Permanence du mercredi 22 Juillet 2009
Publié le 18 Juillet 2009
Sujet Thèmes du jour :
"Investissement collectif & individuel"
Compte rendu :
Nous avons la joie d'accueillir la Maman d'un adhérent alors nous faisons un petit tour de table pour qu'elle sache quels sont les parcours de chacun et comment ceux qui sont présents ont réussi à se sortir de l'alcool.
Puis vient les interventions de chacun car nous nous retrouvons toutes les semaines, certains sont plus ou moins actifs vis-à-vis des personnes qu'elles rencontrent et qui peuvent avoir un problème avec l'alcool.
J.J. nous dit que rien ne peut remplacer notre expérience, nous devons les écouter et nous retrouvons dans chaque malade une petite partie de notre histoire qui peut nous servir et servir l'autre.
La semaine dernière nous avons reçu Mireille dont le Mari a un problème avec l'alcool et nous lui avons dit que rien ne pourrait remplacer sa venue dans un groupe comme le notre. Le groupe est un élément, presqu'indispensable pour arriver à se comprendre.
J.J. a fait beaucoup de travail avec Gaël et Louis, mais son action n'était pas trop individuelle mais plutôt encourager ces malades à venir aux réunions de SANSAS. Mais Christian rappelle à J.J. que c'est lui qui l'a entraîné vers notre groupe. Il faut dire qu'ils se connaissaient de puis plus de dix ans où ils avaient fait une cure ensemble. Mais J.J. nous dit aussi qu'il faut qu'il se préserve parce qu'il est dans une situation qui plusieurs fois l'ont ramené à l'alcool, pour rien au monde il quitterait l'association parce que là il y trouve soutien, compréhension, aide. De même qu'il a été aidé par les autres de même il pense qu'il doit quelque chose à la Société.
Olivier pense que dans la prise en charge des malades alcooliques il y a généralement un lien affectif individuel mais c'est quand même l'équipe qui fait le plus gros du travail.
J.J. trouve que le travail de groupe est intéressant, lui qui a plus de 30 ans de galère derrière lui, mais il n'en a pris conscience que très dernièrement. Il pense que ce travail de groupe il en aura besoin toute sa vie et que cela va l'aider à continuer son abstinence dans la sérénité.
Cédrick nous dit que le fait de se retrouver ensemble ne peut qu'avoir un effet bénéfique car il craint encore que l'aide individuelle le bouffe et l'entraîne vers du mal être.
Christian est catégorique : « On ne fait pas du SANSAS à la maison ».
J.J. seul on se croit plus fort que l'alcool, ensuite ça devient banal et la rechute est souvent une suite logique.
Papy nous dit que quand on est alcoolique, on se cache, mais quand on en est sorti on peut arriver à en parler librement.
Christelle pense que les seules personnes que nous pouvons aider ce sont ceux qui veulent s'en sortir. Elle a plusieurs collègues de travail qui ont des problèmes d'alcool, elle leur dit et ensuite ce sont à elles à faire la démarche. Elle ne va pas courir après les gens mais elle leur proposera de venir nous voir à la réunion et les accompagner.
Cédrick pense que la meilleure aide qu'il a eu c'est de se donner un coup de pied au derrière et prendre ses décisions tout seul.
La Maman présente nous dit que la personne que l'on veut aider ne peut l'être que si elle est d'accord.
J.J., comme beaucoup d'entre nous, pense qu'il faut que l'on ait un pépin dans la vie, santé, affectif, social pour arriver à prendre conscience de sa maladie.
Papy nous dit, tout le monde n'est pas d'accord, qu'il faut atteindre le fond pour arriver à s'en sortir. Il est vrai qu'il à compris que quand il a été fortement handicapé par de la polynévrite.
Et c'est en arrivant à l'hôpital où il a lu « Gastro - Enterro - Alcoolo » qu'il a pris conscience finalement de son état qu'il trainait depuis quarante ans.
La Maman présente nous dit que son frère est décédé d'alcoolisme alors qu'il savait très bien où l'alcool l'entraînait mais il n'a pas rencontré la personne et la condition nécessaire pour arrêter de boire.
J.J. n'avait pas pris conscience de son état quand il s'est fait soigner, c'est pourquoi il a fait de nombreuses rechutes.
Olivier nous dit que c'est le raisonnement qui permet de prendre conscience de son état, mais sous emprise alcoolique peut-on avoir une conscience saine ?
Alain essaye de comprendre le raisonnement de J.J. qui revient toujours sur des expériences antérieures et que la nouvelle expérience ne peut plus servir pour s'en sortir. Quand on a passé des expériences douloureuses, pour Alain, on n'a pas envie d'y revenir.
Cédrick nous dit que son expérience antérieure, la peur du retour en arrière, lui permet d'être vigilent.
Christian, c'est à Couleur Café qu'il a connu SANSAS, et pense que ceux qui viennent aux réunions ont plus de chance de s'en sortir.
J.J. nous dit que pour arrêter l'alcool il faut que la démarche soit authentique. L'alcoolique est en général dans le Déni, parce qu'il se sent fautif, parce que personne ne lui dit que c'est une maladie, mais inconsciemment, il sait qu'il a un problème de surconsommation d'alcool.
Il a un ami qui lui dit que son fils devient fou quand il boit, mais ce malade pense qu'il n'est pas alcoolique et pourtant !!!.
/image%2F1565259%2F20220408%2Fob_d9a052_logo-sansas-color-n-4.bmp)