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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 10:39

 

Sujet Thèmes du jour 

"Quel bilan faites-vous maintenant après votre abstinence" 

 

           Compte rendu : 

Les prénoms sont tous des pseudos. 

Sospel est abstinent depuis 6 mois et cela dans trois jours. Il explose son record, maintenant il a retrouvé une hygiène de vie, un sommeil réparateur. Sur les photos il s’aperçoit qu’il a une meilleure tête.

Sur le plan psycho, il est loin d’une abstinence heureuse. Mais il y a du positif dans son cerveau.

La confiance revient dans sa famille, c’est positif, mais il lui reste parfois des angoisses et il a encore des envies de boire.

Louis pense qu’il n’est pas tombé dans l’alcool par hasard, a l’arrêt de l’alcool on devient acteur de sa vie.

Il est important de positiver.

Albert, son abstinence c’est bien passée, il a très vite perdu cette habitude de boire mais les besoins et les envies n’ont pas totalement disparu.

Il se baigne tous les jours dans la mer (il y a des fous partout, même à Sansas), la vie devient intéressante. Il pensait ne plus pouvoir monter sur un vélo et maintenant il en fait très souvent.

Il est satisfait de tous ses efforts, il a oublié l’alcool, la vie est belle. Maintenant il voit la différence.

Gérard est maintenant très heureux, il redécouvre plein de choses après huit ans d’abstinence (il n’aime pas ce mot mais n’en a pas trouvé d’autres) il arrive à vivre sans besoin d’alcool.

Il est très heureux mais il sent qu’il vieillit.

Son foie est devenu comme neuf.

Pierre, sa vie n’a rien à voir avec celle d’avant. Sa fille veut lui faire plaisir. Il fait les choses tout de suite sans attendre le lendemain. Il n’a plus la bouche pâteuse.

Le foie est redevenu normal, par contre le pancréas n’est pas en bonne forme, pancréatite aigüe.

Mais pour lui et son entourage, sa vie est complètement meilleure.

Gérard, le rapport avec ses enfants est devenu sensationnel, mais ça à été long à revenir. Il est vrai qu’il leur en a fait voir de toutes les couleurs.

Louis, écrit beaucoup pour s’expliquer. Parfois il déchire son écrit, parfois il l’envoie car la lettre est beaucoup plus forte que les paroles.

Lilas, a également pratiqué l’écriture et elle continue, mais c’est un cercle vicieux.

Henri a eu une enfance normale, mais après il y a cinquante ans à ne pas savoir ce qu’il a fait, mais après son sevrage, il a pu enfin se regarder dans une glace. Il n’a pas eu de difficulté à se réadapter à la vie familiale.

Comme il a menti à tout le monde  pendant cinquante ans, c’est tout une vie qui s’est ouvert devant lui.

Maintenant il met les bouchées doubles, malheureusement il ne peut plus faire tout ce qu’il voudrait à cause de ses gambettes qui ne répondent plus comme avant.

Bob à perdu grave de trente cinq à cinquante huit ans.

Henri se demande comment cela se fait-il qu’il soit encore en vie, il a perdu cinquante ans dans l’alcool.

Lino a changé de vie, maintenant c’est travail famille, travail maison. Avant il y avait la case bistrot qu’il a arrêté. Depuis son arrêt de l’alcool il n’est plus retourné en prison, il a récupéré son permis (qu’il a repassé).

Marie, les liens familiaux se sont resserrés. Elle a fait des efforts et est heureuse que cela ait servi à quelque chose, sa fille à mis huit à neuf mois pour retrouver la confiance, mais maintenant c’est parfais.

Abdel ne sait pas comment la rechute arrive, il a rechuté maintes et maintes fois, il se rappelle qu’une de ses rechutes a été causé par la musique, l’émotion.

Gérard pense que ce n’est pas un effort de ne pas boire. Il n’a pas le sentiment d’avoir fait des efforts pour s’arrêter, bien qu’il ait rechuté une fois.

Henri avait une notion du temps différente en buvant et depuis qu’il a arrêté l’alcool. Il était très lent quand il buvait alors que maintenant il n’a plus de temps disponibles pour faire tout ce qu’il a envie.

Fanny heureuse d’être abstinente, une joie de la maintenir, elle a une abstinence heureuse. Bien depuis 8 ans et neuf mois, même avec une petite rechute il y a deux ans, sans conséquences.

Elle a retrouvé la LIBERTE, avec suppression des médocs, elle a retrouvé l’estime de soi.

Ses parents pensent que c’est magnifique de trouver leur fille en bonne santé. Elle a retrouvé le bonheur.

Son souci c’est les sorties du soir car elle n’arrive pas à dire non et de temps en temps elle est obligé de fuir. Car c’est trop dur.

Lino, il buvait au bar et jamais à la maison car cela lui permettait de limiter sa consommation. La somme des consommations auraient été trop lourde.

Claude bis, il s’est soigné parce qu’il n’arrivait plus à monter sur son vélo, maintenant, soigné, il peut en refaire.

Depuis qu’il s’est arrêté il a fait plein de nouvelles choses. Le couple. L’ordinateur qu’il ne connaissait pas lui est maintenant familier.

Il espérait un peu de complicité avec sa fille, il y a du progrès car il a quelques contacts avec elle.

Mais lui dit qu’elle n’a que la version maman et non la version papa.

Elle a été manipulée pendant vingt années & son choix n’est pas objectif.

Il y a eu l’utilisation de l’alcool pour les séparer et les éloigner.

Ces amies de la Turbie, sont tous très contents de le voir dans l’abstinence et c’est un fort encouragement pour lui.

Bob a retrouvé la confiance en lui, mais la confiance des autres a été très difficile à retrouver.

Après sa cure quand il a repris le boulot, les collègues ne croyaient pas trop en lui. Qui a bu boira pensaient-ils. Radio couloir fonctionnait à merveille.


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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 10:16

 

Sujet Thèmes du jour  

"L’abstinence vous fait-elle peur"

 

Peur

 

Compte rendu : 

Les prénoms sont tous des pseudos. 

Michele, avant la première cure elle n’avait pas peur car elle ne savait pas quelles seraient les réactions du manque d’alcool. Depuis, rechute, elle s’est engagée dans la voie de l’abstinence, elle doit faire un sevrage à l’Archet II chez Tran, et elle craint la sortie.

Nous la rassurons  et lui conseillons surtout d’être entouré, psycho à Emergence, contact téléphoniques avec nous, retour aux réunions de Sansas etc…

Hermione, après une cure chez Carrere à L’Archet II, Pauline la Psychologue l’a bien briefée et depuis elle n’a pas peur de l’abstinence.

Annie, avec le temps c’est plus facile, mais ce qui lui fait peur c’est la rechute. Elle ne peut pas dire « plus jamais » et elle craint que sur un événement particulièrement  douloureux, elle pourrait reboire pour oublier.

Ce n’est pas toujours facile, même avec le temps.

Claude bis nous donne des nouvelles de Léon qui, a de nouveau des ennuis cardiaques (fibrillation), mais aucune envie de boire.

Il nous parle de Jean qui a tous les ennuis du monde et qui passe à travers les événements sans penser à l’alcool et pourtant il doit souffrir, mais l’alcool est complètement sorti de sa  tête.

Annie, en mangeant une raclette la semaine dernière, il y avait une bouteille de vin rouge ouverte devant elle et elle aurait bien pris un verre qui aurait pu lui faire du bien.

Albert, Je n’éprouve plus de plaisir dans l’envie de boire.

Abdel,  avait peur de l’abstinence, tout au début de nos rencontres. Mais il faisait sans difficulté le carême tous les ans.

Pendant des années il a eu peur que, sans alcool, son corps ne réagisse pas comme avant. Il avait besoin de carburant pour fonctionner, alors comment faire sans ce carburant ?

Daniel, n’a pas de projet en sortant de cure, pas de travail, pas de logement alors il craint énormément la rechute.

A Saint Christophe, il rencontre toujours les mêmes personnes qui sont comme lui, sans perspective pour l’avenir et la plupart rechutent, ils ne peuvent pas se fier au médical, ni au psy, ni aux services sociaux qui n’ont rien à proposer.

Michèle, après sa première cure, se retenait pour ne pas boire, mais un jour, sur la plage, juste un fond de bouteille et c’est reparti.

Durant les soirées où tout le monde buvait, elle avait des envies mais elle tenant le coup . Mais, comme elle dit, en sortant de cure, elle a négligé les suivis, se sentant la plus forte.

Abdel, nous dit qu’il a rechuté plusieurs fois sans problème, croit-il.

Claude bis, en revoyant la psychologue de Saint Christophe, elle lui a dit qu’il ne devait plus avoir d’envies car il avait fait le deuil de l’alcool.

Abdel, le gout de l’alcool ne l’intéresse plus. Mais il prenait l’alcool pour que sa tête tourne.

Albert ne s’attendait pas à l’abstinence quand il est allé voir le médecin généraliste. Mais quand elle lui a dit qu’il faudrait venir à l’abstinence totale et définitive, il a commencé à paniquer. Elle lui a dit que, avant de venir la voir, il avait bu son dernier verre.

Quelques jours auparavant il avait eu un malaise en allant au stade, il a été transporté aux urgences à Saint Roch et sa sœur, au téléphone  qui lui a fait remarquer qu’il avait bu. Mais il lui a répondu qu’il continuerait à boire, mais en fait il était déjà décidé à s’arrêter.

Comme il avait le physique et le moral en berne, le médecin lui a fait plusieurs arrêt de travail successifs, mais il avait la volonté de s’arrêter. Le médecin lui avait proposé soit St Christophe, soit Sansas, il a choisi Sansas. Mais il a eu du mal à franchir le pas, une première fois il est passé devant la salle de réunion mais n’a pas osé rentrer, la deuxième fois, il y a quelqu’un qui l’a harponné devant la salle et alors il est rentré et tous les lundis il est là, cela fait presque un an.

Annie, en sortant de cure elle avait moins peur de la rechute que maintenant. Elle à gouté au bienfait de l’abstinence et elle craint de retourner dans l’enfer de l’alcool.

En sortant de cure elle ne voyait que les dégâts dus à l’alcool, maintenant elle cherche à comprendre.

Albert, dans ses nombreuses tentatives pour arrêter ou diminuer sa consommation, il a pris du Pacific pour remplacer le pastis. Mais que cherchait-il ? Car très vite il est revenu à sa boisson alcoolisée préférée.

 


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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 11:29

 

 Sujet Thèmes du jour  

"Abstinence totale et définitive, pensez vous pouvoir reboire un jour ?"

 

Compte rendu : 

Les prénoms sont tous des pseudos.

 

Bob, une fois qu’il se soit  arrêté, il ne voit plus l’intérêt de pouvoir continuer à boire, même avec modération.

Après deux mois passé à la costière, deux mois à l’hôpital Pasteur, un sevrage à Monaco, le risque n’en vaut pas la chandelle.

Sa venue à Sansas lui a été bénéfique pour son maintien d’une abstinence heureuse.

Une fois que tu as compris qu’il ne fallait plus boire eh bien tu arrêtes, un point c’est tout.

Annie,  elle a compris que l’alcool était nocif pour sa santé, après onze ans d’abstinence, ce serait aberrant de reboire, elle n’a pas envie de se casser la gueule, elle est trop bien sans alcool. Elle voit la vie en rose maintenant.

Philou est étonné de son abstinence malgré tous les ennuis qui l’entourent.

Sylvia l’alcool ne lui permet pas d’oublier. Elle continue à boire actuellement parce qu’elle ne peut pas faire autrement. Le nouveau médicament, le Salincro, l’intéresserait pour arriver à boire modérément, tout comme le Baclofène.

Elle n’a pas connu de période suffisamment longue sans alcool.

Antoine nous rappelle le témoignage de Dominique qui, il y a environ cinq ans venait à Sansas avec un papier vantant les mérites du Baclofène. Elle pensait qu’enfin elle pourrait boire modérément et ne se passerait donc pas d’alcool. L’expérience n’a pas été concluante, après plusieurs rechutes, des comas éthyliques, la peur de mourir, elle s’est décidée à l’abstinence totale et maintenant elle ne tarit pas d’éloge sur son bien être et n’imagine pas pouvoir reboire un jour.

Annie se demande, si l’on reboit, est ce que l’on pourra se contrôler tout le temps ?

Richard il sait qu’il ne doit pas boire car il y a risque de rechute qui pourrait l’entraîner à la mort.

Il a des espoirs dans les nouveaux médicaments : Salincro, Baclofène qui pourrait permettre de reboire modérément, mais pour l’instant il ne veut pas tenter l’expérience.

Il peut retravailler, il retrouve ses enfants tous les quinze jours mais c’est difficile d’être abstinent.

Henri, il faut se soigner pour arrêter de boire, mais il craint toujours la rechute.

Albert a fait la démarche chez le médecin pour arrêter de boire, s’il tente de reboire, c’est un gros risque et du moment qu’il peut s’en passer, l’alcool n’est pas utile à sa vie. Son médecin lui a proposé d’aller à Saint Christophe, il a préféré l’ambulatoire et Sansas. Il est persuadé que s’il prend un verre ce sera la rechute.

Annie, au jour de sa retraite, si on lui propose un verre, eh bien pourquoi pas ?

Pierre nous dit que s’il doit rentrer en maison de retraite, en mauvais état il se suiciderait avec de l’alcool.

Brigitte, est ce que l’on peut savoir ce que l’on va faire dans vingt ans.

Henri pense que l’alcool nous fait descendre vers la mort.

Sylvia avait prévu, dans ses objectifs, de s’abstenir d’alcool, mais elle n’y arrive pas. Actuellement, elle ne boit que de temps en temps, surtout pour faire comme les autres pour ne pas se singulariser.

Pierre, en faisant ses interventions à Monaco, a rencontré un patient qui a rechuté après 17 ans d’abstinence. Ca n’encourage pas à la reprise de l’alcool.

Henri a eu un gros coup d’émotion en admirant une affiche vantant la vodka : Smirnoff.

Abdel, au Maroc, les patrons de bistrot qui vendent de l’alcool ont de grosses berlines alors que les patrons de bistrot qui veulent respecter la religion se promènent avec de petites voitures.


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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 10:56

 

 Sujet Thèmes du jour  

"Quel bilan constatez-vous après votre guérison ?" 

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 11:17

 

    Sujet Thèmes du jour  

"Comment avez-vous vécu votre sevrage de l’alcool"

 

Compte rendu : 

Les prénoms utilisés sont des pseudos.

 

Antoine s’est retrouvé à l’hôpital psychiatrique en état de delirium tremens et le lendemain le psychiatre est venu lui dire qu’il était alcoolique et lui dire »vous êtes malade, nous pouvons vous soigner et pour ce faire acceptez-vous un contrat de 21 jours avec l’hôpital ». Sa réponse a été oui puisqu’enfin un médecin lui disait qu’il était malade, que l’alcoolisme se soignait et qu’il fallait sacrifier trois semaines de sa vie.

Au lit, sous perfusion, il était difficile de ne pas être abstinent. Au bout d’une semaine, réunion dans une petite salle, avec le psychiatre, deux infirmières, plus deux autres malades, la phrase assassine est venue : « à partir de maintenant, si vous voulez guérir, c’est abstinence totale et définitive ». Il ne s’attendait pas à cela et l’abstinence pour lui est devenue très palpable. L’abstinence c’est comme le mur qui était en face de lui : dure comme le béton, infranchissable.  Il a la couleur bleue comme la peinture du mur ou le bleu du ciel.

Avec l’aide d’une association d’anciens buveurs, les membres l’ont aidé à tenir le coup. Il s’est enfermé chez lui durant six mois de peur de la rencontre avec l’alcool dans les bistrots du coin, il a fait du maquettisme durant six mois dès la sortie du travail : le Soleil Royal de chez Heller.

La peur de l’abstinence c’est peu à peu estompée, d’abord cela a été une brique du mur qui s’est détaché et il a pu entrevoir l’autre côté de l’abstinence, puis ce fut une autre brique et une autre encore. La vie semblait plus belle. Puis un jour il s’est aperçu qu’il était de l’autre côté du mur en se retournant il voyait le mur de l’abstinence derrière lui. Ouf.

Avant la fin de la construction de cette maquette, il a décidé de retourner vers le monde : il s’est inscrit à des cours de tennis au bout de la rue où il habitait, il s’est inscrit au comité des locataires dont il est devenu président quelques mois plus tard, il s’est impliqué de plus en plus dans son association où il a pu prendre, plus tard, des responsabilités nationales.

L’abstinence n’était plus un problème.

Henri, avant son sevrage, sa chère et tendre le surveillait, elle essayait de le modérer, sans trop de succès.

Après sa semaine de sevrage à l’Archet II où il avait été admis par un tour de passe passe du rhumatologue, il tenait le coup entre chaque rendez-vous avec le médecin alcoologue de l’Archet. Il avait confiance en ce médecin et il ne voulait surtout pas le décevoir en venant lui dire qu’il avait bu un coup. Ce n’était pas évident. Les quatre premiers mois ont été un calvaire.

Il a appris qu’en temps que retraité ne payant pas d’impôts, il pouvait bénéficier d’une carte de transport illimité pour dix euros. Alors il a sillonné le département, d’est en ouest et du nord au sud. Il a pu redessiner et était occupé tous les jours.

Il constatait le progrès de jour en jour.

Richard, à l’hôpital, il était sous perfusion, pour le calmer il avait des benzodiazépines.

A son dernier sevrage, il a accepté de  venir  à Sansas, ensuite, sachant que l’ennui était souvent l’objet de ses rechutes, il s’est interdit de rester chez lui de 20 h à 22 h. Il a vu tous les films qui sortaient, même plusieurs fois.

Comme Henri, il a sillonné Nice de gauche à droite et de bas en haut, même aller à pied à Monaco ne le rebutait pas, il était toujours accompagné par « ecstasy » qui tenait la forme.

Il s’est astreint à venir à Sansas, à voir son psychiatre, aux réunions à l’hôpital de Monaco avec la psychologue Roxane.

Il a fallu qu’il s’investisse pour la reprise de son travail.

Il ne veut plus rester chez lui à ne rien faire.

Avant il travaillait de 8 h du mat à 10 h du soir. Il veut moins travailler.

Maintenant il veut reprendre le sport qui lui manque. Il a fait six heures de vélo, il va regarder les matchs de foot de la coupe du monde, bien qu’il n’aime pas beaucoup la télévision.

Maintenant, il profite de chaque instant de la vie. Il vit au présent, pour le futur, il verra venir.

Pour le sevrage, les huit premiers jours n’ont pas été difficiles, ce n’était pas plus dur à un moment qu’à un autre.

Le danger maintenant c’est l’impression qu’il a qu’il pourrait arriver à boire modérément car il n’est plus dans l’état d’esprit d’avant son sevrage.

Avant il buvait pour oublier, maintenant il n’a plus les mêmes les mêmes problèmes. Il a fait l’expérience de deux verres, mais ne veut pas recommencer parce qu’il n’en n’a pas envie.

Les présents le mettent en garde sur une rechute possible. Même s’il ne croit pas à la THP,  les anciens ont trop souvent vu des rechutes parce que les personnes pensent qu’ils pourront reboire modérément. La biochimie du cerveau des personnes dépendantes est quand même une réalité actuellement.

Henri, est heureux d’être abstinent maintenant, même s’il a peur de la rechute. Il s’amuse plus maintenant sans avoir bu qu’avant quand il buvait.

Domi n’a pas vu passer son sevrage, il a été trois semaines sous perfusion et il a été tellement malade avec sa pancréatite aigüe qu’il était heureux de ne plus boire.

Durant son mois en maison de repos à Levens, il n’avait pas envie de boire, même au café où il allait régulièrement, où les autres résidents buvaient de la bière, lui est resté fidèle à son jus d’abricot.

A l’hôpital, le docteur TRAN lui a dit qu’il avait une cirrhose, une pancréatite aigüe et que s’il continuait à boire il allait mourir dans les six mois. Même cette menace ne l’a pas percuté mais il n’avait plus envie de boire. Il s’est bien rendu compte qu’il était dénutri et quand même il avait peur de la mort.

A la fin de son séjour à Levens, à son retour à Nice, il a voulu fêter cela, il a bu un demi de bière, il a eu un dégoût de l’alcool. Maintenant il se sent bien, son amie boit modérément.

Richard complète son témoignage en nous disant qu’il a eu peur, à l’hôpital de Monaco, quand l’assistante sociale l’a menacé de le mettre sous tutelle. Il a eu peur de ne plus avoir la liberté de voir ses enfants quand il le voudrait.

Albert s’est trouvé mieux dès qu’il a décidé d’arrêter de boire, maintenant, après six mois, il n’a plus envie de boire. Il a été obligé de changer ses habitudes, mais il n’a jamais eu peur des rayons d’alcool dans les super marchés.

Maintenant, pour le plaisir, il reprendrait bien un verre, par nostalgie.

Il a du mal à se rendre compte qu’il buvait il y a à peine six mois en arrière. Mais il se rend quand même compte que c’est mieux maintenant, et ne veut surtout pas retourner à la case départ.

Josie, sa sœur, voit qu’il a beaucoup changé. Elle s’est permis de le booster pendant quelques mois. Maintenant elle est heureuse de le voir dans cet état.

Domi ne pouvait pas rester chez lui, heureusement sa fille est venue habiter avec lui, c’est probablement pour cela qu’il n’a pas eu envie de reboire.

Elle est très heureuse qu’il ne boive plus.

Albert avait déjà essayé de s’arrêter il y a trois ans, mais, dit-il, il s’y était mal pris.

Sa sœur est très heureuse aussi qu’il ne boive plus.

Domi voit le Docteur Gelsi, au CSAPA de l’Archet II, mai elle ne lui avait pas dit qu’il était malade alcoolique, elle le soignait en tant que gastro-entérologue.

Abdel admire la franchise de Richard. Après son sevrage, il ne sortait plus le matin pour ne pas aller chez Leclerc acheter ses canettes de bière, et l’après midi, il prenait le tram pour aller chez sa mère.

Claude bis a fait son sevrage à Saint Christophe, il était tellement mal qu’il a été sous perfusion pendant une semaine. On lui administrait des vitamines et peut-être d’autres produits dans les perfusions. C’est pendant cette semaine qu’il a fait sa biographie.

Son sevrage s’est bien passé parce qu’il ne pouvait plus marcher à cause de la polynévrite. A Annecy, pendant les sevrages qu’il a faits, il pouvait toujours ruser pour boire sa bière.  A beletran il n’a pas pu boire mais il attendait avec impatience la fin de sa cure pour boire au premier bistrot rencontré.

Au Mont Blanc, il a trouvé des bonnes âmes pour lui expliquer la façon de boire pour ne pas se faire prendre  en étant positif.

 


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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 10:57

 

 Sujet Thèmes du jour 

"l’idée d’abstinence vous faisait elle peur"

 

Compte rendu :

Tous les prénoms sont des pseudos

 

Annie, surtout la peur du manque d’alcool.

Fanny, elle a peur parce que l’été, les gens sur les terrasses, au soleil, dans le temps elle a peur.

Toute ma vie, ne pas boire, je ne peux l’admettre.

Annie, peut-être le regret de ne plus avoir les bons moments d’avant.

Abdel, avant la cure, il avait peur.

Fanny, elle se pose la question de savoir ce qu’elle va faire sans alcool, alors qu’actuellement elle juge que c’est le contraire, elle fait beaucoup de choses sans alcool. Mais la peur reste.

Bob, avant il avait peur de voir enfin la vérité alors qu’il se cachait de tous les pépins.

Yves, je n’y pense pas, je vis au jour le jour.

Il aurait peur d’y penser, sans alcool jusqu’à la fin de sa vie ?

Une bonne bière, ça passe bien.

En buvant, il a pris des automatismes et c’est dur de supprimer ces automatismes, après son café du matin et une cigarette, il aimait boire une petite bière maintenant stop ?

Il ne pense pas être sobre tous les jours du reste de sa vie.

Il arrivait à ne pas boire, mais de temps en temps, il aimerait bien boire une pression.

Quand il sort, c’est avec le chien pour se promener, dans la journée pour ne pas boire il sort en compagnie, s’il sort seul, c’est quand les commerces sont fermés parce qu’autrement il serait tenté de rentrer dans un commerce.

Il ne consomme pas dans les bars, alors il les évite.

Albert n’a jamais eu peur de l’alcool, mais peur de ses habitudes. Il a été obligé de changer ses habitudes. Le plaisir lié à la consommation lui manque : une bonne socca, dans le vieux Nice avec un verre de rosé ; Oups !!.

A la maison c’était un besoin, à l’extérieur c’était le plaisir.

Maintenant il a trouvé d’autres façons de se faire plaisir : vélo, marche à pied, plage …

Josie, n’a plus envie de vin, mais elle n’est pas dépendante, depuis qu’elle fréquente Sansas avec son frère.

Domi, l’abstinence était inconcevable, inimaginable, pas accepté, c’était aberrent, il voulait gérer son alcool. L’abstinence c’est imposé à lui quand il a été question de vie ou de mort. Il a choisi la vie. Maintenant l’alcool ne lui manque pas du tout.

Fanny, il y a quelques années, elle avait peur de trembler, alors quand elle s’arrêtait de boire elle était contente de ne plus trembler pendant son abstinence de quelques instants, elle ne savait pas trop quoi faire.

Elle ne s’est jamais arrêter aussi longtemps grâce aux réunions des groupes d’entraide tels que A.A. et Sansas.

Domi, il n’a jamais tenu de bar à la maison, mais il n’a jamais manqué d’alcool. Maintenant il y a de l’alcool chez lui car sa fille fait de la cuisine pour elle avec du vin blanc.

Annie a aussi de l’alcool chez elle parce qu’elle ne veut pas priver ses enfants d’apéritif parce qu’elle n’a pas pu gérer son alcool. Sa copine lui a donné du vin à la cannelle.

Antoine, hospitalisé en delirium tremens, a reçu un coup de massue sur la tête quand le psychiatre lui a dit que ce devrait être, dorénavant, abstinence totale et définitive. Pour lui l’abstinence était comme un mur en béton, de couleur bleu. C’est dur dur. Après avoir fréquenté un mouvement d’entraide, avoir des explications sur l’alcoolisme, sur la dépendance, il a entrevue une pierre tombée de ce mur et a commencé à voir  de l’autre côté du mur, quelques temps plus tard, il s’est aperçu qu’il avait franchi le mur et c’est en se retournant qu’il a vu le mur de l’abstinence, il était passé de l’autre côté. Heureux de vivre sans alcool. Pas facile d’arriver jusque là. Maintenant, il est vigilent mais ne pense pas pouvoir rechuter.

Henri a peur de la rechute. Il est abstinent sans effort depuis dix ans mais c’est une peur latente, il fait toujours très attention et est plus que vigilent.

Quand il buvait, il était dangereux pour lui et pour les autres. Il a un tempérament méchant, il l’était encore plus quand il buvait.

Maintenant il fait beaucoup de chose, il dessine car il ne pouvait pas tenir un crayon durant son alcoolisation, il occupe son existence, il est lucide, mais lucide il faut l’être une journée à la fois.

Il a encore peur parce qu’il n’a pas trop confiance en lui, il est à longueur d’année en contact avec des gens qui boivent et qui un jour peuvent l’inciter à boire et dire Non ?

Maurice avait peur en pensant au mal être qu’il allait avoir en sortant de cure. Il était désorienté.

En entrant au Calme, il était prêt mais il ne pouvait pas faire autrement.

Riton qui vient à la réunion cassé parce qu’hier il a fait une rando à ski toute la journée, il n’a jamais eu peur.

Ses amis lui avaient fait comprendre qu’il buvait trop, c’est pourquoi il a fait une cure au Calme.

Il pense qu’il n’était pas allé au bout de l’alcool, il ne buvait pas le matin, il n’a jamais tremblé. Il n’a même pas peur de la rechute, depuis son arrêt, une seule fois il a failli se laisser aller : en conflit avec sa fille, il a craint, alors il est allé au café de Turin, il a pris un plateau de fruits de mer et ça l’a calmé.

Fanny, en parlant d’abstinence, elle pense qu’un jour elle reboira, mais elle est sûre que le lendemain elle serait à l’hôpital pour juguler sa rechute. Elle n’a pas peur que cela arrive mais actuellement la fréquentation des groupes d’entraide l’a font douter de cette possibilité.

Annie, se dit qu’une rechute pourrait arriver surtout si elle avait une émotion trop forte telle que la perte d’un être cher.

Henri nous dit que quand il mange des huitres, il sent le vin blanc  dans son verre d’eau d’où sa peur. C’est comme la Socca et le rosé.

Pourtant depuis qu’il a arrêté il a retrouvé le goût et l’odeur.

Les associations gustatives peuvent se faire très facilement.

Bob, les relations avec les autres étaient difficiles, il ne voulait pas se disputer avec eux, ,alors il avait peur de les éliminer de son cercle d’ami.


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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 13:34

 

      Sujet Thèmes du jour 

"Problèmes relationnels après le sevrage"

 

Compte rendu :

Les prénoms utilisés sont des pseudos.

 

Bob après sevrage il a eu des problèmes relationnels avec la famille, surtout sa sœur, et avec les relations du travail.

Au travail, quand il faisait quelque chose qui sortait du ronron du travail, certains lui disaient que s’il faisait cela c’était parce qu’il avait bu. Sans en avoir l’air ça le touchait car on le voyait encore comme alcoolisé.

Il y en a beaucoup qui pensent qu’il n’est pas possible de s’arrêter de boire.

Même le médecin du travail lui a demandé de souffler dans un alcootest.

Beaucoup d’amis lui ont tourné le dos parce qu’il ne buvait plus d’alcool avec eux. Un coca ? Moi je ne te paye pas une boisson de gonzesses.

Dans la famille c’est beaucoup plus compliqué, Il laissait faire sa sœur du temps de son alcoolisation, maintenant il lui met le nez dans ses turpitudes et elle ne comprend pas que maintenant il s’en occupe. Les relations sont tendues.

Josie, dans un bar, on boit ce que l’on veut.

Albert, il y a des amis qui vous aident à maintenir cette abstinence, mais il y a certains faux amis qui souhaitent votre rechute parce qu’eux même n’arrivent pas à s’arrêter.

Bob, les amis de beuverie ne sont plus des amis.

Annette se sentait désespérée de voir son mari continuer à boire. Elle a baissé les bras.

Josie a retrouvé Albert tel qu’elle l’avait connu, c’est un ravissement.

Annette dit que son mari a changé de caractère après sa cure. Avant c’était un rigolo qui aimait rire. Après, il est devenu sérieux, son comportement a changé, elle s’est alors adaptée.

Annie, elle avait un épuisement psychologique qui s’était installé avant sa cure, après il lui a fallu rééquilibrer ses sentiments, reprendre sa place au milieu de sa famille.

Sa mère n’arrivait pas à croire qu’elle ait pu s’arrêter de boire, elle a continué à faire des allusions sur son alcoolisation supposée. Elle a du se rebiffer car sa mère voulait continuer à régenter sa vie alors qu’elle avait soif de reprendre sa place au sein de sa famille, faire l’éducation de ses enfants.

Brigitte nous dit que le sevrage met à jour les difficultés qu’il y avait avant.

Annie, sa mère ne la voyait pas comme une femme adulte, mais elle avait envie de changer sa vie, pour sortir de cet enfer qu’elle avait créé autour d’elle.

Il lui a fallu beaucoup de temps parce que sa mère avait des doutes sur son arrêt total d’alcool, il lui a fallu mettre  les points sur les I.

Henri, sous alcool il avait déjà des difficultés relationnelles avec sa sœur, elle avait complètement déménagé la maison de ses parents après le décès de ses parents, sans l’en avertir de sorte qu’il n’a même pas une photo de ses parents à montrer à ses petits enfants qui les réclament. Maintenant il est sans alcool alors qu’elle est sous alcool.

Après son sevrage, ses enfants se sont aperçus qu’il avait une « voix claire ». Alors qu’il n’a connu ses petits enfants qu’à l’âge de douze ans, maintenant, il a deux petites filles qui logent chez lui puisqu’elles font des études à Nice et non à Marseille.

Il a demandé à ses enfants ce qu’ils pensaient de lui durant son alcoolisation, ils lui ont répondu que c’était son personnage.

Richard il y a beaucoup de modification dans son parcours sans alcool.

Sous l’emprise de l’alcool il ne pouvait rien reconstruire et toute sa vie  a été détruite. Depuis son arrêt de l’alcool ses relations son bonnes, mais dans sa famille beaucoup de réticence vis à vis de son ex et de ses ex beaux parents. Heureusement ses enfants ne lui font pas grief de son alcoolisation et il les reçoit suivant les règles du divorce. Lui pense que c’est normal parce qu’il leur a fait beaucoup de mal durant son alcoolisation.

Mais il s’aperçoit que sa famille a encore peur de lui. Heureusement les relations évoluent à très petite vitesse.

Domi, alcoolisé il s’est mal fait traiter par ses enfants. Maintenant depuis l’arrêt sa fille d’abord et ses autres enfants ensuite sont en adoration devant leur père. Ils ne pensaient pas qu’il pourrait refaire marche arrière de cette façon.

D’une situation difficile et délicate, il est devenu un exemple, ils étaient découragés. Ils ont un total respect pour lui, les amis qu’il a gardés le respectent.

Pierre, regrette de ne pas retourné au Clos (jeu de boule à pétanque) car quand les joueurs boivent entre deux parties, lui s’ennuie au bar, il préfère donc faire autre chose. De plus il y a trop d’alcool qui circule, il ne tient pas les côtoyer.  

David, ses enfants se sentent libérés de le voir faire une cure.

Il regrette que son ex l’ai traité d’alcoolique devant eux. Il n’a pas ses enfants avec lui et il regrette qu’ils ne prennent pas de nouvelles durant la semaine. Il lui est répondu que les enfants de tout le monde ne prennent pas souvent des nouvelles en dehors des contacts officiels qu’ils apprécient. Ce n’est pas réservé aux malades.

Domi, sa fille, quand il était fortement alcoolisé, lui avait demandé s’il n’existait pas de médicaments pour soigner la dépendance à l’alcool.

Quand il était hospitalisé, elle lui a proposé de venir habiter avec lui pour le surveiller et qu’il ne rechute pas. Elle réside toujours chez lui.


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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 10:13

Sujet Thèmes du jour  

"Médicaments de sevrage

et

du maintien de l'abstinence."

 

Compte rendu :

Les prénoms sont toujours des pseudos.

 

En introduction la question se pose : qui a pris un médicament de post sevrage ?

Aotal : majorité des présents

Révia : 1 personne

Espéral : 1 personne.

Baclofène : 1 personne

Richard nous explique la dopamine dans le circuit de la récompense.

            Le gaba sert à diminuer l’excitation, diminution de la tension interne.

            L’alcool augmente la dopamine et le Gaba.

Toutes les drogues font augmenter le neurotransmetteur  dopamine (de façon artificiel)

            Récompense affective ou punitive

            Récompense cognitive justement pour aller vers la récompense.

Le système de récompense est alors détourné par la drogue, parce qu’en principe le système de récompense sert pour manger, se reproduire (depuis la nuée des temps)

Médicaments de sevrage.

Les médicaments servent à compenser le manque d’alcool après le sevrage. Ce sont en général des benzodiazépines, mais attention on en devient très rapidement dépendant, il faut donc les utiliser que très peu de temps et les arrêter rapidement. Les plus connus sont : Seresta, valium, lexomil, xanax, temesta, etc…. Ce sont des anesthésiants et ils diminuent les contracture.

Médicaments du maintien de l’abstinence.

L’Espéral a un effet antabuse, agit sur l’élimination de l’alcool. Si prise d’alcool avec espéral il y a malaise important : baisse de la tension, rougeurs du corps, battements intempestifs du cœur. Peut être dangereux.

Aotal ou acomprosate, agit sur le Gaba et le glutamate.

            Le gaba étant un frein et le glutamate un excitant.

            Le gaba et le Glutamate sont en équilibre dans le cerveau humain.

            L’Aotal limiterait les fonctions d’envie de l’alcool, en agissant de façon inverse à l’alcool sur le gaba et le glutamate.

Même si l’aotal n’agit bien que pour 7% des personnes le prenant, il a quand même l’avantage d’avoir un effet protecteur et de protéger le système nerveux.

Le Révia ou Naltrexone

Et Le Narkan.

Sont très peu utilisés en France, c’est un antidote des opiacés.

Le baclofène.

            Agit sur le gaba car son utilisation première est un myorelaxant.

            Le problème pour l’alcool c’est qu’il faut des doses importantes pour l’alcool, jusqu’à 300 mgr (30 cachets par jour).

Des études en double aveugles sont entreprises depuis un an, mais à des doses ne dépassant pas 130 mgr, car il faut étudier les effets secondaires : somnolence, vertiges, maux de tête, mais il agit rarement sur l’humeur. Au sevrage du baclofène il faut faire très attention et le faire petit à petit. Ne pas arrêter brutalement.

C’est un psychiatre Français qui a découvert le baclofène ( Dr Ameisen : mort à 60 ans durant l’été 2013) dans le sevrage de l’alcool qu’il s’est appliqué à lui-même dans les années 2000, en 2008 il a fait paraître un livre (le dernier verre) qui a été un grand succès auprès des médias.

Essais en double aveugle, le médecin et le patient ne savent pas ce que prend le malade soit un placébo soit du baclofène. Fait sur un échantillon de 300 personnes. Le Docteur Jaury fait cet essai, sur toute la France (quelques médecins des Alpes Maritimes sont parties prenantes. A Cannes, Antibes et Nice). Bacloville devrait donner des premiers résultats à l’été 2014.

Un autre essai est fait par le Dr Reynaud qui lui s’attache au maintien de l’abstinence et non au sevrage.

Richard donne quelques indications supplémentaires.

Pour le sevrage il faut être suivi médicalement, surtout pas trop de benzodiazépine parce que ce sont des calmants qui peuvent entraîner des comas.

Il est bon de participer à des activités sportives prolongées car elles sécrètent des endorphines supplémentaires, donc sont bons pour la santé.

Il dit qu’il n’y a pas de mauvais médicaments mais il ne faut pas en abuser et les arrêter le plus tôt possible avec l’avis du médecin.

 

 

 


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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 09:41

 

Sujet Thèmes du jour  

"Guérison ou stabilisation"

 

Compte rendu :

Tous les prénoms sont des pseudos.

 

Abdel, il y a des années, quand il avait fait une cure il pensait qu’il était guéri. Il pensait qu’il pourrait boire comme tout le monde et à chaque fois c’était la rechute.

Après un passage à l’Archet II pour un sevrage, il y a plus de trois ans, il n’a plus besoin d’alcool parce qu’il a accepté de vivre sans alcool.

Henri, a fait aussi un sevrage d’une semaine à l’Archet II et il a été suivi de près par un alcoologue, pendant 3 ans il est resté chez lui de peur de sortir et en tournant en rond. Pour lui guérir n’est pas possible. Pendant dix ans il n’a pas bu, mais il a peur, il sait que s’il reprend un verre ce sont ses cinq litres de rosé qu’il reprendra. Il craint pour son anniversaire des dix ans d’abstinence.

Annette, si tu as tenu dix ans et que tu es vigilent, il n’y a pas de raison de rechuter.

Henri, d’avoir réussi c’est déjà une grande victoire.

Quand autour de lui, les gens sont à l’apéritif alcoolisé, lui est au coca light et cela lui convient, mais il craint toujours.

Pierre : tu as tendance à admirer l’alcool, tu ne dois pas être guéri.

Tu admire l’affiche vantant l’alcool, parce que tu aimerais l’avoir dans ton verre.

Henri, c’est une émotion qui me prend devant cette affiche et vous savez tous que l’alcool est une maladie de l’émotion.

David qui vient d’entreprendre un parcours de soin, se pose des questions sur la guérison : être abstinent pendant toute l’année et boire une coupe de champagne le jour de Noël est-ce la guérison ?

Domi voulait gérer l’alcool, et ça ne marche pas. Un seul verre le renvoyait vers sa consommation précédente. Quand il a fait une crise de pancréatite aigüe, il a été obligé de choisir entre la vie et la mort.

Bob, à chaque fois où il a rechuté, il a bu encore plus qu’avant.

Brigitte Il faut du temps pour arriver à trouver d’autres plaisirs que l’alcool.

Annie. Pour arrêter l’alcool elle a essayé le même processus que pour l’arrêt de la cigarette : diminution progressive avec des objectifs journaliers, d’abord 3 h entre deux cigarettes, puis 3 jours puis 3 semaines puis trois ans, mais pour l’alcool ca n’a pas été  possible. Ne boire qu’un verre par jour ? Impossible.

Maintenant, après une cure aux Bruyères, cela fait onze ans qu’elle a arrêtée la consommation d’alcool. Elle se considère comme guérie.

Elle n’en a plus besoin. C’était un médicament, elle n’a plus besoin de ce médicament pour se sentir bien. Donc elle répète qu’elle se sent guérie.

Reboire au bout de onze ans, ce serait un échec grave et ce serait complètement stupide.

Richard, pour lui c’est de plus en plus facile d’être abstinent, il n’a plus besoin d’alcool pour vivre. Il peut faire beaucoup d’autres choses, et en mieux. Il peut fêter des anniversaires, des fêtes de Noël ou de nouvel an sans finir sous la table.

Domi, alcoolique il était aussi diabétique, maintenant il n’est plus alcoolique mais son diabète est revenu à zéro, il n’est pas stabilisé, il s’est arrêté.

Richard, quand on est dans l’alcool, on ne s’appui que sur l’alcool, c’est le seul pilier.

En cure, ce pilier disparait puisqu’il n’y a plus d’alcool, mais il faut s’appuyer sur d’autres piliers : les associations, le médecin traitant, la réunion à l’hôpital, le psychiatre, le psychologue, des amis (des vrais), le sport,  le cinéma sans exclusives.

Marie a les outils nécessaires pour maintenir son abstinence, mais elle sait qu’elle n’est pas à l’abri de la rechute. Il faut être vigilent, tous les jours, elle est contente de son comportement. Elle continue à vouloir avoir les bons outils.

Annie, avant sa cure, elle ne pensait pas pouvoir arrêter l’alcool. Elle était persuadée qu’elle ne vivrait pas longtemps avec sa consommation. Elle est contente de pouvoir en parler aujourd’hui parce qu’au moins elle sait qu’elle est encore vivante.

Marie a mis en place plusieurs piliers : psychiatre, psychologue et Sansas. La SOMA l’aide beaucoup. Elle a dans le coin de son cerveau le labo à THP qui l’aide à rester abstinente.

Maurice lui a choisi ses amis, les vrais. Il a éliminé les faux amis.

Les infos lui sont très utiles pour maintenir son abstinence.

Albert n’a plus envie d’alcool, ce matin, à Intermarché, il a vu que le prix de sa bouteille de prédilection avait augmenté, il est content de faire cette économie.

Pour s’arrêter, il s’est insulté avec véhémence devant la glace, il s’est traité de tous les noms d’oiseaux. Maintenant, il retrouve la vie, les amis reviennent le voir, il devient respectable et respecté.

Fanny nous dit que le seul pilier qu’elle a c’est elle-même. Elle pense qu’au CALME les psychologues font du bourrage de crane sur les microdoses. Elle rappelle qu’elle a quitté le calme au bout de dix jours.

Bob était prisonnier de l’alcool, maintenant il est LIBRE.

Petit sondage à la fin de la réunion : 25 présents (dont des personnes n’ayant pas eu de problème avec l’alcool), quatorze votants à main levé, une majorité se sent guéri ou en voie de guérison.


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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 10:33

Sujet Thèmes du jour

"Le droit au bonheur"

 

Compte rendu :

Les prénoms sont tous des pseudos.

 

Louis, le bonheur est très personnel.

Gérard pense que c’est un état d’esprit. Même sans alcool on peut être à la recherche du bonheur. Il n’y a pas que les alcooliques guéris qui sont à la recherche du bonheur.

Le fait d’être libéré d’un fardeau contribue à apprécier le bonheur. C’est une liberté qui a été chèrement acquise.

Il est étonné que sa fille lui fasse des reproches maintenant, sept ans après son arrêt de l’alcool. Il pense que sa fille n’a pas digéré la mort de sa mère malade alcoolique.

Brigitte lui fait remarquer que le rythme de sa fille n’est pas le même que le sien.

Gérard ne pensait pas qu’elle lui ferait des reproches maintenant, mais elle suit une psychothérapie et peut-être que beaucoup de souffrances remontent à la surface et elle doit les exprimer. Elle avait des réflexions qui l’ont surpris.

Il est étonné aussi aujourd’hui d’avoir rêvé, la nuit dernière, qu’il rebuvait. Il ne sait pas pourquoi cette remontée dans le cerveau.

Louis cauchemarde régulièrement, comme beaucoup de monde. Au service militaire il avait beaucoup cauchemardé sur un militaire qui lui plantait un couteau dans la gorge.

Brigitte, par le rêve on se libère d’angoisses ca qui peut permettre l’accès au bonheur.

Bob, il y a encore des personnes qui lui reprochent d’aller bien et d’être sorti de sa dépendance. C’est l’histoire de sa sœur qui pouvait faire ce qu’elle voulait du temps de son alcoolisation et qui maintenant trouve quelqu’un sur son passage. Ca embête sa sœur de le savoir guéri.

J.J. j’ai vécu pendant des années avec une boule dans la gorge. Quand on se retrouve en bon état c’est la joie, le bonheur quoi !

J’ai été addict, je suis bien après et un jour je me suis réveillé guéri, c’était le bonheur.

Daniel a le bonheur simple avec sa famille. Sa mère est heureuse, cela le rend heureux. Ce bonheur ce sont des choses simples de la vie de tous les jours.

J.J., il y a des gens qui n’atteindront jamais le bonheur, il trouve que c’est une affaire de chance. Chacun trace sa route comme il l’entend, fait le travail sur soi comme il l’entend.

Il fait avoir envie d’être heureux. Il faut en avoir marre d’être malheureux pour atteindre le bonheur.

Sa grand-mère était une femme heureuse.

Daniel, son bonheur c’est d’être content de lui.

Un simple sourire lui fait plaisir.

Il est heureux de parler avec quelqu’un qui le comprend.

Il veut s’en sortir et il regagne la confiance de ceux qui l’entourent.

Ne plus être au RSA est une marche vers le bonheur.

Il regrette seulement actuellement de ne pas avoir retrouvé du travail, alors que lui a fait l’effort de s’arrêter de boire, mais cela n’entache pas son bonheur. Il souhaite vivement avoir un petit travail.

Domi, le bonheur ? Il a passé une super belle journée aujourd’hui parce qu’il n’a pas bu d’alcool. C’est une victoire qui se reproduit tous les jours.

Durant son alcoolisation il était morose, il voyait tout en noir. Maintenant il apprécie ses enfants et bien entendu sa petite fille qui a un an.

Le bonheur c’est simple.

Avant il voulait accéder au bonheur mais il ne le pouvait pas parce qu’il était dépressif.

La dépression entraîne à l’alcool et l’alcool à la dépression, c’est difficile de s’en sortir.

Maintenant il ne prend plus d’antidépresseur.

Claude bis, en sortant de l’alcool ne l’a pas particulièrement entrainé vers le bonheur. Il ne sait pas si la rencontre de sa compagne a pu contribuer à son bonheur. Actuellement il se fait plaisir.

Annie, c’est le couple et sa famille qui l’ont rendu heureuse.

Gérard vit en couple mais chacun a son chez soi, c’est comme cela qu’il trouve son bonheur. Chacun fait son ménage et contribue a ses taches ménagères et ils ne se retrouvent que pour partager les bons moments.


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