Permanence du mercredi 23 Janvier 2008
Publié le 17 Janvier 2008
Sujet Thèmes du jour :
"Alcool et habitudes sociales et culturelles"
Compte rendu :
A la demande d’une adhérente, nous partons sur un sujet différent de celui préparé :
"la rechute."
Auparavant nous avions fait un tour de table et l’association SOS Habitats et soins avait présenté l’ association afin que nous connaissions leurs activités (ils s’occupent principalement des personnes en difficultés atteint par le VIH ou le VHC).
Nous constatons que ceux qui minimisent la rechute sont principalement les personnes qui ont du mal à accepter qu’elles n’arrivent pas à s’arrêter et qui sont dans une alcoolisation plus ou moins permanente. D’après deux de ces personnes, elles auraient réussies à maintenir une alcoolisation modérée (au moins pour ce que nous en voyons), mais une a quand même fait les démarches nécessaires pour arrêter l’alcool en étant suivi par le CCAA 2 fois par semaine, il faut croire qu’il n’était pas si confortable qu’elle voulait bien nous faire croire ce qu’elle voulait qu’on entende pour se déculpabiliser.
Un membre s’insurge de ces propos en faisant valoir que ce discours de minimisation est très mauvais (surtout dans une association qui reçoit des personnes encore fragiles) et que surtout il faut avoir peur de la rechute, quelle est néfaste pour soi-même et pour l’entourage. Un autre en entendant qu’il y avait quand même beaucoup de rechute lui fait peur car il s’est arrêté depuis plusieurs années (3 ans ) et se dit qu’il n’est pas à l’abri, pour lui la reprise d’alcool c’est la mort. Plusieurs ont rebondi sur cette phrase parce que ils se reconnaissent dans ces propos..
Après une rechute, il y a de plus en plus de difficulté pour s’arrêter, car ce n’est pas positif et qu’il faut absolument être suivi médicalement et psychologiquement, la rechute est dangereuse parce que il y a augmentation de la culpabilité, cela devient un cercle vicieux : culpabilité augmente la difficulté de l’arrêt d’alcool et vice versa. On s’en fout des autres, c’est nous même qui devront faire le pas pour s’en sortir. Il ne faut pas attendre de reconnaissance des autres (sujet déjà traité ces jours derniers).
On est tous fragile et l’on connaît tous des personnes qui ont rechuté après 15 ou 18 ans d’abstinence. La VIGILENCE est nécessaire tout au long de notre vie.
Nous laissons filer le débat sur les autres produits car certains ont connu les drogues illicites avant de passer à l’alcool, il en ressort que tous les consommateurs de drogues ont des problèmes psychologiques, puis nous revenons à nos moutons car le débat partait sur toutes les addictions : nourriture, jeux, sexes etc..
Il est nécessaire de prendre une décision pour qu’il y ait arrêt de l’alcool. Pour la plupart il y a un produit de remplacement afin de vivre comme tout le monde : le café et la cigarette sont les produits largement utilisés après l’arrêt de l’alcool. Ils permettent de passer les périodes anxieuses car c’est la détente qui s’installe plutôt que le stress.
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