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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 08:15

Sujet  Thèmes du jour

"La maladie & les soins.

& questions diverses."

 

Compte rendu :

Aujourd’hui nous avons la chance d’avoir avec nous une future Juge d’Application des Peines(JAP) qui va bientôt exercer dans une petite ville (50 000 habitants) du nord de la France, mais elle devra également juger les personnes en infraction.

Elle devra donc condamner les personnes qui ont été pris sous emprise alcoolique, leur donner une peine et ensuite contrôler que sa peine est bien effectuée.

Elle vient  à notre réunion pour mieux comprendre comment fonctionne une association d’anciens buveurs et connaître également nos sentiments sur la justice.

Nous commençons déjà à tous nous présenter, un par un, et comme il n’est pas nécessaire d’aller vite, cela prend un certain temps parce que quelques uns d’entre nous ont eu des vies plutôt compliquées.

A la fin de nos témoignages elle demande si nous avons eu à faire avec la justice : aucun d’entre nous ne s’est fait prendre par la police ou la gendarmerie. Elle s’en étonne mais nous lui expliquons que nous étions dépendants de l’alcool et que pour nous, nous n’avions pas besoin de faire des Kms pour nous alcooliser et nous savions où étaient les contrôles de police et également, il y avait pas beaucoup de contrôle, la loi n’étant pas encore passée..

Claude se rappelle que le ministre de l’intérieur (vers 86-87), le pharmacien Pons, avait relevé une phrase dédouanant légèrement les malades alcooliques. A l’époque 40% des accidents où il y avait des tués sur la route, l’alcool était présent, mais il n’y avait que 11% d’alcoolo-dépendants qui avaient provoqué un accident avec mort d’homme.

Nous expliquons à la JAP la différence entre alcoolisation massive et dépendances à l’alcool.

Suite à une question de la juge pour savoir si la prison aurait eu un effet bénéfique avec prise de conscience de son alcoolisme, Jacques répond que si la justice l’avait  obligé de faire une cure en milieu hospitalier ca n’aurait pas marché, à moins que durant une période de prison le déclic se déclenche. Une condamnation à de la prison ferme n’aurait pas eu d’effet positif pour lui, car dans l’obligation de soin le juge ne voit que la récidive qu’elle essaye d’enrayée, mais tant qu’il n’y a pas une prise en compte psychologique, le malade alcoolique rechutera à coup sûr.

Jacques, un malade ne peut pas observer une obligation de soin, si ce n’est une signature sur un papier, éventuellement une diminution de sa consommation pour éviter une augmentation des gammas GT, bien que ceux-ci ne soient pas une observation fiable puisque des malades alcooliques ont peu de gamma GT et que certains biens portants peuvent avoir des gammas GT élevées du fait de la prise d’autres médicaments. Les buveurs d’un soir n’ont pas de gammas GT élevées, parce que leur consommation n’est pas chronique.

Jacques lui dit que toute la société peut un jour avoir trop bu.

La JAP nous dit que la justice doit tout faire pour que les personnes de cette terre vivent en harmonie.

Jacques, si quelqu’un veut s’arrêter il semble qu’il soit obligé de passer par un centre de soins parce que la chimie du cerveau montre que l’on ne peut pas s’arrêter seul sauf quelques exceptions.

La justice devrait prendre en amont les problèmes d’alcoolisme et de surconsommation d’une soirée. Il y a un ministre de la santé qui interdit la vente d’alcool dans les stations services de 20 h à 6 h du matin mais qui laisse la publicité sur internet alors que nous savons tous que les jeunes surfent sur internet beaucoup plus facilement que nous et que les alcooliers ne s’en privent pas.

Christiane souligne que la société incite toujours les gens à consommer de l’alcool, pour les plus jeunes les alcopops et les prémix pour les mettre dans les conditions de boire des alcools forts une fois qu’ils sont adultes.

JAP S’il n’y a pas eu de violence la justice ne peut rien faire.

Jacques, il n’y a peut être pas assez de contrôle parce que si quelqu’un a une suspension de permis suite à un contrôle d’alcoolémie positive, bien souvent il reprendra le volant sans son permis parce qu’il en a besoin pour vivre et gagner son pain pour toute la famille.

Paul III, d’abord je sais que je suis un malade alcoolique, alors je ne prends pas d’alcool et je n’en ai pas à la maison ;

Quand je suis sous l’emprise de l’alcool, j’ai encore ma conscience qui est altérée, j’ai encore mes facultés et je risque de prendre le volant.

Mélanie, son frère s’est tué en voiture alors qu’il était sous emprise alcoolique.

JAP nous explique rapidement le fonctionnement des SPIP (Service Pénitentiaire, d’Insertion et de Probation) où les délégués doivent suivre les personnes qui sont condamnées soit au sursis mis à l’épreuve soit ceux qui ont une obligation de soin.

Claude bis explique que dans les divers endroits où il a fait une cure, l’alcool rentrait. Même enfermé pendant six mois en psychiatrie, il a toujours trouvé une bonne âme pour lui procurer de l’alcool, et qu’une obligation de soin ne l’aurait pas fait arrêter l’alcool.

Il est déjà huit heures et sommes obligés de nous séparer, mais le mot de la fin revient à tous, la justice devrait, si elle le pouvait travailler en amont et non condamner le délit quand il a été perpétré. La justice oublie bien trop souvent, peut-être parce qu’elle ne le sait pas qu’il y a des associations d’anciens buveurs qui font un très bon travail pour le maintien de l’abstinence et elle devrait plus participer avec ces nombreux mouvements .

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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 10:21

Sujet  Thèmes du jour

"L'alcool et les religions"

 

Compte rendu :

Abdel, chez les musulmans l’alcool est interdit, mais au Maroc il y a des bars où l’alcool est servi à tout le monde. Il est en contradiction avec lui-même parce que le Coran dit qu’il faut arrêter de boire de l’alcool 40 jours avant le carême, c’est donc que l’alcool n’est pas interdit. Mais il dit qu’il faudrait interroger son père qui connaît bien le coran alors que lui ne respecte que le carême.

Paul III, chez les juifs, il y avait beaucoup de vignes, donc l’alcool était signe de réjouissance, de plaisir. Les fêtes se faisaient autour de l’alcool.

Chez les musulmans il y a cinq piliers (le ramadan, aller à la Mecque, faire la prière tous les jours ….) Pour être un bon musulman, il ne doit pas y avoir d’adultère et c’est pourquoi les femmes sont voilées pour ne pas attirer le regard sur elles.

Paul III continue avec la religion catholique. Elle s’est encrée dans la religion juive. Jésus après sa naissance entre dans la religion juive, le vin n’est pas mauvais puisque son premier miracle est « les noces de Cana » où Jésus transforme l’eau en vin (encore meilleur que ceux qui sont servis au début du repas.)

L’Eglise parle de mésusage de l’alcool. Pour combattre l’alcoolisme, il faut aider les malades et non les rejeter. Jésus change de nature durant la messe (Ceci est mon corps et ceci est mon sang, en parlant du pain et du vin).

Claude rappelle que la papauté a pris des dispositions pour que les prêtres malades alcooliques, donc abstinents, puissent dire la messe en prenant du jus de raisin.

Ensuite Paul III nous lit quelques passages de la « déclaration de la commission sociale des Evêques de France ( il sait que nous sommes une association laïque mais c’est pour justifier ses propos.)

« La commission Sociale des évêques fait sur le sujet une déclaration.

La consommation abusive d’alcool pose un grave problème de santé publique en France. Elle est la troisième cause de mortalité, après le cancer et les maladies cardio-vasculaires. Elle est responsable, directement ou non de 40 000 décès par an qu’il s’agisse des cirrhoses, des encéphalopathies, des cancers aero digestifs,  accidents de la route…En outre de son effet désinhibiteur l’alcool libère parfois une violence insoupçonnée…

L’alcool est-il donc une drogue qui ne dit pas son nom ?...

L’alcool une drogue dure dont l’usage est cependant licite…

Les chrétiens ne peuvent rester indifférents devant ce grave problème humain : il y va de l’homme…

L’alcool n’est pas un bon ou mauvais produit…. »

Olivier rappelle que la première cuite racontée dans l’ancien testament est celle de Noé. Ce qui est interdit c’est l’ivresse ce n’est pas le produit.

J.J. n’est pas du tout d’accord avec tout ce qui a été dit, parce qu’il pense que la religion est une vaste tromperie qui a asservi les hommes. Il nous parle de l’inquisition, de la main mise de l’église au moyen âge sur les serfs.

Alain nous parle du Bouddhisme. Le moine Ricard, bien connu des Français, essaye d’atteindre la lumière, c’est pourquoi les Bouddhistes ne mangent pas de viande. Le vin n’est pas interdit, mais l’âme doit être pure pour avoir le salut.

Le Bouddhisme c’est la compassion : si je donne je reçois

Bouddha a montré l’exemple et est revenu dans la lumière, comme les personnes en mort imminente qui raconte le passage dans un tunnel et ensuite une lumière intense au bout du tunnel.

Olivier plus pragmatique nous dit qu’un moine en extase ou un alcoolique utilisent la même zone du cerveau pour se sentir bien. De même que la méditation.

Paul nous dit que toute dépendance nous coupe de la relation avec l’autre.

Paul III, dans la religion catholique que celui qui connaît l’homme doit lutter contre l’alcoolisme

Christiane nous dit que l’alcool est trompeur, c’est le mot arabe  al cool qui veut dire masque, fard.

Claude rappelle que les premiers à s’occuper des malades alcooliques sont des religieux. Croix bleue (protestant) ont été les premiers à recommander l’abstinence et a créer un mouvement d’anciens buveurs. Puis en 1933, chez les évangélistes ou les baptistes américains ont créé les alcooliques anonymes, puis les catholiques à peu près à la même époque ont créé Croix d’or, mais pour devenir plus laïc ils ont transformé leur sigle de croix d’or en alcool assistance croix d’or et depuis 2005 ils ne s’appellent plus qu’alcool assistance (sauf les anciens qui n’ont pas souhaité supprimer le croix d’or. En 1954 un autre mouvement qui se voulait carrément Laïc s’est créé, c’est le Mouvement Vie libre pourtant créé par un prêtre,  le Père TALVAS accompagné très rapidement par la première buveuse guérie : Germaine Campion. Jusque là aucune association ne parlait de guérison. Maintenant toutes ces associations parlent de guérison sauf les A.A.

J.J. revient sur la religion au moyen âge car nos habitudes sociales viennent de la religion à cette époque.

Cédrick pour lui l’alcool c’est la mort, mais il pense comme beaucoup d’entre nous, même s’il n’y a que 10 % de malades alcooliques que l’alcool est mauvais pour tous.

J.J. dès qu’il y a mésusage de l’alcool dans un fait divers, la vérité ne peut être dite maintenant.

Olivier regrette les apéritifs géants organisés par Facebook, car il pense que c’est une possibilité à des jeunes de se retrouver en groupe. Les politiques se sont emparés d’un accident à Nantes, dont on ne connaît pas les causes sauf le décès accidentel d’un participant pour interdire ces relations entre jeunes. Les politiques ont peur non pas de leur alcoolisation mais de leur rassemblement.

 

P.S. Dans un résumé d’une réunion d’une rare qualité, les participants voudront bien excuser le rédacteur des erreurs d’interprétation et d’omission de certains passages.

 

 

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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 13:04

Sujet  Thèmes du jour

"Comment les anciens buveurs voient les gens qui boivent"

 

Compte rendu :

A Sansas nous avons eu un ami, malade alcoolique soigné et guéri qui travaillait aux urgences de St Roch, mais avait beaucoup de mal à supporter les malades alcooliques accueillis en état d’ivresse aux urgences. Probablement l’effet miroir lui était renvoyé par ces personnes.

Jacques est triste quand il côtoie des malades alcooliques, et même s’il les sait malade ça n’empêche pas sa tristesse.

Il se sent démuni devant eux, c’est un vrai et un vieux problème difficile à résoudre. Tu ne sais pas comment  les prendre pour leur faire accepter leur maladie.

Par contre quand les gens font la fête  et s’enivrent, il n’a aucune compassion pour les excès.

J.J. ça ne change rien car tous les malades ont commencé comme cela.

Paul II a essayé de mettre un malade de ses amis dans la compréhension, il n’a pas voulu entendre. Pourtant il avait eu une longue conversation avec lui.

J.J., en voyant une personne avec un verre à la main il y a deux gyrophares qui s’allument dans la tête et les pimpons des ambulances des pompiers qui résonnent aussi dans sa tête. Car il pense que ce ou ces verres peuvent arriver à tuer par accident, et lui après une première cure à 23 ans, il a mis trente ans pour s’en sortir. Pour lui l’alcool est un produit de mort.

Lionel est retourné dans le petit bar où il avait l’habitude d’aller, il voulait voir la réaction des piliers qu’il côtoyait il y a huit mois. « Moi ça fait huit mois que je ne suis pas entré dans ce bar et eux sont toujours là ». Il a demandé ce qu’étaient devenus ceux qui n’étaient pas là, la réponse a été plutôt évasive mais il a senti un malaise chez eux. Lionel, a un moment donné n’en pouvait plus et il a fait une tentative de suicide, il a eu de la chance de s’en sortir, maintenant il est heureux de voir ses filles. Ses enfants ont compris sa détresse, elles ont compris la maladie, mais il comprend aussi les gens qui se suicident à cause de l’alcool.

Papy, sa fille lui a dit que depuis qu’il avait arrêté, il n’était plus le même homme.

Cédrick l’avantage de venir dans une association d’anciens buveurs, on peut s’exprimer et dire ce que l’on pense sans qu’il y ait de jugement, mais pour lui l’alcool, comme Claude bis c’est une tête de mort sur la bouteille.

Claude et Catherine suite aux interventions d’Olivier au Samu Social, se sont mis sur les rangs pour faire des maraudes le samedi ou le dimanche, une fois par mois. Claude pensait qu’il rencontrerait beaucoup de malades alcooliques et pourrait faire de la prévention et discuterait avec ces gens de la rue qui pour 90% sont dépendants de l’alcool. La seule chose qu’il a constaté est qu’ils ne nient pas leur alcoolisme, le déni n’existe pas chez eux, mais pour pouvoir les faire réfléchir sur ce problème, ce n’est que le long terme qui marche et ce sont les professionnelles qui les suivent qui peuvent éventuellement les aider.

Nous avions à Sansas également une personne, malade guéri, qui ne pouvait pas supporter que des SDF viennent à la permanence, probablement que l’effet miroir était en lui et il se disait probablement qu’il aurait pu être à leur place. Nous avons gardé le contact avec lui jusqu’à sa mort (cancer) mais il n’est jamais revenu à la permanence de peur d’y rencontrer un SDF.

Laurence, il faut faire une différence entre le jeune qui boit un verre ou deux, il a le droit d’être désinhibé, et celui qui boit de façon très excessive et qui va jusqu’à la « biture express »

Par contre on ne parle pas du cannabis qui fait des ravages car il démotive les jeunes.

Lionel voit le jeunes qui fument, mais les éducateurs nous disent que 75 % des jeunes fument et dans les conversations on entend souvent dire que le cannabis est une belle plante et qu’elle sent bon quand quelqu’un la fume à notre côté.

J.J.essaye de nous rappeler que nous étions aussi dans cet état d’esprit quand on a commencé à consommer et à voir ce qu’il nous est advenu, il y aura un jour des cliniques de désintoxication du cannabis.

Paul III ne stigmatise pas l’alcool, car c’est un plaisir qu’il offre parfois. Mais lui n’a pas su s’arrêter, et du plaisir il est passé à la dépendance avec tout ce qui entraîne cet état de fait.

Par contre le comportement vis-à-vis de l’alcool peut changer car il peut analyser les comportements et sa sœur avait un comportement à risque.

Cédrick  nous dit que le verre d’alcool qui accompagne le bon plat, et l’alcool qui se marie bien avec ce produit, mais sans alcool tu apprécies moins le gout du produit que tu manges.

S’en suit une longue discussion culinaire avec ou sans alcool, mais chacun campe sur ses convictions.

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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 14:47

Sujet  Thèmes du jour

  "Alcool, jalousie & honte" (Bis)

 

Compte rendu :

Paul pose une question et demande : « quand vous vous êtes arrêtés de boire est-ce que le sucre vous était presque nécessaire ».

La réponse est presque unanime, après l’alcool nous avons aimé le sucré alors qu’avant nous ne l’aimions pas. Cette réponse satisfait Paul parce qu’il se sentait à part des autres.

Certains parlent d’incohérence dans le titre

Paul III trouve que ce ne l’est pas parce que la jalousie concerne les autres tandis que la honte concerne soit même. Quand on boit on ne peut être jaloux parce que l’on pense qu’à sa bouteille.

Christiane, il n’y a pas seulement les conjoints, on peut être jaloux, d’un frère, d’une sœur, d’un copain.

Joëlle pense que la jalousie est entraînée par l’alcool et si quelqu’un regarde sa meuf, il devient agressif. Si cette personne était à jeun elle ne serait certainement pas agressive.

Papy ne pouvait pas être agressif parce qu’il était indifférent à tout.

Claude, il y a souvent des bagarres dans les boîtes parce que l’alcool permet de franchir l’interdit de l’agression.

Cédrick, avec l’alcool il était très très jaloux, mais c’est surtout en s’alcoolisant qu’il a augmenté cette état de jalousie.

Après l’alcool il a réussi à gérer ses émotions, il a eu honte de se cacher pour boire, il lui fallait toujours trouver un moyen pour s’alcooliser sans que cela se voit, il pense que la honte et la jalousie sont des sentiments que tout le monde a. Tu doutes de toi et tu deviens jaloux.

Lionel lui avait beaucoup de honte à boire surtout quand il désirait arrêter et qu’il ne pouvait pas.

Joëlle dit que quand on aime, il est normal d’être jaloux.

Christiane, mais est-ce que l’alcool ne rend pas la personne plus jalouse ? Le conjoint doit s’adapter aux circonstances.

Jean, il faut d’autant plus s’adapter aux circonstances parce qu’on a peur que le malade alcoolique passe par la case du suicide.

Paul III, la jalousie naturelle c’est montrer à l’autre l’importance que l’on porte à sa personne. S’il y a jalousie c’est parce qu’on veut l’appropriation de l’autre. S’il a honte c’est qu’il a peu de caractère, il est jaloux parce qu’il se mésestime. Je bois pour oublier ma honte et du coup je deviens jaloux. Plus je suis jaloux, plus j’ai honte et plus j’ai honte plus je bois. C’est un véritable cercle vicieux.

Christiane rappelle qu’il y a des conjoints qui sont jaloux de la bouteille. Elle se rappelle qu’une amie disait à son mari « je suis cocu par ta bouteille ».

Lionel lui n’était pas jaloux de sa compagne ainsi que Noël.

Paul II non plus n’a pas été très jaloux  de son épouse mais il avait quand même très honte de continuer à boire.

Paul I était malade avec la bouteille car celle-ci était devenue sa maîtresse.

Papy se voit encore déguster du Margnat Village dans un verre en cristal : il était alors si bon.

Lionel avait la honte même vis-à-vis de la caissière de la supérette. Quand il achetait une bouteille il achetait toujours une petite bricole : une brosse à dent, une éponge, un paquet de bonbon….

Cédrick allait acheter sa bouteille chez le petit arabe du coin parce qu’il était ouvert 24/24 h et tous les malades alcooliques du quartier le fréquentait, il n’avait donc pas honte de la caissière.

Papy n’a jamais acheté une bouteille chez un ami qui tenait un Spar dans son quartier, il aurait eu trop honte.

Christiane raconte l’histoire d’une malade qui nous a fréquentés quand nous étions à Martigues. Quand nous l’avons connue, elle buvait du Whisky, elle était fière de ne pas boire n’importe quoi. Elle venait à l’association parfois, elle faisait de nombreuses cures. Quelques années plus tard elle l’a vue faire la queue à la superette avec du vin dans des bouteilles en plastique. Christiane avait honte pour elle et ne s’est surtout pas fait voir par elle.

Quand elle n’avait plus d’argent et plus d’alcool, elle allait à la pharmacie acheter de l’alcool à 90° tellement elle en avait besoin (sur ordonnance parce qu’elle s’était faite une entorse ou qu’elle avait besoin pour un mal au dos, le médecin était complice.

Papy, la honte est à tous les niveaux, très souvent la femme vient au travail avec sa bouteille d’orangeade, mais souvent elle est coupée avec un alcool fort. La honte de la femme est beaucoup plus importante que celle de l’homme.

La jalousie est le mal être de la personne et c’est un manque de l’estime de soi.

 

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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 09:28

 Sujet  Thèmes du jour

"Alcool, jalousie & honte"

 

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 10:36

Sujet  Thèmes du jour

"Reconnaissance de son alcoolisme"

 

Compte rendu :

Gérard, c’est un problème que je ne me suis pas posé

Paul pensait lui qu’il buvait comme les autres

Gérard, on lui disait bien qu’il buvait trop, sa femme même lui a dit qu’il était alcoolique. Il a reconnu et essayé de moins boire.

Paul, sa femme lui disait qu’il buvait, c’est vrai qu’il ne roulait pas sous la table mais il buvait tous les jours

Paul I n’a jamais cru qu’il était alcoolique, mais c’est sa femme qui lui a dit, sans agressivité mais pour lui, ça ne le concernait pas.

Christiane nous dit qu’il y a autant de manière de boire que de malades alcooliques.

Gérard, il est difficile de se reconnaître alcoolique, surtout qu’on ne sait pas que c’est une maladie, et quand quelqu’un en parle c’est la honte.

Paul I a pris finalement conscience qu’il était malade alcoolique parce qu’il a vu, suite à une prise de sang, qu’il avait beaucoup de Gamma GT.

Claude bis, quand il était à Bleytran, il n’était pas alcoolique et il attendait avec impatience sa sortie du centre de cure pour enfin s’alcooliser et il est arrivé à Annecy déglingué. Au centre de cure du Mont Blanc, il était hospitalisé pour l’alcool mais dans sa tête il était là pour les nerfs & il avait trouvé la solution pour consommer, au bon moment et avec la bonne quantité, pour ne pas se faire pincer par les contrôles qui, heureusement pour lui, se faisaient à heure fixe. Quand il a été un an hospitalisé en psychiatrie en HDT, il réussissait à faire entrer de l’alcool et quand il a été en hôpital de jour et hôpital de nuit. Il buvait à l’extérieur et cuvait à l’hôpital. C’est quand il a décidé d’entrer à St Christophe à Nice qu’il s’est posé les bonnes questions qu’il a pu faire un gros travail avec la psychologue. Il a compris alors que seul il ne pourrait pas et est venu à SanSAS parce que personne autour de lui ne connaissait la maladie alcoolique et ils voulaient arroser sa guérison à la sortie de cure.

Gérard, inconsciemment, on sait que l’on boit trop, mais nous sommes dans l’impossibilité de la reconnaître

Joëlle : est-ce que c’est important de savoir ?

Tous oui c’est même indispensable. On ne soigne pas quelqu’un qui n’est pas malade.

Jean la honte est aussi pour les conjoints.

Christiane : tu ne peux rien faire si tu n’es pas conscient que tu es malade.

Chantal nous dit que l’autre comprend la souffrance du malade

Claude, mais on ne peut et ne veut entendre.

Jean revient sur la parole de Chantal car il se sentait impuissant devant Catherine mais lui n’avait pas de honte.

Chantal nous dit que l’alcoolisme des autres ne se voit pas toujours, elle a connu quelqu’un qui est décédé maintenant et elle a su qu’il était malade alcoolique après sa mort, alors que c’était quelqu’un qu’elle voyait souvent et elle n’avait jamais eu un simple soupçon qu’il fut malade alcoolique.

Christiane raconte l’histoire récente de sa petite fille qui s’est faite agresser par trois personnes qui étaient en état d’ébriété, à l’université de Coventry, sa petite fille est étonnée de voir qu’il y avait une garderie d’enfants dans l’enceinte de l’université et que beaucoup d’étudiantes sont mères de famille, sans qu’il n’y ait de père parce que l’alcool est omni présent en Angleterre et beaucoup chez les jeunes filles, qui en état d’ébriété, se laissent allées à des rapports sexuels sans protection.

J.J. pense que l’on commence à voir les effets de l’alcool quand on a bu de manière régulière durant un certain laps de temps. A 23 ans, quand il est sorti de cure il était sur une autre planète.

Paul sa fille de trente ans lui a dit qu’il était alcoolique, mais c’est rentré par une oreille et c’est sorti par l’autre.

Joëlle, quand elle parlait à son père qu’il buvait trop et qu’il était alcoolique, il se mettait en colère et lui disait qu’il n’était pas alcoolique parce qu’il buvait du vin seulement. Quand elle vidait les bouteilles de vin dans l’évier elle croyait que son père allait la jeter par la fenêtre.

Claude ter consommait beaucoup, dixit le bistrot, ensuite il rentrait tard le soir. Son gendre et sa fille lui ont dit qu’il avait un problème avec l’alcool, et là il était déjà prêt à entendre cette vérité. Il est passé par le CCAA de Gioffredo, le médecin lui a prescrit des médicaments et ensuite il était prêt pour partir en cure au CALME.

Mais auparavant, avec sa sœur, il est allé à la réunion du Calme et il ne s’est pas senti identique aux curistes qui étaient au centre, sa sœur  lui a dit qu’il n’était pas comme eux, qu’il n’avait pas besoin d’une cure au Calme. Ensuite il a réfléchi et finalement il est allé au Calme et ne le regrette pas du tout. Mais s’il avait écouté sa sœur il ne serait jamais allé se soigner au Calme. Mais il ne faut pas y aller pour faire plaisir à quelqu’un mais il faut y aller pour SOI.

Gérard est allé deux fois à la fameuse réunion du jeudi, mais il n’a pas été choqué par ce qui se disait, ou par le parcours des uns et des autres. Il ne s’est pas reconnu dans les témoignages mais il savait qu’il fallait qu’il se soigne (il était passé à Sansas avant d’aller voir) et il y est allé sans réticence.

J.J. s’est fait hospitaliser deux fois à l’hôpital psychiatrique de Sainte Marie pour se protéger et se sauvegarder avant d’aller faire une cure au Calme.

 

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22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 09:52

 Sujet  Thèmes du jour

"Alcool & mémoire"

 

Alcool-memoire.png

 

Compte rendu :

Brigitte prenait de l’alcool et des psychotropes et elle pense que c’était surtout les psychotropes qui lui faisaient perdre la mémoire, maintenant elle a tout supprimé depuis qu’elle est passée au CALME, mais elle se trouve très nerveuse en ce moment.

Claude bis, avait toujours du lexomil à porté de main ainsi que de l’équanil, il prenait aussi de l’aotal et pour faire passer tous ces médicaments il avait recours à une bouteille de Rhum. Il pense que cette mixture lui a fait perdre la mémoire parce qu’il est obligé de tout inscrire chez lui : un tableau, des post It, son carnet, ses rappels sur internet avec le calendrier.

Michel est persuadé que l’alcool lui a atteint la mémoire, surtout la mémoire immédiate ou récente. Quand il buvait, il ne se rappelait plus ce qu’il avait fait la veille. Il met ça sur le compte de l’alcool mais comme il dit il a aussi vieillit.

Christiane pense que c’est surtout la mémoire récente qui a été perdue par l’absorption  d’alcool.

Michel dit qu’il faut absolument faire travailler sa mémoire et surtout rester actif, lire, faire des mots croisés, des mots fléchés.

Claude avec Christiane ont pris des cours de maintien de la mémoire, les professeurs ont été unanimes à dire que la mémoire se travaille tous les jours. Par exemple quand vous allez faire vos courses, il faut faire une liste à la maison, ne pas la regarder quand vous êtes chez le commerçant sauf au moment de partir pour voir si vous n’avez rien oublié. Les cours font travailler pas la mémoire mais les mémoires.

Christian dit que pendant son alcoolisation il n’oubliait jamais de boire et avoir des boissons sous la main. Maintenant il ne prend plus de psychotrope mais il n’a pas l’impression d’avoir perdu la mémoire.

Joëlle, qui n’a jamais bu avec excès dit qu’avec l’âge tout le monde perd la mémoire. Elle s’aperçoit régulièrement qu’elle n’a plus la mémoire d’antan.

Paul, il n’y a pas que l’alcool qui fait perdre la mémoire.

Jacques en période alcoolisé faisait tout pour oublier avec l’alcool, durant cette alcoolisation au moins il ne pensait plus à rien.

J.J. l’équanil est un médicament qui fait perdre, à tout le monde, la mémoire. De toute façon si on prend ces produits avec l’alcool c’est qu’on veut oublier quelque chose. C’est surtout ce mal-être qui doit disparaître.

Gérard « Je bois pour oublier que je bois »

Christian quand tu bois, il y a des choses que tu veux oublier, mais ces oublis ne s’effacent pas de la mémoire et ils refont surface dès que tu arrêtes l’alcool, alors vite tu rebois pour l’oublier et tu bois avant que ton souvenir ne revienne à la surface, tu ne peux plus t’arrêter de boire.

Jacques, avec l’alcool les gens prennent de la distance avec les événements.

Gérard revient sur le fait qu’il faut faire travailler la mémoire pour ne pas la perdre. Il y a des personnes âgées qui ne perdent jamais la mémoire.

Jacques, la fin de l’alcool ne fait pas revenir la mémoire, mais ne la fait pas partir non plus.

Brigitte pense qu’elle a perdu beaucoup de mémoire durant son alcoolisation, et surtout les petites choses de la vie courante. Elle perd tout chez elle : lunette, clef, elle va à un endroit et quand elle arrive elle ne se rappelle plus ce qu’elle était venu faire là. Et la mémoire revient deux ou trois minutes plus tard.

Nous avons connu un Jacques qui vit maintenant en Touraine mais quand il était à Castelar dans l’arrière pays mentonnais, il a fait des examens et un scanner cervical, le médecin lui a dit qu’il avait une atrophie du cervelet. Il a arrêté de boire il y a déjà plusieurs années, son cerveau va mieux, mais il n’est pas revenu à sa valeur primaire.

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Published by SANSAS - dans La Maladie
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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 12:49

Sujet  Thèmes du jour

"Alcool & justice"

 

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Compte rendu :

Claude fait un rappel des verres standards qui contiennent chacun 10 gr d’alcool et font monter l’alcoolémie de 0.2 gr environ mais qui est aussi fonction du sexe et du poids. Sachant qu’à partir de 0.5 gr d’alcoolémie (quantité d’alcool qu’il y a dans le sang exprimé en gr/l) la police sévit mais n’est qu’une contravention avec perte de quatre points sur le permis de conduire et une amende de 135 €. A partir de 0.8 gr/l de sang cela devient un délit passible du tribunal, donc perte de points (4) sur le permis mais qui peut aller jusqu’à la suspension du permis et même son annulation avec obligation de le repasser, avec une forte amende toujours suivit d’une obligation de soins.

J.J. fait tout de suite la remarque que cela ne nous regarde pas puisque nous sommes toujours avec alcool = 0

Il dit également que personnes ou plutôt peu de gens connaissent ces chiffres, mais il pense également que les juges ne connaissent pas la maladie alcoolique. Pour eux il n’y a que le résultat qui compte. 1 g/l c’est tant, 2 g/l c’est tant, récidive = obligation de soins et prison avec sursis et si récidive prison ferme. Etre sous emprise alcoolique est une circonstance aggravante.

Christiane parle de notre expérience au SPIP (Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation) de Grasse et de Nice où nous rencontrions avec Olivier du CALME, Françoise (médecin au CALME). Il y avait 15 personnes invitées à participer, il n’en venait que 8 ou 10 et étaient dans le déni total à part quelques exceptions, alors que nous les aurions détectés malade alcoolique à 100 m. C’était dans l’enceinte du tribunal et ensuite dans l’enceinte du SPIP et les personnes pensaient peut-être que nous étions en connivence avec la justice alors que nous les prévenions que nous étions totalement libre vis-à-vis de la justice.

Jean demande qui a eu un accident ou plusieurs sous emprise alcoolique.

J.J. et Cédrick nous disent qu’ils ont eu plusieurs accidents sous emprise alcoolique et maintenant qu’ils ne boivent plus, il n’y a plus d’accident.

Claude a conduit souvent en état d’ivresse, mais il était très conscient et donc plus prudent quand il était obligé de fermer un œil pour ne voir qu’une ligne jaune (oui c’était des lignes jaunes à l’époque) mais il rappelle les propos du ministre de l’intérieur à ce moment là, Monsieur PONS, qui disait que 35 % des accidents de la route mortels étaient dus à l’alcool mais que seulement 11 % des accidents mortels étaient dus à des alcoolos dépendants.

Christian dit que l’alcoolique est moins dangereux quand il a bu que s’il était à jeun parce qu’à ce moment il ne pouvait pas conduire.

Jean, pour le rapport social les gens se sentaient dans l’obligation de boire, mais sa femme dit que c’était un empêcheur de tourner en rond.

Cédrick nous dit qu’il y a quelques années les contrôles de polices étaient ciblés et donc qu’ils ne prenaient pas forcément l’alcoolémie.

J.J. pense que pour un malade alcoolique, c’est bien que la justice donne une injonction de soins, sinon ils n’auraient pas d’information même s’ils sont dans le déni.

Un jour entre Brest et Quimper il s’est fait arrêter et a soufflé dans le ballon, il a viré au vert, mais la police l’a gardé une heure pour qu’il se repose et cuve et ensuite ils l’ont laissé partir alors qu’il était certainement encore hors limite.

Claude bis, alors qu’il s’était fait arrêter en état d’ivresse, les gendarmes lui ont fait souffler dans le ballon qui a explosé !!! Mais il pense qu’ils devaient être en fin d’exercice car ils lui ont dit avec le geste : allez, allez, parce que probablement il aurait fallu beaucoup de temps pour lui faire une contravention : hôpital pour une prise de sang, retour à la gendarmerie pour faire un rapport à triple exemplaires, mise en cellule de dégrisement. Que des ennuis !!!!

Joëlle rappelle qu’il n’y a pas que les accidents de la route qui sont pris en compte par la police mais également les hommes qui battent leur femme et leurs enfants, le malheur dans la famille.

Christiane raconte l’histoire de cette femme qu’elle a connue à   Martigues, au travail. Son père frappait très souvent sa femme et ses enfants. Ils avaient trouvé un code en frappant sur le radiateur et la voisine du dessous venait chercher les enfants et prévenait la police. Quand son père a quitté sa mère, elle n’a plus voulu entendre parler de son père et ne sait pas ce qu’il advenu de lui. Elle s’est mariée avec un policier qui lui aussi s’est mis à boire, et elle disait qu’elle restait avec lui pour élever les enfants mais dès que ceux-ci seraient adultes, elle le quitterait.

Paul pense toujours que l’alcoolisme n’est pas une maladie malgré son passage au centre de cure du CALME.

Jean lui répond que chacun à sa façon de boire et Paul avait peut-être des dispositions spéciales. Le malade alcoolique n’est pas forcément quelqu’un qui est saoul à longueur de journée.

Gérard nous rappelle également que les repas de famille commencent souvent très bien mais que, alcool aidant, ils finissent souvent par  la bagarre.

Gérard résume un petit peu la pensée générale : il faudrait que la justice condamne à une injonction de soins les malades alcooliques avec une autre peine éventuellement mais que les personnes qui ne sont pas alcoolos- dépendants à des peines adaptées mais pas d’obligation de soin parce que on ne soigne pas une maladie que la personne n’a pas.

J.J. réfléchi sur ce qu’est l’alcool, et il n’y a pas que pour les malades alcooliques. Il nous dit que  l’alcool est un poison pour tout le monde.

Cédrick nous avait sorti son carnet de santé qui lui avait été fourni à sa naissance en 1973 et qui mettait déjà tout le monde en garde contre l’alcool sur une page rose très reconnaissable.

Christiane, celui qui est malheureux va prendre de l’alcool et cela atténuera sa souffrance quelques temps mais le réveil sera encore plus douloureux.

J.J. nous dit que dans les faits divers que l’on peut lire dans les journaux sont pratiquement tous faits sous emprise alcoolique : cambriolages, meurtres,  suicides, bagarres, attaques de fourgons postaux, bijouteries et autres.

Christiane rappelle que le mot alcool  vient de l’arabe alcohol qui veut dire : fard, masque.

J.J. lui nous dit que assassin vient du mot arabe Haschicha qui rappelle sérieusement la substance que quelques uns fument, le Haschich.

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 10:13

Sujet  Thèmes du jour 

"Alcool & humiliation"

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Compte rendu :

Claude commence à raconter pour la énième fois sa première sortie chez ses parents après sa cure. Il y avait beaucoup de frères et sœurs  à la maison et la famille avaient été répartie en deux tables, une pour les adultes et une pour les enfants. Au moment de se mettre à table ma mère m’a dit : « Claude il faut quelqu’un pour surveiller la table des petits, peux-tu prendre cette responsabilité ». En fait il y avait du vin à la table des adultes et il y avait de l’eau sur la table des petits. Alors pas de tentation. J’ai été sur le point de partir mais finalement je n’ai pas voulu faire de scandales qui n’auraient rien arrangé.

Gérard, on ne se rend pas compte  des humiliations avant d’aller en cure parce que notre cerveau ne fonctionne pas normalement.

J.J. les réflexions ne sont souvent pas mauvaises, mais comme elles sont souvent vraies il est difficile de dire que c’est une humiliation.

Christiane, le père de Claude parle souvent des ivrognes et c’est un terme qu’elle déteste, parce que les gens malades ne peuvent être traités d’Ivrogne.

Gérard pense que ces humiliations étaient plutôt des réprobations. C’est lui qui s’humiliait.

J.J. il se cachait pour boire et avait honte de le faire.

Christiane se rappelle d’une histoire qui est arrivé à un ami de Martigues. Tous les soirs, travaillant dans une grande usine pétrochimique, il revenait du travail en bus de  la société. Il habitait dans un ensemble d’immeuble et, quelques temps après sa cure, il voyait toujours une femme à son balcon du premier étage qui le regardait, et il se demandait qu’est ce qu’elle lui voulait puisque maintenant il marchait droit. Un jour il l’a apostrophée et lui a demandé méchamment pourquoi elle le regardait, La femme est tombée des nues parce qu’elle était à sa fenêtre que pour attendre son mari qui était quelques pas derrière lui. L’humiliation n’était que dans sa tête.

J.J. avait honte quand il rechutait et il s’humiliait tout seul parce qu’il n’avait pas tenu.

Papy, on est sensible aux remarques.

Abdel trouve anormal et humiliant que sa famille, le regarde dans les yeux pour savoir s’il a rebu.

Cédrick a pris des réactions volontaires, mais pense surtout que c’est notre cerveau qui entrave notre perception des paroles.

Joëlle, quand son père avait bu, elle l’insultait pour essayer qu’il comprenne, elle lui vidait ses bouteilles dans l’évier et lui était humilié de la façon dont sa fille le traitait.

Christiane n’a jamais essayé d’humilier Claude mais quand d’autre personnes l’humiliait elle se sentait visée et surtout ne pardonnait pas que l’on dise du mal de son mari.

Cédrick, à la fin de son alcoolisation, il n’avait pas été chez des amis parce qu’ils lui avaient reproché de trop boire : « que tu termines une bouteille d’accord, mais tu n’avais pas à entamer l’autre ».

Claude bis buvait une bouteille pour remettre les bouteilles au même niveau qu’elles étaient au départ.

Claude ter, avait un rendez vous à 6 h du matin pour aller faire une course en montagne avec son compagnon de cordée, mais après la soirée trop arrosée il ne s’est pas levé et son copain est venu à 6 h et l’a injurié copieusement. Pour lui c’était la honte. Finalement au bout de quelques temps il a réussi à redevenir ami avec lui après une explication. Son comportement avait été négatif, son ami était blessé, c’était quelqu’un qu’il estimait beaucoup.

Christian, quand quelqu’un est dans l’alcool, rien ne le touche même s’il se fait licencier il trouve que ce n’est pas grave, alors que….

Papy, dans le bâtiment on boit beaucoup car la boisson est devenue un rituel.

Paul ne faisait pas attention à ce qui se disait, maintenant les gens qu’il connaissait bien son plutôt satisfaits de son état. Il a mis les personnes qu’il côtoyait au courant de son passage au CALME. Il n’a pas eu de réflexions.

J.J. ses amis sont heureux de le voir comme il est maintenant, il a battu son record d’abstinence sans médicaments.

Cédrick, quand il téléphone à son père, celui-ci lui parle régulièrement des gens avec qui il a bu et souvent il lui dit qu’il boit une bière sur la terrasse, et Cédrick lui répond invariablement qu’il ne trinquera pas avec lui et cela vexe son père. Son père n’est probablement pas un alcoolo-dépendant mais plutôt un buveur excessif.

Gérard, quand il voit les autres boires, il les remarque et trouve leur comportement probablement identique à celui qu’il avait et cela le met mal à l’aise.

Claude bis, a été obligé de quitter son travail, parce que les autres se moquaient de lui et surtout, par tous les moyens, de le faire boire, même à lui servir de la glace avec de l’alcool dedans. Le patron l’a rappelé mais il a décliné ce travail qui pourtant était bien payé.

Chantal nous explique également que l’humiliation est très différemment perçue en fonction de son état de compréhension.

Papy a été humilié quand en rentrant dans le service il a vu service de Gastro – enterro – alcoolo. Pour lui malgré les six litres de vin qu’il buvait par jour, il n’était pas alcoolo. C’est le terme qui l’a choqué.

Joëlle quand son père était transporté aux urgences, les infirmiers le recevaient très mal parce qu’il était alcoolisé.

Nous avons tous une ou plusieurs expériences de malades alcooliques  se présentant aux urgences et étant très mal reçu par les infirmiers, les médecins parce qu’ils ne connaissent pas l’alcoolisme et pensent qu’il suffit d’arrêter de boire pour soigner son alcoolisme.

Papy c’est quand on est sorti de l’alcool que l’on se rend compte du comportement des autres vis-à-vis de nous.

 

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 08:37

Sujet  Thèmes du jour 

"Prétexte pour fuir certaines situations"

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Compte rendu :

A.M. Tout à fait, c’est un médicament pour affronter les autres avec l’alcool, ça lui permettait d’être à l’aise et pouvoir dire ce qu’elle ressentait et ce qu’elle avait à dire. Ca la revalorisait parce qu’elle se mettait à égalité avec ses interlocuteurs.

Actuellement elle a des soucis avec son compagnon et elle se remettrait bien à l’alcool pour pouvoir lui dire ce qu’elle a envie et n’ose pas lui dire.

Christiane, mais c’est toi qui te punit.

Cédrick effectivement pour fuir certaines situations, il réalisait  qu’il ne pouvait pas dire ce qu’il avait au fond de lui.

J.J. Ca traduit un malaise beaucoup plus fort. La réaction est déjà en nous, quelque part on n’est pas en règle avec nous même. La vie est difficile, il faut être fort  et il faut éliminer l’alcool pour être mieux dans son égo.

A.M. autrement je prends du Lexomil avec deux comprimés je me sens mieux, mai en plus je prends un anti dépresseur. L’alcool lui me déstresse.

Je n’ai pas besoin de cure car quand elle a un problème seulement, elle reboit. Parce qu’elle n’est pas Zen. Il lui faut une compensation alors hier elle a acheté pour 36 euros de maquillage.

Gérard, il est certain qu’il nous faut une compensation à l’arrêt de l’alcool

A.M. En cure au Calme les patients compensaient par la cigarette. Pas le droit de relations amoureuses, car il faut être déterminée pour arrêter l’alcool.

J.J. quand on boit on fuit la réalité donc toutes les situations qui nous paraissent insurmontables.

Jacques, quand tu es en état de séduction, tu veux séduire l’autre donc tu ne veux montrer que tes bons côtés alors que la cure sert justement à aller chercher toutes les poubelles que l’on a en soi. Tu oublies ta présence en cure

Jacques, en t’alcoolisant tu affrontes le danger et tu n’as plus peur, car tu fuis tes responsabilités

J.J. quand tu es alcoolisée tu te sens fort car c’est un masque que tu te mets, tu sais que alkohol est un mot arabe qui veut dire fard, masque (c’est peut-être pour ça que tu t’es achetée pour 36 euros de maquillage.

Avec toutes les drogues c’est la même chose, mais alcool plus médicament te rends plus forte.

Gérard tu vois que même un achat peut te faire plaisir. Et inconsciemment tu le fais.

J.J. il y a aussi le phénomène physique qui peut t’être bénéfique.

Gérard, la rechute l’a aidé pour faire sa deuxième cure un an plus tard, il a encore moins besoin et envie de revenir dans son état passé. Il était fatigué moralement et le CALME a été bénéfique. Ce qu’il a trouvé bien c’est le phénomène de groupe.

 

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