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26 janvier 2008 6 26 /01 /janvier /2008 16:23

 


 

 

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17 janvier 2008 4 17 /01 /janvier /2008 12:02

                                      Sujet  Thèmes du jour :
               "Alcool et habitudes sociales et culturelles"


Compte rendu :
 
A la demande d’une adhérente, nous partons sur un sujet différent de celui préparé :
 "la rechute."

Auparavant nous avions fait un tour de table et l’association SOS Habitats et soins avait présenté l’ association afin que nous connaissions leurs activités (ils s’occupent principalement des personnes en difficultés atteint par le VIH ou le VHC).

Nous constatons que ceux qui minimisent la rechute sont principalement les personnes qui ont du mal à accepter qu’elles n’arrivent pas à s’arrêter et qui sont dans une alcoolisation plus ou moins permanente. D’après deux de ces personnes, elles auraient réussies à maintenir une alcoolisation modérée (au moins pour ce que nous en voyons), mais une a quand même fait les démarches nécessaires pour arrêter l’alcool en étant suivi par le CCAA 2 fois par semaine, il faut croire qu’il n’était pas si confortable qu’elle voulait bien nous faire croire ce qu’elle voulait qu’on entende pour se déculpabiliser.
Un membre s’insurge de ces propos en faisant valoir que ce discours de minimisation est très mauvais (surtout dans une association qui reçoit des personnes encore fragiles) et que surtout il faut avoir peur de la rechute, quelle est néfaste pour soi-même et pour l’entourage. Un autre en entendant qu’il y avait quand même beaucoup de rechute lui fait peur car il s’est arrêté depuis plusieurs années (3 ans ) et se dit qu’il n’est pas à l’abri, pour lui la reprise d’alcool c’est la mort. Plusieurs ont rebondi sur cette phrase parce que ils se reconnaissent dans ces propos..
Après une rechute, il y a de plus en plus de difficulté pour s’arrêter, car ce n’est pas positif et qu’il faut absolument être suivi médicalement et psychologiquement, la rechute est dangereuse parce que il y a augmentation de la culpabilité, cela devient un cercle vicieux : culpabilité augmente la difficulté de l’arrêt d’alcool et vice versa. On s’en fout des autres, c’est nous même qui devront faire le pas pour s’en sortir. Il ne faut pas attendre de reconnaissance des autres (sujet déjà traité ces jours derniers).
On est tous fragile et l’on connaît tous des personnes qui ont rechuté après 15 ou 18 ans d’abstinence. La VIGILENCE est nécessaire tout au long de notre vie.
Nous laissons filer le débat sur les autres produits car certains ont connu les drogues illicites avant de passer à l’alcool, il en ressort que tous les consommateurs de drogues ont des problèmes psychologiques, puis nous revenons à nos moutons car le débat partait sur toutes les addictions : nourriture, jeux, sexes etc..
Il est nécessaire de prendre une décision pour qu’il y ait arrêt de l’alcool. Pour la plupart il y a un produit de remplacement afin de vivre comme tout le monde : le café et la cigarette sont les produits largement utilisés après l’arrêt de l’alcool. Ils permettent de passer les périodes anxieuses car c’est la détente qui s’installe plutôt que le stress.
 
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9 janvier 2008 3 09 /01 /janvier /2008 12:19

Sujet  Thèmes du jour : 

"La reconnaissance de nos efforts"

Compte rendu :
Les premiers mots ont été unanimes pour dire que personne n’attend de reconnaissance parce qu’il ou elle a arrêté de boire, surtout si la famille est restée unie. Mais…si il y a eu des ruptures avec la famille, nous avons changé, les autres n’ont pas changé et il y a une forte difficulté pour les autres membres de la famille à pardonner. (qui a bu, boira est ressortit plusieurs fois dans notre débat)
Le malade soigné ne doit pas attendre de reconnaissance parce que dans reconnaissance il y a attente et il y aura certainement déception parce que l’attente ne sera pas à la hauteur du désir. Si il doit y avoir reconnaissance, elle viendra toute seule au moment voulu. Un des membres après quelques années d’arrêt, son père lui a dit qu’il était fier de lui, parce qu’il avait réussi là ou lui avait échoué, il lui a dit qu’il était plus fort que lui. C’était une reconnaissance inattendue et d’autant plus appréciée.
La meilleure reconnaissance est celle qui vient de soi-même : fier d’avoir réussi l’arrêt de l’alcool sans avoir eu besoin de l’autre.
Un de nous pense que la reconnaissance de la famille est difficile et qu’il a connu plusieurs personnes qui s’étaient soignés, pensant que le conjoint serait satisfait, sont tombés des nues parce que non seulement il n’y avait pas reconnaissance de l’effort, mais qu’ayant changé et non le conjoint, cela s’est terminé par un divorce. Plusieurs d’entre nous connaissent des cas identiques.
Il n’y a que nous qui pouvons juger de notre propre reconnaissance. En cure à St Christophe, il s’est donné un objectif à un an : faire le marathon de Monaco un an après sa sortie de cure. IL l’a fait et son estime de soi est remonté en flèche parce que même s’il a mis quatre heures et des poussières pour ce marathon, il l’avait fait. A Bientôt au Marathon de Paris, après il pourra se reposer.
Au sein des familles, ils ne peuvent pas s’imaginer l’énergie déployée par le malade pour arriver à s’en sortir.
Tous ne sont pas comme cela, le frère de l’un d’entre nous, a fait un repas de Noël sans alcool, ni en apéro, ni sur la table, ni coupe de champagne, par respect pour ce frère qui avait pu s’en sortir.
Il faut avouer que nous avons fait baver ceux qui nous entouraient, même et heureusement si nous n’étions pas violent physiquement notre comportement était une violence difficilement admissible par nos proches, en raison particulièrement de notre déni. Beaucoup ont baissé les bras devant le malade qui ne reconnaissait qu’une seule chose : « je bois comme tout le monde et je peux m’arrêter quand je veux. »
Une suggestion est venue alors pour un futur thème : « La souffrance du compagnon, de la compagne ou des enfants durant notre alcoolisation ».
C’est à nous d’être reconnaissant envers la Société qui nous a permis de nous soigner, reconnaissant pour ceux qui sont restés à nos côtés durant ces années de galères, reconnaissant envers les médecins qui nous ont soignés , ceux qui nous ont suivis après la cure, toutes ces structures qui nous ont permis de renaître en étant à notre écoute, etc..
L’entourage n’avait pas confiance envers le malade alcoolique et surtout l’attente était longue, longue avant la démarche de soin
La rechute est un élément important car il y a rupture de contrat avec la famille qui espérait tant que ce soit enfin arrivé, alors quelle déception !.
Quand on est dans l’alcool et qu’on veut s’en sortir on est fier de soi, mais attention, rien n’est définitif. Le témoignage de quelqu’un qui, mal fichu s’est fait prescrire un médicament et qui, sans qu’il le sache, contenait de l’alcool, lors d’un film à la télé un flic soigné de l’alcool rechutait, lui a senti un fort désir d’alcool : la tête disait non et le corps en voulait. Fier de lui, il a résisté à l’appel de l’alcool, avant de s’apercevoir que c’était un médicament qui avait failli le faire rechuter. Plusieurs exemples de ce type sont expliqués à ce moment.
La famille, quand elle est encore là, a un très grand rôle à jouer dans le fait que le malade va se soigner, le malade a besoin d’encouragement car elle met des mots sur le mieux être de l’autre. Mais attention la famille fait souvent des maladresses : surprotection, surveillance, manque de confiance qui est souvent préjudiciable à la reconstruction du malade en cours de guérison.
Dans le mot reconnaissance, il peut y avoir découpage – Re - connaissance – naissance – avec tous ces mots on peut se dire que l’on se reconnaît, que l’arrêt de l’alcool est une renaissance donc une nouvelle naissance, et donc que nous sommes à nouveau des hommes et des femmes nouveaux et donc qu’il n’y a pas de reconnaissance à avoir des autres puisque nous venons de NAITRE.
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6 janvier 2008 7 06 /01 /janvier /2008 13:22

Sujet  Thèmes du jour :

"La dépendance et l'abstinence totale et définitive
 condition du mieux être."
Compte rendu :
Thème modifié au dernier moment en raison de la venue d’un malade qui doit aller au Calme d’ici quelques dizaines de jours.
Le dépendance était donc la bienvenue dans la discussion.
Un être humain qui consomme régulièrement de l’alcool produit à un moment donné, dans son cerveau, une substance appelée « Tetrahydropapavéroline » : tetra = 4, hydro = OH et papaver… est le mot latin du pavot. Du pavot, on extrait l’opium et le principe actif de l’opium est la morphine ou les endorphines. Puisque ces produits ne sont pas directement issus du pavot ils sont appelés pseudo-morphine , ou endorphine like.
Le cerveau qui cherche toujours à équilibrer le bien être et la mal-être produit des endorphines naturelles pour équilibrer la substance du mal être que l’on appelle généralement substances P.
Quand la THP arrive il y a déséquilibre en faveur des endorphines puisqu’il y a endorphines naturelles + endorphines like (c’est la période rose de l’alcoolique), la recherche de l’équilibre (entre bien être et mal être) ne peut alors se faire que par une diminution des endorphines naturelles et au bout d’un certain temps, il n’y a plus d’endorphines naturelles mais que de la THP pour équilibrer le mal être (ça devient la période noire avec son lot de culpabilité, de détresse, de déni qui entraîne la période noire du malade alcoolique), cette période peut durer des mois et plus souvent des années. Il n’y a donc que l’alcool qui apporte du réconfort au malade alcoolique et il est donc dans l’obligation de se procurer SA drogue pour pouvoir VIVRE. C’est pourquoi nous parlons de maladie et non de vice ou de tare.
Pourquoi abstinence totale et définitive ? Parce qu’à partir de l’entrée de la THP dans le cerveau, il se forme une mémoire indestructible comme une mémoire ROM d’un ordinateur : ineffaçable)  : arrivée de l’alcool, création de THP, arrêt de l’alcool, arrêt de THP et reconstitution d’endorphines naturelles. Mais un jour, dix jours un mois, un an, dix ans  ou plus si ingestion d’alcool (même en très petite quantité) il y a redémarrage du processus de THP d’où rechute inéluctable.
La discussion s’engage sur l’arrêt de l’alcool, sur le bien-être et ,d’après les discussions, il s’avère que, pour le malade alcoolique, le but à rechercher n’est pas l’arrêt de l’alcool mais l’acquisition d’un mieux être qui ne peut s’installer que si il y a arrêt de l’alcool. C’est au malade de comprendre ce processus qui ne s’arrête pas au bout de trente jours de cure mais qui s’acquière au bout de quelques mois, à condition d’avoir tressé un réseau de personnes susceptible d’aider à la renaissance de la personne malade : médecin, psychologue, association d’anciens buveurs, assistantes sociales etc..
Les témoignages des anciens buveurs qui ont malheureusement, pour la plupart, subit des échecs, est très instructif sur cette recherche du mieux être, du bien être, sur la guérison si l’on y croit.
 
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31 décembre 2007 1 31 /12 /décembre /2007 13:44

Sujet  Thèmes du jour :

"Est-ce que vous vous êtes sentis exclu pendant les fêtes,
 du fait de votre non consommation d'alcool ???"
Compte rendu :
  Le premier point est surtout que le terme d’exclu n’est pas approprié à notre situation d’abstinent.
Pour plusieurs le mot d’exclusion est plutôt le fait de ceux qui boivent trop dans une soirée et qui se mettent minables, mais pas ceux qui ne boivent pas. Dans notre génération, il y a moins d’abus que la nouvelle génération qui font parfois des concours de celui qui boit le plus, celui qui vomira le premier, celui qui dégueulera le plus longtemps….
Un jeune de vingt ans fréquentant notre association depuis plus de 2 mois, qui s’est arrêté de boire parce qu’il sentait la catastrophe arrivé, qui a repris ses études, ne s’est pas senti exclu parce qu’il a passé les fêtes seuls, sa compagne allant dans sa famille. Il ne voulait pas voir la fête autour de lui parce que cela ne l’intéressait pas. Quand il buvait la fête ne l’intéressait pas et maintenant abstinent elle ne l’intéresse pas plus.
Un autre fréquentant l’association s’est exclu de lui même parce que il avait rechuté depuis 1 mois et qu’il ne voulait pas imposer sa présence en état d’alcoolisation dans sa famille.
Un des membres qui avait sa famille a oublié d’acheter du vin pour ses enfants, il était vexé parce que son geste pouvait être interprété comme une exclusion de son gendre et sa fille alors que ce n’était qu’un oubli.
Pour plusieurs, la fête avec les cotillons, le chapeau de clown et les trompettes, ces manifestations sont désuètes sans alcool et n’y trouvent aucun intérêt à y participer. Repas oui, mais après, l’alcoolisation des autres dérange et il vaut mieux partir.
Pour plusieurs la solitude est plus dans l’alcool que chez les personnes non alcoolisées.
Un membre s’est plaint du fait qu’à la montagne, deux fêtes pour les enfants avec l’arrivée du Père Noël et des lutins, ainsi qu’une descente à ski aux flambeaux par les moniteurs et les enfants, se soient terminées par un vin chaud pour les adultes alors que les enfants étaient en attente de rentrer chez eux.
Quelqu’un signale que l’alcool n’a jamais réchauffé personne, que les SDF meurent parce que l’intérieur du corps se refroidit alors que la personne a l’impression de se réchauffer. Les St Bernard des gravures avec leur tonnelet de Rhum tuaient plus sûrement les personnes à sauver que les avalanches qui les avaient englouties. Mort par hypothermie.
Maintenant, dans notre état, on voit plus la différence dans la famille ou une réunion extérieure car maintenant nous sommes capables d’apprécier la nourriture alors que la personne bourrée n’apprécie rien du tout.
L’ancien malade alcoolique s’exclut de lui même car il a du mal a voir les autres s’alcooliser et à un moment donné il n’est plus dans le coup des gens alcoolisés et préfère partir car ça ne l’intéresse plus.
 
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20 décembre 2007 4 20 /12 /décembre /2007 18:05

Sujet Thèmes du jour :

Comment s'impliquer dans une soirée festive à la veille du nouvel an ?

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11 décembre 2007 2 11 /12 /décembre /2007 12:20
Santé Sans Alcool Solidarité, PERMANENCE Tous les MERCREDIS de 17h à 20h "Porte côté square" Parvis Christian CHESSEL Place Saint ROCH 06300 NICE
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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 15:43

Sujet Thèmes du jour :

Et notre santé ? Parlon en ...
(l'alcool a t'il laissé des séquelles sur votre état de santé d'aujourd'hui ?)

Compte rendu :
SEQUELLES DUS A L’ALCOOL
 
Les médecins quels qu’ils soient pensent que dès que nous avons une pathologie, elle  provient, certainement d’une alcoolisation excessive pendant des années. Ils n’ont aucune certitude mais cela les arrange de trouver une cause (imaginaire) à cette pathologie.
 
Les principales séquelles constatés sur notre petit groupe sont dus aux accidents de la circulation à cause de l’alcool, pour l’un écrasement du nez, cicatrices autour de la bouche (très bien réparés par un bon chirurgien), pour un autre plusieurs accidents en scooter avec des multiples fractures à chaque accident : main droite, main gauche, pied, pour un autre c’est une fracture de la malléole du pied qui a mis quatre mois pour se ressouder (en partie à cause de l’alcool), pour une autre fracture de la colonne vertébrale suite à une défénestration sous emprise alcoolique importante (douleurs permanentes maintenant).
 
Les séquelles actuelles sont pour certains de la polynévrite, soignée mais persistante avec fourmillement (surtout la nuit). La polynévrite est une affection des nerfs dans les jambes surtout, les nerfs ne coulissent que difficilement dans leur gaine. Témoignage de personnes non adhérentes qui à cause de la polynévrite se retrouvent en chaise roulante actuellement. Explication des tests pour trouver des soins pour la polynévrite par une personne présente.
 
Les principales maladies physiques dues à l’alcool durant l’alcoolisation :
La cirrhose,
Les varices oesophagiennes
Les ulcères de l’estomac
Cirrhose + acite (très grave)
Pancréatite
Intestins
Atteinte des nerfs (optique et moteurs) : polynévrite
 
Le cerveau : pertes de mémoire (hypo Campe), pour les plus atteints atrophie du cervelet, avec ses conséquences.
Chacun reconnaît que tous les symptômes s’aggravent en fonction du temps d’alcoolisation, mais la guérison du corps met au moins dix huit mois pour retrouver son équilibre, le cerveau met probablement le même temps.
 
Pour tous, les psychotropes ont eu une place importante durant l’alcoolisation et le sevrage de l’alcool et des psychotropes est difficile pour certains mais il faut y croire pour éliminer le psychotrope alcool et les psychotropes chimiques. C’est possible puisqu’une majorité des présent l’ont réussi. Nous ne nous étonnons pas de la quantité de psychotropes chimiques que nous pouvions supporter (une plaquette de xanax en deux jours, dix léxomil par jour, 3 stylnox pour dormir et par soir etc…)
 
Longue discussion sur les neurones, mais n’étant pas spécialiste nous n’avons pas trop insistés sur la mort ou l’endormissement des neurones, mais ce qui ressort de la discussion c’est qu’il faut faire travailler ses neurones pour améliorer notre mémoire, même si nous avons perdus des centaines de millions de neurones par nos alcoolisations massives, le reveil de quelques milliards ne peut être que bénéfique .    
 
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4 décembre 2007 2 04 /12 /décembre /2007 19:18

Sujet Thèmes du jour :

L'alcool, les fêtes & la solitude.

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3 décembre 2007 1 03 /12 /décembre /2007 08:51

Sujet Thèmes du jour :

Que vous apporte votre participation à la vie de l'association ?
Que faut-il améliorer ?

Compte rendu :
Que vous apporte la fréquentation de la permanence
 
Pour tous les intervenants, même les moins actifs dans la parole, la permanence leur apporte le bien être retrouvé après des années de galère.
Dans l’histoire de chacun, il semblerait que la fréquentation de la permanence soit le dernier recours et un complément indispensable à la réussite de la cure, c’est à dire l’abstinence totale (nous n’irons pas jusqu’à dire définitive : chacun pensant à des rechutes possibles même après des années d’abstinence).
Tous trouvent que les débats sont de très bonne tenue et apportent à chacun une partie de leur vérité. Les thèmes choisis par le Conseil d’Administration sont très bien ressentis.
Pour plusieurs, les rappels des infos faites en cure sont nécessaires pour le maintien de l’abstinence. Un petit débat s’instaure sur la relaxation, à savoir si les utilisateurs en font parfois hors la cure. Plusieurs font leur SOMA (exercice de maîtrise psychosomatique) d’urgence dès que l’angoisse les envahit.
Presque tous continuent de rencontrer psychiatres ou psychologues pendant quelques temps après la cure et trouvent ces réunions en complément de leur traitement d’après cure.
Il y a débat ensuite sur les psychotropes car beaucoup ont peur de retourner vers l’alcool s’ils prennent des médicaments après le cure (les psychotropes étant souvent comparés à de l ‘alcool solide surtout au Canada.)
Chez un adhérent qui avait repris du Canabis pour se calmer a définitivement arrêté parce qu’il sentait que ce confort risquait de le ramener à l’alcool.
Les débats permettent à chacun de se situer par rapport à son degré mental vis à vis de l’alcool : peur d’abord, oubli ensuite et finalement indifférence.
Le débat sert souvent à ne pas oublier que l’on a bu et que nous étions alcooliques.
Dans chaque témoignage chacun peut se retrouver dans des mêmes situations et venir à la permanence est une petite piqûre de rappel : alcool ou pas à la maison, fréquentation des bars à la sortie de cure ou pas, les micro doses, les sorties avec les anciens potes ou pas.
Beaucoup ont perdu une partie de leur relation après l’arrêt de l’alcool, les fêtes sont rarement un lieu de joie pour les alcooliques qui retrouvent l’effet miroir dans la consommation de l’autre, l’odeur de l’alcool, les relents d’alcool, la vue des bouteilles peut être un malaise pour certains, notre regard a changé vis à vis des SDF et des malades en général.
La structure de l’association est solide, la confiance règne et tout le monde est invité à s’exprimer, la tolérance est de mise et cela plait à tout le monde.
L’apport de la clochette (rarement utilisée) a été une amélioration sensible de la tenue de notre assemblée. 
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Published by SANSAS - dans La permanence
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