcoolisation. Dans son travail, il présentait bien mais au bout d’une quinzaine de jours il était lourdé parce que le patron s’apercevait de son alcoolisme. Le déni se trouve dans toutes les situations, ça fait appel à la responsabilité.

Daniel n’a jamais été dans le déni, il regrettait sa cuite de la veille, mais il assumait son comportement.

Abdel ne pouvait pas dire à sa famille qu’il buvait, mais eux le voyaient.

Domi, il y a deux sortes de déni car lui avait une forte tolérance à l’alcool. En sortant de cure où il était en psychiatrie, il n’était pas malade puisqu’il gérait sa consommation. Parfois il pensait « je suis alcoolique et je vous emmerde ». Ce n’est qu’une étape vers la guérison.

Fanny, chez les AA tout le monde dit qu’il est alcoolique.

Claude bis après avoir téléphoné à Eric, celui-ci, qui fréquente les AA en région parisienne, ne dit pas qu’il est alcoolique, parce que, dans le dictionnaire, il a trouvé qu’alcoolique se dit d’une personne ayant de l’alcool dans le sang ce qu’il n’a plus depuis 10 ans. Plusieurs personnes de son groupe ne disent pas le mot en se présentant.

Marie était dans le déni, elle savait qu’elle buvait, sa famille et sa fille lui disait qu’elle buvait mais elle ne voulait pas l’entendre. Ca la culpabilisait. Maintenant, après son passage au CALME, il n’y a plus de problème elle peut le dire dans n’importe quelle situation.

Fanny, être dans le déni, c’est une souffrance extrême. Le matin elle avait des angoisses pas possibles.

Richard, je ne bois pas, c’est l’autre qui boit. Le déni c’est s’adresser à soi-même mais pas aux autres. C’est une protection.

Abdel, il a menti pour avoir de l’alcool.

Antoine pense que l’alcoolique ne ment pas mais travesti la vérité.

Fanny a le mot de la fin, le déni, c’est dire aux autres : « surtout ne m’aidez pas ». Accepter de l’aide ça implique de l’humilité, c’est aussi reconnaître que l’on est alcoolique, ce qui n’est pas supportable.    


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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 13:10

 

Sujet Thèmes du jour  

"Comment êtes vous devenu dépendant"

 

Compte rendu :

Les prénoms utilisés sont des pseudos.

 

Fanny, je commençais en boîte de nuit. La tremblote est venue le matin, elle s’est angoissée. Elle s’est fait de la peine toute seule.

Avec de la bière les tremblements cessaient, cela la calmait.

Alors elle s’est mise à boire tous les jours. Elle en avait besoin. Elle ne sortait plus de la maison.

Bob, il voulait faire quelque chose et avec l’alcool il ne pouvait plus.

Fanny, quand elle a rechuté, elle buvait 3 ou 4 verres de rhum, puis très rapidement elle est revenue à la quantité précédente, tous les jours. Elle se servait toute seule et elle buvait pour prendre ses médicaments psychotropes.

David, deux ans en arrière, il ne buvait pratiquement pas, deux bières par jour et l’apéro le dimanche.

Suite à son divorce il a commencé à boire tous les jours.

Suite à des convulsions son médecin traitant l’a envoyé à L’Archet II. Maintenant il a diminué sa consommation et devrait rentrer en cure du Dr Carrère très bientôt.

Bob, avait arrêté de boire, à la demande de sa compagne, mais il n’a pas  tenu et elle l’a lourdé.

Richard, la séparation avec l’alcool a été très dure, mais sans alcool c’est plus facile de gérer son abstinence.

L’alcool favorise les émotions négatives.

Annie, il faut un déclic. Quand elle a été en cure, le médecin lui a dit alcool zéro, elle a eu très peur de ne pas y arriver.

Domi, pensait qu’il pourrait gérer son alcool, mais il a fallu qu’il ait une pancréatite aigüe pour finalement se rendre compte qu’il ne pourrait jamais gérer.

Abdel, ce n’était pas tous les jours qu’il buvait, mais plutôt 24h/24 c'est-à-dire jour et nuit. Il était obligé de boire parce qu’autrement il tombait.

Daniel, comme Abdel, il prenait équanil et alcool, c’était catastrophique.
Fanny se rappelle que Lexomil + alcool lui donnait une pêche d’enfer.

Denis a commencé à boire à douze ans, à seize ans il buvait et fumait du shit.

Il a commencé avec un travail très stressant, il fallait qu’il boive pour supporter la pression.

Quand sa femme l’a quitté, il s’est mis à boire un litre de whisky par jour.

Pour diminuer sa consommation d’alcool, il est passé du whisky à la vodka parce que la vodka était à 35 ° alors que le whisky était à 45 °.

Richard, l’âge du début de l’alcoolisation plus jeune entraine généralement une dépendance plus précoce.

Henri, à dix ans il vidait les fonds de verre chez ses parents. Puis rapidement il s’est aperçu qu’il pouvait boire dans la bouteille. A quinze ans il a commencé à acheter du cinzano, pour remplacer celui qui était dans la bouteille de ses parents.

Quand il s’est marié il a pu s’arrêter de boire pendant quatre ans.

Bob est passé par la costière et ensuite par Pasteur pour se soigner. Il n’était pas prêt, ça n’a pas marché. On lui disait « Bob tu bois trop », Il était bourré, il devait épouser Ricard.

Quand il s’est soigné pour lui, ça a marché. Merci Monaco.

Domi a bien entendu à Monaco qu’il fallait accepter alcool zéro, il n’y croyait pas parce qu’il était persuadé qu’il pourrait gérer son alcool.

Les cures lui ont servi après coup, quand il a arrêté définitivement. Avant il mélangeait anxiolytique, antidépresseur et alcool. Cela ne faisait pas bon ménage.

Albert, assez jeune, à l’école hôtelière, l’équipe s’est mise à boire, il a suivi.

Il y a quatre ou cinq ans, il s’est mis à boire à la maison. C’était devenu un besoin. Il tremblait le matin. Il buvait dès le matin. Se rendant compte de son état, il a réussi à s’arrêter pendant six mois, mais très vite il a rechuté.

Son médecin traitant lui a donné un traitement. Il se sent sur la bonne voie. Il prend de vitamines B1 et B6 ainsi que du Xanax.

Ilo a eu besoin de boire pour affronter des situations extraordinaires.

Richard, étudiant il faisait des fêtes pas possible. Mais il tenait bien l’alcool.

Il y a quelques années il en a perdu le contrôle et ce fut la dégringolade.

Domi, quand il buvait en groupe, il était très tolérant à l’alcool alors que les amis étaient bourrés, lui tenait encore debout.

Claude bis, s’est aperçu de sa dépendance quand le tournevis qui lui servait au travail s’est mis à trembler et que l’alcool ingurgité faisait arrêter le tremblement du tournevis.

 ILO a assimilé le processus seulement quand il est allé en cure.

Marie, Au travail, il y a eu l’apéro, puis en mangeant il y avait du vin comme boisson. C’était plutôt de l’alcool festif, puis un jour elle a acheté sa bouteille de vin.

Annie sa dépendance est venue au moment du divorce parce qu’elle avait peur de ne pas assumer la famille. Elle prenait des médicaments pour dormir et de l’alcool pour se calmer. Pour assumer sa famille il fallait qu’elle arrête les médicaments, elle a repris l’alcool. L’épicier, au bas de chez elle, la voyait tous les soirs.

Elle ne buvait que le soir parce que le lendemain elle conduisait des bus, alors pas d’alcool pendant la journée. Mais elle se disait vivement ce soir que je rentre à la maison.

Très vite ça a dérapé. Mais elle ne prenait pas de risques. Quand elle avait trop bu, elle se mettait en congé maladie.

Maurice a bu très jeune, il a commencé avec les autres.

A treize ans il buvait déjà du whisky et il faisait la fête durant le Week end.

Il a fait une cure pour arrêter l’héroïne, on l’a bien prévenu qu’il ne fallait pas qu’il ;remplace cette addiction par de l’alcool, très rapidement il est tombé dedans.

Il a fait des démarches pour aller en cure, il s’est retrouvé à St Christophe, il a été abstinent pendant six mois et ensuite il a été au CALME et est abstinent depuis.   

 


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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 09:41

 

Sujet Thèmes du jour  

"Guérison ou stabilisation"

 

Compte rendu :

Tous les prénoms sont des pseudos.

 

Abdel, il y a des années, quand il avait fait une cure il pensait qu’il était guéri. Il pensait qu’il pourrait boire comme tout le monde et à chaque fois c’était la rechute.

Après un passage à l’Archet II pour un sevrage, il y a plus de trois ans, il n’a plus besoin d’alcool parce qu’il a accepté de vivre sans alcool.

Henri, a fait aussi un sevrage d’une semaine à l’Archet II et il a été suivi de près par un alcoologue, pendant 3 ans il est resté chez lui de peur de sortir et en tournant en rond. Pour lui guérir n’est pas possible. Pendant dix ans il n’a pas bu, mais il a peur, il sait que s’il reprend un verre ce sont ses cinq litres de rosé qu’il reprendra. Il craint pour son anniversaire des dix ans d’abstinence.

Annette, si tu as tenu dix ans et que tu es vigilent, il n’y a pas de raison de rechuter.

Henri, d’avoir réussi c’est déjà une grande victoire.

Quand autour de lui, les gens sont à l’apéritif alcoolisé, lui est au coca light et cela lui convient, mais il craint toujours.

Pierre : tu as tendance à admirer l’alcool, tu ne dois pas être guéri.

Tu admire l’affiche vantant l’alcool, parce que tu aimerais l’avoir dans ton verre.

Henri, c’est une émotion qui me prend devant cette affiche et vous savez tous que l’alcool est une maladie de l’émotion.

David qui vient d’entreprendre un parcours de soin, se pose des questions sur la guérison : être abstinent pendant toute l’année et boire une coupe de champagne le jour de Noël est-ce la guérison ?

Domi voulait gérer l’alcool, et ça ne marche pas. Un seul verre le renvoyait vers sa consommation précédente. Quand il a fait une crise de pancréatite aigüe, il a été obligé de choisir entre la vie et la mort.

Bob, à chaque fois où il a rechuté, il a bu encore plus qu’avant.

Brigitte Il faut du temps pour arriver à trouver d’autres plaisirs que l’alcool.

Annie. Pour arrêter l’alcool elle a essayé le même processus que pour l’arrêt de la cigarette : diminution progressive avec des objectifs journaliers, d’abord 3 h entre deux cigarettes, puis 3 jours puis 3 semaines puis trois ans, mais pour l’alcool ca n’a pas été  possible. Ne boire qu’un verre par jour ? Impossible.

Maintenant, après une cure aux Bruyères, cela fait onze ans qu’elle a arrêtée la consommation d’alcool. Elle se considère comme guérie.

Elle n’en a plus besoin. C’était un médicament, elle n’a plus besoin de ce médicament pour se sentir bien. Donc elle répète qu’elle se sent guérie.

Reboire au bout de onze ans, ce serait un échec grave et ce serait complètement stupide.

Richard, pour lui c’est de plus en plus facile d’être abstinent, il n’a plus besoin d’alcool pour vivre. Il peut faire beaucoup d’autres choses, et en mieux. Il peut fêter des anniversaires, des fêtes de Noël ou de nouvel an sans finir sous la table.

Domi, alcoolique il était aussi diabétique, maintenant il n’est plus alcoolique mais son diabète est revenu à zéro, il n’est pas stabilisé, il s’est arrêté.

Richard, quand on est dans l’alcool, on ne s’appui que sur l’alcool, c’est le seul pilier.

En cure, ce pilier disparait puisqu’il n’y a plus d’alcool, mais il faut s’appuyer sur d’autres piliers : les associations, le médecin traitant, la réunion à l’hôpital, le psychiatre, le psychologue, des amis (des vrais), le sport,  le cinéma sans exclusives.

Marie a les outils nécessaires pour maintenir son abstinence, mais elle sait qu’elle n’est pas à l’abri de la rechute. Il faut être vigilent, tous les jours, elle est contente de son comportement. Elle continue à vouloir avoir les bons outils.

Annie, avant sa cure, elle ne pensait pas pouvoir arrêter l’alcool. Elle était persuadée qu’elle ne vivrait pas longtemps avec sa consommation. Elle est contente de pouvoir en parler aujourd’hui parce qu’au moins elle sait qu’elle est encore vivante.

Marie a mis en place plusieurs piliers : psychiatre, psychologue et Sansas. La SOMA l’aide beaucoup. Elle a dans le coin de son cerveau le labo à THP qui l’aide à rester abstinente.

Maurice lui a choisi ses amis, les vrais. Il a éliminé les faux amis.

Les infos lui sont très utiles pour maintenir son abstinence.

Albert n’a plus envie d’alcool, ce matin, à Intermarché, il a vu que le prix de sa bouteille de prédilection avait augmenté, il est content de faire cette économie.

Pour s’arrêter, il s’est insulté avec véhémence devant la glace, il s’est traité de tous les noms d’oiseaux. Maintenant, il retrouve la vie, les amis reviennent le voir, il devient respectable et respecté.

Fanny nous dit que le seul pilier qu’elle a c’est elle-même. Elle pense qu’au CALME les psychologues font du bourrage de crane sur les microdoses. Elle rappelle qu’elle a quitté le calme au bout de dix jours.

Bob était prisonnier de l’alcool, maintenant il est LIBRE.

Petit sondage à la fin de la réunion : 25 présents (dont des personnes n’ayant pas eu de problème avec l’alcool), quatorze votants à main levé, une majorité se sent guéri ou en voie de guérison.


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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 09:58

 

Sujet Thèmes du jour  

"Qu’est ce que la cure vous a apporté?"

 

 

Compte rendu :

Les prénoms utilisés sont des pseudos.

 

Annie a pu avoir à nouveau un regard sur elle-même. Je vivais à 100 à l’heure, je m’oubliais. Ma cure m’a fait comprendre le pourquoi je consommais. J’ai compris qu’il fallait que je me relaxe, j’ai appris la relaxation au centre de cure et je continue à l’utiliser maintenant.

Bob à Pasteur il a fait de la méditation.

Marie a récupéré les outils essentiels pour la sortie de cure. Ca me permet de me retrouver moi-même. La soma (exercice de maitrise psychosomatique), c’est de la relaxation adaptée à toutes les circonstances.

Dans les infos, elle a surtout retenu le petit laboratoire dans le cerveau qui redémarre à la première prise d’alcool, même en micro dose.

Maintenant elle est bien outillée pour maintenir une abstinence heureuse.

Annie se rappelle qu’il lui avait bien été conseillé d’adhérer un groupe d’ex. car il ne faut surtout pas oublié que l’on a été malade.

Marie, le psychologue du CALME lui a permit d’aller à la source de son mal-être et de pouvoir vivre avec. Elle s’est bien investie, ça lui a permit de se libérer.

Michel, qui vient pour la première fois à Sansas, dit que ce genre de psycho lui a manqué. Il pense qu’il n’a pas travaillé suffisamment sur lui-même.

Il a eu des infos qui n’avaient rien à voir avec l’alcool.

Il a fait une cure à Toulon au centre des collines de Revest, il pense que la cure est nouvelle et qu’ils n’ont pas encore bien trouvé leurs marques.

Richard n’a pas été trop aidé par la cure.

Les cures ont été des échecs pour lui. Mais les cures qu’il a faites lui ont appris l’humilité. Il faut accepter d’être aidé.

Au début il ne voulait pas les associations car il pensait que ce n’était pas nécessaire, maintenant il a changé d’avis.

Il était très déprimé quand il était en cure.

Michel avait un problème de confiance. Ca ne l’a pas aidé à retrouver la sérénité. L’alcool l’aidait à survivre. La cure lui a permis de renouer avec le sport, ensuite il a arrêté tous les médicaments. Peut-être n’aurait-il pas du arrêter l’alcool ?

Richard pense qu’il a fallu qu’il arrive à une consommation extrême, ne plus se laver, manger n’importe quoi, s’effondrer devant la porte de son appartement.

Il a fallu également qu’il accepte la séparation d’avec sa famille.

Bob, s’est mis dans l’alcool parce qu’il déprimait.

Richard : psychiquement c’est très dur.

Annie, à la sortie j’ai retrouvé tous les problèmes que j’avais laissés avant de rentrer en cure, et il a fallu que je les assume sans le produit. Dur. Dur.

Maurice la cure lui a apporté de s’accepter tel qu’il était. Il a appris en bulle (psychothérapie de groupe d’où il venait. Il se sert beaucoup des infos qu’il a reçues.

Il a pris conscience de choisir son entourage et de laisser tomber les gens qui l’ennuient.

Son entourage ne voit plus le Mario qu’ils n’aimaient pas avant sa cure.

Fanny nous dit qu’il faut se sentir prêt pour faire une cure. Elle en a fait trois, mais elle pense qu’elle n’avait pas suffisamment touché le fond. Elle avait peur de la mort, mais finalement la cure a réussie quand c’est elle qui l’a décidée.

Abdel a fait x cures, il s’est arrêté de boire tous les ans au moment du Ramadan. Les cures l’ont aidé à comprendre mais finalement c’est un sevrage simple qui lui a permis d’arrêter il y a plus de trois ans, parce qu’il était prêt.

Claude bis, durant sa cure à Saint Christophe s’est rappelé les cures ou sevrages ou hospitalisations qu’il avait faits avant la cure, mais finalement c’est St Christophe qui lui a permis de s’en sortir mais surtout avec les bon conseils de Carine.

Richard, il faut la rencontre entre les soins et l’être.

La cure ne réussit pas si on ne le veut pas. Il faut rencontrer la bonne personne, au bon moment et au bon endroit.

Domi a choisit de vivre plutôt que de mourir. Durant sa convalescence à Sclos le Contes, même si les autres buvaient, lui est resté à son jus d’orange.

Henri, ce n’est pas un miracle s’il s’en est sorti, c’est quand il a touché le fond qu’il a pu donner le coup de pied nécessaire pour remonter à la surface.

Il ne lui a fallu qu’une semaine de sevrage, enfin il pouvait marcher droit, il voyait tout autour de lui. Il a fait des progrès.

Le médecin, à l’Archet II,  lui a dit que dorénavant il ne toucherait plus une goutte d’alcool et cela pour la vie entière. Il s’est laissé faire, ça lui a réussi.

La cure lui a tout apporté parce qu’elle l’a sauvé.

Michel, la cure lui a apporté le bonheur.

Au début il faut éviter tout ce qui peut l’entrainer vers le bas. Pour lui le passé n’existe plus.

Richard, il faut penser différemment par rapport à nos pensées avant la cure.

Les examens passés à l’hôpital ne font pas peur et pourtant les pancréatites, les varices eusophagiennes, les cirrhoses sont des maladies concrètes.  


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Published by SANSAS - dans Cure
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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 13:47

 

Sujet Thèmes du jour   

"les précautions utiles pour ne pas rechuter"

"les micros doses"

 

 

      Compte rendu :

Les prénoms utilisés ne sont que des pseudos.

 

Dans l’association nous nous sentons obligés de traiter ce sujet car de nombreux adhérents nouveaux ou anciens ne veulent pas faire attention aux très petites doses d’alcool parce qu’ ils ne ressentent pas d’envie de boire quand ils ont pris une micro dose.

Quelque anciens expriment leur vécu où une fois par hasard il y a eu micro dose et les conséquences que cela a entraînées.

Mais les nouveaux n’en démordent pas.

D’où cette répétition.

Marie, récemment sortie du CALME, explique ce qu’est le « fameux » laboratoire à THP dans le cerveau. En effet le cerveau se rappelle de tout (confer message de la CPAM à la télé). Le cerveau du malade alcoolique fabrique de la THP (Tetra Hydo Papaveroline : produit morphinique qui entraîne la dépendance) via l’alcool ingurgité. A l’arrêt de l’alcool il n’y a plus de fabrication de THP, mais, un jour, un mois, un an, 10 ans, trente ans après l’arrêt, s’il y a réalcoolisation le cerveau se rappelle qu’il a déjà fabriqué de la THP, alors il recommence ce processus et la dépendance revient et c’est la rechute assurée quelque soit la quantité d’alcool. Alors méfie.

Henri pense à la dépendance psychologique, et nous dit qu’en ouvrant des huitres, très souvent, le cerveau l’associe avec du vin blanc, ce qui peut être une incitation à consommer.

Domi fait très attention aux alcools dits forts qu’il fuit comme la peste.

Pour les micros doses il craint plus la bouteille que l’odeur du vin dans la daube ou la blanquette de veau.

Il ne se rappelle pas que tant à l’Archet qu’à Monaco quelqu’un lui ait parlé de ce risque de rechute. L’alcool du vin ayant disparu lors de la cuisson.

Richard fait deux remarques après ses recherches sur internet.

            Quand l’alcool a bouilli il reste encore de l’alcool résiduel.

            Peu de littérature sur les micros doses (sauf le Dr Morenon en parle). Seules les personnes qui suivent l’étude de la THP parlent souvent des micros doses.

Claude bis répète qu’il n’y a pas d’alcool fort ou d’alcool doux mais seulement de l’ALCOOL.

Il nous parle de sa mésaventure suite à une grippe. Le médecin lui a administré une piqure de trucmuche, et deux heures plus tard il commençait à avoir des tremblements, des suées. L’enveloppe de la piqure était restée sur la table de la cuisine, l’ayant lue, il s’est aperçu qu’il y avait de l’alcool comme adjuvent. Il a téléphoné au médecin qui lui a dit de ne rien prendre, qu’il venait immédiatement le consulter. Il lui a expliqué le processus de dépendance et a changé de traitement pour sa grippe. Il a eu chaud ce jour là et depuis fait extrêmement attention à tous les produits qui doivent passer dans ses mains.

Annie a tenté souvent d’arrêter avant de faire une cure, mais dès qu’il y avait une occase, c’était la rechute assuré.

Après sa cure, au début, elle était très bien a côté de l’alcool, elle n’y songeait pas, mais, après quelques mois elle a commencé à s’en méfier car elle sentait la difficulté de dire non.

Yves n’a pas envie d’alcool. Il vit très bien son abstinence. Pendant les fêtes, il y avait de l’alcool autour de lui ça ne lui a rien fait.

Il afait le deuil de l’alcool. Maintenant c’est accepté. Le contact avec d’autres malades ne le gène pas du tout. Pas de problème avec ceux qui boivent avec excès.

Domi a été très mal à l’aise quand il a fait les courses de Noël, à Carrefour, avec ses enfants. Il a eu plusieurs flash alcool durant cette journée et il ne le refera plus.

Henri, il faut changer ses habitudes, changer sa vie.

Maurice qui sort du calme ces jours derniers, ne veut surtout pas jouer avec le feu.

Annie, le danger pour nous c’est de se croire fort alors qu’il faut être humble devant l’alcool, il peut se révéler être le plus fort.

Nous sommes tous très vulnérables.

Durant un moment, elle ne faisait plus attention, et dans ses paroles J.J. lui a fait la remarque qu’elle était en train de fabriquer une rechute. Bien lui en a pris, elle a de nouveau accrue sa vigilance et la rechute n’est pas venue..

Richard, n’a plus d’alcool chez lui. Trop tentant.

Il faut analyser les situations à risque et surtout les éviter.

Il y a du danger partout.

Dans les situations inévitables et à risque il faut être d’autant plus vigilant que la situation est à haut risque.

Henri, en écoutant de la musique des années soixante il a eu de fortes envies d’alcool. 


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Published by SANSAS - dans La rechute
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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 11:10

 

Sujet Thèmes du jour  

"On peut-être n’importe qui avec l’alcool"

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 08:30

 

Sujet Thèmes du jour   

"L’arrêt de l’alcool a-t-il été un combat"

 

Compte rendu :

Les prénoms utilisés sont des pseudos.

 

Annie fait son témoignage de combat avec l’alcool jusqu’à sa cure et pendant sa cure. Elle ne sait pas pourquoi elle a écrit ce témoignage sur papier. Mais c’est une sorte de thérapie individuelle.

Bob, son témoignage permet à d’autres de combattre.

Richard - Il y a des problèmes avant la cure, d’où une multitude de combats mais avant de se soigner. Annie n’arrivait pas à gérer sa vie avec l’alcool.

Annie survolait sa maison, elle voyait les dégâts qu’elle faisait mais elle ne savait pas quoi faire pour en sortir. Mais enfin elle avait trouvé la force de faire quelque chose.

Elle a eu la force d’aller voir son médecin, de lui parler de son alcoolisme. Il lui a semblé qu’il l’attendait, lui a sorti les dossiers pour aller en désintoxication. Elle lui en a une reconnaissance éternelle.

Durant son alcoolisation, elle a eu souvent des arrêts de travail pour maladie.

Bob, son frère lui a dit qu’il se serait peut-être soigné s’il avait fait des photos de son comportement lors de ses alcoolisations.

Richard avait l’impression qu’il ne servait à rien quand il était alcoolisé. Maintenant qu’il est abstinent il sait qu’il sert à quelque chose envers ses enfants, sa mère, ses amis et d’autres.

Brigitte voudrait savoir ce qu’Annie a ressenti avant et après son témoignage écrit.

Annie ne sait pas pourquoi cela c’est fait, mais ce n’est qu’un résumé car il y a beaucoup de chose à compléter.

Le combat n’est pas seulement au moment où on arrête de boire mais beaucoup aussi, après, le combat pour rester abstinent.

Bob, ce matin il était fatigué parce qu’il avait peu dormi et au travail il est persuadé que certains ont pensé qu’il avait de nouveau bu.

Maintenant son combat c’est d’être reconnu comme tel par ses collègues du travail. Mais ce n’est pas aisé parce que certains buveurs sont probablement jaloux du maintien de son abstinence.

Il veut de la reconnaissance de ses collègues de travail et surtout ne l’accusent pas d’avoir bu même s’il a pu faire une bêtise (il n’y a que ceux qui ne font rien qui ne font pas de bêtises).

Brigitte, il y a le combat contre l’alcool et le combat de la vie.

Richard dit qu’il faut accepter les autres qui ne croient pas comme toi.

Domi a fait trois cures et trois échecs. Il avait envie de reboire avant de sortir.

Mais pour l’arrêt de l’alcool il n’a pas eu de difficultés particulières. Il avait été gravement malade, après trois semaines à l’Archet 2 il est parti en maison de repos à Levens. Il aurait pu boire (beaucoup de patients buvaient), lui, le jus d’abricot lui suffisait. Il avait tiré un trait sur l’alcool, maintenant il revendique son état de guérison.

Il lui arrive parfois des tentations non pas de boire, mais de retrouver l’ivresse.

Richard, quand il était en cure il n’avait pas envie de boire, mais dès qu’il sortait il n’avait pas à combattre parce qu’il rebuvait immédiatement.

Domi allait de lui-même en cure, mais il n’avait probablement pas envie de s’arrêter de boire, c’était ancré dans son corps.

Il pensait qu’il pourrait gérer.

Ses cures étaient probablement faites dans l’espoir de pouvoir gérer son alcoolisation.

Cette semaine, il a fait des courses pour Noël avec ses enfants, ils ont acheté leurs bouteilles de vin lui a acheté son Perrier. Il n’a pas eu du tout d’envies de boire.

Abdel au moment où il n’arrivait plus à marcher, il lui fallait combattre pour retrouver son autonomie en faisant une cure. Mais après il pensait qu’il pourrait gérer et ne plus souffrir de ses jambes. Peine perdue.

Il a passé des moments durs quand sa mère ou ses sœurs étaient obligées de lui apporter de l’alcool parce qu’il n’arrivait plus à se déplacer.

Gérard se rappelle son combat surtout au début de son arrêt d’alcool.

Prendre la décision de partir en cure fut un véritable combat, surtout à la première cure.

Sa cure s’est bien passée, il n’a pas eu d’envies, pas à combattre pour s’arrêter.

A sa sortie de cure, il n’a pas eu à combattre l’alcool, il n’a pas eu peur de la rechute mais tous les combats ont été surtout là pour régler les détails de la vie courante : la thérapie, sa mère, la vente de son appartement. Il était quand même heureux de faire toutes ces démarches car ces efforts étaient là pour avoir une vie meilleure.

Son combat a été d’accepter le fait de ne plus boire. Ce n’était pas facile.

Moi « alcoolique » - Non. Ne plus boire du tout.

Henri n’a jamais vraiment combattu son arrêt de l’alcool. Il s’est trouvé devant le fait accompli dicté par son alcoologue de l’Archet 2. « A partir d’aujourd’hui, vous ne boirez plus aucune goute d’alcool ».

Après son sevrage son médecin l’a guidé. Ca a été une découverte de la vie.

Il aurait du combattre plus tôt, mais il ne s’est pas rendu compte qu’l buvait. Il a oublié qu’il buvait quatre litres et demi de rosé par jour. Mais il a fait ce que le médecin lui a dit, comme un enfant obéissant.

Richard, le combat qu’il a fait n’est pas celui de l’alcool, mais le combat extérieur car ce sont les événements de la vie.

Cette semaine il a eu une contrariété importante et sa première pensée a été l’alcool. Il s’est raisonné en sachant que ça ne servirait à rien de reboire. Mais c’était son combat de la semaine.

 

 

 

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 09:30

 

Sujet Thèmes du jour  

"Vous est-il arrivé de bonnes choses avec l’alcool"

 

 

Compte rendu :

Les prénoms utilisés sont des pseudos.

Hermione revient du calme et nous raconte sa cure. Elle nous fait remarquer qu’elle avait peur de se sentir en prison, mais ce n’était pas le cas. Elle trouve que son équipe était au top. Elle avait une colocataire géniale. Elle nous précise que malgré le manque de média, elle ne s’est pas du tout ennuyée. Les jeux de société ont largement rivalisé avec la télé. En ce qui concerne les soins, elle a trouvé la soma (8 au total), la bulle, les infos super bien rythmés et son groupe de travail était top. Son psy, Olivier, lui a beaucoup apporté. Elle nous dit : "Je suis bien allée au bout des choses. Après la cure, au sortir, il y a l’extérieur, ça fait drôle !"

Richard demande : "-Etes vous préparés à la sortie ? -Parfaitement bien répond hermione".

Un nouveau arrive, il sort du calme, il est abstinent depuis 5 mois et s’appelle Yves.

Pierre demande à Hermione : "Pas de télé, pas de portable, est ce que cela t’a manqué ?"

Hermione: "non pas du tout. On avait internet et je n’en ai pas du tout souffert. En fait, on a pris ensemble de bon fous rires ! Il y a des patients rigolos, et j’en garde un très bon souvenir".

Nous effectuons un tour de table afin de se présenter, chacun notre tour à Yves.

Il nous confie : "Je suis alcoolique depuis l’âge de 20 ans. Pour l’instant tout va bien ! J’ai fait mon deuil de l’alcool, mais je ne peux pas oublier. Il ne faut pas oublier d’où l’on vient !"

Revenons à notre thème du jour.

Annie dit : " Je pense qu’il y a un bon dieu pour les alcooliques. J’ai fait les 400 coups sous l’effet de l’alcool. J’ai fait, avec ma Rallye 2, des randonnées dans le Turini, en pleine nuit, sous l’effet de l’alcool. Je n’ai jamais eu d’accident. Parfois je me reposais dans un coin tranquille en pleine montagne seule dans ma voiture. J’aurais pu me faire agresser !"

Richard nous dit : "Les plaisirs avec l’alcool imposent de diminuer l’alcool. J’ai essayé de trouver des bons moments, je n’ai pas de souvenir heureux seul. Mais en groupe, dans les soirées étudiantes j’ai connu des plaisirs. Bien sur, dans ce genre de soirée, ca tourne vite mal, mais j’ai tout de même connu d’agréables moments".

Malo nous parle du gout de l’alcool, et de son action désinhibiteur dans son utilisation en groupe. Il est vrai que parfois l’alcool procure du plaisir !

La discussion tourne vers l’utilisation de l’alcool sous forme de micros doses quand Domi nous dit qu’il fait sa blanquette avec un peu de vin blanc. Il se parfume aussi, et dit que cela ne lui pose aucun problème.

Annette met en garde sur l’utilisation des parfums, bain de bouche, crèmes et autre, contenant de l’alcool, et dit qu’il faudrait refaire un thème sur les micros doses et les effets indésirables possibles.

Bob : "Gels et parfum sans alcool, ça n’existe pas !"

Pierre nous dit que oui, cela existe, il faut faire attention aux étiquettes des produits que l’on consomme, et il faut toujours utiliser les mêmes produits sans alcool.

Lino nous dit : "Un tiramisu sans alcool, ce n'est pas un tiramisu !"

Domi nous explique qu’il a retrouvé dans son frigo, une bouteille de vin blanc. Bien qu’il en a mis un peu dans sa blanquette, il ne l’a pas touché et l’a vidé dans l’évier. Il a eu peur et c’est un bon reflex.

Henri  nous explique le plaisir qu’il a eu lorsqu’il avait 17 ans avec sa sœur quand ils arrivaient à Angers. « Les petits vieux » les recevaient avec un petit pinot. C’était convivial. Une fois, ils les attendaient avec des rillettes et du cabernet. On rigolait bien nous précise t’il ! Pour monter la côte ensuite, on était à genou, mais arrivé en haut on nous proposait du pinot. Ma frangine se marrait tellement que je suis allé chercher le Calva et on a fini plus que minable ! Mais quel bon souvenir ! C’était du plaisir, c’était l’alcool festif !

Lino : Quand je faisais la fête, oui j’avais du plaisir et celui qui ne buvait pas ne pouvait par rester avec nous. A présent que je suis abstinent, je joue aux cartes avec mes amis, mais je ne suis pas dans le même trip et au bout d’un moment je me sens obligé de partir !

Abdel se souvient de son mariage. C’était un bon moment ! Pour que ma femme ne soit pas angoissée, comme c’était la première fois, pour détourner sa timidité, nous avons consommé un peu d’alcool. C’était vraiment très bien !

Bob : oui, j’ai pris de très bons fous rires avec mes amis, mais c’est maintenant que j’ai les meilleurs moments. Je me sens bien avec mes amis qui ne boivent pas. Pourtant certains ont de l’alcool chez eux, mais ne consomment pas quand je suis là. Chez ceux qui me présentent un verre d’alcool, je n’y vais plus.

Domi : Les seuls bons souvenirs sont d'alcoolisations festives au début quand je n’étais pas dépendant. Après ce n ‘était plus un plaisir. L’alcool en solitaire est négatif !

Nous débâtons sur le dernier clip intitulé " l’ivresse au volant". Il est impressionnant.

Richard :"Je suis toujours impressionné par ces petits groupes, particulièrement chez les artistes, où bien dans le monde de l’édition, où il est impossible d’entrer si on ne consomme pas de l’alcool. Je n'y bois pas comme les autres, et ça me gène de devoir passer par cela.

Pour Hermione, les moments heureux étaient ceux que l’on partageait  et où l’on buvait  avec ses amis !

Pour Domi  il est indiscutable qu’avec ses amis on boit, et ses amis font boire !

Pour Yves, ce que j’allais chercher dans l’alcool, l’alcool me le rendait !

Pierre nous dit : Le passé, je m’en fiche ! Si j’avais des moments heureux je ne m’en souviens pas.

Hermione demande : Est-ce que dans ces moments d’alcool où vous consommiez beaucoup d’alcool, vous étiez heureux ?

C’est Yves qui lui répond : C’est comme d’être en prison, le but c’est d’être ivre, complètement déchiré, quel bonheur dans ce cas ?

Pierre dit que l’on trouve toujours de l’argent pour acheter de l’alcool, on est tellement hypocrite pour avoir le produit, et on ne peut pas lutter. Le plaisir n’est que dans les prémices de l’alcool.


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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 10:47

 

Sujet Thèmes du jour  

"La gestion des émotions"

 

Compte rendu :

Les prénoms utilisés sont des pseudos.

 

Annie, jeune elle avait un gros problème de timidité. Impossible de draguer. En se soignant de l’alcoolisme, sa réflexion lui a permis de gérer ses émotions.

La relaxation apprise en centre de cure lui permet de dompter ses émotions.

Henri a un tempérament peureux, les émotions sont de toutes les sorties. Au vernissage de l’expo, dans les locaux des Dominicains, il a été prévenu au dernier moment que c’était lui qui devait faire le speech d’accueil. Il a raconté son alcoolisme en public et cela n’a pas été une mince affaire. Il n’en n’a pas dormi la nuit suivante.

Jeune il était très émotif et cela ne s’est pas arrangé dans le temps.

Richard nous dit que les émotions sont des choses qu’on ressent. Souvent nous forçons la nature et beaucoup de personnes commencent à boire se donner du courage.

Au bout d’un certain temps ce phénomène se tasse. Mais si la personne a des émotions plus fortes, l’alcool agit sur les émotions qui peuvent aller, à l’extrême, vers le suicide.

Hubert a un problème de timidité, il a été SDF, il pense que la timidité montre ce que l’on est en réalité. Il n’a plus peur devant le groupe car il a affaire à des gens respectables.

Henri nous dit que l’on anticipe l’événement et alors on se crée une émotion. Il gère ses émotions avec son expression artistique et le dessin, parce que dans l’écriture nous pouvons gérer nos émotions. Le sport est également un moyen de gérer ses émotions, l’adrénaline y est pour beaucoup.

Abdel, pour gérer ses émotions, il écoute de la musique. Mais il se souvient que la musique l’a également entraîné vers la rechute.

Henri explique qu’en réécoutant de la musique, on peut avoir des émotions qui renvoient 20 ans en arrière, ce sont de émotions négatives mais surtout il faut garder ses émotions positives et ne pas les enterrer.

Domi est d’un naturel expansif, l’alcool n’était pas un désinhibiteur comme un autre. Alcoolisé ses émotions passaient à un niveau supérieur et ses interdits étaient levés. La musique l’intéresse beaucoup maintenant alors qu’il avait cessé de l’aimer. Il reprend goût à la musique et c’est la musique actuelle qui l’intéresse.

Domi ne se sent plus alcoolique, il se considère actuellement comme guéri.

André vit ses émotions. Il les gère actuellement en fonction de son alcoolisation en attendant d’aller au CALME pour se soigner.     

Henri va à certains endroits pour ressentir à nouveau les émotions qu’il y avait ressenties il y a quelques années.

Annie a été très violente quand elle était alcoolisée, elle en a même frappé ses enfants sur des mouvements d’humeur. C’est le cerveau reptilien qui a fait office de commandant.

Fanny voulait figer ses émotions parce qu’elle savait qu’elle n’arrivait pas à gérer ses émotions négatives ou positive.

Elle ne pleurait jamais, mais depuis qu’elle s’est soignée à Monaco, elle prend plaisir à ressentir ces émotions. Elle se sent revivre, car, alcoolisée, il y avait beaucoup d’émotions négatives.

Henri ressentait plus d’émotions sur emprise alcoolique que maintenant.

Abdel en revenant en France il a commencé à boire. Au début il avait du mal à guider la brouette, mais avec quelques verres, la brouette avançait toute seule. Son patron était, alors, content de lui.

Anne vit des émotions avec ses petits fils. La maladie d’André ne lui apporte pas de la colère mais plutôt de la tristesse. Elle ne peut être violente avec son fils parce qu’elle sait que l’alcoolisme est une maladie.

Fanny a des parents qui l’ont souvent apostrophé en colère

André est embêté parce qu’il fait de la peine à sa mère (réponse après réflexion). Il a fait un pacte avec sa mère pour les vacances de Noël.

Claude bis est perclus d’émotions qu’il essaye de gérer avec difficulté.

D’abord avec sa psychologue qu’il a connu quand il était à St Christophe et aussi avec ses amis de la Turbie qui l’ont connu en apprentissage et ensuite quand il était fortement alcoolisé.

Il y a des émotions négatives qu’il arrive à se sortir.

Cette semaine, suite à une émotion qui lui a pris la tête, il a pris sa voiture, il s’est concentré sur son volant, il a contrôlé sa respiration. Il a réussi a gérer cette émotion négative. 


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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 08:54

 

Sujet Thèmes du jour 

"Dégâts au niveau du travail durant votre alcoolisation"

 

Compte rendu :

Tous les prénoms sont des pseudos.

 

Bob, conduisait des véhicules mais il ne lui est jamais arrivé de problèmes suite à sa conduite. Il essayait de conduire quand il était sans alcool. Mais plusieurs fois des collègues lui ont fait remarquer qu’il n’était pas comme d’habitude.

Après son arrêt de l’alcool il a voulu changé de travail parce qu’il se sentait capable de travailler dans un endroit un peu plus dangereux.

C’est son DRH qui lui a conseillé un médecin pour se soigner. Il est d’abord passé par Arnaud Tsang avant d’intégrer l’hôpital de Monaco, où il a fait une très bonne cure.

L’association Sansas l’aide à maintenir une abstinence heureuse mais il a également éliminé tous les, soi-disant, amis de beuverie.

Au bout de six mois le médecin du travail lui a demandé de souffler dans un éthylotest, il est resté à zéro, mais le médecin n’a pas daigné souffler dedans.

Pierre n’a jamais bu dans son travail car, conduisant des bus, il ne pouvait pas risquer des désagréments pour les personnes transportées.

Abdel, dans le var, quand il travaillait dans le bâtiment, à 10 h 00 il y avait le casse croute au rouge et au roquefort.

Bob, quand il avait 19 ans, à la bascule il avait droit à 1 bouteille de bière le matin et une l’après midi. Il ne buvait qu’un demi-litre et donnait le reste.

Domi était dans un cabinet de courtage, il a beaucoup bu dans les repas d’affaire, il y avait également des soirées bien arrosées ce qui lui a permit de couler la boite en trois ans. Il manquait de la rigueur er de la conscience.

Après, il a fait une reconversion dans la volaille Bio. Il était dans une période ou il était en plein dans l’alcool, il n’a pas attendu longtemps pour perdre tout ce qu’il avait investi car il n’arrivait plus à gérer son entreprise.

Filou ne buvait pas dans l’hôtellerie quand il a commencé à travailler. Ensuite il a travaillé à son compte, mais il travaillait mal car son travail était dégueulasse.

Aujourd’hui il se sent obligé d’arrêter l’alcool parce qu’alcoolisé il devient violent et ne se contrôle plus. Il a peur donc il tente d’arrêter tout seul son alcoolisation, il est passé de quarante unité d’alcool à six unité en une semaine. Il faut qu’il essaye d’aller plus loin et de venir à alcool zéro.

Henri a eu de gros problèmes avec l’alcool. Il se rappelle que la directrice de l’agence bancaire lui avait demandé de retapisser son bureau. Il s’y est mis et le lendemain matin le papier était par terre. Il ne comprenait pas mais alcoolisé, (il avait dormi dans sa voiture) il a voulu refaire la tapisserie pensant que c’était sa colle qui était défectueuse. Bis repetita, le lendemain la tapisserie était encore par terre. Il a fallu qu’il rachète dix rouleaux de papier. Mais comme il était à jeun ce matin, il s’est aperçu que le support ne convenait pas avec son papier (peinture acrylique et colle acrylique également). Ca lui a coûté 20 rouleaux de papier et deux jours de  travail supplémentaire, non rémunéré.

Avec l’alcool il ne faisait rien que des bêtises.

Henri a usé 19 employeurs et dès qu’ils s’apercevaient qu’il y avait de l’alcool, il était licencié. Ils trouvaient l’alcool dans son placard ou bien dans sa voiture où il allait boire quelques gorgeons de temps en temps. Dehors, pas d’alcool sur le chantier.

Il a eu beaucoup de mal à faire une reconstitution de carrière au moment de sa retraite.

Le désastre c’est qu’il tenait bien le coup, même en buvant beaucoup. Plusieurs fois il a été obligé de falsifier les papiers pour qu’il y ait une cohérence dans son emploi du temps.

Richard, au début de son alcoolisation il buvait surtout le soir. Il perdait de la force à son travail. En 2010 – 2011 il tenait le coup. En 2012, il n’arrivait plus à écouter ses clients. Son travail était bâclé.

Le bilan était négatif, il a été une fois hospitalisé mais ça n’allait pas mieux, il a été obligé de se séparer de son personnel. Il avait de plus en plus de mal à vivre.

Mais il avait pris conscience de son mal-être et n’a jamais mis en danger qui que ce soit.

André, travaillant dans la restauration, personne ne s’est aperçu de son alcoolisation massive. IL y a quelques mois cela devenait de plus en plus dure de travailler, seul il buvait le soir. Son médecin avait diagnostiqué une grave dépression.

Il ne veut plus faire de la restauration, il va faire une cure au Calme au début janvier et ensuite il veut faire une formation pour changer de métier.

Pepi conduisait parfois des ambulances, mais après quelques fêtes bien arrosées, « on » lui a fait des remontrances et « on » lui a fait sentir qu’il buvait trop. L’alcool, comme partout, était interdit dans le milieu du travail.

 

 


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