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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 12:08

 

Sujet Thèmes du jour

"Entre plaisir et dépendance : où se trouve la frontière?"

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 11:47

 

Sujet Thèmes du jour 

"Masquer son alcoolisme, dans quel but !"

Masquer.jpg

 

Compte rendu : 

Les prénoms sont tous des pseudos. 

Bonjour,
Je suis Annie, je ne pourrais pas être à la réunion de lundi prochain car je travaille. Mais je dois dire que le thème suscite un interêt particulier pour moi.
Lorsque j'étais alcoolique, je me devais de masquer mon alcoolisation parce que j'étais conductrice de bus et je risquais ma place.
Je buvais le soir après mon travail, et je me démerdais pour que le lendemain rien ne se voie. Certains matin, j'avais un peu peur que mes collègues se rendent compte de quelque chose. En fait, je
ne sais toujours pas si cela se voyait!
J'ai eu de la chance, je n'ai jamais eu d'accident. Mais il est arrivé un moment où je ne pouvais plus me lever et quand j'y arrivais, j'avais peur de l'accident. Car bien sur, le taux d'alcolemie
était là, même si on ne voyait rien.Mon boulot était ma source de revenus et j'en avait grand besoin pour élever mes 2 enfants.
Il était grand temps de me soigner, avant d'avoir tout cassé! Bientôt 12 ans que je suis débarassée de ce fléau!
Merci à l'Association qui m'aide toujours à tenir bon!

Albert, pense que nous avons honte d’avoir été un alcoolique et il ne faut surtout pas que l’autre le sache pour critiquer.

Sospel n’a pas eu cette sensation et ça ne se voyait pas comme le nez au milieu de la figure. Au travail, pour que personne ne sache qu’il buvait, il allait souvent aux WC pour boire.

Brigitte nous dit que dans chaque famille il y a son alcoolique, mais surtout il ne faut pas que cela se sache alors le masque aux yeux de tous, et le malade en fait de même.

Sospel, souvent nous masquons notre alcoolisme parce que nous ne nous sentons pas alcoolique. Nous sommes dans le déni et qui dit déni, alors pourquoi dirions nous ce que nous ne croyons pas être.

Henri nous fait part de la façon dont il se cachait, il avait plein de ressources et toutes les planques étaient bonnes pour masquer son alcoolisme, même l’haleine devait être masqué par des bonbons à la menthe, par des grains de café, les gommes à mâcher, les chewing gum. Tout était bon pour ne pas paraître alcoolique mais seulement un bon vivant qui boit beaucoup pour s’éclater.

 

Pierre, ne se cachait pas, mais il n’était pas excité ou violent et quand il avait bu, alors comme il était fatigué il allait se coucher.

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 11:20

 

Sujet Thèmes du jour  

"Comment passe-t-on de l’abus à la dépendance?"

 

Compte rendu :

Tous les prénoms sont des pseudos.

 

Claude bis, Il a su qu’il était dépendant seulement pendant sa cure de désintoxication. L’abus c’était d’abord pendant les W.E. Ensuite l’abus est devenu hebdomadaire, puis journalier sans qu’il s’en aperçoive.

Il avait soif et c’est pourquoi il buvait. L’eau ne le désaltérait pas.

Lisa pense qu’au début vous buvez parce que c’est récréatif, puis vient la consommation solitaire, puis vous buvez de plus en plus pour avoir le même effet et c’est en voulant s’arrêter que vous vous apercevez que vous ne pouvez pas parce que vous êtes dépendant.

Annie savait que pour connaître sa dépendance il suffit de tenir trois jours sans alcool et sans difficulté. Après quelques essais, elle n’a pas pu tenir plusieurs jours, elle était donc dépendante mais cela ne l’inquiétait pas puisqu’il n’y avait aucune conséquences.

Claude bis s’est soigné parce qu’il avait des problèmes de santé, mais il a su qu’il était dépendant qu’à Saint Christophe. Avant il avait fait deux cures en milieu spécialisé, mais il n’avait qu’une hâte c’était de reboire. Durant son année en hôpital psychiatrique, il arrivait à se procurer de l’alcool. Il n’avait jamais entendu « alcool zéro ». Il ne sait toujours pas s’il s’est arrêté de boire parce qu’il en avait marre de l’alcool ou s’il est allé en cure de peur de ne plus pouvoir aller chercher son alcool ?

Abdel, ce n’est pas la soif qui le faisait boire, mais il craignait de ne pas pouvoir tenir debout sans alcool.

Tout le monde et sa famille en premier lui disait qu’il fallait qu’il arrête de boire.

Richard, ici tout le monde a été dépendant avant de s’arrêter, mais il ne faut pas oublier que les buveurs excessifs ne sont pas  forcément dépendants et qu’ils peuvent encore s’arrêter de boire sans dommage.

Abdel, la peur l’a aussi incité à s’arrêter : l’hôpital, la prison, les crises d’épilepsie.

Bob abusait à fond.

Abdel, au Maroc il a cassé deux voitures quand il ne buvait pas, et il n’a pas eu d’accident quand il buvait.

Henri, sur les chantiers il était le bon vivant, il buvait pas mal, il est vite devenu dépendant quand il a été obligé d’acheter ses bouteilles dès le matin.

Richard, c’est souvent à cause du métier que l’on exerce que l’on a opportunité de boire : le représentant de commerce boit plus que le boulanger ou l’épicier du coin.

Henri s’est vraiment rendu compte de sa dépendance quand il a fait un sevrage à l’Archet II.

Bob, s’est mis véritablement à boire quand il a été en arrêt de travail. Il attendait l’ouverture des magasins pour aller chercher sa bouteille de Ricard. Il commençait à avoir des tremblements le matin au réveil.

Annie, c’est une prise de conscience, dans sa tête il faut se dire qu’on est alcoolique (difficile à admettre). Une émotion est suffisante pour avoir une prise de conscience. Finalement tu sais que tu es dépendant mais cela ne veut pas dire que tu as envie de t’arrêter.

En plus son médecin traitant d’alors était alcoolique, il ne pouvait pas lui dire d’arrêter de boire.

Richard, pensait pouvoir contrôler son alcoolisation, il est allé jusqu’au coma éthylique, mais ça n’a pas été suffisant pour le décidé à arrêter.

Il gérait sa dépendance, il a même arrêté de bosser. Il vivotait avec cela.

Domi, toute sa vie il a abusé de l’alcool, il est tombé dans la dépendance sans s’en apercevoir parce qu’il avait toujours de l’alcool chez lui. Il ne pouvait être en manque.

Puisqu’il en avait il ne pouvait pas se rendre compte qu’il en avait un impératif besoin.

A Monaco, suite à une hospitalisation le médecin lui a dit qu’il était alcoolique. Il a admit qu’il était dépendant mais ce n’est pas cela qui l’a incité à arrêter l’alcool.

C’est la peur de la mort qui l’a incité à arrêter. Avant, il fallait qu’il diminue sa consommation. Il est resté dépendant durant des années sans vouloir s’arrêter.

Claude bis, pour diminuer sa consommation il passait du douze degré à onze degré.

Maurice, en se levant le matin il vomissait et ensuite il buvait et sa calmait ses envies. Très vite il s’est rendu compte qu’il fallait qu’il se fasse aider.

Henri, on passe du petit plaisir au grand plaisir, ensuite tu perds le contrôle de toi puis tu deviens dépendant et cela devient pitoyable.

Le patron peut profiter de l’alcoolisation de ses employés.

David chez lui l’abus n’existait pas, l’alcool levait ses angoisses. Il pensait que ça devenait vital de boire de l’alcool. C’est une crise convulsive qui l’a fait comprendre qu’il était dépendant.

Yves est vite rentré dans l’abus et il y est resté. Mais ça ne lui causait aucun ennui. Il a arrêté de boire pour faire plaisir à sa mère. Il est allé à St Christophe également pour lui faire plaisir. Il n’a pas eu de tremblement et à première vue, il n’y a pas de séquelles.

Abdel fait remarquer qu’Yves revient régulièrement et cela lui fait plaisir.

Yves, n’était pas trop d’accord pour venir au groupe de discussion, mais maintenant il trouve que cela lui fait du bien.

Albert a été longtemps dans l’abus parce qu’il buvait en groupe, il s’est aperçu de sa dépendance quand il a commencé à boire, à la maison, et seul. Sa famille lui en a fait la remarque. Il ne sortait plus, il buvait et rebuvait.

C’est l’entourage qui le lui a dit. Tous ses problèmes provenaient de ce fait car son comportement changeait.

C’est lui qui l’a dit à son médecin. Sa sœur l’a obligé à venir à Sansas, mais la première fois, il est passé devant la salle Roger Varro mais n’est pas entré. Il l’a fait à sa deuxième tentative, le cœur battant.

Marie a commencé à boire régulièrement au travail. Elle s’est rendu compte quand elle a commencé à finir las bouteilles qu’elle débarrassait.

Les premiers problèmes viennent du corps qui n’en peut plus puis viennent les problèmes sociaux. 


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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 13:15

Sujet Thèmes du jour   

"Etiez vous dans le déni"

 

Compte rendu :

Les prénoms utilisés sont des pseudos.

 

Richard, le déni est un mécanisme utile pour la personne. On nie la réalité.

Pierre, on ne trouve pas les mots qu’il faut.

A Monaco, lors de nos intervention en milieu hospitalier, il y a des patients, qui bien qu’étant là pour faire une cure de désintoxication, nient leur dépendance à l’alcool.

Richard, ce sont des gens qui n’arrivent pas à exprimer leur alcoolisme et pour ne pas en parler ils sont dans le déni. Ce sont des personnes qui n’arrivent pas à ne pas boire.

Claude bis, était dans le déni, et ne voulait pas que quelqu’un lui parle de son alcoolisme, alors tout ce que les personnes lui disaient passait au dessus de sa tête.

Annie, quand sa mère lui disait qu’elle buvait, ça ne passait pas, elle ne pouvait l’accepter, surtout pour que sa mère ne profite pas de son alcoolisation pour prendre le dessus sur elle.

C’est par rapport aux autres que l’on est dans le déni.

Abdel ne buvait pas pendant le carême, sa famille alors ne comprenait pas son déni.

Richard, pour Monaco, le déni s’explique aussi parce que les soins se font au sein du service psychiatrique de l’hôpital, les patients ne se reconnaissent pas avec les patients « dérangés », eux ne sont pas comme ces autres dépressifs. Ils pensent qu’ils peuvent s’arrêter quand ils le veulent.

Le Dr Goldbroch essaye de leur donner les outils à ceux qui sont dans le déni.

Henri, quand il voyait les médecins, ceux-ci lui disaient qu’il fallait qu’il surveille son régime alimentaire.

L’alcool fait parti du régime alimentaire. En 1973 la Haute Autorité de Santé, pour lutter contre l’alcoolisme, a mis en place des CHA (Centre d’Hygiène Alimentaire) puis les CHAA (dans les années 80), Centre d’Hygiène Alimentaire et Alcoolique.

Albert, le déni s’arrête quand on arrête de boire.

Sa sœur nous dit qu’ils ont toujours vu quand Albert buvait. Mais le déni vient aussi de la famille qui a du mal à accepter que leur proche boive.

Richard, en revenant du boulot, sa femme lui disait qu’il avait bu, mais lui niait farouchement.

David, a fait des crises de convulsion, c’est ce qui lui a permis de d’avoir le déclic. Il s’est rendu compte que ses crises étaient dues à l’alcool, il fallait qu’il se prenne en charge car il avait peur de mourir.

Malo transmet une demande récurante des patients hospitalisés : « peut-on venir dans une association en étant alcoolisé. » La demande est compliquée.

Abdel, nous a rencontré plusieurs fois dans le Leclerc, mais comme il avait des bouteilles de bière, il nous évitait et faisait semblant de ne pas nous avoir vu.

Annie, un clochard, ave sa bouteille de vin est venu plusieurs fois dans l’entrée de son immeuble, elle lui a donné une soupe le soir. Le lendemain en lui parlant elle a su que des personnes lui avaient envoyé des seaux d’eau froide pour le faire déguerpir. Elle en a été outrée car il faut respecter l’humain.

Henri, le déni est à peine perceptible car les proches s’aperçoivent de l’alcoolisation. Dans son travail, il présentait bien mais au bout d’une quinzaine de jours il était lourdé parce que le patron s’apercevait de son alcoolisme. Le déni se trouve dans toutes les situations, ça fait appel à la responsabilité.

Daniel n’a jamais été dans le déni, il regrettait sa cuite de la veille, mais il assumait son comportement.

Abdel ne pouvait pas dire à sa famille qu’il buvait, mais eux le voyaient.

Domi, il y a deux sortes de déni car lui avait une forte tolérance à l’alcool. En sortant de cure où il était en psychiatrie, il n’était pas malade puisqu’il gérait sa consommation. Parfois il pensait « je suis alcoolique et je vous emmerde ». Ce n’est qu’une étape vers la guérison.

Fanny, chez les AA tout le monde dit qu’il est alcoolique.

Claude bis après avoir téléphoné à Eric, celui-ci, qui fréquente les AA en région parisienne, ne dit pas qu’il est alcoolique, parce que, dans le dictionnaire, il a trouvé qu’alcoolique se dit d’une personne ayant de l’alcool dans le sang ce qu’il n’a plus depuis 10 ans. Plusieurs personnes de son groupe ne disent pas le mot en se présentant.

Marie était dans le déni, elle savait qu’elle buvait, sa famille et sa fille lui disait qu’elle buvait mais elle ne voulait pas l’entendre. Ca la culpabilisait. Maintenant, après son passage au CALME, il n’y a plus de problème elle peut le dire dans n’importe quelle situation.

Fanny, être dans le déni, c’est une souffrance extrême. Le matin elle avait des angoisses pas possibles.

Richard, je ne bois pas, c’est l’autre qui boit. Le déni c’est s’adresser à soi-même mais pas aux autres. C’est une protection.

Abdel, il a menti pour avoir de l’alcool.

Antoine pense que l’alcoolique ne ment pas mais travesti la vérité.

Fanny a le mot de la fin, le déni, c’est dire aux autres : « surtout ne m’aidez pas ». Accepter de l’aide ça implique de l’humilité, c’est aussi reconnaître que l’on est alcoolique, ce qui n’est pas supportable.    


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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 13:10

 

Sujet Thèmes du jour  

"Comment êtes vous devenu dépendant"

 

Compte rendu :

Les prénoms utilisés sont des pseudos.

 

Fanny, je commençais en boîte de nuit. La tremblote est venue le matin, elle s’est angoissée. Elle s’est fait de la peine toute seule.

Avec de la bière les tremblements cessaient, cela la calmait.

Alors elle s’est mise à boire tous les jours. Elle en avait besoin. Elle ne sortait plus de la maison.

Bob, il voulait faire quelque chose et avec l’alcool il ne pouvait plus.

Fanny, quand elle a rechuté, elle buvait 3 ou 4 verres de rhum, puis très rapidement elle est revenue à la quantité précédente, tous les jours. Elle se servait toute seule et elle buvait pour prendre ses médicaments psychotropes.

David, deux ans en arrière, il ne buvait pratiquement pas, deux bières par jour et l’apéro le dimanche.

Suite à son divorce il a commencé à boire tous les jours.

Suite à des convulsions son médecin traitant l’a envoyé à L’Archet II. Maintenant il a diminué sa consommation et devrait rentrer en cure du Dr Carrère très bientôt.

Bob, avait arrêté de boire, à la demande de sa compagne, mais il n’a pas  tenu et elle l’a lourdé.

Richard, la séparation avec l’alcool a été très dure, mais sans alcool c’est plus facile de gérer son abstinence.

L’alcool favorise les émotions négatives.

Annie, il faut un déclic. Quand elle a été en cure, le médecin lui a dit alcool zéro, elle a eu très peur de ne pas y arriver.

Domi, pensait qu’il pourrait gérer son alcool, mais il a fallu qu’il ait une pancréatite aigüe pour finalement se rendre compte qu’il ne pourrait jamais gérer.

Abdel, ce n’était pas tous les jours qu’il buvait, mais plutôt 24h/24 c'est-à-dire jour et nuit. Il était obligé de boire parce qu’autrement il tombait.

Daniel, comme Abdel, il prenait équanil et alcool, c’était catastrophique.
Fanny se rappelle que Lexomil + alcool lui donnait une pêche d’enfer.

Denis a commencé à boire à douze ans, à seize ans il buvait et fumait du shit.

Il a commencé avec un travail très stressant, il fallait qu’il boive pour supporter la pression.

Quand sa femme l’a quitté, il s’est mis à boire un litre de whisky par jour.

Pour diminuer sa consommation d’alcool, il est passé du whisky à la vodka parce que la vodka était à 35 ° alors que le whisky était à 45 °.

Richard, l’âge du début de l’alcoolisation plus jeune entraine généralement une dépendance plus précoce.

Henri, à dix ans il vidait les fonds de verre chez ses parents. Puis rapidement il s’est aperçu qu’il pouvait boire dans la bouteille. A quinze ans il a commencé à acheter du cinzano, pour remplacer celui qui était dans la bouteille de ses parents.

Quand il s’est marié il a pu s’arrêter de boire pendant quatre ans.

Bob est passé par la costière et ensuite par Pasteur pour se soigner. Il n’était pas prêt, ça n’a pas marché. On lui disait « Bob tu bois trop », Il était bourré, il devait épouser Ricard.

Quand il s’est soigné pour lui, ça a marché. Merci Monaco.

Domi a bien entendu à Monaco qu’il fallait accepter alcool zéro, il n’y croyait pas parce qu’il était persuadé qu’il pourrait gérer son alcool.

Les cures lui ont servi après coup, quand il a arrêté définitivement. Avant il mélangeait anxiolytique, antidépresseur et alcool. Cela ne faisait pas bon ménage.

Albert, assez jeune, à l’école hôtelière, l’équipe s’est mise à boire, il a suivi.

Il y a quatre ou cinq ans, il s’est mis à boire à la maison. C’était devenu un besoin. Il tremblait le matin. Il buvait dès le matin. Se rendant compte de son état, il a réussi à s’arrêter pendant six mois, mais très vite il a rechuté.

Son médecin traitant lui a donné un traitement. Il se sent sur la bonne voie. Il prend de vitamines B1 et B6 ainsi que du Xanax.

Ilo a eu besoin de boire pour affronter des situations extraordinaires.

Richard, étudiant il faisait des fêtes pas possible. Mais il tenait bien l’alcool.

Il y a quelques années il en a perdu le contrôle et ce fut la dégringolade.

Domi, quand il buvait en groupe, il était très tolérant à l’alcool alors que les amis étaient bourrés, lui tenait encore debout.

Claude bis, s’est aperçu de sa dépendance quand le tournevis qui lui servait au travail s’est mis à trembler et que l’alcool ingurgité faisait arrêter le tremblement du tournevis.

 ILO a assimilé le processus seulement quand il est allé en cure.

Marie, Au travail, il y a eu l’apéro, puis en mangeant il y avait du vin comme boisson. C’était plutôt de l’alcool festif, puis un jour elle a acheté sa bouteille de vin.

Annie sa dépendance est venue au moment du divorce parce qu’elle avait peur de ne pas assumer la famille. Elle prenait des médicaments pour dormir et de l’alcool pour se calmer. Pour assumer sa famille il fallait qu’elle arrête les médicaments, elle a repris l’alcool. L’épicier, au bas de chez elle, la voyait tous les soirs.

Elle ne buvait que le soir parce que le lendemain elle conduisait des bus, alors pas d’alcool pendant la journée. Mais elle se disait vivement ce soir que je rentre à la maison.

Très vite ça a dérapé. Mais elle ne prenait pas de risques. Quand elle avait trop bu, elle se mettait en congé maladie.

Maurice a bu très jeune, il a commencé avec les autres.

A treize ans il buvait déjà du whisky et il faisait la fête durant le Week end.

Il a fait une cure pour arrêter l’héroïne, on l’a bien prévenu qu’il ne fallait pas qu’il ;remplace cette addiction par de l’alcool, très rapidement il est tombé dedans.

Il a fait des démarches pour aller en cure, il s’est retrouvé à St Christophe, il a été abstinent pendant six mois et ensuite il a été au CALME et est abstinent depuis.   

 


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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 08:30

 

Sujet Thèmes du jour   

"L’arrêt de l’alcool a-t-il été un combat"

 

Compte rendu :

Les prénoms utilisés sont des pseudos.

 

Annie fait son témoignage de combat avec l’alcool jusqu’à sa cure et pendant sa cure. Elle ne sait pas pourquoi elle a écrit ce témoignage sur papier. Mais c’est une sorte de thérapie individuelle.

Bob, son témoignage permet à d’autres de combattre.

Richard - Il y a des problèmes avant la cure, d’où une multitude de combats mais avant de se soigner. Annie n’arrivait pas à gérer sa vie avec l’alcool.

Annie survolait sa maison, elle voyait les dégâts qu’elle faisait mais elle ne savait pas quoi faire pour en sortir. Mais enfin elle avait trouvé la force de faire quelque chose.

Elle a eu la force d’aller voir son médecin, de lui parler de son alcoolisme. Il lui a semblé qu’il l’attendait, lui a sorti les dossiers pour aller en désintoxication. Elle lui en a une reconnaissance éternelle.

Durant son alcoolisation, elle a eu souvent des arrêts de travail pour maladie.

Bob, son frère lui a dit qu’il se serait peut-être soigné s’il avait fait des photos de son comportement lors de ses alcoolisations.

Richard avait l’impression qu’il ne servait à rien quand il était alcoolisé. Maintenant qu’il est abstinent il sait qu’il sert à quelque chose envers ses enfants, sa mère, ses amis et d’autres.

Brigitte voudrait savoir ce qu’Annie a ressenti avant et après son témoignage écrit.

Annie ne sait pas pourquoi cela c’est fait, mais ce n’est qu’un résumé car il y a beaucoup de chose à compléter.

Le combat n’est pas seulement au moment où on arrête de boire mais beaucoup aussi, après, le combat pour rester abstinent.

Bob, ce matin il était fatigué parce qu’il avait peu dormi et au travail il est persuadé que certains ont pensé qu’il avait de nouveau bu.

Maintenant son combat c’est d’être reconnu comme tel par ses collègues du travail. Mais ce n’est pas aisé parce que certains buveurs sont probablement jaloux du maintien de son abstinence.

Il veut de la reconnaissance de ses collègues de travail et surtout ne l’accusent pas d’avoir bu même s’il a pu faire une bêtise (il n’y a que ceux qui ne font rien qui ne font pas de bêtises).

Brigitte, il y a le combat contre l’alcool et le combat de la vie.

Richard dit qu’il faut accepter les autres qui ne croient pas comme toi.

Domi a fait trois cures et trois échecs. Il avait envie de reboire avant de sortir.

Mais pour l’arrêt de l’alcool il n’a pas eu de difficultés particulières. Il avait été gravement malade, après trois semaines à l’Archet 2 il est parti en maison de repos à Levens. Il aurait pu boire (beaucoup de patients buvaient), lui, le jus d’abricot lui suffisait. Il avait tiré un trait sur l’alcool, maintenant il revendique son état de guérison.

Il lui arrive parfois des tentations non pas de boire, mais de retrouver l’ivresse.

Richard, quand il était en cure il n’avait pas envie de boire, mais dès qu’il sortait il n’avait pas à combattre parce qu’il rebuvait immédiatement.

Domi allait de lui-même en cure, mais il n’avait probablement pas envie de s’arrêter de boire, c’était ancré dans son corps.

Il pensait qu’il pourrait gérer.

Ses cures étaient probablement faites dans l’espoir de pouvoir gérer son alcoolisation.

Cette semaine, il a fait des courses pour Noël avec ses enfants, ils ont acheté leurs bouteilles de vin lui a acheté son Perrier. Il n’a pas eu du tout d’envies de boire.

Abdel au moment où il n’arrivait plus à marcher, il lui fallait combattre pour retrouver son autonomie en faisant une cure. Mais après il pensait qu’il pourrait gérer et ne plus souffrir de ses jambes. Peine perdue.

Il a passé des moments durs quand sa mère ou ses sœurs étaient obligées de lui apporter de l’alcool parce qu’il n’arrivait plus à se déplacer.

Gérard se rappelle son combat surtout au début de son arrêt d’alcool.

Prendre la décision de partir en cure fut un véritable combat, surtout à la première cure.

Sa cure s’est bien passée, il n’a pas eu d’envies, pas à combattre pour s’arrêter.

A sa sortie de cure, il n’a pas eu à combattre l’alcool, il n’a pas eu peur de la rechute mais tous les combats ont été surtout là pour régler les détails de la vie courante : la thérapie, sa mère, la vente de son appartement. Il était quand même heureux de faire toutes ces démarches car ces efforts étaient là pour avoir une vie meilleure.

Son combat a été d’accepter le fait de ne plus boire. Ce n’était pas facile.

Moi « alcoolique » - Non. Ne plus boire du tout.

Henri n’a jamais vraiment combattu son arrêt de l’alcool. Il s’est trouvé devant le fait accompli dicté par son alcoologue de l’Archet 2. « A partir d’aujourd’hui, vous ne boirez plus aucune goute d’alcool ».

Après son sevrage son médecin l’a guidé. Ca a été une découverte de la vie.

Il aurait du combattre plus tôt, mais il ne s’est pas rendu compte qu’l buvait. Il a oublié qu’il buvait quatre litres et demi de rosé par jour. Mais il a fait ce que le médecin lui a dit, comme un enfant obéissant.

Richard, le combat qu’il a fait n’est pas celui de l’alcool, mais le combat extérieur car ce sont les événements de la vie.

Cette semaine il a eu une contrariété importante et sa première pensée a été l’alcool. Il s’est raisonné en sachant que ça ne servirait à rien de reboire. Mais c’était son combat de la semaine.

 

 

 

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 13:19

 

Sujet Thèmes du jour  

"Comment dire aux autres qu’ils sont dépendants"

 

Compte rendu :

Tous les prénoms sont des pseudos

 

Claude bis prévoie déjà deux cas

            Ceux qui rechutent

            Ceux qui sont dans le déni.

Françoise sait qu’elle est dépendante mais ne peut rien faire parce que ses parents et sa famille rentre dans son jeu. Elle se dit qu’elle va pouvoir s’en sortir toute seule.

Annette, souvent les personnes nous disent qu’ils boivent deux ou trois verres (déni) mais :

            Est-ce que c’est notre rôle de dépistage

            Est-on les mieux placés pour en parler.

Abdel ne peut pas parler à quelqu’un qui est alcoolique, il ne s’en sent pas capable.

Domi, cela fait six mois qu’il est abstinent, certains amis de ses enfants sont déjà dépendants. Suivant son exemple, un de ses enfants va devenir abstinent.

Notre abstinence peut-être un exemple.

Fanny, ce n’est pas parce que nous avons été dépendants que les autres doivent l’être.

Richard pense que d’en parler et d’aborder la souffrance est déjà un premier pas pour aider le malade.

Annette nous raconte l’histoire Jeannot qui, après avoir fait une cure à la Membrole (Tour), nous est revenu en état de rechute. Nous nous en apercevions toutes les semaines, mais nous ne savions pas comment lui en parler. Finalement au bout d’un mois ou deux, il a fait une chute en scooter et du coup il s’est arrêté (cela fait onze ans). Nous lui avons raconté notre désarroi devant sa rechute et lui avons demandé quelle aurait été sa réaction si nous lui en avions parlé. Sa réponse  a été très traumatisante pour nous car sa réponse était qu’il ne savait pas quelle aurait été sa réaction.

Mais ce que nous savons c’est que s’il s’est soigné il y avait onze ans, c’est parce que son meilleur ami, qui habitait Lille alors qu’il habitait Nice, lui a parlé en lui disant que cela ne pourrait durer comme cela. Du coup il s’est soigné.

Henri avait acheté, dans sa superette de quartier, une tranche de jambon, un pot de crème et un litre de vin, à la caisse il n’avait pas assez d’argent, la caissière qui le connaissait, lui a proposé de lui enlever la tranche de jambon « parce que le reste lui était nécessaire ». Ca l’a profondément marqué.

Annie a un copain qui a rechuté plusieurs fois, elle ne sait plus que faire.

Richard, si tu dis à un malade qu’il va rechuter de plus en plus. C’est contre productif. Il vaut mieux dire que toi, tu ne serais pas capable de reboire un verre.

Jules se sent très agressif depuis qu’il est sorti de l’hôpital

Fanny a l’amour de ses parents et ils lui ont dit qu’elle consommait trop. Quand elle s’est mise à trembler le matin elle s’est bien rendu compte qu’elle était dépendante, elle a fait le nécessaire pour se soigner.

Annie, les sentiments affectifs sont souvent les moteurs de l’arrêt de l’alcool.

Quand elle buvait beaucoup, sa fille lui a dit, un matin, qu’elle l’avait frappé la veille, sans raison dit-elle. Elle s’est rendu compte que son alcoolisation ne pourrait plus durer. Son fils fumait du shit, sa mère était en fauteuil roulant, handicapée, elle a voulu sauver sa famille, il fallait qu’elle s’occupe d’elle. Elle sentait qu’elle était tombée trop bas dans l’alcool, il fallait qu’elle se soigne.

Sa fille pleurait tous les soirs, mais elle voulait continuer à faire ce qu’elle voulait.

Finalement elle est allée voir son médecin, qui travaille maintenant à l’hôpital de Monaco, elle lui a dit qu’elle voulait se soigner. Il lui a répondu qu’il attendait cela depuis longtemps, il avait des dossiers du Calme et des Bruyères, elle s’est inscrite illico, elle est partie aux Bruyères après avoir organisé sa famille : sa mère en maison de retraite pour un mois, ses enfants placés chez leur père (même si elle n’avait pas très confiance). Cela fait treize ans.

Domi, sa fille a aussi cherché le moyen pour que son père se soigne. Mais il ne sait pas comment lui est arrivé la déclic, mais l’important c’est qu’il l’ai eu qu’il se soit soigné, après une pancréatite aigüe qui aurait pu le tuer.

Bob, quand tu parles en étant alcoolisé, les gens ne t’écoutent pas. Il en a été vexé plusieurs fois.

Annie, ne va plus dire à quelqu’un qu’il boit trop parce que c’est improductif et risque de fâcher.

Abdel a le mot de la fin en disant qu’il pourrait dire « continue de boire, si ça te fait plaisir. »


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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 09:40

    Sujet Thèmes du jour

"Ce n’est pas ma faute"

 

    Compte rendu :

Tous les prénoms sont des pseudos.

 

Bob, c’était de l’entrainement quand j’ai bu et c’était pour faire comme tout le monde. Je prenais une cuite et ensuite dès que j’allais mal je prenais de l’alcool pour aller mieux et c’est comme cela que je suis devenu dépendant.

Abdel, il fallait qu’il boive et il buvait vingt quatre heures sur vingt quatre. Il ne pouvait pas s’arrêter tout seul.

Malo, est ce qu’il y a des adhérents présents qui se relevaient la nuit pour boire ?

Claude bis, de temps en temps il se relevait, mais le mieux étaient quand même de laisser sa bouteille sur la table de chevet, il n’y avait pas besoin de se relever.

Il fut une période où il consommait trois bouteilles de rhum par jour, il fallait bien qu’il en boive la nuit, autrement il aurait été bourré à longueur de temps.

Quand il se réveillait la nuit et le jour il fallait qu’il boive.

Il en avait marre d’en avoir marre de boire, il ne voulait plus vivre.

Sa mère avait appelé les pompiers, les flics, les ambulances, le Samu, elle ne savait plus que faire, c’est pourquoi elle l’a envoyé en HDT, à l’hôpital psychiatrique d’Annecy.

Le matin il pouvait boire du vin pour que l’après midi il boive du Rhum.

Bob, quand son frère est venu chez lui, il ne savait plus que faire avec ce frère qui buvait trop.

Claude bis, ce n’était pas sa faute parce qu’il était entraîné par les autres. Au début, il y avait l’ennui à l’armée, ils étaient quatre à ne pas savoir que faire et pour combler cet ennui, la seule chose qu’ils ont trouvé c’était de boire.

Quand il a bu c’était toujours par ennui.

Maintenant quand il est seul il trouve toujours quelque chose à faire, ce n’était pas le cas quand il a commencé à boire.

Henri, c’est de sa faute s’il a bu parce qu’il aimait le produit, il aimait le goût.

Jeune, durant les surprises parties il achetait des bouteilles d’alcool.

Domi, il y avait de la souffrance en lui et c’était surtout à cause de sa famille.

Il pense qu’il y a de l’hérédité dans son alcoolisme.

Paulin, quand il avait dix ans il amenait sa bouteille de vin à son grand père. Il se demande quand il a commencé à être adulte, l’entrainement avec les copains, pas grand-chose à faire dans l’arrière pays Niçois. Après….C’est probablement l’habitude qui l’a fait boire. Il avait seize à dix huit ans, il buvait avec un copain. Un coup, deux, puis trois.

Au service militaire dans la 42ème , le dimanche après midi il allait boire avec les copains.

Louis, lui, pense que s’il a bu c’est bien de sa faute. Il a commencé en l’an 2000. Il avait sa journée pour travailler et il buvait le soir.

Il a trouvé à s’évader dans l’alcool.

Tous les soirs il buvait, il a été pris dans le piège de l’alcool. Depuis qu’il s’est fait soigner il ne travaille plus avec son épouse.

Il n’avait pas de reconnaissance de son travail.

La présence de sa fille l’a bien aidé pour prendre conscience de sa dépendance.

Sa première cure au Calme ne pouvait pas marcher parce qu’il ne la faisait pas pour lui mais pour les autres, par contre à Monaco, il y est allé pour SE soigner.

Bob nous dit qu’il a eu une enfance heureuse, il n’a pas sombré dans la délinquance quoique habitant aux moulins. Il a toujours travaillé et ne sait pas pourquoi il a commencé à boire.

Fana. Pour un psychologue, l’enfant sage est suspect, surtout s’il ne fait pas de vagues, pas de bruits.

Pierre, l’alcool avant c’était le plaisir, maintenant l’absence d’alcool c’est le bonheur.

Abdel, pour lui l’alcool c’était le malheur.

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 13:02

    Sujet Thèmes du jour

"Qu’est ce qu’être alcoolique de nos jours"

    Compte rendu :

Les prénoms cités sont des pseudos.

Antoine introduit le thème en expliquant qu’il y a vingt ans la consommation des humains était totalement différente à la consommation actuelle.

 

Depuis les années soixante la consommation d’alcool pur a été divisée par deux et pourtant les chiffres que l’on peut lire dans la presse, qui proviennent des autorités, sont toujours les mêmes, à savoir : 5 à 7 millions de buveurs excessifs dont la moitié sont dépendants donc alcooliques.

 

La définition de l’alcoolisme est restée la même : est alcoolique toute personne qui a perdu la liberté de pouvoir se passer de consommer de l’alcool.

 

L’alcoolisation chez les jeunes a complètement changé avec des consommations paroxystiques une ou plusieurs fois par semaine : le binje drinking. Alors que les anciens devenaient alcooliques avec du gros rouge qui tache, en en buvant tous les jours, à tous les repas et les alcooliques en buvaient toute la journée ? Ensuite la bière est venue contrarier ce mode de consommation, puis les alcools forts sont venus encore contrarier cette façon de boire.

 

Annie,  Même une fois par semaine on peut devenir très vite dépendant.

 

J.J. L’alcool détruit les neurones, le cerveau est détruit mais ça n’abime pas que cela.

 

Ceux qui utilisent le Binje Drinking courent un risque accru de devenir dépendant et très rapidement.

 

Pour sa part, il a commencé à boire tous les week end, il n’était pas encore alcoolique, puis sa consommation est devenu journalière et très vite il a senti sa dépendance. Il avait alors vingt trois ans.

 

L’alcoolisme n’a pas changé mais ce sont les comportements qui, eux, ont changé.

 

L’alcoolisation est brutale. Heureusement une bonne partie de ces consommateurs vont s’arrêter quand ils trouveront l’âme sœur, ou que le travail les occupera davantage. Ils deviendront des consommateurs modérés comme 80 % de la population. 10 % deviendront des buveurs excessifs et la moitié deviendra dépendant à l’alcool.

 

Il y a une grosse différence entre le buveur excessif et le malade alcoolique dépendant.  

 

Henri ce qui entraîne l’alcoolisme c’est la publicité, l’entraînement, la sollicitation.

 

Le management pousse à l’alcoolisation et par là même à l’alcoolisme.

 

J.J. Cette semaine il y a eu trois morts en Bretagne avec un accident de la route. La presse n’a parlé que de l’accident mais pas des causes. Mais nous savons bien que la majorité des accidents des jeunes le samedi soir c’est l’alcool qui est en cause. Et pourtant en général ce ne sont pas des alcooliques mais des jeunes qui ont abusé de l’alcool, en boite ou ailleurs (souvent chez l’un ou l’autre car l’alcool coute cher en boite).

 

Annie, très jeune elle fréquentait les boites de nuit parce que son ami était musicien, elle consommait beaucoup d’alcool, mais ne s’est jamais senti dépendante de l’alcool. Et pourtant, après une trêve dans sa consommation, elle est devenue dépendante mais ne crois pas que c’est parce qu’elle avait bu beaucoup plus jeune.

 

J.J. La musique actuelle, qui résonne en vous, qui vous chamboule la tête, est certainement un vecteur de consommation excessive chez les jeunes.

 

Lino pense que la consommation actuelle est plus grave que celle que nous avons connue. Il fait référence à l’accueil des urgences, les samedis soirs, où il y a de plus en plus d’admission à cause de comas éthyliques.

 

Annette  raconte qu’il y a quarante ans son fils sortait avec un groupe d’ami, dans la région lyonnaise, mais il rentrait régulièrement vers minuit parce que ses amis étaient bourrés et que cela ne l’intéressait plus. Tout cela pour dire que la consommation excessive des jeunes n’est pas un phénomène nouveau.

 

Annie pense elle que les jeunes actuellement ont plus de chance que nous même de devenir dépendant en raison de leur façon de boire et de leur comportement, peut-être dû à manque de vision de leur avenir.

 

J.J. Si nous sommes devenus alcooliques c’est parce qu’on aimait l’alcool, le produit nous plaisait. Maintenant les jeunes ont une multitude de produit qui peut plaire : les prémix et autres alcopops sont là pour les inciter à consommer sans s’en apercevoir : soda + alcool + sucre ou bien Bière + alcool+ arôme sont des pièges tendus par les alcooliers. Les modes  de conso continuent : Red bull + Vodka sont des boissons détonantes.

 

Annie, revient sur sa consommation de jeunesse. Elle était en java tous les soirs et le fait d’avoir consommé jeune dès qu’elle a eu des soucis dans son existence, elle  a essayé de régler son problème avec l’alcool.

 

J.J. Les enfants voient leurs parents boire et s’amuser en étant alcoolisés, ils ont donc envie de faire comme eux.

 

David c’est la troisième mi temps qui l’a mis dans l’alcool.

 

Henri voit que les enfants actuels ont plus d’argent de poche que nous en avions à note époque

 

Henri, nous nous cachions pour boire, maintenant les meurs veut qu’ils ne se cachent plus du tout et ils veulent montrer leur révolte d’adolescent.

 

Lino, pour s’alcooliser plus rapidement et en avoir les résultats le plus rapidement possible, les jeunes actuellement utilisent des trucs que nous ne connaissions pas : bière à la paille, bière mélangé avec le subutex et tous les produits de trafic.

 

Abdel, c’est la même chose qu’avant mais pas avec les mêmes produits, mais les effets sont les mêmes. Lui il buvait le vin rouge à la gourde.

 

Maintenant les jeunes ne boivent plus de vin comme nous avons bu.

 

Maintenant, ils boivent avant d’entrer en boite parce que l’alcool est trop cher, ils sont défoncés avant de commencer la soirée.

 

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 20:27

    Sujet Thèmes du jour

"Les plans pour boire gratos"

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