Permanence du mercredi 09 Janvier 2008

Publié le 6 Janvier 2008

Sujet  Thèmes du jour :

"La dépendance et l'abstinence totale et définitive
 condition du mieux être."
Compte rendu :
Thème modifié au dernier moment en raison de la venue d’un malade qui doit aller au Calme d’ici quelques dizaines de jours.
Le dépendance était donc la bienvenue dans la discussion.
Un être humain qui consomme régulièrement de l’alcool produit à un moment donné, dans son cerveau, une substance appelée « Tetrahydropapavéroline » : tetra = 4, hydro = OH et papaver… est le mot latin du pavot. Du pavot, on extrait l’opium et le principe actif de l’opium est la morphine ou les endorphines. Puisque ces produits ne sont pas directement issus du pavot ils sont appelés pseudo-morphine , ou endorphine like.
Le cerveau qui cherche toujours à équilibrer le bien être et la mal-être produit des endorphines naturelles pour équilibrer la substance du mal être que l’on appelle généralement substances P.
Quand la THP arrive il y a déséquilibre en faveur des endorphines puisqu’il y a endorphines naturelles + endorphines like (c’est la période rose de l’alcoolique), la recherche de l’équilibre (entre bien être et mal être) ne peut alors se faire que par une diminution des endorphines naturelles et au bout d’un certain temps, il n’y a plus d’endorphines naturelles mais que de la THP pour équilibrer le mal être (ça devient la période noire avec son lot de culpabilité, de détresse, de déni qui entraîne la période noire du malade alcoolique), cette période peut durer des mois et plus souvent des années. Il n’y a donc que l’alcool qui apporte du réconfort au malade alcoolique et il est donc dans l’obligation de se procurer SA drogue pour pouvoir VIVRE. C’est pourquoi nous parlons de maladie et non de vice ou de tare.
Pourquoi abstinence totale et définitive ? Parce qu’à partir de l’entrée de la THP dans le cerveau, il se forme une mémoire indestructible comme une mémoire ROM d’un ordinateur : ineffaçable)  : arrivée de l’alcool, création de THP, arrêt de l’alcool, arrêt de THP et reconstitution d’endorphines naturelles. Mais un jour, dix jours un mois, un an, dix ans  ou plus si ingestion d’alcool (même en très petite quantité) il y a redémarrage du processus de THP d’où rechute inéluctable.
La discussion s’engage sur l’arrêt de l’alcool, sur le bien-être et ,d’après les discussions, il s’avère que, pour le malade alcoolique, le but à rechercher n’est pas l’arrêt de l’alcool mais l’acquisition d’un mieux être qui ne peut s’installer que si il y a arrêt de l’alcool. C’est au malade de comprendre ce processus qui ne s’arrête pas au bout de trente jours de cure mais qui s’acquière au bout de quelques mois, à condition d’avoir tressé un réseau de personnes susceptible d’aider à la renaissance de la personne malade : médecin, psychologue, association d’anciens buveurs, assistantes sociales etc..
Les témoignages des anciens buveurs qui ont malheureusement, pour la plupart, subit des échecs, est très instructif sur cette recherche du mieux être, du bien être, sur la guérison si l’on y croit.
 

Rédigé par SANSAS

Publié dans #Abstème

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T
Bravo pour toutes ces rencontres sur des thématiques différentes.
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P
Compte-rendu de séance très intéressant car il s'appuie sur des données scientifiques prouvées et indiscutables plutôt que sur une appréciation "psychologique" du phénomène d'accoutumance et de toxicomanie lié à l'alcool. Il est bien dommage que ce type d'exposé soit réservé au petit nombre des membres de SANSAS et pas à la totalité de nos concitoyens. cela en ferait certainement réfléchir plus d'un (d'une), en particulier en ce qui concerne les "débutants". Ils comprendraient que le traditionnel "je m'arrête quand je veux" est une aberration et que comme les autres, ils vont finir dans le trou.<br /> Merci
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