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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 09:57

 

Sujet Thèmes du jour

"A quel moment s’aperçoit-on qu’on est alcoolique?"

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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 10:48

 

Sujet Thèmes du jour  

"Long témoignage d’Alain et questions" 

 

      Compte rendu : 

Alain nous a fait un témoignage très émouvant de sa naissance à sa guérison.

Il nous a raconté, sa lente descente aux enfers, ses relations avec ses enfants, l’aide apporté par sa famille, son désir de se soigner, la rencontre avec son médecin et sa décision d’arrêter de boire et ensuite les plaisirs de sa nouvelle vie avec la reprise en main de tout ce qu’il aurait voulu faire durant sa dépendance : vélo, marche à pied et surtout baignade tous les jours tout le long de l’année même quand l’eau est à douze degré.

Puis quelques questions sur son comportement durant la maladie.

Le silence durant la réunion prouve l’appréciation des présents tout au long de ce témoignage.

La sincérité avec laquelle il a narré sa vie a été très appréciée par toute l’assistance. 


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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 10:21

 

 Sujet Thèmes du jour  

"Masquer son alcoolisme, dans quel but ?"

 

 

Compte rendu : 

Les prénoms sont tous des pseudos. 

Sylvia, il ne faut surtout pas alarmer nos proches, ne pas les sentir angoissés.

Sospel, se rappelle ce qu’il a appris au Calme : alcool vient de l’arabe Al khol qui étymologiquement signifie masque. Khol est également le maquillage, le noir que les femmes mettent sur les paupières. Cela fait parti du déni, et pour lui, il a mis trois ans à s’avouer qu’il était alcoolique

Bob a été dans le déni quand les médecins lui ont fait sentit qu’il avait un problème avec l’alcool et qu’il a continué à boire.

Sospel a utilisé l’alcool pour masquer sa douleur. Quelques années plus tard il n’a plus pu masquer son alcoolisation alors il fallait surtout éviter d’en parler.

 

Deux femmes sont venues assister à la réunion pour essayer de comprendre l’alcoolisme de leur fils et frère.

Nous avons décidé de clore le débat de cette réunion que nous reprendrons ultérieurement. Il y a eu alors des échanges très intéressants sur l’alcoolisme et surtout répondre,  avec nos mots, aux questions de ces personnes.

 

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 10:56

 

 Sujet Thèmes du jour 

"Avez-vous peur de rester seul(e) chez vous et pourquoi ?"

Thème proposé par Marylène. 

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 13:26

 

Sujet Thèmes du jour 

"L’alcoolisme, maladie ou non ?"

 

Compte rendu :

Tous les prénoms cités sont des pseudos

 

Texte d’Antoine en 2004 : je n’aurais pas dû accepter de faire un petit laïus sur ce sujet parce que finalement il est beaucoup plus complexe que je me l’imaginais et les membres de SAN.S.A.S. ont fait en sorte de me compliquer la tâche. Nous en avons discuté pendant deux fois une heure et demie, et dès le début nous avons buté sur la définition même de la guérison.

Pour les uns c’est l’absence de maladie.

Pour d’autre c’est être en bonne santé, c’est à dire être bien dans sa tête, bien dans son corps, bien dans ses relations. Comme le dit l’OMS.

Pour d’autre encore guérir de l’alcoolisme c’est « sous le coup d’une émotion forte, qu’elle soit de bien être ou catastrophique, ne pas penser à l’alcool comme remède pour atténuer cette émotion. » Comme démonstration, j’ai connu plusieurs personnes dans la région Marseillaise qui l’un après le décès de son épouse, l’autre suite à un cancer de la gorges et ablation des cordes vocales me disaient : « tu sais Antoine, après ces événements dans ma vie, si je n’ai pas rechuté c’est que j’étais Guéri de mon alcoolisme. »

Personnellement j’aime bien la définition d’Elizabeth FRIT qui dans la tempérance donne cette définition :

LA SANTE PARTICIPATIVE ET D'IMPLICATION PERSONNELLE.

C'EST RESSENTIR UNE VIGUEUR PHYSIQUE SE TRADUISANT PAR UN GOUT POUR L'EFFORT, UNE RECHERCHE D'ACTIONS GRATIFIANTES. C'EST RESSENTIR DE MANIERE HABITUELLE UN PLAISIR DE VIVRE, UNE SATISFACTION PSYCHOLOGIQUE et UNE PLENITUDE SPIRITUELLE.

Dans notre discussion les plus virulents à dissocier la guérison du corps et celle de la tête sont les anciens malades qui se sont soignés depuis très peu de temps, mettant en avant leur connaissance de la THP et du petit laboratoire qui redémarre dès la première goutte d’alcool ré ingéré et même l’alcool caché qui peut entraîner une rechute, mais la plus acharnée était la compagne d’un malade sorti de cure depuis un mois à peine presque outrée que l’on parle de guérison et qui a peur que son compagnon prenne le terme de guérison comme une autorisation de boire modérément. Elle le disait avec gentillesse mais fermement.

Il y avait aussi une personne en cours d’alcoolisation et en préparation pour atteindre l’abstinence dans un certain temps, un futur client pour un centre de cure, il n’est même pas possible de parler de guérison parce que, même la maladie est contestable alors la guérison…

Pour les personnes qui sont sortis de l’alcool depuis deux ans,  ils sont encore hésitant : « la guérison OUI, mais il faut être vigilant et ça nous prend la tête. »

Pour ceux qui ont plus de trois ans d’abstinence, ils sont dans un état où dire qu’ils sont guéris ne leur posent pas de question.

Et pour les plus anciens, mais nous n’avons pas beaucoup de recul à SAN.S.A.S., la guérison est là sans contestation possible, mais nous n’en faisons pas un dogme.

Mais pourquoi me sens-je guéri. Comme la définition de la maladie alcoolique est une perte de liberté, de même la marque la plus importante de ma guérison est la reconquête de cette liberté perdue. Ce n’est pas seulement la disparition des symptômes, car il y a bien absence des signes extérieurs de la maladie, mais j’ai redéfini mes rapports aux autres et à la société. Je n’ai plus de regret ni de désir vis à vis de l’alcool.

Cette notion de guérison gène beaucoup de monde, mais la guérison c’est aller au delà de l’abstinence qui pourrait être malheureuse, mais pour moi la guérison correspond à une abstinence définitive, heureuse, librement acceptée.

Moi je dis que je suis Guéri, je le dis haut et fort

et ce n’est pas  seulement une IDEE

c’est une VERITE

 

Annie, les premiers mois l’arrêt est difficile et il est hors de question d’être guéri car l’alcoolisme est la perte de liberté de pouvoir boire de l’alcool. Nous avons tous essayé de reboire ça ne marche pas.

Richard, il faut d’abord apprendre à gérer les événements de la vie et comme cela il y aura moins de chance que les événements de la vie vous détruisent si vous ne consommez plus d’alcool.

Fanny pense que l’on ne peut être guéri puisque elle ne peut pas boire  sous peine de rechute. C’est un handicap de départ.

Abdel, cette semaine a bu deux verres…. En dormant.

Denis, la dépression et l’alcool sont, pour lui, indissociable : je bois je déprime, je déprime alors je bois.

André, qui est sorti de cure il y a six semaines pense qu’il n’est pas guéri mais que ce n’est qu’une question de temps et d’esprit.

Alain revient sur le sujet de la semaine et de l’acceptation par l’agence du médicament du Baclofène. A ce qui est dit les personnes ne perdent plus la liberté de boire un verre d’alcool.

André nous dit qu’il a pris de Baclofène jusqu’à 130 mg/j, ça ne l’a pas empêché de boire, il en avait toujours envie et il buvait en prenant le Baclofène. Maintenant il a été obligé de faire une cure en milieu protégé pour s’arrêter définitivement.

Richard, le Baclofène lui a permis de perdre la culpabilité de boire en en prenant 100 mg par jour.

Albert a vu une émission télé avec un témoignage d’une femme qui buvait 8 verres par jour, avec Baclofène elle est redescendue à 3 verres mais pour continuer à boire trois verres il aurait fallu doubler la dose, son médecin n’a pas voulu avec les risques des effets secondaires, elle a changé de médecin et de pharmacien pour pouvoir continuer à boire.

Abdel, n’arrivait plus à marcher, en s’arrêtant de boire, il a guéri ses malaises physiques mais pour tous il s’est arrêté de boire.

David, la dépression l’a amené à l’alcoolisme, sorti de cure il y a quinze jours, il rêve beaucoup d’alcool, il rêve qu’il reboit, il culpabilise. Le matin il se dit qu’heureusement ça ne lui arrive pas mais la pulsion est encore forte.

Claude bis, c’est le subconscient qui continue à t’agiter.

Thérèse, dans ses rêves, l’alcool est inaccessible à cause  de son prix>.

Bob, pense que l’on peut guérir puisqu’on n’y pense plus. Il sait maintenant que l’alcool n’est pas bon pour lui, alors il n’a aucune raison d’en reprendre.

Si tu n’y penses plus c’est que tu es guéri. Ne plus penser à l’alcool, ne plus avoir de désir pour lui, c’est signe de guérison.

On peut guérir de tout, y penser n’est même pas rechuter.

Abdel, s’il pense trop à l’alcool il y a de fortes chances pour qu’il aille en consommer.

Virginie, n’a pas eu de mal de se passer d’alcool quand elle a quitté Nice pour travailler en montagne, mais dès son retour sur Nice, ça a été la cata, elle sent la difficulté du retour dans la vrai vie.

Marie, l’alcoolisme est une maladie psychologique dont on peut guérir mais c’est à la longue que l’on s’en aperçoit.

Maurice pense qu’on peut arriver à guérir, mais après trois mois et demi, il n’est pas guéri, mais il n’a pas envie de boire, c’est là l’essentiel et il espère qu’avec le temps il guérira. Il a fait quelques cauchemars avec l’alcoolo et trouve cela très désagréable. Il a fait un repas en famille, ça s’est pas mal passé, quelques uns lui ont posé des questions mais il a bu sa boisson sans alcool et c’est tout. 


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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 12:22

 

 Sujet Thèmes du jour  

"Pourquoi moi et pas les autres"

 

Compte rendu :

Les prénoms utilisés sont des pseudos.

 

Bob, a bu en sortant de l’armée. A Nice matin tout le monde buvait : on faisait la fête tous les jours. Plusieurs de mes collègues sont morts à cause de l’alcool. Quelques uns ont arrêté de boire parce que leur femme a tiré l’alarme avant qu’il ne soit trop tard.

Fanny s’est posé la question plusieurs fois. Sa sœur n’a pas eu de problème, mais peut-être attendait-t-elle plus de la part de ses parents. Elle n’a pas fait les mêmes expériences qu’elle. Elle rencontrait des gens fêtards. La fête accentue l’envie de boire. Sa sœur ne buvait que du Coca ou de la menthe, elle avait besoin d’alcool pour danser.

Louis, tous prennent un verre ou plusieurs en boite, mais tous ne deviennent pas dépendants.

Richard, il n’y a pas qu’une cause : les parents, l’éducation, l’environnement, une partie des gènes, l’armée pour certains, les études pour d’autres.

Il n’y a pas une explication unique par contre il y a presque toujours une personnalité anxieuse.

Bob, pendant son service, il descendait au camp de Canjuers et là c’était la surconsommation.

S’il avait connu, à l’époque les méfaits de l’alcool, peut-être n’aurait-il pas bu.

Henri, dans l’éducation nationale les professeurs des écoles n’ont que deux heures dans l’année pour parler d’alcool.

A onze ans, il vidait les verres laissés par les convives après une réception chez ses parents. La boisson de tout était le cidre (boisson alcoolique)

Il a gouté à l’alcool, c’était bon, ça lui faisait du bien.

Sa sœur a quatorze mois de plus que lui, elle ne buvait pas mais à cinquante ans, elle a tenté l’expérience de l’alcool et elle est tombée dedans.

Il était timide alors pour se donner du courage il ramenait une bouteille. Le service militaire n’a rien arrangé, dans le désert c’était des caisses de bière tous les jours.

Annie. Ils étaient cinq enfants, tous ont touché à l’alcool. Un frère en est décédé. Un autre s’est arrêté quand il a su qu’elle avait fait une cure et qu’elle s’était arrêtée de boire. Elle n’a plus de nouvelles d’une sœur mais elle sait qu’elle aimait l’alcool.

Elle pense que ce n’est pas héréditaire mais qu’ils étaient tous prédisposés.

Jeune dans le monde de la nuit, tous boivent de l’alcool, certains beaucoup d’autres moins. Elle était d’une sensibilité exacerbée, d’autres n’avaient pas d’états d’âme. Mais tous ses compagnons de la nuit ne sont pas devenus alcoolique.

Josie et Albert faisaient partie d’une famille de trois enfants. Ils n’avaient pas les mêmes occupations, pas les mêmes relations. Pour eux tous, la boisson était festive.

Pour Albert l’armée a été le déclencheur.

Elle pense que ce sont les fréquentations qui ont fait la différence.

Dans l’éducation, elle n’était pas libre de faire ce qu’elle voulait  alors qu’Albert sortait comme il voulait.

Il pense que son divorce, la perte de ses parents l’ont terriblement terrorisés.

Elle pense qu’ils ont vécus les mêmes expériences de la vie et pourtant ils n’ont pas réagi de la même façon.

Richard, on veut faire comme les autres et pourtant on n’est pas comme les autres.

Abdel, si j’ai bu c’est la volonté de Dieu

Il a deux frères qui ont commencé à boire à Nice. Un de ses frères  a balancé le foot pour la bouteille. Lui est resté footeux malgré la bière.

Domi a toujours été un rebelle, il était fils unique de parents bourgeois. Si c’était interdit, lui faisait. Il a été réformé du service militaire, mais il est parti dans les extrêmes : shit, cocaïne, il en a même fait une overdose chez des amis.

Ses relations ont tous été dépendants d’un produit ou d’un autre. Avec le shit, il avait réussi à ne plus boire pendant six mois, mais ça a été un déjeuné de soleil.

A douze ans il avait commencé à boire dans le bar de ses parents.

A seize ans, il fumait de l’opium, de l’acide etc.. Mais il buvait peu.

Mais quand il a commencé à boire cela à  tout de suite été deux bouteilles de whiskies par jour.

Il pense que ses parents n’ont pas fait attention, car des ses six ans ses parents lui donnaient des canards avec de l’alcool tous les jours.

Plus on goute tôt à l’alcool, plus il y a probabilité importante d’être dépendant plus tard.

Nanny a commencé l’alcool tard. Mais elle avait déjà des problèmes relationnels. Elle a gardé des souffrances quand elle était enfant. Son histoire personnelle a changé sa vie.

Quand elle a fait une psychothérapie, elle a retrouvée sa souffrance de jeunesse.

Deux de ses frères ont un problème d’alcool.

Après sa cure elle a vécu d’autres choses, mais elle a retrouvé les mêmes souffrances de son enfance mais elle les a acceptées.

Riton, s’est alcoolisé tard, dit-il. Il a bu quand il s’est retrouvé seul. Mais jamais à la maison.

Plusieurs amis ont eu les mêmes soucis que lui, mais ne sont pas devenus alcooliques.

L’addiction c’est un manque de quelque chose que l’on remplace par un produit quel qu’il soit.

Richard, on veut surtout une explication qui nous rassure. Ce n’est pas le psychologue qui trouve, c’est toi qui dois trouver ce qui te fait mal.

Louis était mal dans sa peau dans sa famille. Il a bu parce qu’il s’est trouvé dans des situations qui n’ont pas répondu à son attente, il y a dix ans.

Il a un frère qui n’a jamais bu.

Ce qui nous réuni tous, c’est notre ultra sensibilité et on prend tout à cœur.


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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 09:43

Sujet Thèmes du jour  

"Séquelles psychologiques ou physique"

 

Compte rendu :

Tous les prénoms sont des pseudos.

 

Claude bis a des séquelles physiques que sont le mal de dos et surtout les jambes.

Pour les jambes sa polynévrite le fait souffrir encore. Ca a commencé il y a quinze ans. Il avait des problèmes pour prendre son vélo pour aller chercher sa bouteille de rhum journalière.

Les nerfs ont été usés à cause de l’alcool. Il y a manque de lubrification  et les nerfs s’usent par le frottement sur la gaine enveloppant les nerfs.

C’est suite à une longue alcoolisation. D’abord au service militaire, il prenait quelques cuites mémorables, en Alsace il buvait tous les W.E. Ensuite il a fait les bars et commencé à trembler, cette alcoolisation a duré 10 ans au moins.

Domi. C’est à cause de l’alcool qu’il a eu une pancréatite aigüe qui lui a permit de prendre conscience des dégâts dus à l’alcool. Maintenant il a une insuffisance du pancréace. Il avait un début de cirrhose, début de polynévrite également. Il n’arrivait plus  à marcher. Il faut qu’il fasse attention.

La polynévrite lui entraine des fourmillements dans les jambes. Il a beaucoup de crampes dans les pieds.

Il ne se glorifie pas d’avoir arrêté l’alcool car il a tellement de séquelles qu’il ne pouvait pas ne pas arrêter sans risquer la mort. C’est peut être un peu égoïste.

S’il avait continué quelques mois, il serait mort. Il a eu peur. Il avait de l’ascite dans le ventre, il était gravement malade à l’archet. Le déclic est venu de là.

Le pancréace est attaqué comme le foie.

Annie a eu beaucoup de problèmes durant son alcoolisation : crises d’épilepsie ? elle a perdu une partie de sa mémoire et maintenant cela continue (est-ce aussi la vieillesse qui pointe son nez), c’est handicapant et frustrant.

On a posé une prothèse de cheville et elle pense que l’alcool peut y être associé car, il y a vingt ans, elle s’était fracturée la cheville en état d’ébriété.

Henri avait un ulcère à l’estomac durant son alcoolisation qui a complètement disparu depuis son arrêt d’alcool. Maintenant il lui reste quand même un gros problème qui est la polynévrite avec de grosses difficultés à marcher et beaucoup de pertes d’équilibre.

Il a du mal à lire car son esprit vagabonde et il ne se rappelle plus ce qu’il a lu précédemment.

Mais il a retrouvé le gout du dessin, il fait des pastels qu’il expose, mais il trouve qu’il a perdu cinquante ans de sa vie.

Louis a encore des problèmes psychologiques qu’il suit avec un médecin psychiatre. Il a dit « merde » à certaines personnes et ça lui a fermé quelques portes.

Il n’a pas arrêté le sport et actuellement ses analyses sanguines sont bonnes.

Annie nous fait un petit cours sur le S.A.F. (syndrome d’alcoolisation fœtale.)

Richard avait plusieurs addictions et à RAAMO, durant l’agora du matin, le Docteur Goldbrosch nous a dit que les américains disaient que quand on avait une dépendance à trois produits, c’était probablement qu’il y avait la génétique qui entrait en ligne de compte.

Discussion sur la génétique en alcoolisme, chacun a son mot à dire, mais il semblerait qu’il y ait une fragilité et Richard pense qu’il faut en perler avec beaucoup de précaution.

Lino admet que durant son alcoolisation sa mémoire a souvent été defaillante. Mais encore maintenant il s’en plaint.

Abdel, quand il a voulu s’arrêter tout seul, il a fait plusieurs crises d’épilepsie, même dans la rue en sortant de la poste. Chez lui, il est tombé sur son fauteuil et il s’est cassé une côte.

Depuis l’arrêt de l’alcool les crises ne se sont plus manifestées.

Bob a surtout des pertes de mémoires. Il faisait beaucoup de sport durant son alcoolisation. Maintenant il roule beaucoup à vélocipède.

Sa vue s’est améliorée depuis qu’il ne boit plus.

Ses pertes de mémoire avec des trous importants l’handicapent vraiment.

Pierre ne voit aucun dégât sur son corps depuis l’arrêt de l’alcool.

Il n’a pas pris de psychotropes au moment de l’arrêt, il en est très fier.

Richard nous dit qu’il a de la chance car malgré trois ans d’alcoolisation massive il n’a que peu de séquelles. Actuellement quelques fourmillements dans les doigts. Des troubles de l’attention. Des troubles de l’équilibre à cause de l’atteinte du cervelet.

Malo s’étonne que personne n’ai parlé de problèmes sexuels liés à la consommation d’alcool. La réponse en est simple car malgré tout il y a beaucoup de pudeurs à parlé sexualité dans un groupe de parole.

Les troubles bipolaires n’ont, également, pas été évoqués.

Les troubles bipolaires ont des cycles de six mois environ avec comme conséquence la partie noire, renfermé et dépressif et la partie euphorique.  

 


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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 09:03

  Sujet Thèmes du jour 

"la susceptibilité"

 

    Compte rendu :

Les prénoms utilisés sont des pseudos.

 

Annette pense que le malade alcoolique est toujours montré du doigt d’où sa réaction de méfiance dès que quelqu’un l’interpelle.

J.J. si l’alcoolique boit c’est qu’il n’a pas la possibilité de gérer ses émotions. Tous les malades alcooliques sont très émotifs donc susceptibles.

Les malades replongent souvent parce qu’ils ont des problèmes avec leur famille, ou à cause de leur solitude. Il est souvent blessé pour des événements sans importances et qui ne méritent pas cette blessure.

Richard sait que l’alcoolique à une mauvaise estime de soi.

J.J. ses émotions sont extrêmement difficiles à gérer.

Richard il y a une fragilité de gestion des émotions.

Alain, la susceptibilité a peut être à voir avec son ego.

Bob, alcoolisé il avait du mal à s’exprimer, depuis qu’il a arrêté de boire, il arrive à se défendre. Au travail il a un collègue qui ne peut admettre qu’il se soit soigné et qu’il soit abstinent, alors il l’interpelle régulièrement en le traitant d’alcoolique. Mais certains pensent que c’est parce qu’il est jaloux de son abstinence puisque, lui, boit beaucoup trop.

Il n’est pas indifférent aux remarques des personnes qui l’injurient.

Henri, la susceptibilité sert peut-être à masquer la culpabilité.

Bob est obligé, devant ses collègues, de justifier qu’il va bien parce qu’il ne boit plus depuis presque deux ans.

Henri revient de chez une connaissance près de Beletrans, dans le jura. Il a été très désagréablement surpris de leur comportement. Il a été agressé durant tout son séjour par quelqu’un qui lui reprochait d’être abstinent. Il n’était pas des leurs puisqu’il ne buvait pas. Dur, dur.

Bob a té à une journée Pan Bagnat et il n’a pas apprécié certains qui ne pouvaient pas aller à la soirée conviviale s’il n’y avait pas de vin. Ca le met en colère.

Henri, nous sommes tous blessés par les remarques des autres car ne ne sommes pas sensé nous vexer.

Le malade va garder toute sa vie l’étiquette de malade alcoolique et souvent d’alcoolique car peu de gens acceptent l’alcoolisme comme une maladie.

Bob, sur 9 collègues de bureau, il y en a 7 qui ne disent rien, il n’y a qu’un qui l’agresse, mais c’est l’alcoolique de service. Ca l’arrangeait quand je buvais.

Henri pose la question : « est-ce quand on boit que l’on est agressif ?

J.J.  C’est quand le cerveau, le cerveau reptilien est seul à gérer la personne, il ne reste plus que les instincts et les pulsions. On est à moitié endormi ou à moitié surexcité.

Dans un bar, pour un verre renversé, une parole mal interprétée, c’est la bagarre …

On voit la susceptibilité chez les autres mais pas chez soi.

Henri était très susceptible quand il était jeune. Maintenant ? Il l’est encore.

Gérard, manquait de confiance en lui, était très susceptible. Depuis l’arrêt de l’alcool il est resté irascible mais il pense être moins susceptible. Quand il se sent visé par quelqu’un ou quelque chose, il monte facilement sur ses grands chevaux.

Quand il avait bu, il se sentait coupable alors, il restait calme.

Claude bis, est très susceptible et se vexe facilement, mais souvent c’est fonction de son état du moment.

Désiré l’Archet II l’a pris complètement en main. Il est entré dans un protocole et est très bien suivi. Maintenant les médecins lui ont enlevé tous les psychotropes et il ne s’en porte que mieux.

(Discussion sur les psychotropes, avec ceux qui sont pour et ceux qui sont contre : intéressant mais vraiment hors sujet).

Bob a appris surtout à dire non depuis qu’il s’est arrêté de boire. C’est pourquoi il a réussi à maitriser ses émotions.

Henri évite de se vexer, il faut s’apprécier, se dompter, s’écouter, s’aimer.

Désiré a utilisé toutes les drogues, le shit, la cocaïne, l’opium et les drogues de synthèse. Depuis il a réussi à toutes les arrêter sauf l’alcool.

Il pense que la tentation à l’alcool est constante puisqu’en vente libre, alors que les autres drogues, qui ne sont pas en vente libre, l’obligeait à faire des démarches pour s’en procurer.

Abdel, a fumé du shit pendant qu’il buvait et plusieurs membres de sa famille lui disait de prendre de temps en temps un joint pour arrêter l’alcool.

 

 

 

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 13:15

    Sujet Thèmes du jour

"La culpabilité, le remord"

 

    Compte rendu :

Les prénoms sont des pseudos.

 

Paulin, oui nous nous culpabilisons, quand on ne culpabilise pas souvent on a quand même du remord.

Hermione quand on a l’alcool festif, on ne culpabilise pas mais on regrette ce que l’on a pu faire.

Annette, une vie avec un alcoolique n’est pas normale et il peut y avoir du remord sur ce que l’on a fait.

Paulin, on est obligé de faire des bêtises sous emprise alcoolique  mais c’est du à la maladie.

Bob, on lui a dit qu’il avait fait ci ou ça, mais il ne s’en rappelait plus le lendemain alors il avait des remords.

Hermione, en voyant d’autres personnes alcoolisées, elle se rend compte qu’elle a pu faire la même chose et elle regrette énormément ce qu’elle aurait pu faire. Finalement ça lui permet d’être plus tolérante. L’alcool est rentré dans sa vie normale, mais elle a des soucis de santé. Pour faire une cure il faut un déclencheur.

Bob, il faut que tu voies l’endroit où tu veux aller et ensuite tu te décideras.

Annie, en ambulatoire c’est très difficile parce que tous les soirs tu rentres chez toi, où tu retrouves tout tes soucis. Il faut être sûr de ne pas boire le soir.

Henri a usée 17 employeurs. Il a emmerdé tout le monde pendant cinquante ans et à soixante six ans il s’est fait piégé par son médecin pour faire une cure pour son bien.

La culpabilité vient avant de boire et après on a du remord, car la culpabilité entraine  le remord.

De toute façon on a toujours des excuses pour boire.

Louis a eu beaucoup de remords, mais il n’avait pas d’autres solutions. Il a souvent dit qu’il ferait des efforts, mais c’était toujours quand il avait bu, alors paroles de malades….Mais quand même, arrêter de boire fait changer la vie.

Hermione, buvait beaucoup et souvent elle ne se rappelait plus ce qu’elle avait mangé la veille au soir. Elle retrouvait la mémoire seulement en regardant dans son réfrigérateur ce qu’il manquait.

Henri, n’est pas un voleur, pourtant un jour, il pense qu’il s’était trompé de voiture, il a pris un guide Michelin sur le siège, et il l’a retrouvé le lendemain dans sa propre voiture…

Annie, a des remords, elle les repasse encore dans sa tête, mais ces remords lui permettent de ne pas rechuter. Elle a fait souffrir ses enfants et, si son fils fume encore du cannabis, c’est peut-être de sa faute à elle.

Elle pense que son fils est peut-être perturbé parce qu’il lui a manqué de l’affectif.

Le pardon pour elle est difficile.

Elle a le remord de ne pas avoir fait ce qu’elle ce qu’il fallait.

 Mais elle n’avait pas d’autres solutions à sa disposition.

Bob, parce qu’il buvait sa copine l’a plaqué. Il a eu beaucoup de remord. Mais c’est grâce à ce remord qu’il a voulu et pu faire une cure à Monaco.

Une première fois à l’institut Tsank les médecins ont tout fait pour le soigner mais ça n’a pas collé.

A Monaco, il y est resté un mois, il y a fait une psychothérapie Maintenant il tient parce qu’il va mieux mais aussi pour ne pas décevoir les gens qui lui ont fait confiance et qui l’ont soigné.

Alain, le remord est la clé de l’alcoolisme. On boit parce qu’on a un regret de quelque chose et ensuite on boit pour oublier que l’on boit. Il a beaucoup de respect pour ceux qui s’en sortent. Mais il regrette le parcours de Christian qui a toutes les clefs en main pour s’en sortir, mais qui n’y arrive pas.

Le remord c’est quelque chose d’énorme quand on s’en sort.

Mais il est nécessaire d’en avoir.

Il est persuadé que tous les malades ont un jour la chance de pouvoir s’en sortir et que, s’il a des remords c’est qu’il s’est bien battu.

J.J. l’alcool l’a traumatisé, il est heureux d’avoir vaincu l’alcool mais l’alcool le surveille.

Lino regrette d’avoir bu et d’avoir pris sa voiture en état d’ébriété mais il n’a aucun remord.

Abdel, il regrette quand sa famille est partie avec les enfants. Il a souffert, quand sa femme l’a quitté, il ne pouvait plus voir ses enfants, mais il sait que c’est sa faute qu’elle soit partie.

Annie, le remord est une blessure qu’on n’arrête jamais. Il suffit d’être mal pour que tout remonte à la surface.

Abdel, durant son alcoolisation il  a entendu sa famille dire du mal des uns et des autres, quand il s’en est sorti, il leur a demandé ce qu’ils avaient dit durant son alcoolisation. Ils n’avaient pas de réponse.

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 13:38

Sujet Thèmes du jour 

"Pourquoi l’abstinence fait-elle peur?"

Peur

    Compte rendu :

Les prénoms utilisés sont des pseudos.

 

J.J. Il faut faire le vide autour de soi car on rencontre dans la vie active que des personnes qui s’alcoolisent. Dès sa jeunesse  il n’était pas comme tout le monde. Il est très difficile d’accepter de vivre avec quelqu’un qui consomme de l’alcool et qui parfois peut se sur alcooliser, cela doit être très difficile à supporter.

Je suis sur une autre planète quand je sors et je perds de vue la vie alcoolisée.

Henri, un alcoolique n’est pas une personne normale.

J.J. La difficulté est de vivre dans un monde alcoolisé.

Je devrais pourtant accepter le comportement des personnes alcoolisées, mais je sais que cela fait partie de la Culture Française.

Il est gêné par les changements de comportement  des personnes au fur et à mesure de leur alcoolisation.

Bob, a peur du regard des autres.

Un jour son frère a cru, par son comportement, qu’il avait rebu et lui a dit en lui  reprochant alors qu’il était seulement fatigué.

Hermione a très peur de l’abstinence, elle a pu arrêter tous les autres produits, mais le dernier est difficile à supprimer.

Petit intermède sur la thyroïde, hyper et hypothyroïdie.

Jean, s’étonne qu’Hermione ne s’éclate pas avec l’alcool.

Hermione lui répond que son corps lui dit que l’alcool lui fait du mal.

Maintenant j’ai eu un déclic pour l’arrêt de l’alcool, même si j’ai très peur de ne plus pouvoir boire pour le restant de mes jours.

J.J. Il faut savoir se poser la bonne question : est-ce que je suis heureux avec ou sans alcool.

Sophie a eu peur à la sortie de cure. Elle continue à avoir peur mais ce sentiment diminue un peu chaque jour.

Elle avait peur du jugement, peur de se mettre avec des gens qui s’alcoolisent.

L’alcool ne me manque pas.

Paulin, tous les samedis j’allais au cercle. Je ne buvais plus, je prenais un Perrier. Pendant cinq ans j’ai fait comme cela. Malgré la profusion d’alcool autour de lui, il continuait à être abstinent.

Actuellement il se réalcoolise mais n’a pas peur de redevenir abstinent.

Il pense qu’après une cure au CALME ce sera facile d’être abstinent, surtout que les problèmes familiaux s’arrangeront certainement.

Il commence à se faire une raison et il pense que la cure va lui faire du bien et lui permettre d’arrêter l’alcool.

J.J. il va falloir que tu apprennes à gérer tes émotions car ce sont souvent les émotions qui entraînent la rechute.

Paulin a souvent un petit vélo qui lui trotte dans la tête.

Abdel avait peur de la crise d’épilepsie en arrêtant l’alcool.

Claudebis ne voulait plus sortir de cure et finalement le monde associatif lui a permis de faire face à la peur de l’alcool après sa sortie, malgré l’incompréhension de ses amis qui voulaient « arroser » sa sortie de cure.

Maintenant ils ont compris et lui n’a plus peur.

 


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Published by SANSAS - dans La Maladie
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