Permanence du mercredi 30 Janvier 2008

Publié le 27 Janvier 2008

 

Sujet  Thèmes du jour :
"Alcool et habitudes sociales et culturelles"

Compte rendu :
"REMPLACEMENT DU THEME PREVU LE 30-01-2008"
 
Encore une fois le thème prévu cette semaine n’est pas débattu mais c’est pour la bonne cause parce que deux personnes nouvelles, en pré cure, sont venus assister.
L’un était accompagné de deux animatrices de SOS habitats et soins, l’autre était envoyée par une connaissance qui s’est soignée il y a six mois par notre intermédiaire.
Nous avons donc fait un tour de table car il est nécessaire que les personnes qui viennent nous connaissent afin qu’ils puissent prendre la parole à leur tour.
Jean-jacques, après moult tentatives, des cures, des périodes d’abstinence avec Espéral et une dernière cure, il y a trois ans est heureux de fréquenter l’association qui est un stabilisant pour lui.
Gilles, copain de jeunesse de Jean Jacques, quelques cures (trois), une fracture du pied l’envoi en maison de repos pour six mois, loin de toute épicerie, de tout bar son abstinence fut une obligation mais depuis 2 mois il fréquente l’association et n’envisage pas de soins supplémentaires puisqu’il lui semble que il peut atteindre la sérénité avec notre aide et notre soutien.
Josiane, sa Maman qui n’a pas de problème avec l’alcool si ce n’est son fils, est présente parce que pendant q que son fils était en maison de repos, elle a fréquenté SANSAS et cela lui a permis de comprendre l’alcoolisme et maintenant elle veut soutenir l’association et y prendre une part active.
Claude bis, a connu l’alcool au service militaire, un divorce n’a rien arrangé et sa Mère, croyant bien faire a voulu le soigner, planquant les bouteilles, les vidant dans l’évier, recherchant les cachettes, finalement l’a envoyé à Bletran où il n’a attendu que la sortie pour reboire. Ensuite postcure au Mont Blanc au Plateau d’Assy , il trouvait le moyen et les trucs pour ne pas se faire prendre et a picoler pendant les 3 mois de post cure. Sa mère le place en HDT à l’hôpital psy pendant six mois (il trouve le moyen de s’alcooliser pendant ce séjour hospitalier, alors hôpital de jour pendant 3 mois et hôpital de nuit pendant 3 mois. Il boit le jour ou la nuit suivant son hospitalisation. Puis polynévrite aidant, il décide de faire une cure à Nice, La psycho lui propose de suivre un MaB après la sortie, il vient à SANSAS, cela fait huit ans et plus une goutte d’alcool.
Abdel, connu depuis plus de dix ans, trois ans d’abstinence et rechute régulière, sevrage, cure, seul le carême lui permet d’avoir des périodes d’abstinence. Il faut qu’il se prenne en charge car son parcours est très difficile a supporter par les membres qui le connaissent depuis longtemps.
Christiane, n’a jamais eu de problème d’alcool mais a épousé Claude pendant qu’il était malade, elle l’a supporté et ensuite aidé dans son parcours vers l’abstinence, elle a un grand rôle dans l’association car elle s’occupe de tout ce qui est matériel de l’assos.
Catherine, a connu l’alcool très tard dans sa vie, ses enfants se sont éloignés d’elle lors de son alcoolisation, elle a fait une cure dans un centre spécialisé, mais cure mal terminée elle rechute très rapidement. Sentant le désagrégement dans sa famille elle commence une cure ambulatoire dans un hôpital de Nice, elle sera en hôpital de jour pendant 18 mois, avec son psychiatre, une infirmière, un psychologue elle fait des psychodrames, remonte à son enfance. Pendant cette période elle fréquente avec assiduité l’association SANSAS en compagnie de son Mari. Cela dure depuis cinq ans et elle est heureuse sans alcool et est très active dans toutes les activités de SANSAS.
Jacqueline, n’a jamais eu de problème d’alcool, mais de par son métier, elle en a rencontré et son passage à SANSAS lui permet de mieux appréhender l’alcoolisme et elle prend part à nos discussions en faisant abstraction de son savoir et adhère complètement à notre façon de procéder vis à vis des malades alcooliques.
Claude, malade alcoolique depuis l’age de 23 ans, il s’est soigné à l’hôpital psychiatrique de Martigues après une grave crise de Delirium Tremens. Il saisi sa chance avec la rencontre d’un mouvement de buveurs guéris, il apprend avec eux l’abstinence et qu’elle devienne heureuse. La guérison est devenir heureux sans alcool. Il met dix huit mois de fréquentation d’un psychiatre, d’un médecin généraliste, d’une psychologue, du MaB pour enfin s’en sortir. Il n’y aura pas de rechute. De retour à Nice, le groupe qu’il fréquente décide de la création d’une nouvelle association que l’on appellera SANSAS (SANté Sans Alcool Solidarité). C’est en groupe que toutes les décisions sont prises, et la réactivité est le moyen essentiel pour faire avancer ses idées.
Après ce tour de table nous demandons aux nouveaux s’ils veulent se présenter.
Dominique, d’abord toxicomane de produits illicites a réussi à s’en sortir avec un produit de substitution : la Métadone (qu’il prend deux fois par jour et qui paraît-il est très éprouvant), après l’arrêt de ces drogues il prend comme substitution l’alcool comme produit (moins coûteux, mais tout aussi dangereux. Il est très suivi : un appartement thérapeutique aux moulins avec SOS Habitats et soins, il est suivi également par un médecin dans un CSST de la ville, il rencontre des psychologues et a décidé de s’arrêter de boire depuis Noël . Il pense qu’avec l’aide de tous ceux qui l’entourent, il pourra s’en sortir. Actuellement il est très fatigué et déstabilisé par la prise de Metadone à haute dose. Nous lui expliquons comment venir à l’assos par bus et Tram, mais il faut avouer que c’est loin et qu’il lui sera difficile de venir sans accompagnement.
Béatrice, est envoyé par une amie commune au groupe qui l’a fait soigner à Cabris il y a six mois. Son souhait est de faire une cure de désintoxication le plus rapidement possible surtout après avoir vu le changement de son amie Christine. Elle nous dit qu’elle boit depuis 3 ans mais que dans son métier (auxiliaire de vie), elle ne peut pas continuer comme cela même si elle ne boit qu’en dehors de son travail. Elle nous demande l’anonymat que nous avons toujours respecté avec les personnes participants à notre association.
La discussion s’engage entre tous pour bien faire comprendre que le but du malade alcoolique doit être le plaisir de vivre et ce plaisir ne peut se faire que sans alcool. Il est difficile pour des nouveaux arrivants de comprendre que l’arrêt de l’alcool n’est pas le but recherché mais qu’il faut quand même l’atteindre. L’abstinence totale et définitive est un concept difficilement envisageable quand il est énoncé pour la première fois.
Quelques explications sont données sur le travail effectué durant une cure de désintoxication avec les trois grands principes du Calme : psychothérapie de groupe intensive où tout le monde doit parler, exercices psychosomatiques (appelé Soma au Calme) qui permet de pouvoir juguler le stress dans n’importe quelle circonstance pour ne pas se laisser envahir, 8 séances d’explication de tout ce qui est actuellement connu sur l’alcool, l’alcoolisation l’alcoolisme avec une bonne formation sur la biochimie du cerveau.

Rédigé par SANSAS

Publié dans #Abstème

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