Permanence du mercredi 06 Août 2008
Publié le 2 Août 2008
Sujet Thèmes du jour :
"La condition sociale est-elle liée à l’alcoolisme."
Compte rendu
Thème très difficile à exprimer parce que nous sommes des malades alcooliques en différentes phases et nous savons tous, pour avoir rencontré d'autres personnes, que l'alcoolisme n'est pas lié à la condition sociale mais il reste des questions en suspend qui sont explicables.
Claude bis pense encore que son Rhum à 50 francs la bouteille n'est pas le même que celui qui était bu par son chef à 150 francs la bouteille.
Il lui fallait une explication pour ne pas rester sur ce malentendu, largement dispensé dans le société.
Qu'est ce qu'une boisson alcoolique ? C'est une boisson qui contient de l'alcool. La première différence est la concentration en alcool qui est le pourcentage d'alcool contenu dans la boisson, mais l'alcool est exactement le même que ce soit pour un vin, une bière, un pastis, un verre de champagne, un cognac, un whisky, ou un cidre ou un kirsch. C'est une molécule chimique : C2H5OH. Le reste de la boisson, c'est en grande partie de l'eau, des saveurs, du parfum, du tanin, des colorants et autres ingrédients. C'est pourquoi, nous supportons mieux tel alcool que tel autre parce que ce sont les adjuvants qui nous sont plus ou moins néfaste, mais pour nous comme nous sommes à alcool zéro, nous n'avons plus ces problèmes.
P. nous dit qu'il n'y a pas de différence entre une personne sans ressource et les personnes bien assises dans le société.
Il y a des habitudes tenaces qui nous influencent et qui disent que nous buvons beaucoup plus dans le nord que dans le sud. Claude, retrouve un article de France Soir du 20 mai 2008 qui parle des buveurs excessifs et en particulier de stress et précarité : « des différences géographiques sont également relevées. Ainsi, chez l'homme, la consommation à risque est plus élevée dans le Nord, le Sud Ouest, l'Ouest et la Méditerranée. Plutôt dans le nord pour les femmes. Et contrairement aux idées reçues, la condition sociale n'est pas toujours liée à l'alcoolisation excessive. Exemple : les femmes cadres se distinguent par une consommation à risque plus fréquente. »
Il y a des professions à risque qui entraînent plus à boire. Les habitudes de consommation sont différentes.
Un nouveau dans l'association pose la question de savoir quand on est alcoolique ? Plusieurs définitions sont données, mal être, plus de désavantages que d'avantages et finalement nous nous mettons d'accord sur la définition de Fouquet : «Est alcoolique celui ou celle qui a perdu la LIBERTE de boire un peu d'alcool »
Lolo qui est là pour la deuxième fois et qui fait des démarches pour arriver à se soigner, mais qui ne peut admettre que ce sera alcool zéro (impossible dit-il, un petit verre par ci par là et boire modérément) nous dit que sans occupation, on est plus tenté, mais il lui est répondu que nous avons tous eu de bonnes raisons de boire.
Il y a plus de personnes touchant le RMI que de PDG alcoolique, certainement mais il faut dire qu'il y a plus de RMISTE que de PDG mais la proportion de malades alcooliques dans ces deux cas est la même : 10% de buveurs excessifs et 5 % de malades alcoolo dépendants donc alcooliques.
Les conditions sociales nous ramènent vers l'alcoolisation et l'alcoolisme dans les pays étrangers : Allemagne, boivent beaucoup de bière mais en général c'est de la bière à 3 ou 4 degrés, mais dans notre inconscient reste la fête de la bière de Munich, mais elle n'a lieu qu'une semaine par an. En Angleterre, nous connaissons le bintje drinking, que les médias mettent en tête de leurs infos, mais c'est effectivement une catastrophe, mais rien ne nous dit qu'à 25 ans, cette frange de gros buveurs continueront. Au Canada, l'alcool est un monopole d'état et par là même la vente est sérieusement contrôlée, en plus les Canadiens sont à la pointe de la recherche sur les addictions et en particulier sur l'alcoolisme.
Il est toujours très dur de parler d'alcoolisme en France, il faut savoir qu'au début les centres d'alcoologies s'appelaient CHA (Centre d'Hygiène Alimentaire ) pour ne pas rebuter les personnes dépendantes, dix ans plus tard ces centres se sont appelés CHAA (Centre d'Hygiène Alimentaire et Alcoolique) et dix ans plus tard nouveau changement ils deviennent CCAA (Centre de Cure Ambulatoire en Alcoologie) quelques années plus tard il a été ajouté un A qui veut dire (et d'Addictologie), et maintenant ils vont devenir des CSAPA.
Monique nous ramène à notre sujet en nous disant que toutes les classes de la société sont touchées par l'alcoolisme, que l'on parle du SDF qui s'alcoolise fortement au PDG qui lui a un alcoolisme dit mondain avec plusieurs whisky par jour. Mais le résultat est le même, les personnes qui sortent de cure ont toujours rencontré des médecins, des ingénieurs, des prêtres et même des pilotes de ligne, n'oublions pas des professeurs des lycées et collèges qui sont submergés par le stress.
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