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30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 13:29
Sujet  Thèmes du jour :
"La dépression avant, pendant et après la cure ou les soins"

 Compte rendu :
Le semaine dernière, nous avons surtout évoqué les moments de plaisirs que l'on a eu avec l'alcool. Même si ces moments dans l'alcoolisation sont courts ce sont ceux qui nous restent, il faudrait aussi parler de tous ces moments d'angoisses, ces moments de détresses et ce qui pourrait nous apparaître comme de la dépression. Terme peut-être trop fort mais pas loin de la vérité (ce n'est probablement pas de la dépression puisqu'après 4 jours de sevrage ces signes de mal-être disparaissent.
Les pires des souvenirs sont les états de manque, nous confirme Olivier.
Claude rappelle les angoisses qu'il avait quand à 4 h du matin il allait chercher son pack de bière dans le buisson derrière le stade qu'il lui fallait pour aller au travail. Pourquoi cacher ? par peur que Christiane lui jette en prenant la voiture. Il dit que pendant 10 ans il n'a pas vécu, avant il avait l'alcool gai mais ça n'a pas duré.
Cédrick se souvient d'un commandant de gendarmeries, de ses connaissances, qui lui a dit après s'être fait soigner, il pouvait bien prendre une coupe de champagne puisqu'il était guéri. Cela prouve que même dans des corps constitués, ils ne connaissent pas les effets de l'alcool.
Cedrick dit encore que l'on se rappelle que les bons moments que l'on a passé avec l'alcool avant d'être dépendant, après nous occultons les mauvais moments.
Catherine nous dit alors qu'elle n'a jamais eu de bons moments car dès qu'elle a commencé à s'alcooliser, c'était en cachette, elle n'a donc jamais connu l'euphorie de l'alcoolisation dite conviviale.
Les mauvais moments, après coup, ce sont les moments où l'on fait souffrir les autres. On replonge dans l'alcool parce que justement on oublie qu'il y a de mauvais moments et que seul les moments de plaisirs restent dans la mémoire.
Puis la discussion dévie et comme nous l'avons déjà dit nous ne sommes pas directifs et si les personnes ont envie de parler d'autres choses, la parole est LIBRE.
Il est rare que les personnes parlent de leur passage en cure alors nous laissons filer vers ce nouveau débat.
R.G. revient nous voir après 9 mois d'absence et nous explique qu'entre temps il a fait une cure au CALME, un séjour à Saint Luc et un autre à Saint François. Mais après la rechute c'est la descente aux enfers et il cherche une solution que nous sommes dans l'incapacité de lui donner. Depuis trois mois, il a passé quelques nuits en cellule de dégrisement car ramassé ivre dans la rue, il s'est fait frapper parce qu'il ne voulait pas céder sa bouteille de bière à un SDF, il n'a plus de permis de conduire, son travail ne lui convient pas et ses collègues ne sont pas agréables avec lui.
Il n'est pas revenu nous voir depuis le mois de juin 2007 parce que il n'arrivait plus à prendre les transports en commun, c'était la panique.
Depuis il a fait un séjour à St Luc et à Saint François, mais il s'occupait trop des autres, lui se sentant bien, il pouvait aider à soigner les autres surtout qu'il a une formation de psychologue corporel.
A partir de là la discussion s'installe sur notre capacité à pouvoir se soigner pour soi.
Christine nous dit bien que durant sa cure, elle n'a cessé de vouloir aider les autres, en bulle c'est elle qui posait les questions mais elle oubliait de parler d'elle, elle a été remis à sa place par le psychologue mais elle a mal interprété ce qu'il voulait lui dire mais, comme elle dit, je n'ai pas voulu entendre une vérité.
Quand on regarde le problème des autres on ne s'occupe plus de soi et on masque son problème douloureux. Maintenant qu'elle a compris elle se soigne pour elle même à Gioffredo.
Elle se rappelle et RG également de la détresse des autres et cela les effrayait, Olivier a constaté que souvent les personnes passent de l'état de patient à l'état de soignant et c'est très dur de remettre les choses en place, car il y a transfert.
Claude T, Il faut savoir être égoïste. De tout temps il s'est occupé des autres et il s'est mis à boire quand les enfants ont quitté la maison
Cédrick nous dit et c'est repris par tous : penser aux autres fait oublier de penser à soi.
En cure Claude T s'est occupé de lui et après cure il n'a pensé qu'à lui, il a appris à dire non là où il était toujours présent pour dire oui. Mais il nous rappelle quand même qu'il a eu des problèmes avec son groupe durant sa cure. Les autres lui auraient reproché d'être trop à l'aise.
Au Calme, les psy nous aident à trouver une réponse à nos problèmes, mais ils attendent que cela parte de chacun. En bulle nous voudrions avoir une réponse, la réponse tu ne l'as pas mais ce sont les participants qui te l'apportent car ils ont vécu des situations identiques.
RG revient sur son passage au Calme, il a eu l'impression de faire un investissement total quant à la thérapie : la psycho, les infos, la Soma. Il a trouvé des tas de clés et des serrures mais il lui a manqué la bonne clé. Ensuite à Saint François après sa rechute, après quinze jours il s'est senti de mieux en mieux, il s'est bien occupé de lui et ensuite il a voulu écrire sa biographie, il est allé vers les autres, a voulu faire le thérapeute du fait de sa formation, ce qui n'a pas plu aux médecins qui le lui ont dit et dès la première sortie thérapeutique il a consommé (manque de chance ils ne s'en sont pas aperçus) alors à la deuxième sortie il s'est réalcoolisé de plus belle et a été expulsé à son retour à la clinique.
Cédrick n'est pas venu pendant six mois à l'association car il ne voulait plus entendre parler d'alcool mais au bout de six mois, un risque s'est présenté, alors il a décidé d'accepter la main tendu. Maintenant il est présent régulièrement.
Jean Jacques pendant 30 ans n'a pas voulu d'association malgré des rechutes, des périodes d'abstinence, des périodes avec Espéral mais maintenant en venant à l'association, il trouve que s'il n'était pas présent cela lui manquerait terriblement, si je ne venais pas, je pense que je serais probablement dans une situation d'échec.
RG termine la réunion sur son constat d'échec dans tous les domaines, il n'a pas de projet, son travail ne lui convient pas, je suis sous employé vu mes capacités, je suis sous payé, sous maitrisé (c'est presque à nous dire qu'il est un sous homme). A nous et à lui d'essayer de maintenir la tête hors de l'eau.
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22 mars 2008 6 22 /03 /mars /2008 10:56
Sujet  Thèmes du jour :
"Peux t'on vivre heureux sans alcool ?"
 
Compte rendu :
Il est évident pour tous les présents que nous pouvons et sommes heureux sans alcool.
Mais la question qui se pose est qu'est-ce qu'être heureux. ?
Si on décide de s'arrêter de boire dit-elle c'est parce qu'en pesant le plaisir et le déplaisir , le déplaisir est plus grand donc comme corollaire on ne peut-être que plus heureuse. Parce que l'alcool masquait les situations de mal-être. Elle va plus loin parce qu'elle dit que elle s'est toujours trouvée « rigolote » et que l'alcool accentuait cette sensation de rigolarde. Maintenant, il y a trop peu de temps d'arrêt, avec un petit accident, pour pouvoir apprécier la vie sans alcool car les désirs intenses d'alcool sont encore là.
Durant notre alcoolisation, nous passions de l'état sans alcool, ou nous n'étions pas bien et en démarrant l'alcoolisation l'on passait par une étape intermédiaire où on se trouvait bien, rigolo, rigolard, en pleine forme MAIS cet état nous étions incapable de le garder parce que l'alcoolisation continuant nous tombions dans le mal être, dans des situations graveleuses, inintéressantes pour les autres et pour soi-même.
L'alcool assez rapidement est devenu un besoin pour affronter les situations
Claude rappelle que pour voir son patron, il lui fallait toujours une canette ou deux et du jur où il s'est trouvé sans alcool, la situation de rencontre avec son patron était difficile car il lui manquait sa potion magique.
Cedrick a toujours été très sérieux et seul le canabis lui permettait de passer à travers la morosité.
Quand les gens boivent, ils racontent des bêtises et maintenant, sans alcool nous voyons les autres différemment, mais tous sont d'accord qu'il sont heureux maintenant de ne pas être comme ceux-ci : l'effet miroir est toujours présent et nous est douloureux.
J'ai arrêter les soirées avec les copains d'enfance parce que je n'arrive plus à m'amuser avec eux qui deviennent vite pénibles quand ils ont trop bu. Ce n'est plus de l'amusement c'est de la défonce pour la défonce. Dans le fond on devient sérieux.
Pendant des années nous avons été plus attirés par la « déconne » que par le plaisir de boire, mais nous savons que nous ne pouvons plus boire.
Les grands comiques de nos générations ont toujours été des malades alcooliques qui étaient dans l'obligation de boire pour rentrer en scène. Jean Jacques en donne l'explication non pas par le trac mais surtout que ces personnes sont des gens ultra sensibles comme une majorité des malades alcooliques.
On peut vivre HEUREUX SANS alcool parce que l'on ne peux pas vivre HEUREUX AVEC l'alcool.
Catherine, qui s'est mise à boire tard dans son existence, n'a pas connu l'euphorie avec l'alcool et n'a donc jamais été heureuse car il n'y avait pas de plaisir à boire. C'est sa souffrance intérieure qui l'a fait boire pour la calmer. Il n'y avait pas de plaisir dans son alcoolisation mais que de la dépression.
Le plaisir, dit jean jacques, que l'on a à reboire un verre est si court qu'il n'y a plus de possibilité de consommer, le prix à payer est trop lourd et important.
Gilles a pris du plaisir dans l'alcool, c'était la fête mais maintenant il rentre en cure quand même pour soigner son mal-être.
Discussion sur le centre de cure, le Calme, où entre Gilles dans huit jours. Il attend beaucoup de ces soins qu'il n'a jamais pu entreprendre.
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15 mars 2008 6 15 /03 /mars /2008 14:50

Sujet  Thèmes du jour :
"A partir de votre expérience personnelle,
 quels sont les événements qui nous fragilisent
 et
 ceux qui nous aident à tenir."

Compte rendu :
Ce soir quatorze personnes à la réunion.
Les difficultés de Brigitte sont multiples : le stress au travail, souvent des flash alcool et des envies intenses de retourner vers la bouteille, toutes les contrariétés sont sujettes à un retour à l'envie. Cela fait un mois d'arrêt mais elle trouve que c'est difficile. D'elle même elle a supprimé le S. passant de 4 à 1 comprimé parce que ce produit la transformait en zombie, mais elle avoue qu'elle n'aurait pu s'arrêter en ambulatoire sans lui, celui du soir lui permet d'arrêter le vélo qui tourne dans sa tête en s'endormant (elle dort comme un bébé maintenant.)
Discussion sur l'Aotal : elle en prend mais trouve que ça ne lui fait rien, il est vrai que de nombreux malades alcooliques prennent se produit pour un placebo.
Claude essaye de remettre les choses à leur place, (ayant discuté plusieurs fois avec Madame Aotal), l'Aotal est un produit qui agit sur le système GABA dans le cerveau et agit sur certains neuromédiateurs, Il sert surtout au maintien de l'abstinence mais peut être pris quand même quand il y a désir intense de s'arrêter de boire quelques jours avant l'arrêt total de l'alcool. Il est bien recommandé en cas de rechute de continuer à prendre l'Aotal car il continue son action sur les neuromédiateurs. Pour ceux qui étaient au forum de RAAMO en 2007, le docteur Ribeyre (psychiatre à l'hôpital de Monaco) en a longuement parlé (sans que Madame Aotal en soit informée). Claude explique sa retenue au départ de l'Aotal et son adhésion actuelle à cette thérapie. Il ne fait pas de miracle mais de nombreux médicaments n' dont pas non plus une panacée, ne font rien ressentir à la personne mais agissent sur le métabolisme et donc font du bien (exemple du Glucophage de Claude, qui ne s'aperçoit de son efficacité que quand il fait une analyse de sang : glycémie sanguine)
Brigitte nous raconte avec tact le plaisir qu'elle a maintenant à ne plus « gerber » matin et soir et se réveiller le matin en pleine forme (elle ne fait même plus la sieste). Mais elle continue a trouver que c'est dur, mais de voir et d'entendre d'anciens ou de nouveaux malades la booste pour aller de mieux en mieux..
Claude parle des nombreuses années qu'il a passé auprès des malades alcooliques, il n'en retrouve que des bienfaits, le plaisir de voir autour de soi des gens qui allaient mal et qui maintenant revivent : Brigitte transformée après seulement un mois, Gilles qui rentre en cure dans trois semaines, Cedrick, Jean Jacques, Claude bis, Claude ter, et les autres comme Monia, , Patrick 1 et 2, Christine, que l'on a vue si mal et qui maintenant passe nous voir parfois pour nous dire que tout est OK et tous les autres qui ne restent pas anonymes dans nos cœurs.. Tous ces témoignages sont des encouragements à continuer encore et encore, Il y a bien entendu les déceptions de ceux qui ne s'en sortent pas et qui finissent par mourir ou a végéter de cure en cure, de soins en soins.
L'association est le meilleur moyen de se sentir mieux avec des personnes qui sont présentes pour écouter.
Abdel nous ressert son mal être permanent, « l'alcool lui fait oublier les douleurs physiques qu'il ressent tous les matins », une bière et la douleur s'atténue. Les relations avec sa mère, son Père ne sont pas bonnes et il a toujours ces difficultés à s'exprimer devant eux sans un verre de bière. Personne n'arrive à comprendre que durant le carême il est capable de s'arrêter 40 jours et quelques et qu'après c'est la rechute assurée pour lui ce sont les vicissitudes de la vie qui le font aller plus mal : l'administration, la pluie, le beau temps, la chaleur, le froid tout est prétexte pour se détruire. « dites moi pourquoi, moi, je rechute tous le temps et pas vous ? »
Cedrick se sent de mieux en mieux , entendre parler les autres le réconforte. A la question du pourquoi il n'est venu que six mois après sa cure, il dit qu'à la question au Calme de savoir s'il fréquenterait une association il avait répondu « NON ». La peur de parler d'alcool avec d'autre ne lui semblait pas indispensable. Mais six mois plus tard, son raisonnement avait changé, depuis il s'est aperçu que nous étions des hommes et des femmes qui partagions un même chemin. Il avait peur que de parler de lui, le ferait revenir en arrière et il pensait qu'il n'avait plus à en parler. C'est simple, pour se soigne,r il s'est enfui de Paris où était tout ce qu'il rejetait et ne voulait surtout pas se retomber dans le passé.
Ce qui pourrait le fragiliser c'est un coup dur de la vie, il essaye de se cuirasser mais il a peur car il ne veut surtout pas revenir trois ans et demi en arrière. On a jamais fini de mettre le doigt sur la maladie, et ce n'est sûrement pas en se réalcoolisant que l'on peut régler les problèmes.
Pour Jean Jacques le point commun du malade alcoolique est qu'il est très différent des autres personnes, il est ultra sensible, tout peut le faire rechuter , les échecs, les joies, les peines et pour lui après 30 ans d'alcoolisation, de nombreuses cures, la prise durant des années d'Espéral, finalement il n'y a que l'associatif qui pour lui est fondamental. (meilleur que tous les médicaments)
Pierre s'est menti pendant quarante ans , à l'arrêt de l'alcool (entero gastro alcoolo pour rappel) plus besoin de se mentir à soi-même , à l'entourage. Ce qui le motive c'est la satisfaction de l'entourage et la peur de la rechute.
Abdel remet son couplet : c'est la faute de l'entourage, ma mère m'ennuie avec ses paroles, elle dit des mots et des mots qui le pousse à boire. La bière calme sa douleur physique, je vais arrêter petit à petit mais, nous, nous ne voyons pas de différence. Puisque l'alcool calme ma douleur physique pourquoi devrais-je arrêter de boire (il ne boit plus de la même façon qu'auparavant).
Jean Jacques puise sa force parce que pendant des années il a vécu avec alcool et médocs, maintenant il va bien et encore mieux sans alcool et sans médicament alors que durant des années il ne pouvait imaginer un scénario de cet acabit.
Quant à S. il est venu alcoolisé, très en retard, a pris le train en marche mais nous voulions lui laisser la parole, il a une nouvelle place, consomme quand il veut, il gère dit-il, une bouteille le dimanche, il veut être libre, actuellement il trouve qu'il est mort socialement mais compte bien se remonter, veut une compagne, une famille. Mais dès qu'on lui parle d'une vie gâchée depuis 20 ans, sa colère monte, il deviendrait violent, il trouve qu'il vit bien et qu'il sait gérer son alcool que nous sommes des tarés qui ne savons pas ce qui est bon.... Et il s'en va en claquant la porte.
C'est dommage car Gilles voulait parler et S. a plombé la réunion, Gilles nous répondra la semaine prochaine.
Brigitte qui ne cesse de parler (la clochette va parler) termine la réunion en nous disant qu'elle a pensé pendant des années à la notion de plaisir dans l'alcool et que maintenant elle s'aperçoit qu'il y a beaucoup de souffrance et qu'il n'y a plus de plaisir.

 

 

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6 mars 2008 4 06 /03 /mars /2008 16:38

 

Sujet  Thèmes du jour :
"Pourquoi avec la connaissance & la conscience du DANGER
continue t'on à consommer ???"

Compte rendu :
Nous sommes quinze ce soir et commençons une réunion par l’état de chacun.
Rechute de Gilles. Cela fait six mois qu’il avait arrêté de boire, mais pour un mal cela va peut-être débouché sur un mieux. Il souhaite  partir en cure, l’ambulatoire ne l’ayant pas satisfait. L’avantage de l’association est que tout se met en place rapidement : le dossier est prêt à être rempli, les explications du chemin à parcourir est tracé, mais c’est à lui à faire les démarches : téléphone au centre de cure, visite chez son généraliste, aller à la secu pour faire accepter rapidement la prise en charge. Sa rechute n’était pas programmée, mais nous la sentions venir, excuses habituelles, : ma fille, mon père, mon fric….mais il oublie sa souffrance
Partant sur la rechute Abdel nous remet son leitmotiv, pourquoi je rechute ? quand je me réveille le matin j’ai mal au ventre et une bière calme la douleur, quand je vais chez Leclerc je me trouve toujours dans le rayon des bières et du pastis, autrement tout va bien mais j’ai dit à ma mère que je ne dirais rien à l’association mais quand même pour parler à mes parents je suis obligé de boire… ; Le matin je ne suis pas bien mais je ne sais pas pourquoi je tiens pour le carême et que je n’arrive pas en dehors.
Brigitte après trois semaines d’arrêt a eu une première expérience de confrontation avec l’alcool : Samedi sortie avec son mari à un anniversaire, tout s’est bien passé jusqu’à la coupe de champagne, elle était prête à y tremper juste ses lèvres, avec beaucoup de délicatesse son mari l’a aidé à ne pas tremper ces foutus lèvres dans ce breuvage. Elle est fière d’elle parce qu’elle a passé une soirée fort agréable et quand tout le monde était bien parti dans les vapeurs alcoolisées elle était encore fraîche comme une rose. Son mari était au moins aussi fier qu’elle, ce qui n’est pas peu dire. Comme dit Brigitte on oublie vite la difficulté et le mal être et c’est là qu’il faut résister. Le plus dure a passer a été le vendredi car probablement inconsciemment elle pensait au lendemain.

Puis nous en sommes venus au thème du jour, des témoignages extras, plein de sensibilités, de vécu. Tous ont parlé.
Pourquoi je ne peux arrêter, dit Abdel, parce que le corps a besoin d’alcool pour bien vivre, c’est comme une voiture s’il n’y a pas de pétrole la bagnole jeune ou vieille ne fonctionne pas. Il a demandé à sa mère de ne plus lui parler de son alcoolisation, elle lui a répondu que si tel était son désir elle le ferait, aujourd’hui il nous a dit qu’il avait des embêtements avec sa famille et que s’il vient à l’association c’est pour être sûr de ne pas boire pendant 4 heures d’affilées (pas toujours le cas). Plus il est mal plus il boit et plus il boit plus il est mal. Malheureusement il est le seul à pouvoir s’en sortir, a trouver la motivation. Inch Allah comme il dit.
Brigitte a eu une enfance très difficile, elle ne veut pas assumer son passé, c’est maintenant qu’elle veut aller mieux : le corps m’empêchait de boire , je culpabilisais, j’essayais d’arrêter. Le soir je m’endormais comme une souche (le mari en est témoin) mais dans la nuit elle se réveillait en transpiration, avec un réel malaise, mais le matin il fallait rallumer la chaudière,
Durant sa période (plus longue qu’elle ne le dit) elle ne se sentait pas d’arrêter sa consommation car elle se trouvait dans la journée en état de manque. C’est Brigitte qui a décidé de s’arrêter car ce n’était plus son corps qui réclamait son rosé mais sa tête
La souffrance de Claude bis était réelle, un an en psychiatrie, Blétran, le Mont Blanc, il n’a pas entendu qu’il était malade. Ses amis de la Turbie lui avait laissé la cave à disposition (tout sauf le vin rouge & le calvados)(du blanc il n’y en a plus depuis qu’il s’est soigné). Son histoire n’est pas banale, ses amis de la Turbie faisant soigner leur chien ont parlé au vétérinaire des soucis de Claude. Il leur a donné une lettre qu’il devrait utiliser le jour de son choix pour aller se faire soigner à la cure de Nice. Un matin il n’a pas pu enfourcher son vélo pour aller chercher sa bouteille de rhum, il a donc décidé d’aller se soigner. Mais il n’est pas capable de dire qu’il s’est fait soigner pour pouvoir remonter sur son vélo pour aller chercher son poison ou s’il en avait marre de continuer à s’alcooliser. En cure le médecin lui a dit vous êtes MALADE, c’est probablement ce qu’il avait envie d’entendre. Depuis il aboie. L’association a été le lien indispensable entre la cure et la vraie vie. Il n’est pas informaticien mais c’est quand même notre webmaster.
Cédrick se savait malade, mais pour fuir son entourage il a quitté son entourage familial pour venir à Nice dans l’intention de se soigner, mais c’est en cure qu’il a acquis cette notion de MALADIE qui lui a permit de mettre des mots sur ses maux. Mais pendant quelques temps il a associé je suis malade donc taré, les explications de la maladie lui ont ouvert les yeux . Avant j’essayais de m’arrêter mais je ne pouvais pas par « manque de volonté », chaque fois que je m’arrêtais, j’allais mal et chaque fois je rebuvais.
La motivation est nécessaire pour faire la démarche d’arrêt.
François (21 ans), foutait sa vie en l’air, sa première motivation a été la menace de sa compagne de partir, il était violent : le mobilier en miette chez lui, table, télévision, fauteuils. Il ne faisait plus rien, était ivre du matin au soir, « je perdais tout ». Puis la décision, recherche sur Internet début novembre, puis il est venu à l’association, il a décidé de s ‘arrêter de boire. SA VIE a complètement changé (sa fiancée l’a pisté pour savoir s’il venait nous voir), maintenant elle est heureuse, il ne boit plus, ne casse plus rien, a repris ses études s’est remis à travailler . Brigitte explique que lui a trouvé le négatif de sa consommation d’alcool alors qu’elle ne voyait (dit-elle) que le plaisir sauf depuis trois ans. Nous en saurons plus dans les prochains épisodes. Elle dit encore que ce négatif crève les yeux et que nous sommes incapables de le voir.
Papy moustache (70 ans) s’alcoolisait peu : 4 à cinq bouteilles de vins de 2 litres en plastique (pas besoin de citer de marque nous avons tous compris) par jours jusqu’au jour où devant passer dans le service de gastro-entérologie à l’archet II il a vu : GASTRO, ENTERO ALCOOLO. Ca a fait Tilt dans sa tête, huit jours de sevrage et depuis cinq ans plus une goutte d’alcool. Il a retrouvé ses enfants et ses petits enfants qui viennent le voir avec plaisir alors qu’ils le fuyaient avec grand déplaisir durant son alcoolisation. Il s’est remis à la peinture et nous fait des aquarelles dignes de Mathis.
Catherine qui s’est mise à boire très tard (vers 35 ans) culpabilisait énormément, ses filles de dix douze ans se sont aperçues de son alcoolisation quand elle est partie s’enfermer dans sa chambre pour consommer. C’est son médecin traitant qui lui a ouvert les yeux en lui disant qu’elle était MALADE, une cure de trente jours et après rechute un suivi en hôpital de jour durant dix huit mois pour enfin trouver d’où venait son mal-être.
Claude Ter, montagnard « invertébré » «était capable de prendre une cuite le soir, partir à six heures le lendemain en montagne, gueule de bois pendant une bonne heure et voila Mars et s’est reparti. Mais le soir il reprenait une cuite pour se remettre de ne pas avoir bu pendant la course. Le déclic est venu quand le médecin généraliste lui a dit « vous êtes MALADE », il faut vous faire soigner, il s’est soigné en cure et va bien maintenant. Toujours en tête en montagne et en canoë.
Claude après s’être retrouvé en crise de delirium tremens à l’hôpital de Martigues, après les délires, les bestioles affreuses qui sortaient du mur, des rats plein sa chambre, une meute de chat qui lui est passée sur le corps, le médecin s’est penché sur son berceau (oui, c’est une renaissance qu’il a vécu) lui a dit : « Monsieur vous avez un problème avec l’alcool, nous pouvons vous soigner et pour cela il faut prendre un contrat moral de 28 jours avec l’hôpital ». Enfin un médecin disait qu’il était MALADE, qu’il pouvait se soigner et que ce moyen était de rester 28 jours à l’hôpital : cela fait 28 ans et Claude n’a plus retouché une goutte d’alcool. N’a-t-il pas entendu le médecin ou ne lui a t-on rien dit de sa maladie, il penche sur la deuxième solution car il buvait comme tout le monde et pouvait s’arrêter quand il le voudrait ( mais il a jamais vraiment essayé).
Jean Jacques, toujours bon pied bon œil, il dit qu’il doit d’être en vie parce que, même s’il a utilisé l’alcool de manière paroxistique dès son plus jeune age, il a eu beaucoup de périodes sans : suite à cures de désintox. Pendant des années il ne buvait que le samedi et dimanche et en semaine il avait son gendarme : l’Espéral. Ce n’était qu’une question d’éducation, son père ne buvait absolument rien en semaine et il a suivi son exemple. Depuis plus de trois ans il ne touche plus à l’alcool parce qu’après une cure, il a enfin trouvé, par une psychothérapie institutionnelle, la cause de son mal-être. Mais comme tous les participants à cette réunion  c’est la découverte d’être
MALADE
Qui a fait prendre conscience aux membres du groupe qu’ils avaient des chances de s’en sortir.
 
Il faudrait bien que de nombreux généralistes puissent lire ce compte rendu de réunion pour savoir quel grand rôle ils peuvent jouer afin de faire prendre conscience aux malades qu’ils sont réellement  MALADES.
 
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2 mars 2008 7 02 /03 /mars /2008 13:26

Sujet  Thèmes du jour :
"Le Deni : illusion ou réalité"

Compte rendu :
On a pas beaucoup parlé de Déni mais la réunion a été quand même très riche.
Le déni n’a pas inspiré les présents à cette réunion : plusieurs raisons à cela.
La première est qu’il est difficile de parler, quand on va bien, de ces moments douloureux où nous étions dans le déni.
La deuxième est que nous avons eu une discussion excellente avec un membre qui vient nous voir depuis 1 mois et qui a maintenant quinze jours d’abstinence, non pas heureuse mais pleine de promesses. Elle pense à l’alcool tous les jours mais de façon positive : encore une journée de gagnée.
Comme elle dit, pour s’arrêter, il faut se reconnaître alcoolique, c’est ce qu’elle admet maintenant, sa voie est une voie royale :
  • elle vient à l’association,
  • elle rencontre un alcoologue au CCAA (quelques explication sur Aotal qui est un médicament qui semble ne rien faire mais agit quand même sur le circuit de la récompense), le Seresta était trop fort pour elle, elle en reparlera avec l’alcoologue la prochaine fois.
  • elle est prête, si nécessaire (je pense que ce ne le sera pas) à aller faire une cure dans un établissement spécialisé. Obligation par tous de faire comprendre que ce n’est pas un « enfermement » (comme elle dit) mais un lieu ouvert. Quelques explication sur les centres de cure et quelques protocoles utilisés par ci par là.
Elle nous dit que malade elle est mal, mais que l’association lui apporte beaucoup, parce qu’elle s’y sent bien et qu’elle apprend des tas de chose sur le comportement du malade alcoolique. Pour y arriver, elle a fait venir ses trois filles, qui comprennent son mal-être mais sont toujours suspicieuses (la confiance a du mal à revenir). Son mari participe aussi (trois couples à nos réunion, c’est bien car toutes les parties peuvent s’exprimer). Elle s’entoure par des personnes positives.
Petite crainte, samedi premier test, invitée à un anniversaire elle va devoir affronter la fête sans alcool, sans avoir prévenu. (elle prendra certainement des antibiotiques en ce moment et le médecin lui aura conseillé de ne pas prendre d’alcool avec, pourquoi pas : tous les moyens sont bons pour tenir le coup).
 
Notre A... associatif a été loquace aujourd’hui mais peu productif, nous le connaissons depuis onze ans, il a été abstinent durant 3 ans et depuis c’est rechute sur rechute. Le Ramadan seul lui permet une pose de 30 jours par an (sans alcool), nous lui proposons un Carême qui dure un an. Ce n’est pas possible pour lui dit-il.
Sa mère lui a dit qu’au téléphone elle savait quand il avait bu, quand elle le voyait c’était encore plus criant : transpiration, respiration saccadée tremblements et autres symptômes (les mamans ça voit tout et ça comprend)  
Nous lui rappelons les sacrifices de sa mère qui, quand il ne pouvait plus bougé de chez lui, elle, si respectueuse de sa religion, allait lui chercher à boire chez le musulman du coin pour qu’il vive. Quel crève cœur pour elle !!
Sa seule explication actuellement est que quand il s’arrête de boire il est mal, il a mal au ventre, il a mal aux cheveux, il a mal à l’estomac et seul l’alcool le soulage. Ah s’il pouvait faire le pèlerinage à la Mecque, c’est sûr il ne boirait plus, dit-il.
Il occulte la relation avec son père (hein, on ne doit pas dire de mal de ses parents ?) mais pour lui parler il lui faut quelques canettes de bières.
 
Nous revenons sur la thérapie de groupe qui, pour plusieurs d’entre nous, a été la bouée qui nous a permis de ne pas faire naufrage, le déroulement se passe bien dans une thérapie de groupe parce que ce n’est pas le psychologue qui vous entraîne vers la recherche de votre mal être, mais la découverte par soi même, en fonction du vécu des autres, de son propre mal être. Mais tout n’est pas terminé après cette psychothérapie, il faut garder le souvenir de tout ce qui a été dit et l’association sert souvent de piqûre de rappel.
C’est pourquoi nous faisons des thèmes qui peuvent paraître répétitifs mais qui en fait sont une meilleure connaissance de soi.
 
Car notre être est fait d’oublis, surtout ceux qui ont été douloureux, cela nous ramène au déni.
L’oubli est un déni.
Ce déni est difficile à supporter.
Oui, je sais dit-elle que jusqu’à quinze ans ma vie n’a pas été belle mais pourquoi revenir dessus ?
J.J. explique qu’il a survécu grâce à l’Espéral , il gérait son alcool avec ce produit mais il ne guérissait pas puisque il attendait avec impatience la fin de la semaine pour picoler samedi et dimanche et après avoir repris son espéral il passait une nouvelle semaine sans boire, mais son mal être a eu raison de ses relations amoureuses parce qu’elles ne pouvaient supporter ce mal-être permanent. Sa psychothérapie l’a sauvé et maintenant il se sent guéri car il n’a pas besoin de substitut pour VIVRE HEUREUX SANS ALCOOL.
Même si nous avons peu parlé de DENI, cette réunion a été très positive où chacun a pu s’exprimer, l’expérience de chacun a fait du chemin dans la tête de certains autres
Nous n’aborderons plus le DENI en tant que tel mais il restera dans nos esprits et ressortira au fur et à mesure de nos interventions.
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20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 13:01

Sujet  Thèmes du jour :
" Les microdoses"

 
 Compte rendu :
Le sujet des micro doses est le sujet qui suit immédiatement la biochimie du cerveau qui se terminait par le paragraphes suivant.
  
ALCOOL C’EST BOUTON MARCHE
ARRET DE L’ALCOOL C’EST LE BOUTON ARRET.

Et ce n’est pas un verre d’alcool mais cela peut être la molécule alcool alors attention pas de micro doses. Médicaments, Plats cuisinés, produit dits sans alcool mais qui en contiennent (exemple Bière sans alcool), pâtisserie etc…
A vous d’en continuer la liste.
 
Plusieurs exemples sont citées sur ces micro doses durant cette réunion, car pour quelques uns qui ont suivi des cures ces micro doses sont des éléments inventés par les alcoologues afin de montrer leur science. Que nenni.
 
Claude suite a une grippe et des maux de dos fait venir son médecin généraliste qui le suit pour toutes les bobologies qui l’environnent et en particulier pour la réussite de sa guérison de sa maladie alcoolique. Il vient chez lui et dans sa trousse il a une ampoule avec un produit de Perlin Pinpin qui doit le soigner de sa grippe et de son mal au dos. IL fait une piqûre, fait une ordonnance pour ce produit, laisse la boite d’ampoule sur la table de la salle à manger. Deux heures plus tard, Claude ressent des sensations bizarres, des tremblements des doigts, de la transpiration, du mal être (Hin, pour ceux qui sont chti’s). Il retrouve la boîte de la piqûre et s’aperçoit qu’il y a 80% d’alcool dans le produit. Il s’affole, appelle le médecin qui s’affole lui aussi : SURTOUT VOUS NE BOUGEZ PAS DE CHEZ VOUS, J’ARRIVE. Le médecin vient et lui avoue son ERREUR !!!. La réaction de Claude a été saine, prévenir immédiatement le médecin et depuis lors il contrôle tous les nouveaux médicaments ainsi que la composition de tout nouveau produit qu’il achète.
 
Quelques temps plus tard (six mois environ) Léon qui est aussi sujet à des maux de dos après de multiples sauts en parachutes, quelques opérations pour arranger les vertèbres etc… et un jour, après une injection faite par son médecin, il se rappelle la mésaventure de Claude, même constats : tremblements, suées mal-être. Même constatation du médecin qui change son traitement. Ah ces toubibs qui ne croient pas au micro doses. !!!
 
Il y a une croyance populaire qui dit que quand un plat est cuisiné avec de l’alcool, après quelques minutes ou quelques heures, IL N’Y A PLUS D’ALCCOL PARCE QU’IL S’EST EVAPORE : FAUX, FAUX et ARCHI FAUX
IL reste quand même ces fichus micro doses qui remettent en selle les fameuses THP (voir alcool et cerveau).
 
Catherine rappelle que certains ne font pas attention aux micro doses : exemple L. mais est-elle réellement guérie de son alcoolisme, elle est hors alcool cela est sûr, mais ….. ATTENTION DANGER
 
Cédrick raconte son histoire, après cure il y a trois ans et quelques mois, au début il a fait attention aux micro doses puis le temps passant, il n’y a plus fait très attention. Pour lui l’alcool est un poison qu’il ne veut surtout pas retoucher, il se représente la bouteille avec une tête de mort dessus (tiens, même comportement que Claude), un pétard par ci par là et un jour en regardant la télévision, l’acteur se sert un verre de Wisky et soudain il lui prend une envie énorme de boire. Comme il le dit « Ma tête disait NON, mais mon corps disait OUI », Il n’y a pas touché. Eh bien tant mieux mais quelle peur. Maintenant il fait attention à tous les produits qu’il consomme et contrôle qu’il n’y a pas d’alcool dedans.
 
Ce n’est que quelques exemples qui ont été tenus durant cette réunion.
 
Mais il ne faut surtout pas oublier que de l’alcool caché (micro doses) se trouve partout : les bières, dites sans alcool, contiennent 1,5% d’alcool (la loi l’y autorise).
Dans les pâtisseries achetées chez le boulanger, la majorité contiennent de l’alcool dans leur crème Anglaise ou autre.
Les conservateurs pour beaucoup de produit de consommation courante sont souvent l’alcool.
Attention dans les pharmacies, n’hésitez pas à demander les produits sans alcool : presque tous les sirops ont 80 à 90% d’alcool.
N’hésitez pas à demander dans les restaurants que vous fréquentez si il n’y a pas d’alcool dans la sauce qui va avec le rôti, ou avec le dessert.
N’oubliez pas que tous les produits flambées sont flambés à l’alcool et qu’il reste toujours de l’alcool qui reste dans le plat.
Mieux vaut paraître idiot que de risquer la rechute pour ne pas avoir osé.   
 
 
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14 février 2008 4 14 /02 /février /2008 12:39

Sujet  Thèmes du jour : 

"la biochimie du cerveau chez le malade alcoolique"

Compte rendu :
Le cerveau est une machine de trois éléments en un:

Le cerveau reptilien et au même niveau le cervelet
Le paléo cortex
Le néocortex.

Le cerveau reptilien
C’est le premier cerveau qui a été donné à l’homme dès qu’il est sorti du milieu marin. C’est le cerveau ancien primaire ou primitif qui régit les instincts de survie et les pulsions.
Dans ce premier cerveau il y a le bulbe rachidien qui lui comporte les commandes vitales : Battement du cœur, la respiration, le fonctionnement du foi, etc…et à l’arrière de ce cerveau le cervelet est le cerveau de l’harmonie : gestes, paroles, équilibre.

Le paléo cortex
C’est la deuxième couche du cerveau. Le paléo cortex lui régit la mémoire, permet l’apprentissage dans le système limbique, c’est le cerveau de l’affectif, des émotions, c’est le cerveau sentimental. C’est lui qui contient la notion de plaisir. . Mais il est COMMANDE par le néocortex

Le Néocortex
C’est la troisième couche du cerveau. Le néocortex est l’intelligence (pour ceux qui en ont), les sciences (découvertes et inventions). C’est lui qui commande à l’imaginaire et les interdits : C’est lui qui régit notre petit vélo : « le remord d’hier et la peur de demain ». C’est le cerveau de la raison et comme le paléo cortex est le domaine du plaisir, le néocortex est celui de la raison. Le néocortex est le Commandant ou le gendarme puisque le paléo est commandé.

Et l ‘alcool dans tout ça. ?

L’alcool anesthésie le cerveau de haut en bas : le néocortex d’abord, le paléo cortex ensuite et enfin le cerveau reptilien.

L’alcool anesthésie le néocortex ce qui permet d’oublier Hier et demain et de vivre seulement le présent c’est le premier effet (pas kiscool) c’est l’effet tranquillisant que tout le monde apprécie a la fin de la journée avec un ski.
Le gendarme s’endort au fur et à mesure de l'absorption , on peut alors oser, faire , c’est l’effet deshinibiteur
C’est le paléo cortex qui se libère : quand le chat n’est pas là les souris dansent.
C’est ce qui permet d’oublier les conneries que l’on a pu faire ou écrire la veille.

Ensuite après quelques verres supplémentaires c’est le paléo cortex qui s’endort il ne reste plus que le cerveau reptilien en service, il ne reste plus que les INSTINCTS et LES PULSIONS (rire ou pleurer, violence ou apathique), a ce niveau on peut dire n’importe quoi, faire n’importe quoi, rien ne s’imprime dans les autres cerveaux. L’effet psychotrope (psycho = cerveau, trope = tourné) du cerveau modifie la perception de l’extérieur. On comprend rien à ce qui est dit et on répond à côté.
En même temps le cervelet s’endort : parole, équilibre, geste s’en vont à vau l’eau.

Et si le cerveau reptilien s’endort, il faut remettre son âme à qui de droit car la vie ne tient plus qu’aux services médicaux surtout si le coeur s'arrête.
 
A partir où tu as été dépendant de l'alcool, le produit morphinique qui s'est installé dans ton cerveau est au repos s'il n'y a pas d'alcool qui revient le perturbé.

Le laboratoire à THP (Tetra Hydro Papeveroline) : papaver étant le nom latin du pavot, on extrait du pavot l'Opium et le principe actif est la morphine.

A l'arret de l'alcool le labo a morphine a été mis sur le mode "ARRET", si tu remet de l'alcool le labo se met sur mode "MARCHE" et tu repart exactement au même niveau que quand tu t'es arrêtée.

Ce n'est pas a tergiverser ben p'têt oui, p'têt non (n'est ce pas Frank) c'est NON.

Et tous pourront analyser le jour des fêtes l'évolution dégradante de l'alcool sur les autres si tu reste sans alcool et tu pourras te dire : Oh là là, j'étais Comme ça quand je m'alcoolisais? Que devaient penser ceux qui buvaient modéremment. MAINTENANT TOI TU EST LIBRE de boire ou ne pas boire Mais ta réponse à la liberté est de ne pas recommencer à consommer parce qu'autrement tu PERDRAIS TA LIBERTE de ne pas boire.

C'est la définition même du Docteur Fouquet (l'inventeur, au titre de premier chercheur, de l'alcoolisme en France)
 
Quand une personne boit de l'alcool régulièrement il se crée dans le cerveau une substance appélée Tetra Hydro Papaveroline (THP)
Tetra veut dire 4
Hydro = H (hydrogène)
papaver est le mot latin du Pavot
du pavot on extrait l'opium
le principe actif est principalement la morphine que l'on appelle la pseudo morphine parce qu'elle ne vient pas directement de l'opium ou également endorphine like parce que c'est comme de l' endorphine.

On devient dépendant quand il y a alcoolisation et toxicomanie interne (pseudo morphinomane).

Maintenant comment agit la THP au niveau du cerveau

Dans notre environnement tout s’équilibre, c’est une loi de la nature, et dans notre cerveau c’est la même chose : quand le faim se fait sentir, il y a un signal qui se produit et qui réclame à manger, des que le top de satiété se fait on arrête de manger, c’est de l’équilibre qui se rétabli.
Pour le bien être et le mal être c’est la même chose.
Quand il y a du mal être le cerveau fabrique des endorphines naturelles pour équilibrer le mal-être et le bien être.

Pour un malade alcoolique qui commence à créer la THP, celle-ci va s’ajouter aux endorphines naturelles, la personne se sent mieux, la balance penche vers le bien –être : c’est la période rose. Mais pour respecter la loi de l’équilibre le cerveau ne peut pas jouer sur la production de THP puisqu’elle vient de l’extérieur via l’alcool, sa seule solution est de diminuer la création d’endorphine.
Mais le bonhomme va moins bien et le seul moyen qu’il a d’aller mieux c’est de boire pour créer de la THP.
Endorphine et THP étant trop importante l’équilibre se refait en diminuant les endorphines naturelles
Cela revient a dire qu’on est obligé de boire de plus en plus pour avoir le même effet de bien être jusqu’au moment où il n’y a plus de création d’endorphine et que seul l’alcool permet l’équilibrage, bien-être mal être.
La crainte du manque d’alcool est un enfer, on s’en aperçoit le matin au réveil, quand on est en réunion pour plus d’une heure, notre alcoolémie DOIT être très élevée pour ne pas devoir être en manque dans la journée ou être prêt à trouver une source d'approvisionnement.

Cette dépendance ne s’arrête pas là en effet le cerveau s’est habitué a la fabrication de THP et (surtout ne le dite pas à votre alcoologue) c’est comme si un laboratoire de création de THP s’était installé dans le cerveau, une mémoire inéluctable avec un bouton MARCHE et un bouton ARRÊT.
Quelques soit le temps (3 jours, six mois , dix ans ,vingt ans, quelque soit la dose d’alcool, le laboratoire à THP se remet en marche comme si on avait appuyé sur le bouton MARCHE
ALCOOL C’EST BOUTON MARCHE
ARRET DE L’ALCOOL C’EST LE BOUTON ARRET.

Et ce n’est pas un verre d’alcool mais cela peut être la molécule alcool alors attention pas de microdoses. Médicaments, Plats cuisinés, produit dits sans alcool mais qui en contiennent (exemple Bière), patisserie
A vous d’en continuer la liste.
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10 février 2008 7 10 /02 /février /2008 12:31

 

Sujet  Thèmes du jour :
"Alcool et habitudes sociales et culturelles"

Compte rendu :
Etant un mouvement d’anciens buveurs avec la présence de personnes qui n’ont pas encore arrêter l’alcool, ce mot est rapidement été transformé en alcoolisme, dépendance, abstinence.

Tout allait bien, c’est vrai je consommais mes deux ou trois verres par jour, je m’en contentais et brusquement, il y a deux ou trois ans ma consommation a augmentée rapidement pour devenir une bouteille, et maintenant je ne peux plus m’arrêter, je suis dépendante mais pas encore prête pour être « enfermée pendant 28 jours ». Ce n’est donc pas une habitude ni sociale ni culturelle.
Dès que l’on devient dépendant quelle que soit son état de bien être ou de mal être, nous buvons pour nous conforter ou pour atténuer sa souffrance.
Mais en France, tout est occasion de boire, c’est un besoin culturel, on ne peut imaginer un apéritif sans alcool. Dans le nord ou en Bretagne l’alcool est omni présent. En y retournant on est obligé de voir toute la famille et c’est toujours autour d’un verre d’alcool (cidre ou vin ou la goutte) .
Dans le commerce, il est difficile de faire sans alcool, surtout quand on est barman ou barmaid. La convivialité fait que le contact se fait toujours autour d’un verre d’alcool, mais pour un malade alcoolique il est difficile de ne pas entendre les sirènes de l’alcool dans ces moments là. L’habitude sociale et culturelle fait parti du plaisir. La France est le pays du « pinard ». La fête est le meilleur de notre culture judéo chrétienne, le vin est le sang du christ, les noces de Cana où l’eau a été changé en vin. Cette culture est Européenne alors que dans d’autres pays ce sont le Kif, le canabis, l’opium ou la feuille de Coca qui permet d’oublier, dans chaque culture les difficultés de la Vie (faim, fatigue, douleurs etc…). Si tu n’es pas dépendant la convivialité avec l’alcool est bonne mais dès que la dépendance apparaît c’est l’isolement qui s’ensuit. A un certain moment on devient seul.
J.J. après une première cure à 23 ans quelques années d’abstinences (avec le gendarme Espéral, des rechutes sa vie se passe Espéral ou cure. Il y a trois ans en cure il a compris que il était à la recherche d’une chimère et que ce n’était pas l’abstinence qui devait être le but de la cure mais la recherche du bien être qui ne pouvait passer que par une abstinence totale, et que pour parfaire cette bien être sans alcool il devait passer par l’aide des autres et en particulier par la fréquentation de SANSAS.
Plusieurs se rappellent qu’ils faisaient des hiérarchies dans l’alcoolisation des autres, « lui bois plus que moi, je ne suis donc pas malade », mais finalement les alcooliques viennent de tous les milieux.
C. devait assister à un mariage samedi dernier, elle craignait d’y aller , la peur d’être tentée, elle s’est dit qu’avec les enfants présents elle devrait et pourrait tenir quitte à s’en aller. C’était un mariage Marocain et il n’y avait pas une goutte d’alcool, les personnes présentent se sont amusés, elle a participée à toute la fête où la joie était transparente.
Il y a un demi siècle, on connaissait très peu les dégâts que pouvaient faire l’alcool, cet alcool a été sacralisé et C. nous a dit que le vin était festif et que s’il n’y avait pas d’alcool dedans ce serait formidable. Mais il a oublié que si l’alcool était zéro dans le vin, personne n’en prendrait (ce n’est vulgairement que du jus de raisin. Il y a quelques années une entreprise a fait du vin à 0°, il a fait faillite.
On est devenu alcoolique par « habitude » (probablement pas) l’alcool cherchant a atténuer une souffrance qui date probablement de l’enfance et qu’un déclencheur a fait que pour atténuer cette souffrance l’on a trouvé le médicament adéquat, l’alcool : psychotrope, somnifère, destressant, calmant (il a    toutes les qualités que nous cherchons)
Nous terminons notre réunion en parlant de l’alcoolisation des jeunes qui boivent de plus en plus jeunes (grave parce que le cerveau n’est pas encore formé), mais certains pensent que les nouvelles boissons telles que Smirnoff, desperados, j’en passe et de meilleures, sont une nouvelle habitude culturelle ce que contestent certains, ces produits étant mis sur le marché que pour faire consommer de l’alcool pour les plus jeunes et les jeunes filles.
La biture express est une nouvelle mode culturelle !!! pour certains (surtout les non alcooliques présents à la réunion), une catastrophe pour les autres.  
 
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1 février 2008 5 01 /02 /février /2008 10:24

Sujet  Thèmes du jour :
"Alcool et habitudes sociales et culturelles"

Compte rendu :
"REMPLACEMENT DU THEME PREVU LE 06-02-2008"
 
Encore une fois le thème prévu cette semaine n’est pas débattu mais c’est pour la bonne cause parce que deux personnes nouvelles, sont venus assister. 
Nous avons donc fait un tour de table car il est nécessaire que les personnes qui viennent nous connaissent afin qu’ils puissent prendre la parole à leur tour.
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27 janvier 2008 7 27 /01 /janvier /2008 10:03

 

Sujet  Thèmes du jour :
"Alcool et habitudes sociales et culturelles"

Compte rendu :
"REMPLACEMENT DU THEME PREVU LE 30-01-2008"
 
Encore une fois le thème prévu cette semaine n’est pas débattu mais c’est pour la bonne cause parce que deux personnes nouvelles, en pré cure, sont venus assister.
L’un était accompagné de deux animatrices de SOS habitats et soins, l’autre était envoyée par une connaissance qui s’est soignée il y a six mois par notre intermédiaire.
Nous avons donc fait un tour de table car il est nécessaire que les personnes qui viennent nous connaissent afin qu’ils puissent prendre la parole à leur tour.
Jean-jacques, après moult tentatives, des cures, des périodes d’abstinence avec Espéral et une dernière cure, il y a trois ans est heureux de fréquenter l’association qui est un stabilisant pour lui.
Gilles, copain de jeunesse de Jean Jacques, quelques cures (trois), une fracture du pied l’envoi en maison de repos pour six mois, loin de toute épicerie, de tout bar son abstinence fut une obligation mais depuis 2 mois il fréquente l’association et n’envisage pas de soins supplémentaires puisqu’il lui semble que il peut atteindre la sérénité avec notre aide et notre soutien.
Josiane, sa Maman qui n’a pas de problème avec l’alcool si ce n’est son fils, est présente parce que pendant q que son fils était en maison de repos, elle a fréquenté SANSAS et cela lui a permis de comprendre l’alcoolisme et maintenant elle veut soutenir l’association et y prendre une part active.
Claude bis, a connu l’alcool au service militaire, un divorce n’a rien arrangé et sa Mère, croyant bien faire a voulu le soigner, planquant les bouteilles, les vidant dans l’évier, recherchant les cachettes, finalement l’a envoyé à Bletran où il n’a attendu que la sortie pour reboire. Ensuite postcure au Mont Blanc au Plateau d’Assy , il trouvait le moyen et les trucs pour ne pas se faire prendre et a picoler pendant les 3 mois de post cure. Sa mère le place en HDT à l’hôpital psy pendant six mois (il trouve le moyen de s’alcooliser pendant ce séjour hospitalier, alors hôpital de jour pendant 3 mois et hôpital de nuit pendant 3 mois. Il boit le jour ou la nuit suivant son hospitalisation. Puis polynévrite aidant, il décide de faire une cure à Nice, La psycho lui propose de suivre un MaB après la sortie, il vient à SANSAS, cela fait huit ans et plus une goutte d’alcool.
Abdel, connu depuis plus de dix ans, trois ans d’abstinence et rechute régulière, sevrage, cure, seul le carême lui permet d’avoir des périodes d’abstinence. Il faut qu’il se prenne en charge car son parcours est très difficile a supporter par les membres qui le connaissent depuis longtemps.
Christiane, n’a jamais eu de problème d’alcool mais a épousé Claude pendant qu’il était malade, elle l’a supporté et ensuite aidé dans son parcours vers l’abstinence, elle a un grand rôle dans l’association car elle s’occupe de tout ce qui est matériel de l’assos.
Catherine, a connu l’alcool très tard dans sa vie, ses enfants se sont éloignés d’elle lors de son alcoolisation, elle a fait une cure dans un centre spécialisé, mais cure mal terminée elle rechute très rapidement. Sentant le désagrégement dans sa famille elle commence une cure ambulatoire dans un hôpital de Nice, elle sera en hôpital de jour pendant 18 mois, avec son psychiatre, une infirmière, un psychologue elle fait des psychodrames, remonte à son enfance. Pendant cette période elle fréquente avec assiduité l’association SANSAS en compagnie de son Mari. Cela dure depuis cinq ans et elle est heureuse sans alcool et est très active dans toutes les activités de SANSAS.
Jacqueline, n’a jamais eu de problème d’alcool, mais de par son métier, elle en a rencontré et son passage à SANSAS lui permet de mieux appréhender l’alcoolisme et elle prend part à nos discussions en faisant abstraction de son savoir et adhère complètement à notre façon de procéder vis à vis des malades alcooliques.
Claude, malade alcoolique depuis l’age de 23 ans, il s’est soigné à l’hôpital psychiatrique de Martigues après une grave crise de Delirium Tremens. Il saisi sa chance avec la rencontre d’un mouvement de buveurs guéris, il apprend avec eux l’abstinence et qu’elle devienne heureuse. La guérison est devenir heureux sans alcool. Il met dix huit mois de fréquentation d’un psychiatre, d’un médecin généraliste, d’une psychologue, du MaB pour enfin s’en sortir. Il n’y aura pas de rechute. De retour à Nice, le groupe qu’il fréquente décide de la création d’une nouvelle association que l’on appellera SANSAS (SANté Sans Alcool Solidarité). C’est en groupe que toutes les décisions sont prises, et la réactivité est le moyen essentiel pour faire avancer ses idées.
Après ce tour de table nous demandons aux nouveaux s’ils veulent se présenter.
Dominique, d’abord toxicomane de produits illicites a réussi à s’en sortir avec un produit de substitution : la Métadone (qu’il prend deux fois par jour et qui paraît-il est très éprouvant), après l’arrêt de ces drogues il prend comme substitution l’alcool comme produit (moins coûteux, mais tout aussi dangereux. Il est très suivi : un appartement thérapeutique aux moulins avec SOS Habitats et soins, il est suivi également par un médecin dans un CSST de la ville, il rencontre des psychologues et a décidé de s’arrêter de boire depuis Noël . Il pense qu’avec l’aide de tous ceux qui l’entourent, il pourra s’en sortir. Actuellement il est très fatigué et déstabilisé par la prise de Metadone à haute dose. Nous lui expliquons comment venir à l’assos par bus et Tram, mais il faut avouer que c’est loin et qu’il lui sera difficile de venir sans accompagnement.
Béatrice, est envoyé par une amie commune au groupe qui l’a fait soigner à Cabris il y a six mois. Son souhait est de faire une cure de désintoxication le plus rapidement possible surtout après avoir vu le changement de son amie Christine. Elle nous dit qu’elle boit depuis 3 ans mais que dans son métier (auxiliaire de vie), elle ne peut pas continuer comme cela même si elle ne boit qu’en dehors de son travail. Elle nous demande l’anonymat que nous avons toujours respecté avec les personnes participants à notre association.
La discussion s’engage entre tous pour bien faire comprendre que le but du malade alcoolique doit être le plaisir de vivre et ce plaisir ne peut se faire que sans alcool. Il est difficile pour des nouveaux arrivants de comprendre que l’arrêt de l’alcool n’est pas le but recherché mais qu’il faut quand même l’atteindre. L’abstinence totale et définitive est un concept difficilement envisageable quand il est énoncé pour la première fois.
Quelques explications sont données sur le travail effectué durant une cure de désintoxication avec les trois grands principes du Calme : psychothérapie de groupe intensive où tout le monde doit parler, exercices psychosomatiques (appelé Soma au Calme) qui permet de pouvoir juguler le stress dans n’importe quelle circonstance pour ne pas se laisser envahir, 8 séances d’explication de tout ce qui est actuellement connu sur l’alcool, l’alcoolisation l’alcoolisme avec une bonne formation sur la biochimie du cerveau.
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