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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 09:56

 

 Sujet Thèmes du jour  

"A quelle âge vous êtes vous soigné ?

Pourquoi avoir attendu ?"

 

Compte rendu :  

Tous les prénoms sont des pseudos.

 

Antoine, s’est soigné à quarante ans. Ilo buvait depuis l’âge de vingt ans, n’avait pas l’impression d’être dépendant alors qu’après les soins il s’est aperçu qu’il l’était probablement dès vingt cinq ans.

Il aurait dû recevoir les signaux d’alarme. Son supérieur, au travail, lui avait fait un discours où manifestement il voulait dire : si vous continuez de boire, je vous vire. Il ne savait pas qu’il pouvait se soigner mais arrêter tout seul, il n’en avait pas envie, alors il a préféré quitter la boite où il était et trouver un autre travail.

Son épouse essayait bien de lui en parler mais c’était le mutisme complet et le refus de parler de son alcoolisation.

Quelques années plus tard, après une biopsie du foie, le diagnostic était : foie pré cirrhotique.  Il a pensé qu’il n’avait pas la cirrhose donc il pouvait continuer à boire. Un aveuglement total.

Les soins sont arrivés suite à un arrêt brutal d’alcool pour raison de santé et la survenue progressive d’un Delirium Tremens.

Hospitalisation, soins, fréquentation d’une association, guérison.

Bob après une hospitalisation à la Costière, quelques narcoses qu’il refuse de considérer comme un soin car il avait perdu son identité, il mettait le feu aux journaux, sous son lit. Ce n’est pas là qu’il s’est arrêté de boire.

Domi, comme pour Antoine, il avait peut-être un début de cirrhose, mais ce n’était pas la cirrhose, il pouvait donc continuer à picoler.

Il a fait une échographie du foie, résultat lamentable mais ce n’est pas ce qui l’a fait arrêter.

A cinquante cinq ans, hospitalisé pour une pancréatite aigüe, il a eu peur de mourir, ça lui a permis d’arrêter.

Richard durant ses études parisiennes, il est très vite devenu buveur excessif, il avait 23 ans et ne pense pas qu’il était dépendant.

A 33 ans il a perdu un enfant, la dépression l’a rattrapé, il s’est fait soigné à l’hôpital Beaujon pour arrêter de boire. Il en est ressorti très vite.

Un an plus tard il est revenu à Beaujon pour deux semaines. Mais il avait une forte tolérance à l’alcool, c’est pourquoi il n’a pas voulu s’arrêter.

A quarante quatre ans, il y a eu un bouleversement dans sa vie, tant familiale que professionnelle : mère malade, sa femme l’a quitté. Il s’est mis à boire énormément.

En trois ans il a été environ six mois hospitalisé à Monaco.

Quand il a recommencé à boire, au début il pouvait contrôler, mais sa femme ne pouvait pas l’aider.

A son travail quand il ne pouvait pas assurer, il se faisait remplacer

A Monaco il espérait toujours s’en sortir seul, il pensait, comme souvent, pouvoir contrôler sa consommation.

A Monaco, le chef de service, a menacé de le mettre sous tutelle : il ne pouvait pas l’admettre car il a pensé à la mort et à la folie.

Ce fut le déclic à 47 ans.

Il lui a fallu six mois pour se reconstruire.

Maintenant sa vie s’arrange, mais il a compris que le stress était très mauvais conseiller.

Abdel, depuis qu’il s’est arrêté il y a plus de trois ans, il est heureux que sa fille lui ait téléphoné du Maroc.

Richard, la haine l’a habité et il se demande quand se prend-t-on en charge ? Avec des problèmes psychiatriques c’est difficile. Il était bien équilibré mais à 43 ans il a craqué parce qu’il est bipolaire. Cette problématique existait depuis longtemps mais il ne s’était pas soigné.

Henri s’est soigné à 66 ans. Avant c’était un bon buveur.

Il ne rêvait plus, il trouvait que ce n’était pas facile de mourir.

Il a vu un médecin pour son arthrose, il l’a reniflé, il l’a, par surprise, envoyé en sevrage à l’Archet II. C’est comme ceci qu’il s’est soigné.

Avant, la situation lui convenait, il n’avait pas besoin d’argent. Ce n’est qu’après coup qu’il s’est rendu compte de l’état où il était.

Richard, pour se soigner il y a plusieurs phases, la 1ère  les sollicitations viennent de l’extérieur : famille travail.

La 2ème c’est la prise en compte : est-ce que j’accepte ou non. Je vais faire les soins, peut-être, ou non, pour que ça aille mieux.

Fanny, s’est soignée à trente ans, elle savait qu’elle buvait beaucoup, mais quand les tremblements du matin sont arrivés, il a fallu qu’elle fasse quelque chose.

Avant, elle sortait beaucoup, elle n’avait pas de soucis, au travail ça allait bien, ses parents lui disaient qu’elle buvait trop, mais, ce ne sont que des parents qui ne comprennent rien à leurs enfants.

C’est à Monaco qu’elle s’est rendu compte qu’elle se mettait en danger.

Henri, si tous les malades attendent pour se faire soigner, c’est que l’on avance en âge, on peut avoir l’angoisse de la mort. On veut réparer ce que l’on a détruit.

A quarante ans, on commence à comprendre que l’on est mortel.

Nelson a commencé très jeune à boire sur les bateaux (il était accompagnateur sur un bateau de croisière avec sa compagne), sa consommation était festive. Mais pendant dix ans, il a continué à boire en dehors des fêtes sur le bateau.

En étant à terre, il a commencé à trembler, son médecin l’a envoyé au CALME qu’il n’a pas aimé : pas de téléphone, pas de télé, pas de sorties pendant dix jours, ensuite sorties à trois.

Il a rechuté, puis il a été de rechute en rechute.

Avant il ne pensait pas être malade.

Sur le bateau, il lui arrivait de prendre trois cuites par jour. Mais il pense qu’il était jovial.

C’est quand il a débarqué qu’il s’est fait soigner car il a perdu sa femme, son travail, sa fille.

Avec le recul, il y avait beaucoup d’alcooliques sur le bateau.

Maintenant il est suivi en ambulatoire à Emergence, il s’autorise, avec accord médical, deux unités d’alcool par semaine et parfois il saute des semaines. En ce moment il se sent bien.  

 


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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 09:14

 

Sujet Thèmes du jour 

"Je me soigne ou suis-je soigné ?"

 

Compte rendu : 

Les prénoms sont des pseudos.

 

Henri, je me soigne parce que je prends les médicaments qui me sont prescrit, mais ce sont les médecins qui prescrivent et qui me soignent.

Abdel, avant c’était bon de boire.

Domi, au début c’est bon de boire, après tu ne peux plus t’en passer.

Henri, jeune travailleur, certains lui disaient de s’arrêter alors il arrivait durant une heure ou deux et après ça repartait comme en 14.

Sylvia, qui vient pour la première fois demande si on a encore des envies ? Non, répondent certains.

Abdel, quand on en a marre, on n’a plus besoin d’alcool. J’ai passé de mauvais moment avec l’alcool, maintenant qu’il n’y en n’a plus, c’est formidable.

A cause de l’alcool, il s’est séparé de sa femme, maintenant il est bien avec sa famille.

Richard, actuellement il n’a aucune envie. Il fait toujours quelque chose. Il a repris son travail dès sa sortie de l’hôpital. Il n’y a pas de temps morts dans sa vie.

Avec ses enfants il bouge beaucoup.

Il évite les super marché car il y trouve des dangers, rayon alcool en pa     rticulier. Il fait une liste et s’y maintient.

Il a réorganisé sa vie.

Hubert depuis deux mois il n’a plus d’envies d’alcool.

Il fait très attention au stress. Il met en place certaines choses. Il fréquente les services médicaux, Sansas etc.

Il s’oblige à faire certaines choses en particulier à aller aux réunions à Monaco.

Richard nous informe qu’il va y avoir un nouveau médicament au mois de septembre : le Salincro. C’est un médicament qui entre dans la catégorie de « Réduction des Risques » (pas très apprécié des Mouvements d’anciens buveurs qui pensent que seule l’abstinence totale et définitive amène à la guérison.

Sylvia nous dit qu’elle est en dépression et qu’elle est obligée de prendre des anti dépresseurs.

Hubert nous dit que quand on est mal on se fait soigner avec une prise en charge hospitalière au début.

Mais si je n’ai plus que le problème alcool qui me chagrine, je vais à l’association, je vais aux réunions à l’hôpital et là c’est moi qui me soigne.

Domi nous dit qu’au début, il s’est laissé soigner mais qu’ensuite c’est lui qui a pris toutes les décisions pour rester abstinent, à Sclos le Conte c’est lui qui buvait des jus de fruit alors que la plupart buvait de la bière. C’est lui qui disait stop à l’alcool, même sans médicament.

Henri, dans un premier stade, on demande conseil, et si le choix est d’arrêter de boire, il faut y aller et se soigner..

Tout seul on peut commencer à diminuer la consommation de médicaments. Il faut aussi soigner le moral.

Richard a des difficultés dans la vie quotidienne pour rester abstinent.

Il avait déjà des difficultés personnelles avant l’apparition de l’alcool.

Il y avait des facteurs de stress subit.

Il y avait des facteurs de stress provoqué alors je bois.

Je perds mon travail.

Je perds ma santé.

Je perds ma Femme.

Je perds mes enfants

Ce sont de multiples facteurs qui font que je suis allé vers l’alcool en particulier le vin.

Sylvia a toujours des déceptions quand elle a bu, la honte en premier. Il faut faire attention, quand on a bu, à se protéger dans las rapports sexuels.

Hubert nous explique sa perte de relations sociales en buvant, la perte d’argent familiale, perte de la santé, perte du travail. La catastrophe quoi !

Une fois l’arrêt de l’alcool, il faut se reprendre en charge, il faut essayer d’arranger les conneries faites. Retrouver son estime de soi.

Marie était agressive sous emprise alcoolique.

Elle avait des problèmes d’appétit, et prenait des risques inconsidérés sous emprise de l’alcool.

Henri sur la route le malade peut être un danger public, mais pas uniquement sur la route, il pense aussi au travail, dans la vie familiale. Chez lui cala a été un désastre, car il est allé d’échec en échec. C’était de la suractivité et à la fin avec 5 litre de rosé dans la panse, il n’avait plus de voiture mais il trouvait que c’était difficile de mourir.

Après la cure à l’Archet II, il ne savait plus s’il avait des dettes à gauche ou à droite, il a fait des économies en n’achetant plus de vin.

Il a découvert la carte de bus senior et vétéran, ce qui lui a parmi de se balader dans tous le département gracieusement. C’était un revirement complet de sa vie.

Il avait du temps libre : les temps de boire et de déboire étaient devenus des temps libre qu’il fallait occuper.

Pendant son alcoolisation il a beaucoup perdu de sa crédibilité.

Beaucoup de temps et de difficultés pour se reconstruire, réapprendre les priorités.

La destruction de l’individu est beaucoup plus rapide que la reconstruction.

Sylvia, c’est à nous a décider de nous reconstruire.

 


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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 13:02

 

Sujet Thèmes du jour

"Etiez vous dans le déni avant de vous soigner?"

 

Compte rendu : 

Tous les prénoms sont des pseudos.

 

Annie, savait qu’elle était malade mais elle ne le disait pas. Elle était dans le déni par rapport aux autres. Mais quand elle a décidé de se soigner, elle n’était plus dans le déni car elle a du faire toutes les démarches pour placer sa mère et ses enfants afin de partir tranquille.

Yves, le déni est quelque chose qui est du domaine de l’inconscient. Il ne s’applique qu’à soi-même.

En ce qui le concerne il dit que quand il fait le con, il doit l’assumer

Domi, le déni est quand quelqu’un te dit : « tu as bu » et que toi tu lui réponds par la négative. Il dit aussi que le déni ne se rapporte qu’à soi-même.

Le déni c’est le refus de reconnaître quelque chose : la nappe est rouge, non elle est bleue.

Marie, quand tu as accepté de te soigner alors tu sors du déni.

Henri, le déni est le fait que tu transformes une vérité.

Domi, au début il était dans le déni, il buvait mais ce n’était rien car il buvait soi-disant comme tout le monde, il gérait !!!

Plus tard il savait qu’il était alcoolique, mais il assumait, il s’en foutait.

Henri ne ‘était jamais considéré comme malade avant de se faire soigner.

Pierre a appris qu’il était malade quand il est allé au Calme à Cabris.

Marie nous dit qu’au Calme, le personnel soignant veut que tu acceptes que ce soit une maladie afin que tes proches puissent l’accepter.

Claude bis ne buvait jamais mais sur les prises de sang il avait régulièrement 3 gr d’alcool dans le sang.

Bob, la personne qui boit beaucoup mais qui dit qu’il n’a pas bu, ne dit pas un mensonge, c’est plutôt du déni majeur.

Albert, buvait par habitude, il ne se rendait pas compte quand son entourage lui disait qu’il buvait trop. Pour lui il buvait comme tout le monde.

Il savait qu’il avait abusé mais c’était trop grave de l’admettre.

Pourtant sa famille s’en rendait compte parce qu’il répétait trois fois les mêmes choses dans une même phrase.

Yves, dans les hôpitaux, maintenant l’abstinence totale n’est plus automatiquement prônée, les soignants sont plutôt pour le cas par cas.

Annie, la réduction des risques permet  d’améliorer la vie de certains. Mais, nous associatif d’anciens buveurs, nous savons que, dans l’état actuel des connaissances, l’abstinence totale et définitive est impérative pour guérir de cette maladie.

Il n’y a pas beaucoup d’études sur les mouvements d’entraide, cependant les laboratoires sont partants pour encourager et faire la promotion des mouvements d’anciens buveurs.

Henri, ca fait toujours du bien de parler de sa maladie.

Lucas, Alcool zéro est important parce que toutes les personnes qu’il a vu rechuter dans les cures qu’il a fréquenté, ont rechuté suite à la prise du premier verre. Même si celui-ci est venu quelques temps avant la véritable rechute.

Yves, dans la famille en particulier, les personnes extérieures au malade sont eux dans le déni car toi, tune sais pas apprécier les bonnes choses.


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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 13:43

 

Sujet Thèmes du jour  

"A quel âge vous êtes vous soigné, Pourquoi ?"

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 12:48

 

Sujet Thèmes du jour 

"Quelle aide médicale avez-vous utilisé?"

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 10:49

 

Sujet Thèmes du jour 

"Y at-il eu autorité pour vous soigner, et par qui ?"

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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 11:36

 

    Sujet Thèmes du jour 

"Notre comportement avant et après les soins"

 

Compte rendu : 

Tous les prénoms sont des pseudos

 

Pierre, avant il était sur une autre planète.

Abdel, avant il ne desserrait pas les dents durant les réunions de groupe, maintenant il ose prendre la parole et donner ses impressions.

Il se rappelle qu’au CALME il n’arrivait pas à parler dans la bulle.

Paul, dans la bulle il n’a pas parlé au début, mais quand il a passé quelques jours, alors sa parole s’est libérée, c’est après avoir écouté les autres qu’il s’est mis à parler de lui.

Henri fait circuler une photo prise au mariage de sa fille, quand il était encore à jeun, montre qu’il ne suçait pas que des glaçons. C’est bien l’avant des soins.

Annette se rappelle d’une amie, il y a plus de vingt ans, qui montrait sa photo avant la cure, elle avait une tête de tenancière de bordel (dixit le Père André TALVAS : fondateur de Vie Libre).

Antoine, au début de son alcoolisation il était désinhibé donc plein de fantaisies, mais à fur et à mesure de la présence de la dépendance, une certaine dépression s’est installé et il n’était plus du tout drôle, même renfermé sur lui-même. Après la cure son caractère avait changé, il était devenu très sérieux, plus beaucoup de fantaisie. Alors qu’il n’avait aucune occupation avant la cure, il est devenu très actif dans le monde associatif.

Bob, il a pu être très désagréable avec certains qui lui reprochaient son abstinence.

Henri, on ne peut pas toujours être le même. Il a changé d’un vendredi à l’autre (temps de son sevrage. Après il n’avait plus besoin de mentir, il disait ce qu’il pensait car avant ce sevrage il ne pensait qu’à avoir sa bouteille à côté de lui, il était obligé de mentir.

Richard, quand on est alcoolisé nous n’avons pas un raisonnement logique, nous sommes souvent angoissés, nous avons un comportement inadapté, un comportement illogique insensé. Depuis qu’il est sorti de l’alcool, un an déjà, il fait des choses différentes. A sa sortie de cure, il fallait qu’il s’occupe pour ne pas penser, pour ne pas rechuter. Maintenant il faut toujours qu’il s’occupe mais ses occupations sont faites sur des choix. Avec ses enfants il a un comportement adapté. Avant il était inefficace comme père ou comme mari. Il résonnait mal.

A sa sortie de cure, il n’a fait que des actions pour s’occuper.

Il fallait qu’il puisse se regarder dans la glace et enfin s’apprécier.

Il a fait les premiers pas de la conquête de son corps.

Hermione qui a retrouvé un visage non gonflé nous dit que chez la femme l’alcool marque plus que pour l’homme.

Abdel, avant l’arrêt de l’alcool il avait les yeux comme ceux de Gainsbourg.

Annette lui rappelle que quand il avait bu et qu’il venait à la réunion, il avait un regard noir.

Richard, quand la quantité d’alcool bu est importante, il y a la des inhibition, souvent la violence. Ses enfants lui ont rappelé qu’il avait brulé volontairement un feu rouge, il ne s’en rappelle plus.

Brigitte, quand on a bu un peu trop d’alcool, on peut faire n’importe quoi, même si l’on n’est pas dépendant. Certaines personnes présentes à cette réunion, non alcooliques, n’ont jamais pris de cuite, mais d’autres ont eu des comportements inadaptés.

Henri croit que le comportement des alcooliques change dès que les personnes ont acceptés de se soigner.

Depuis qu’il est sorti de l’alcool, il trouve qu’il coûte cher à la Sécurité Sociale. Il en est résulté quelques remords.

Il a eu des accès de goutte, il avait quelques 1200 GGT, mais il faut avoir de la motivation pour se soigner.

Richard, quand il était dans l’alcool il n’avait pas le raisonnement nécessaire pour se soigner.

Claude bis, quand il était à Bletterans ou au Mont Blanc à Assy, il connaissait les combines pour boire sans que le personnel ne le chope. Là les combines cela lui a servi à Saint Christophe pour ne pas boire. (Là il faut comprendre !!!)

Henri, seul il ne serait pas allé se faire soigner, mais il a été piégé par le Rhumatologue qui l’a envoyé à L’Archet soit disant pour soigner son rhumatisme mais en fait c’était une cure de sevrage. Il a tout compris lorsque le médecin lui a dit au bout de huit jours : « désormais vous ne toucherez plus une goutte d’alcool.

Albert était complètement déconnecté de la vie. Il s’en est aperçu quand il s’est soigné. Avant il était dépressif, il pensait que personne ne l’aimait.

L’entourage a fait beaucoup pour lui dans sa décision de se soigner.

Son entourage s’était bien aperçu que alcool était égal à dépression et au mal être.

Il ne se rendait pas compte qu’il était bourré, mais il était malade quand il n’avait pas bu. Transpiration et arrêt de travail.

Maintenant il fait plein de chose chez lui : le jardin, et en plus il est heureux d’être chez lui.

Abdel, avant de tomber malade, il a passé des moments très agréables. Jusqu’au moment de la dépendance où sa vie  a basculé.

Richard, pense que quand il était bourré, il avait un humour inaudible alors que maintenant il peut avoir des fous rires sincères, qui sont de vraies blagues.   

 


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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 13:05

    Sujet Thèmes du jour

"Pourquoi vous êtes vous soigné?"

 

    Compte rendu :

Les prénoms sont des pseudos.

 

Quelle motivation ?

Vos soins ont-ils été à la hauteur de vos espérances.

Aviez-vous une obligation de soins.

Étiez-vous poussé par un tiers.

Avant de guérir était-ce la première fois que vous vous soigniez ?

Avez-vous eu les mêmes motivations lors d’autres maladies ou addictions.

Une grande partie connaît mes motivations pour me soigner. Ma femme était hospitalisée et mon souhait était de pouvoir l’aider quand elle reviendrait à la maison au bout d’une semaine. Comme un grand j’ai arrêté de boire, mal m’en a été pris. J’ai vite plongé dans une dépression noire, noire. En allant chercher ma femme à l’hôpital, je n’ai pas pu remplir les papiers tellement je tremblais, arrivé à la voiture je ne pouvais plus conduire, c’est elle qui a ramené la voiture à la maison. Je devais faire des courses à l’épicerie et à la pharmacie, je me suis couché et c’est elle qui est allé faire les courses.

Que dire des deux nuits passées avant de me faire soigner ? Délirium tremens. C’est vraiment du délire en confondant les rêves à la réalité, puis enfin le médecin qui m’envoie aux urgences de l’hôpital, le contact avec une psychiatre, l’entrée à l’hôpital psychiatrique.

Une nuit d’angoisse avec des rats plein la chambre, debout à côté de mon lit parce que les rats étaient sous mon matelas. Le lendemain une meute de chat est passé sur moi, je me suis dé perfusé, du sang partout et j’ai accompagné des amis du travail vers l’usine, je me suis réveillé devant le local des infirmières après avoir fait le tour de l’hôpital.

Le lendemain matin le psychiatre est venu me voir dans la chambre, il s’est penché sur le berceau où j’étais et il m’a dit : « Monsieur X vous avez un problème avec l’alcool, acceptez vous de vous soigner. Pour cela vous prendrez un contrat moral avec nous de trois semaines où vous ne pourrez pas sortir. »

Dans ma tête, alcool soins hospitalisation répondait à une idée que je voulais arrêter de boire, j’en avais marre d’en avoir marre.

Je n’ai pas attendu cinq minutes pour répondre : « OUI » au médecin.

A partir de la à commencé mon grand et difficile parcours vers la guérison.

C’était la première tentative et la bonne. Le plus dur à accepter a été l’Abstinence totale et définitive.

Eric, avait marre d’en avoir marre (souvent dit par les alcooliques)

D’abord il s’est fait aider dans un centre social, ils lui ont prescrit des médicaments. Il a décidé de venir dans le sud pour se soigner, à Paris on lui avait donné l’adresse du CCAA au 2 Gioffredo. Il y a rencontré Stéphane Dufy. Il l’a encouragé à aller se soigner au Calme. Pour lui c’était le moment.

Le déclic ? Avec le recul, il pense que le déclic est venu de sa mère qui lui a dit « tu as un problème avec l’alcool ».

Il ne voulait pas voir qu’il était alcoolique. Il en avait marre, il souffrait.

Il était victime des ses émotions, mais cela continue.

Il faut que les mots fassent leur chemin.

Louis, on ne mesure pas dans le moment présent. Mais après les soins on s’aperçoit que notre vie ne nous convenait pas.

C’est au CALME que pour la première fois le médecin lui a parlé de maladie. Ce qui l’a vraiment déculpabilisé.

Bob n’était pas bien entouré, et il s’est aperçu que personne n’était bien informé, et même quelques médecins qu’il a vu.

Eric s’est fait piégé par les micros doses. Un médecin, qui pourtant savait son problème alcool, lui a prescrit de l’exaspray. Il a suivit le traitement mais huit jours plus tard le corps a ressenti son mal être.

J.J. est tombé sur des gens incompétents, il lui a fallu vingt cinq ans pour faire une bonne cure, mais avant ça ne devait pas être le moment. Il était dans le mal-être  et il en avait marre d’être comme il était.

Après le Calme il s’est senti très bien et il est beaucoup plus fort devant l’alcool.

Dès qu’il est dans le mal-être il sait qu’il peut replonger, mais il sait aussi qu’il ne veut pas retourner d’où il venait.

Il est maintenant super équilibré. Il n’a toujours pas envie de boire.

Eric, refaire une cure ? Et pourquoi. Il faut être heureux sans alcool.

Louis, c’est à cause de sa fille qu’il a pu eu le déclic et l’a poussé à se soigner.

Un jour sa fille lui a dit « hier c’était la fête mais c’est dommage que tu avais mal à la tête hier, il a fallu que je ne joue pas.

Lino en avait marre d’avoir des problèmes avec la justice.

Après six passages par la case prison, annulation du permis de conduire, le SPIP l’a envoyé à SANSAS.

Il voulait gérer sa consommation mais Claude bis lui a fait comprendre que soit il devenait abstinent, soit il continuerait à boire avec excès et les conséquences que cela entraîneraient.

Il est devenu abstinent.

Annie sait que l’alcoolisme est sournois. Elle a eu une lente déchéance. La maladie entraîne à la mort. Sans l’Amour des siens, il n’y a pas de vie possible.

Ses enfants étaient jeunes, consciente de sa maladie il fallait qu’elle soit forte pour les élever.

Un jour que son fils est revenu après avoir fumé du shit, elle a vu sa vie en la survolant.

Son médecin lui a alors donné des adresses de cure et il lui a dit qu’il fallait qu’elle prenne le taureau par les cornes.

Elle a décidé que ce serait sa première et dernière cure.

Il lui a fallu organiser son départ parce qu’elle était seule à élever ses enfants et à s’occuper de sa mère. Elle ne s’est pas laissé emporter par le doute, elle a fait le nécessaire et elle est partie aux Bruyères, le cœur tranquille mais avec appréhension pour sa famille et pour elle.

Bob s’était soigné en hôpital psychiatrique, sa copine n’a pas supporté qu’un jour il se ré alcoolise, elle l’a mis à la porte.

Il se demande encore maintenant qu’est-ce qu’aurait été sa vie s’il n’avait pas picolé.

C’est son DRH qui l’a envoyé chez un médecin de Vence qui lui-même l’a envoyé à Arnault Tsang et ensuite direction hôpital de Monaco où il est resté un mois. Il a intégré Sansas immédiatement à sa sortie. Maintenant il essaye de faire de la prévention mais continue à aller aux groupes de parole de Monaco.

Abdel a beaucoup souffert, et finalement il a eu raz le bol de l’alcool. Il était le plus haut et il est devenu le plus bas.

Il a passé de bons et de mauvais moments avec l’alcool.

Il avait peur de la mort parce que son mal être durait.

Son déclic ? C’était le bon moment pour s’arrêter. Pour lui boire un verre ne vaut pas le coup, pour être bien il faut boire 3 litres de bière.

Sophie, c’est grâce à Lino qu’elle s’est arrêtée, il l’a encouragée à venir à Nice, elle avait envie d’en finir avec l’alcool. Son fils est tout pour elle, elle trouve qu’il est loin mais il vient de trouver du travail, elle l’encourage dans ce sens.

Elle buvait cachée, comme pour Eric personne ne lui avait dit qu’elle était malade, ils ont tous les deux entendus ce mot de maladie, au CALME lors de leur hospitalisation.

Elle a trouvé la personne de confiance qui lui a indiqué le chemin à suivre.

Elle a compris qu’elle devait s’arrêter pour elle et non pour quelqu’un d’autre.

Domi, le déclic ça a été moi et pour moi. Pendant cinq ans il n’avait pas bu, il avait un projet mais il fallait qu’il vienne à Nice. Il a fait un sevrage à Rennes, à l’hôpital.

Comme il a été abstinent durant cinq ans, vers 2006, il a voulu redevenir comme cela.

Il avait trop de travail, il a rechuté et la bière était là pour l’aider à supporter son mal être.

 

 

 

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 12:44

    Sujet Thèmes du jour

"Le Baclofène"

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