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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 10:22

Sujet  Thèmes du jour  

"Comment avez vous réagit quand on vous a dit:" 

Alcool plus Jamais 5 

Compte rendu :

Abdel, quand j’ai appris que je ne pourrais plus boire, c’est comme si on m’avait scié une jambe. Mais je ne comprends toujours pas pourquoi j’ai rechuté de nombreuses fois parce qu’il fallait que je recommence à m’arrêter.

Olivier nous dit que ce n’est pas l’objectif principal, il connaît actuellement quelqu’un qui quand il se met à boire, prend trente bières, mais il le fait seulement s’il sait qu’il a le temps de récupérer, ensuite il peut attendre une semaine pour recommencer. Pour l’instant il tient mais Olivier n’est pas sûr qu’il tienne longtemps à ce rythme.

Claude est arrivé à l’hôpital en delirium tremens, les médecins n’ont dit que c’était à cause de l’alcool mais qu’ils allaient le soigner. Au bout de quinze jours, (il y avait 3 malades alcooliques dans le service), nous avons été convoqués pour une séance d’information, avec le psychiatre et deux infirmières. C’est dans cet entretien que le médecin nous a dit « ABSTINENCE TOTALE ET DEFINITIVE » en mettant les points sur les I et les traits sur les T. Nous ne pouvions y croire et avons longuement discuté là où ce n’était pas la peine. Pour moi ce fut un coup de massue sur la tête. L’abstinence avait la consistance du mur qui était en face de moi et cette abstinence avait également un couleur : le bleu clair du mur. Je ne pourrai jamais oublier ces abstractions alors que l’on parle d’abstinence.

« Puis quelques temps après le mur s’est fissuré, il y a des briques qui sont tombées, puis le trou s’est agrandi et j’ai pu passer la tête à travers le trou et un jour, sans que je m’en aperçoive j’étais passé de l’autre côté du mur et en me retournant je voyais ce mur de l’abstinence derrière moi. J’avais gagné. Mais tout cela a mis un an ou dix huit mois. »

Cédrick, les psychologues lui en ont parlé et lui ont dit qu’il ne faudra plus boire dans le futur, mais il était dans sa cure avec la ferme intention de la réussir. Mais c’est quand il est venu à l’association qu’il a pris la mesure de l’abstinence en voyant tous ceux qui avaient rechuté parce qu’ils avaient rompu leur abstinence. Il s’est alors souvenu de la biochimie du cerveau qu’il avait appris au centre de cure.

Abdel, c’est en 1997, en centre de cure, qu’il a appris qu’il ne pouvait plus boire jusqu’à la fin de ses jours.

Gérard, après la fin de sa cure au Calme, il ne croyait pas à ce qui lui avait été dit, il s’est cru plus fort et en plus, « qu’est-ce que je risque si je bois un verre. » Il a bu ce verre et il s’est alors aperçu qu’il ne pouvait plus s’arrêter et donc qu’ils avaient raison.

Olivier, après sa rechute, il s’est donné une philosophie : « je reboirai lors de mes cent ans, dans un hamac aux Seychelles ». Psychologiquement ça lui fait du bien puisqu’il a un objectif pour reboire un verre !!!

Cédrick se pose la question : « Pourquoi boit on ce premier verre ? »

Olivier pense que la rechute se prépare petit à petit sans s’en rendre compte, jusqu’au jour où la situation se présente.

J.J. a compris lors de sa première cure à 23 ans  mais il ne pouvait accepter, sans alcool tous le reste de sa vie. En cure ils lui ont répété x fois mais à cet âge c’était difficile, voire impossible. Il savait que l’abstinence totale et définitive à 23 ans était impossible. Mais maintenant, l’âge aidant, il sait que l’alcool doit disparaître de sa vie.

Patrick à sa première cure il n’a pas compris que l’abstinence était nécessaire et du coup il est passé à côté de sa cure. Ca a été bien quelques mois puis il a repris un verre puis deux puis … Il y a six ans il a fait une cure au Calme et il y a quelques mois il a rechuté, mais il pense que sa rechute est minime et qu’il va grâce à SANSAS  réussir à s’arrêter de boire.

J.J. après la cure il faut réussir sa vie, car il s’est aperçu qu’à chaque fois qu’il a rechuté, c’était quand il était mal. Il faut arriver à se mettre en règle avec soi-même et enfin redevenir  heureux sans alcool, c’est la clé de la réussite.

Claude bis a pris une claque dans la « gueule » quand on lui a dit que l’abstinence totale et définitive pour arriver à s’en sortir. A Bletran et au Mont Blanc les soignants lui ont certainement dit mais lui ne les a pas entendus. A l’hôpital psy d’Annecy il pense que personne ne lui en a parlé.

Patrick, quand il était au Calme, il est allé au bistrot comme tous les patients, et il a vu les gens au bar qui prenaient « un jaune » ou une bière à 10 h du matin mais ça ne lui pas donné envie.

Claude bis s’est trouvé un ami en cure, Jojo qui avait déjà fait une cure et avait rechuté. C’est lui qui lui a bien expliqué sa rechute. Et sur le sept ou huit de leur groupe ils sont les seuls à rester abstinents après onze ans.

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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 09:26

Sujet  Thèmes du jour  

"La codépendance"

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Compte rendu :

Catherine, il est certain que l’on a fait du mal à la famille, elle se rendait bien compte de ce fait puisqu’elle se cachait pour boire.

Abdel ne pouvait plus aller chercher son « pétrole » alors c’est sa mère, pourtant très pratiquante, qui allait lui chercher du vin à la petite épicerie du coin pour qu’il se sente moins mal.

Catherine, les sentiments du co dépendant fait qu’il reste avec sa partenaire par Amour. Mais il faut qu’il soit très amoureux pour supporter les frasques de sa femme. Lui, dit qu’elle était violente, elle ne se rappelle plus de cette violence au moins verbale.

Jean, son compagnon, avait vu un médecin qui lui avait conseillé de partir car il fallait qu’il se protège, ou bien de faire très attention à sa santé. Elle avait l’œil mauvais, nous dit il.

Christiane dit que la chance pour Claude c’est d’avoir fait un delirium tremens, parce que elle baissait les bras puisque il n’y avait aucun dialogue possible parce qu’il fuyait dès qu’elle voulait simplement parler.

Catherine avait des accès de colère, et n’avait pas du tout l’alcool festif.

Christiane, quant à elle, dit que Claude avait justement cet alcool festif quand elle l’a rencontré, même le sachant malade alcoolique, elle s’est dit qu’avec l’Amour, tout s’arrangerait. Mais elle ne connaissait pas la maladie alcoolique et s’est aperçue à ses dépends que l’alcoolisme de Claude s’amplifiait au cours des années. Le malade ne se rend pas compte qu’il est alcoolique. Il est dans un autre monde et très souvent le co dépendant va dans le sens du  malade pour qu’il n’y ait pas de disputes.

Paul avait arrêté de boire, et comme il était mal, à cause du manque, sa femme lui a proposé d’aller acheter une bouteille de whisky. Parce qu’avant de s’arrêter il s’était refugié dans son monde.

Jean, en temps que compagnon de sa femme malade alcoolique, s’était fait une vie de patience, d’esquive parce qu’il n’avait de prise sur rien du tout.

J.J. l’alcool rend invivable la compagne du malade, il lui fallait l’Esperal pour pouvoir survivre et ne pas perdre son boulot.

Christian durant sa rechute avait sa fleur de Bulgarie, finalement elle est partie mais Christian ne se voit pas avec un fil à la patte. Elle avait perdue quelqu’un de sa famille et tout le monde devenait cinglé autour de lui. Elle a fait ce qu’elle a pu, elle lui expliquait tous les dégâts qu’elle avait vus en Bulgarie. Elle a réagit en s’en allant.

A la place de co dépendance on pourrait appeler codétenu.

Arrive à la réunion Patrick que nous ne connaissions pas, qui est en rechute et ne voudrait pas sombrer plus bas. Après présentation de tous les présents, il nous raconte un peu sa vie après deux rechutes et terminons la réunion en parlant avec lui.

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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 08:56

Sujet  Thèmes du jour

"La susceptibilité chez le malade alcoolique"

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Compte rendu :

Christian nous dit que nous sommes susceptibles en fonction de notre état d’alcoolisation

Jacques pense que nous sommes conscients d’être alcoolisé et l’on n’arrive pas à s’exprimer. Ensuite parce qu’on a trop bu, on dit n’importe quoi. Nous sommes susceptibles parce que nos interlocuteurs ne nous comprennent pas.

Christian, on déforme les vérités.

Jacques répète qu’on sait qu’on est sous l’emprise de l’alcool.

Abdel, il y a des gens qui ne peuvent pas parler, alors sous l’emprise de l’alcool ils peuvent dire des vérités qui peuvent ne pas plaire.

Christiane pense qu’elle n’arrivait pas à parler avec Claude, parce que sous l’emprise de l’alcool, il se dérobait et trouvait toujours quelque chose à faire au lieu de répondre à sa question. Finalement elle a abandonné le dialogue qu’elle aurait voulu avoir.

Cédrick est susceptible mais très intériorisé mais il était un peu plus susceptible quand il avait bu, et il ne fallait pas lui dire un mot de travers.

Jean, si on n’a pas la maitrise de soi on devient agressif sur n’importe quel sujet.

Christiane se rappelle qu’à Martigues elle avait été agressée par un voisin alcoolisé mais qui venait d’être contrarié par quelqu’un d’autre, elle a pris un coup de poing dans la figure dont elle se rappelle encore.

Alain, l’alcool est désinhibiteur et permet tout, machisme et susceptibilité. C’est son expérience avec d’autres, s’il voit un verre de plastique et que son interlocuteur alcoolisé dit que c’est du verre, il n’aura jamais le dessus. N’importe quoi est scandaleux.

Jacques pense que l’on ne naît pas en étant ou pas susceptible, c’est certainement une blessure psychologique qui nous a mis dans cet état. A terme, on sera blessé toute sa vie mais on arrivera à surmonter cette susceptibilité par la réflexion à partir du moment où il n’y aura plus d’alcool.

Claude bis se sent plus susceptible maintenant qu’il n’y a plus d’alcool parce que, alcoolisé, les paroles lui passaient au dessus de la tête.

J.J. nous dit que la susceptibilité est un manque d’assurance, c’est un manque de répartie.

Claude, quand on boit on est, vis-à-vis des autres presque normaux, même avec 3 ou 4 gr d’alcoolémie. Mais si on dépasse cette zone alors on devient ivre et là on sait qu’on est trop alcoolisé et il suffit d’un regard, d’une parole pour exploser.

Christiane nous dit que l’alcoolique a toujours tord parce que la société le condamne, du fait qu’elle ne connaît pas la maladie alcoolique.

Christian, tout est prétexte pour boire et l’alcool est un très bon médicament pour faire passer la susceptibilité.

Abdel, c’est quand il avait bu qu’il devenait violent.

Jacques, à la base on trouve un médicament merveilleux qu’est l’alcool et c’est ce médicament qui exacerbe les susceptibilités. Mais la susceptibilité n’est pas forcément le vecteur de l’agressivité.

Cédrick, Si tu gardes la susceptibilité c’est que tu l’as dans la tête. Il faut dire les choses, agréables ou non, pour toujours revenir sur la situation sans réponse.

J.J. un alcoolique a du mal à dire quand quelque chose ne plait pas. Il est doux et n’ose pas faire de mal à autrui.

Claude essaie d’expliquer la violence par la constitution du cerveau. Le cerveau a trois étages : le néocortex, le paléo cortex et le cerveau reptilien. A fur et à mesure que l’alcool pénètre le cerveau celui-ci s’endort en partant du haut. D’abord le cerveau néocortex qui est le gendarme, c’est le paléo cortex qui prend la relève. Le paléo cortex est le cerveau du plaisir, quand le chat n’est pas là les souris dansent, la parole s’élève, les bêtises fusent, il peut aller plus loin, viol, rapports non protégés. Puis le paléo cortex s’endort, c’est le cerveau reptilien qui prend les commandes.

Le cerveau reptilien est le siège des instincts et des pulsions. C’était notre cerveau primitif quand nous sommes sortis de l’eau, il fallait être sur ses gardes, savoir se sauver ou savoir se battre pour manger. Ce cerveau a gardé son système primitif donc quand c’est lui qui commande, un regard de travers, une parole mal comprise et c’est l’attaque. La susceptibilité est alors à fleur de peau et peut amener à la violence à tout moment.

Alain pense que notre culture judéo chrétienne peut être le départ de notre impulsivité et notre susceptibilité car depuis plus de deux mille ans on nous répète : fais pas ci, ce n’est pas bien, fais pas ça, ce n’est pas bien. Et cela s’est incrusté profondément dans notre cerveau.

Christian en fin de compte se demande comment dire à un malade alcoolique qu’il est alcoolique. Cela a déjà été traité dans un de nos sujets mais pourquoi ne pas y revenir.

 

 

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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 09:58

Sujet  Thèmes du jour

"Alcoolisme, provocation? Manipulation?"

 

Compte rendu :

Chantal nous parlons de la relation à l’autre (explication de Chantal qui avait proposé ce thème lors du CA).

J.J. l’alcoolique peut utiliser son alcoolisme et lui servir comme un argument de chantage.

Claude ter On met tout sur l’alcoolisme, en sortant de cure l’état relationnel se détériore parce qu’il y a un lien qui a été rompu.

Paulo a tout quitté (l’alsace) il est venu à Nice pour se soigner parce qu’il avait déjà fait une cure à Gaillac et avait rechuté.

Papy lui dit qu’il se cache derrière son alcoolisme.

J.J. on peut utiliser l’alcool pour se préparer au changement, on peut alors changer de vie, de lieu, de femme.

Cédrick pense qu’on est manipulé par l’autre et en arrêtant l’alcool le conjoint ne peut plus manipuler.

Claude à connu un douanier de Vitrolles qui a fait une cure en même temps que lui et qui disait que son épouse mettait du somnifère dans sa bouteille pour aller faire la fête elle-même quand il était ivre et dormait. Il s’en est aperçu en voyant des traces blanches au fond de sa bouteille, il a alors fait semblant de boire. Sa femme est sortie et lui, l’a suivi pour voir qu’elle allait en boite. Du coup, il a fait une cure à l’hôpital psy de Martigues et en sortant, il a demandé le divorce, il était vraiment manipulé par son épouse.

Claude ter on ne peut rien demander à celui qui boit, c’est peut-être un appel au secours, il a besoin d’une reconnaissance. Il y a souvent des conjoints qui utilisent l’alcoolisme de l’autre pour le manipuler.

Papy au fur et à mesure de son alcoolisation, sa femme couchait leurs enfants de plus en plus tôt pour qu’ils ne voient pas leur père en état d’ébriété.

Abdel l’alcool est fait pour boire et non pour regarder !!!!! Parole d’Abdel.

Olivier pense que l’alcoolisme provient d’une souffrance précoce, une adolescence difficile et ensuite une difficulté à l’âge d’adulte.

Cédrick nous dit que tout le monde passe par la même étape et pourtant tous  ne tombent pas alcooliques.

Christian nous dit que la facette de l’alcoolique est  multiple. Il se croit plus fort qu’il n’est, il est le maître du monde.

Cédrick pense que l’alcoolique entend provoquer la culpabilité de l’autre : « c’est à cause de toi que je bois », il se sent de plus en plus fort, il oublie son hypersensibilité (voir sujet de mercredi prochain), On se fait remarquer que quand on a bu.

Laurence avait l’alcool violent, elle ne sait pas si elle provoquait parce que sa fille restait à côté d’elle, sa fille voulait la protéger et elle voulait boire. Mais elle ne se rappelait pas le lendemain ce qu’elle avait fait la veille. Ses enfants lui rappelaient qu’elle les avait frappés la veille. Elle ne buvait que le soir car elle était chauffeur de bus scolaire.

Paul prenait sa bouteille et menaçait sa femme de la boire si elle l’embêtait. Mais il la buvait quand même.

Alain pense que l’alcoolisme est de la provocation et de la manipulation parce que l’alcoolique a conscience de ses limites et il joue avec l’autre au chat et à la souris. Son beau frère le manipulait régulièrement mais il se faisait piéger à tous les coups. Son beau frère s’en gargarisait et Alain trouve que c’était plus que de la provocation mais de la perversion.

Papy buvait en cachette de sa compagne.

Laurence quand sa mère lui disait d’arrêter de boire, elle redoublait sa consommation pour la contrarier et lui dire « puisque tu me dis de ne pas boire et bien moi je fais ce que je veux, je bois ».

Cédrick a eu une réflexion d’un de ces copains qui lui disait que son père buvait plus que lui, sa réaction a été de se bourrer à fond, sans explication.

Abdel sa femme l’a encouragé à arrêter de boire, elle l’a menacé d’aller voir ses parents, lui ne l’a pas cru, elle l’a fait et lui a été obligé de divorcer.

 

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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 09:21

Sujet  Thèmes du jour
"Alcool au domicile"

 

Compte rendu :

Paul pense que d’avoir de l’alcool est la maison, c’est la tentation et surtout un passe-colère.

Abdel pour lui, ne pas avoir d’alcool chez lui, c’est la tranquillité.

Cédrick au début, juste près la cure, il n’avait pas d’alcool chez lui, maintenant ça ne le dérange plus du tout. Cédrick en a parlé avec sa psychologue, qui lui a répondu que le fait de se remettre à son compte risque de le stresser. Mais lui pour se déstresser il utilise le Chi Kong. Si ça ne va pas il pense qu’il ne retournerait plus à la bouteille parce que sur les bouteilles d’alcool il voit une tête de mort.

C’est quand il s’est retrouvé seul, en ayant plus de travail qu’il est retourné voir sa Psy qu’il continue à voir tous les quinze jours ou trois semaines.

Abdel ne veut pas avoir d’alcool chez lui parce qu’il sait qu’à la moindre contrariété, il boirait. Alors maintenant, il y a de la limonade, du Coca Cola et de l’Orangina.

Paul bis n’a pas d’alcool chez lui pour éviter la tentation, pourtant au bas de son immeuble il y a Intermarché où il pourrait s’approvisionner comme il le veut même sans que sa femme le voie.

Pour Claude quand il est sorti de cure, il a préféré que l’alcool soit le plus loin de lui, afin de ne pas être tenté et que, si il y avait un flash alcool, il faudrait s’habiller, sortir, aller jusqu’à l’épicerie et il pensait que durant ce temps le flash alcool disparaîtrait. Le responsable de l’association, qui présidait à l’époque, lui disait toujours, « tu dois aller vers la guérison, mais elle n’est pas encore là, alors, à chaque décision que tu prendras, poses toi la question : va-t-elle dans le sens de ta guérison ? Si c’est oui, prends ce chemin, si c’est non reprends ta route que tu suivais ». La question de l’alcool à la maison s’est posée dès son retour, en accord avec sa femme, ils ont décidé que ce ne serait pas bien. Du coup sa femme est devenue abstinente.

Paul s’est aperçu que sa femme avait gardé une bouteille chez lui, mais il aurait été embêté que sa femme le lui cache.

Christiane parle et nous lit un passage du livre de Delerme « la première gorgée de bière » et qui dit « la première est bonne….mais la dernière est difficile ».

J.J. maudit l’alcool, c’est idiot d’en avoir chez soi car nous avons la tentation de la bière, dit-il, il faut garder l’alcool loin de soi.

Il est allé dans un bar à vin où il s’est trouvé mal parce que cela lui rappelait  son passé.

Christiane pense que quand, la compagne ou le compagnon, ne change pas sa façon de faire, elle peut amener ce conjoint à reboire puisque lui a fait un gros effort mais qu’il n’y a pas de retour.

J.J. avait une femme qu’il aimait mais elle aimait bien la vie, manger, boire, elle avait la culture du vin. Il y avait souvent des réceptions. Il ne pouvait pas la faire changer. Il y a beaucoup  de conjoints qui ne veulent pas changer prétextant que c’est l’autre qui est malade.

Christian nous dit, à juste titre et par son expérience récente que la rechute vient vite, une histoire de goût et un déclencheur et c’est parti. Nous sommes tellement sensibles, que la rechute devient très vite éclatante.

J.J. fait attention aux micros doses malgré ses paroles de la semaine dernière.

Cédrick avoir de l’alcool chez soi peut être dangereux.

Paul avait pris au restaurent une escalope de veau et très vite il s’est aperçu qu’il y avait de l’alcool dedans, alors il a renvoyé son plat à la cuisine.

Alain n’a pas d’alcool à la maison mais il ne faudrait pas que traine une boite de « mon chéri au cognac ». Il se demande s’il prenait régulièrement de ces chocolats, il pourrait peut-être en devenir dépendant.

Claude bis a du rosé, du whisky, et des mignonettes chez lui. Mais Joëlle ne se rappelait plus avoir cet alcool chez elle, et maintenant elle se fait du souci, mais pour Claude bis ces bouteilles sont du poison et comme Cédrick, il y a une tête de mort sur chacune de ces bouteilles. « Ils ne risques pas d’y toucher »

Cédrick pense que la population est plus gênée par l’odeur du tabac que par l’odeur de l’alcool.

Abdel, quand il rencontre quelqu’un alcoolisé il est gêné par l’odeur qu’il dégage, alors il s’en va.

J.J. quand il va danser, il n’y a jamais d’alcool ni de cigarette, même lors des soirées. La danse étant considérée comme un sport.

Les dégâts faits par l’alcool sont bien plus grave que ceux engendrés par le tabac. Il pense que d’ici une dizaine d’année, l’alcool sera banni dans tous les lieux publics comme le tabac.

Christiane pense qu’il y a d’autres dangers avec les drogues illicites qu’avec l’alcool qui lui est licite. L’alcool peut se trouver partout tandis que la drogue illicite coûte chère. (a suivre)

 

 

 

 

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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 08:11

Sujet  Thèmes du jour
"Alcool & nutrition"
 

Compte rendu :
Claude, nous essayerons dans la mesure du possible de ne pas plonger vers les microdoses.

J.J. l’alcool en apéritif est un « coupe faim. »

Paulo le trou normand c’est la même chose mais c’est une croyance populaire.

Paulo avant de rentrer à Gaillac avait perdu quelques dizaines de kilos et ne pesait plus que 60 kgs

De même Gérard, qui pourtant aimait bien faire la cuisine, mais ce n’était pas suffisant pour en manger. Il avait maigri et il a pris cinq kilos en cure. Maintenant il se trouve avec du Bide.

Jacques nous dit qu’au Calme, la nourriture est bonne et que le soir il y a toujours de la soupe pour revitaminer et remplir les estomacs de tout le monde.  En général personne ne se plaint de la nourriture faite sur place par des cuisinières expertes.

J.J. demande si l’alcool détruit le goût ?

La réponse est plutôt difficile parce que le poids des traditions est toujours présent dans les esprits.

On ne peut manger des huitres sans vin blanc, un gewurztraminer. Mais J.J. qui est breton de Brest nous dit qu’il a toujours, depuis son plus jeune âge, mangé les coquillages avec de l’eau même au moment de son alcoolisation.

Pour un autre le fromage  ne peut se déguster qu’avec un verre de vin rouge, mais tout le monde admet que le goût en est altéré (fromage et vin).

Au Calme, avant de partir, les ex malades partent avec un petit lot de recette : choucroute par exemple où on peut mettre un peu de vinaigre afin d’aciduler le goût.

Christian, cuisinier de métier, nous dit qu’il ne peut pas faire de civet de lapin sans mettre du vin, comment faire une bonne daube sans alcool. Pour la majorité la réponse est qu’il faut le faire pour les autres mais pas pour soi-même.

Cédrick nous dit qu’à DUBAI, les cuisiniers français sont très appréciés, mais ils viennent d’être sanctionnés par les instances religieuses parce qu’ils faisaient de la cuisine en y incorporant de l’alcool.

Jacques qui est sorti du Calme il y a six mois après une deuxième cure se sent puni de ne plus pouvoir boire.

Olivier, quand il buvait, mangeait beaucoup de daube, d’huitres, de moules, de fromage et chaque fois qu’il consomme un de ces plats, il pense à l’alcool qui allait avec et trouve que ces mets sont des plats à risque pour lui.

Quand Jacques était au Calme, une de ses compagnes d’infortune, se mettait des gouttes dans les yeux et se rinçait les yeux avec une solution. Elle n’était jamais bien jusqu’au jour où le médecin s’est aperçu qu’il y avait de l’Alcool dans la solution pour se rincer les yeux. Ils ont arrêté le traitement et à partir de ce moment, elle s’est sentie mieux.

Plusieurs nous parlent des solutions hydroalcooliques qu’ils utilisaient sans savoir qu’il y avait de l’éthanol dans ce stérilisant manuel. Depuis que la pandémie de la grippe A(H1N1), les solutions hydroalcooliques ont disparu un peu partout.

Olivier pense, et d’accord avec tous, si on prend des microdoses ce n’est pas dangereux si c’est involontaire et non répété. Il n’a pas l’expérience mais pense qu’il n’y a pas de risque.

Claude dit que en faisant ses interventions dans les centres de cure dit qu’il faut faire attention aux microdoses, mais si par hasard vous prenez un chocolat avec de l’alcool dedans, ne le recrachez pas sur le tapis, mais si au deuxième passage de la boite de bonbon vous re choisissez le bonbon avec l’alcool, alors il y a danger grave.

J.J. il faut être vigilent toute sa vie mais il nous est tous arrivé de prendre une micro dose sans s’en apercevoir et vous n’avez pas rechuté pour autant.

Claude bis se rappelle de la piqure que son médecin lui a faite suite à une bronchite, l’après midi il a ressenti des suées, des tremblements comme s’il avait bu. Il avait gardé la boite contenant la piqure et a constaté qu’il y avait 80% d’alcool. Il a téléphoné au médecin qui lui a dit de surtout ne pas sortir et qu’il venait dès la fin de sa consultation, il lui a changé le produit et pourtant il savait qu’il venait de sortir de cure.

Cédrick nous dit que quand il va chez le médecin il lui rappelle de ne pas lui prescrire de produit avec de l’alcool, quand il va à la pharmacie il repose la question et après lui épluche la composition du médicament pour être parfaitement serein.

Gérard, maintenant qu’il a arrêté de boire, aime et mange beaucoup de pâtisserie, c’est une compensation parce qu’avant d’arrêter il n’aimait pas le sucré, mais un tout petit tour de table nous nous apercevons que plusieurs aiment les sucreries, d’autres le café. Christiane est souvent obligée de faire deux cafetières de 12 tasses pour une seule réunion.

Mais Gérard nous dit qu’il n’est pas dépendant au point de faire le tour de ville pour trouver un éclair au chocolat alors que pour une bouteille d’alcool il l’aurait fait.

Paulo prend du coca cola maintenant, mais il a le même comportement que quand il buvait de l’alcool sauf les effets secondaires dus à la consommation d’alcool.

Cédrick a de temps en temps encore des crises d’envie, des pulsions, mais il a repris une psychothérapie avec le CCAA tous les quinze jours, il se rassure.

Alain nous dit que c’est le cerveau qui s’est habitué au sucre contenu dans l’alcool alors même sans alcool il en demande pour se ré équilibrer.

Olivier, suite à nos discussions sur les microdoses, pense qu’en sortant de cure, l’ennui, la solitude est beaucoup plus néfaste que les microdoses.

Jacques se rappelle qu’ils mangeaient tous comme des goinfres quand ils étaient au CALME, c’est probablement qu’il n’y avait plus d’alcool.

 

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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 09:18

Sujet  Thèmes du jour
"Différence entre avant et après une cure"
 


Compte rendu :
Paul bis ne se rappelle pas comment il était avant la cure d’où son impossibilité de faire une comparaison

Gérard inconsciemment il a oublié son comportement avant la cure mais ce qu’il sait c’est que maintenant il est devenu râleur.

Abdel ne se rappelle pas trop ce qu’il faisait avant mais il a quand même un souvenir très précis que, quand en étant ivre sur la voie publique, il s’est fait arrêter, il a un peu rué dans les brancards et s’est retrouvé au poste en salle de dégrisement, il croit se souvenir des coups qu’il a reçu au poste, mais ne se rappelle pas si lui en a donné.

Christian qui est sorti de sa rechute il y a un mois se dit que la vie n’est pas très belle à jeun, mais elle est encore pire sous emprise alcoolique qui lui a fait perdre beaucoup d’argent.

J.J. était très lucide sur son état, chaque fois qu’il se mettait à boire sans avoir recours à l’Espéral, il changeait de vie. Maintenant depuis plus de cinq ans où il est abstinent, il a la fierté en plus.

Christian, a travaillé dans les bateaux où il avait une démarche chancelante, quand il a rechuté il avait encore une démarche chancelante due à l’alcool, il se demande comment il a fait pour ne pas casser des piles d’assiettes, il a eu peur de perdre son travail, alors qu’il avait bien remonté la pente après sa cure il y a cinq ans. Mais sa rechute lui a fait tout perdre sauf son appartement.

Paul, moralement et physiquement c’est autre chose, il se sent nettement mieux.

Christian a pris sa décision d’arrêter tout seul, il se revoyait déjà SDF. La difficulté a été de prendre la bonne décision. Son patron est heureux de le voir maintenant dans cet état.

Paul est moins énervé et tous les gens autour de lui sont heureux.

Paul bis, moi je suis heureux mais la famille aussi.

Madeleine que l’on revoit nous dit qu’elle rêve encore de l’alcool. Les sorties au restaurant sont un calvaire pour elle parce que les bouteilles défilent devant elle sans qu’elle veuille y toucher. Il lui faut deux comprimés de Lexomil par jour + un autre calmant prescrit par son médecin. La seule différence qu’elle voie, c’est le physique. Mais François n’a pas changé, elle aura gagné, le jour ou elle n’aura plus envie en voyant une bouteille.

J.J. tu sais Madeleine, c’est le mal être qui te gâche la vie. Elle nous répond qu’elle a gâché toute sa jeunesse ou qu’on lui a gâché.

J.J. n’a plus besoin d’alcool, parce qu’il a réussi à conjurer son mal-être.

Madeleine se lève de temps en temps avec une pêche qu’elle ne peut expliquer, et d’autres matins, sans raison elle se lève avec envie de ne rien faire.

Paul bis, prenait des antis dépresseurs  et quand il a voulu s’en débarrasser parce qu’il en avait mare, il en a parlé avec son psychiatre qui lui a fait diminuer petit à petit avant la suppression complète.

Madeleine, quand elle se regarde dans la glace elle ne trouve pas son image rassurante, elle la plaint. Nous lui répétons qu’il faudra bien un jour que le reflet de son miroir lui soit agréable, qu’elle aime celle qui est en face. Là elle pourra dire qu’elle est guérie.

Paul a préféré arrêter l’alcool plutôt que de prendre l’Espéral.

Abdel avait des copains qui prenaient l’Espéral en 1997, mais lui est allé au Calme et on lui a fait les piqures chauffantes (sulfate de magnésium).

Gérard dit qu’on a tendance à oublier qu’on était dans un état lamentable, On a oublié toutes les énergies que l’on mettait en route pour planquer nos bouteilles. Il lui arrivait parfois d’avoir des trous de mémoire pour savoir où il avait planqué sa bouteille.

Paul n’a jamais eu de tremblement.

Abdel en se levant n’arrivait plus à marcher mais après deux ou trois canettes de bière, c’était reparti et il pouvait faire ce qu’il voulait.

Jacques, quand tu bois t’es superman pendant quelques instants.

J.J. faisait des rêves positifs mais le lendemain il se sentait mal parce qu’il avait fait des promesses qu’il savait ne pas pouvoir tenir.

Gérard aimait le champagne et est obligé de faire des efforts pour se souvenir de ce qu’il attendrait s’il n’en buvait rien qu’une coupe.

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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 20:22

Sujet  Thèmes du jour
"LE VERRE D'ALCOOL: DU PLAISIR A LA SOUFFRANCE"

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Compte rendu :
Pépi nous dit d’emblée que l’alcool est toujours un plaisir

Cédrick a eu du plaisir à boire, mais cela n’a pas été long car devenu dépendant, il souffrait à cause de l’alcool. Il lui manquait l’état euphorique qu’il trouvait avant mais la dépendance à tout fichu par terre.

Christiane a remarqué que l’alcool, pour monsieur tout le monde, était un calmant, donc procurait du plaisir.

Cédrick lui répond qu’il y a anesthésie du cerveau et la déshinibition qui lui procurait du plaisir.

Abdel buvait principalement pour atténuer sa souffrance intérieure.

Christian fait remarquer que tous les alcooliques ne sont pas identiques

           

 Interruption par l’arrivée d’un nouveau venu à qui nous présentons tout le groupe, il  se présente aussi, il sort du Calme après une rechute et viendra peut-être la semaine prochaine.

 

Christian (suite), il y a du plaisir au début mais une fois dedans, cela devient catastrophique et en cas de rechute c’est encore pire. Il n’arrive pas à comprendre sa rechute mais une fois reparti, c’est pire qu’avant et il constate tous les dégâts que sa rechute lui a infligés.

J.J. si tu t’es mis à reboire, peut-être et probablement que tu n’étais pas trop bien.

Christian, tout au début de la rechute j’y ai trouvé du plaisir, derrière cela il y a probablement une souffrance qu’il traine depuis des lustres. Mais quand il est obligé de se lever deux fois dans la nuit parce qu’il tremble et qu’il transpire ce n’est plus du plaisir possible.

J.J. se sent toujours un peu fragile et il se met très loin des verres de peur que par mégarde inconsciente il ne prenne le verre et le boive.

Abdel a rechuté de nombreuses fois, et pourtant il avait l’impression d’être toujours bien. Mais la vue, en été, quand il fait soif, et qu’il voyait un verre de bière avec son panache de mousse, il ne pouvait pas résister. Maintenant il espère avoir bien compris son processus de rechute et souhaite de rester abstinent.

Christian pense que, après cette souffrance et l’état dans lequel il s’est mis et ses dépenses inconsidérées, il ne récidivera pas.

Gérard pense que sa rechute était probablement due à de la faiblesse et de la fatigue.

Catherine, comme les hommes, a bu pendant des années que pour le plaisir et un jour ça a commencé à déraper et, très vite, elle s’est trouvée dans l’obligation de boire sans que ses enfants le sache ni son compagnon. A partir de là elle a beaucoup souffert.

J.J. quand il a rechuté à 28 ans, mon Dieu que les trente premiers verres étaient bons. Après avec l’espéral qu’il a utilisé de nombreuses années, la semaine il ne buvait pas parce que le comprimé le lui interdisait, mais en fin de semaine après avoir arrêté le comprimé, que l’alcool était un bien fait, un bien être, c’était le pied. !!

Pépi tant qu’il n’a pas été dépendant ça a été toujours un plaisir mais la souffrance est venue avec la dépendance.

J.J. pense que s’il est encore là c’est grâce à l’Espéral. Après une abstinence de 5 ans suite à une cure à 23 ans qui lui a été bénéfique et une rechute 5 ans plus tard. Là, en connaissant l’espéral il pouvait gérer son alcoolisation. Il a vécu pendant 20 ans avec l’espéral (il doit lui rester des tubes chez lui). Il y a eu par contre des périodes de quelques mois où il ne prenait plus l’espéral et ça se terminait en catastrophe. Alors tantôt cure, tantôt reprise de l’espéral.

Claude bis a pris du plaisir à boire, même parfois avec excès, quand il était en Normandie, mais dès qu’il est arrivé, rapatrié par sa Mère, à Annecy, il n’y avait plus de plaisir parce que c’était la défonce à tout prix.

Quand il est arrivé à la Turbie, il avait à disposition du vin tant qu’il voulait (la cave étant ouverte), il n’y a pas eu beaucoup de plaisir car le vin n’était plus suffisant, il lui fallait un alcool fort pour arriver à s’étourdir complètement, là il n’y avait plus de plaisir jusqu’au jour où, la polynévrite aidant, il ne pouvait plus aller s’approvisionner et là, la délivrance avec une cure à St Christophe.

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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 09:02

Sujet  Thèmes du jour

 "RELATION MEDECIN MALADE"

 

Compte rendu :
Christiane débute le débat en faisant remarquer que le malade Alcoolique est difficile à soigner

Christian le médecin se sent désarmé, au moment où il approche le sujet il y a la fuite du malade.

Laurence a vu un médecin et lui a déclaré qu’elle était alcoolique, il lui a alors donné divers adresses pour se soigner.

J.J. AU Garavan son médecin lui parlait bien d’alcoolisme, son Père aussi a permis qu’il prenne conscience qu’il était dépendant. Tandis que pour les médecins, c’est un état et il n’y a rien à faire.

Claude pense que les médecins ont peur de parler d’alcool à leur patient. Son médecin généraliste ne lui a jamais parlé d’alcool mais un jour, à cause de ses  nombreuses crises de foie, il l’a envoyé voir un gastro entérologue, alcoologue. Celui-ci a prescrit  une biopsie de foie. A la fin de l’examen l’alcoologue a remis une lettre à Claude afin de la donner au médecin généraliste. Claude a ouvert cette enveloppe où il était écrit « foie pré cirrhotique », il en à déduit qu’il n’avait pas de cirrhose donc qu’il pouvait continuer à boire. Le médecin généraliste n’a pas fait de commentaire sinon un vague souhait de restriction de la bière. Il avait peur de la réaction de Claude, et peut-être perdre un client qui serait allé chez un confrère.

Mais Claude se souvient également du médecin du travail, avec obligation d’aller le voir tous les ans, qui le faisait mettre sur une jambe, le bras tendu en avant et lui faisait tirer la langue, et le renvoyait à son travail. Cela a duré 7 ans, jusqu’au moment où il s’est soigné, et au retour de la cure il lui a dit qu’il avait fait une cure de désintoxication alcoolique.

Six mois plus tard, convocation chez le médecin du travail, rituel sur une jambe, bras en avant. Claude alors lui a dit qu’il n’avait pas repris d’alcool, le médecin l’a fait asseoir et lui à dit : « en 1973 vous disiez que vous ne buviez que deux verres par jour, moi j’ai inscrit dans la marge : éthylique. En 1974 vous ne buviez qu’un quart de vin à table et moi j’ai marqué dans la marge : éthylique et cela jusqu’en 1980 ». Claude lui a répondu que ce n’était pas maintenant qu’il fallait lui dire, mais depuis 1973. On ne peut  pas dire que le médecin risquait de perdre un client puisqu’il était salarié par la boite.

Christian voyait un psychiatre qui ne lui parlait pas d’alcool mais il pense que c’était pour qu’il se prenne en main.

Gérard a vu plein de médecin, aucun ne lui a dit qu’il était malade.

Cédrick lui pense qu’il buvait pour se détruire

Gérard, Claude J.J. et Laurence buvaient pour vivre

Pépi et Kakou ainsi que Laurence en ont parlé au médecin.

Abdel quand il travaillait dans le Var n’en a parlé à personne mais quand il est revenu à Nice, il ne pouvait plus cacher son état tellement il tremblait, il a bien été obligé de dire au médecin qu’il avait des problèmes d’alcool.

Cédrick et Jacques ont appris qu’ils étaient malades quand ils sont arrivés au « CALME »

Laurence rêve parfois qu’elle rechute. Mais elle ne fait pas attention aux microdoses. D’où un petit débat sur les microdoses.

Alain n’a jamais bu d’alcool mais personne ne lui fait la remarque. Et J.J. de répondre que ce sont nous qui nous traumatisons en ayant peur du qu’en dira-t-on.

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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 13:19

Sujet  Thèmes du jour
"Alcoolisme et traumatisme d'un deuil"
 

Compte rendu :
Christian a arrêté sa consommation d’alcool depuis 6 jours et il nous dit qu’il n’en pouvait plus d’être dans cet état à longueur de journée. Il perdait la tête et quand son patron a voulu qu’il signe un papier il ne se rappelait même plus de sa signature.

Il est félicité par les vingt personnes présentes à cette réunion.

Débat sur la sensibilité et l’émotivité.

Alain préférerait que l’on parle plutôt de l’émotivité.

Kakou nous dit que c’est notre fragilité et que dans le deuil c’est cette fragilité qui nous fait agir.

Laurence a eu deux décès successifs depuis le début du moi, un frère de 61 ans décédé d’une crise cardiaque et elle espérait sa réconciliation lors de l’enterrement d’un oncle décédé juste avant lui. Elle a été foudroyée par la mort de ce frère. Elle pense qu’elle  ne prendra pas d’alcool de manière consciente mais a peur de prendre un verre sans s’en rendre compte. Surtout avec les soucis que lui procure son fils.

Olivier, pense qu’elle n’arrive pas à contrôler sa fragilité

J.J. il y a énormément de personnes qui ont des problèmes et qui ne se mettent pas à recommencer, pour l’instant lui se sent serein, mais …..

Kakou En France les médecins traitent les symptômes, car la France est dans les plus grands consommateurs d’alcool.

Laurence a tendance à prendre un psychotrope quand elle ne se sent pas bien, elle va mieux au moins avec cette béquille.

J.J. pense que la réunion est la meilleure solution pour se sentir mieux et sans alcool et sans psychotropes. Mais, il y a un mois ou deux il avait des soucis et pendant quelques temps il a demandé des psychotropes à son médecin, qu’il a  arrêté dès que possible.

Jacques était également à un enterrement la semaine dernière, mais ça ne lui a pas posé de problème parce qu’il s’était éloigné de sa tante depuis des années. Dans le nord il est d’usage d’aller au bistrot à la fin des obsèques et de recevoir les amis du défunt chez les parents. C’est paraît-il une coutume qui fait que l’alcool fait passer les souffrances.

Laurence a assisté à l’enterrement de son frère par un froid énorme et dans la neige parisienne. Son frère s’était fait une situation tout seul c’était un self made man. Le hasard a voulu que sa tombe soit à deux mètres de la tombe de sa mère. Elle se pose des questions sur ce hasard, en se demandant s’il n’y avait pas une vie après la mort.

Elle nous dit que l’alcoolisme est considéré comme une maladie professionnelle chez les croque-morts

La conversation dévie et passe au deuil de l’alcool.

Gérard, c’est très difficile de faire le deuil de l’alcool, car il faut franchir le cap de la décision.

Christian, depuis six mois où il était plongé dans l’alcool « grave » comme il dit, pense qu’il était nécessaire qu’il s’arrête, il ne pouvait faire autrement parce qu’il sombrait vers la folie.

Gérard a eu plusieurs deuils dans sa famille. Sa femme d’abord, qui est morte d’une hépatite C, accompagné d’alcoolisation. Il s’est alcoolisé fortement après son décès mais au bout d’un mois il a décidé d’arrêter l’alcool (peut-être à cause de ses enfants qui lui faisaient des reproches). Puis quelques mois plus tard il a repris. Il a eu d’autres décès dans sa famille. Il a pensé qu’ils avaient arrêtés de souffrir, il a été beaucoup moins chagriné que par le décès de son épouse. C’est maintenant qu’il s’aperçoit que l’alcool le détruisait.

Pour le moment il se dit qu’il ne replongera pas.

Laurence pense que ce ne serait pas la même chose si elle perdait un enfant.

Christiane pense que pour tous c’est une victoire d’avoir arrêté l’alcool, il faut donc vivre et ne plus boire. Pourquoi rechuter ? C’est une renaissance d’avoir arrêté l’alcool.

J.J. a perdu beaucoup de temps et pourtant la vie est belle. Il faut faire un choix suite à un deuil. Il se dit qu’il y a toujours un après.

Kakou a peur de l’alcool, il n’est sorti de l’alcool que depuis six mois.

J.J. a eu des peines de cœur et à chaque fois il s’est réfugié dans l’alcool, il a noyé son chagrin.

Alain : la mort n’est rien puisqu’a partir où l’on nait, cela se terminera par la mort. C’est grâce à sa spiritualité qu’il a pu affronter les décès de ses proches. Pourquoi, se demande-t-il, les gens vont vers les sectes ? Parce qu’ils retrouvent à travers un gourou une certaine spiritualité. Il a trouvé sa force dans le spirituel mais aujourd’hui encore il est en train de le rechercher et de l’approfondir.

Kakou, il y a des peines qui peuvent faire très mal.

Claude ter nous dit que son père s’est mis à boire avec excès après le décès d’un proche.

Olivier, quand on boit, c’est qu’on défie la mort, mais c’est quand on arrête que l’on commence à penser à la mort.

Gérard, l’alcool anesthésie le physique et le mental, donc il met la mort sous le tapis.

Depuis qu’il est grand père, il pense qu’il ne rechutera pas.

 

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