Permanence du mercredi 11 Mars 2009
Publié le 7 Mars 2009
Sujet Thèmes du jour :
"Que veut dire être égoïste pour s’en sortir?"
Compte rendu
Quelques phrases qui sortent de toute part :
C'est de ne penser qu'à moi
Il faut sortir
Il faut penser à soi
Je veux sauver les meubles
Je suis plus calme mais j'ai du mal à maitriser mes émotions.
J.J. le combat est long, il mais il faut penser à soit
Christiane pense qu'il y a beaucoup de sollicitations alors il faut arriver à se blinder.
Babeth pense que toutes les personnes qui l'entourent sont égoïstes et que l'équilibre entre les personnes qui essayent de s'en sortir n'est pas en faveur de ces derniers. Il est nécessaire que chacun fasse un pas vers l'autre. Pour l'instant elle pense qu'elle déstabilise sa famille mais est persuadée que ça reviendra, mais il faudra un certain temps. Il y a un lien entre son agressivité et le comportement de son entourage car quand on est bourré on est docile.
J.J. C'est difficile d'arrêter l'alcool, c'est tellement difficile d'arrêter quand on fait une cure qu'il est plein d'admiration pour ceux qui s'arrête en cure ambulatoire (ce que fait Babeth en ce moment).
Claude pense que l'arrêt en ambulatoire est certainement possible mais pas tout seul, il faut le soutien du médecin, du psychologue, du mouvement d'anciens buveurs, des amis (les vrais) et aussi de la famille.
Babeth pense que sa première rechute a été extrêmement difficile à supporter par sa famille et qu'elle aura du mal à retrouver leur confiance mais ce qui est important pour elle c'est elle-même, elle doit penser à elle avant tout.
Claudebis s'est trouvé malade pendant qu'il était en cure, l'arrêt de l'alcool n'était pas si facile que cela, même hospitalisé.
Babeth perdait la mémoire et pour elle c'est une partie de sa décision de se soigner.
J.J. dit qu'il faut absolument changer ses habitudes sous peine de rechute car nous sommes trop automatisés dans nos comportements d'alcoolique.
Babeth a bien compris maintenant que l'abstinence doit être définitive pour arriver à s'en sortir et cela il faut le faire pour soi, rien que pour soi, les autres en récupérant quand même les bénéfices.
Madeleine dit qu'après sa cure elle était en pleine forme, même la période où elle s'est arrêtée en ambulatoire elle se sentait bien, mais le retour à la maison a toujours été catastrophique parce qu'elle ne pouvait plus penser à elle, mais était jugée, critiquée ne pouvant pas revenir a la sérénité qu'elle avait acquise en cure.
Babeth se rend bien compte que cette abstinence ne tient qu'à elle et que si elle s'énerve elle risque de repartir vers la bouteille de rosé.
Madeleine se pose encore la question de savoir pourquoi, quand elle est à Cabris, en cure, malgré les sorties au bar et à l'extérieur elle se sent bien, sans envies, pas de tentation et que dès qu'elle sort ses démons se déchaînent à nouveau.
Claude lui dit qu'en sortant de cure elle doit penser à elle et non à son compagnon qui ne lui fera jamais confiance. La confiance, il faut qu'elle l'acquière toute seule, pour elle-même, sans penser aux autres, simplement pour son bien être.
J.J. lui explique que quand elle est allée au Calme, elle a du y aller pour se soigner, il faut aller en cure pour trouver son problème qui est encombrant pour soi-même. Mais si en sortant tu as cru que tu avais été en vacances pendant un mois à Cabris, tu as raté ta cure et il est normal qu'en rentrant chez toi tu ne te sentes pas bien puisque tu retrouves tout ton environnement sans avoir réglé ton problème.
Madeleine nous raconte un peu son histoire, sa jeunesse difficile et dit que la psycho lui a fait toucher ce problème, elle nous dit qu'elle lui a fait cracher le morceau. Personne n'est dupe, ses cures ont été plutôt des cures non librement consenties mais poussées par son entourage.
J.J. lui dit qu'il faut qu'elle apprenne à vivre avec les peines et les souffrances de son passé. Il faut vivre avec ces grosses peines et ces gros chagrins du passé.
Abdel lui dit que si elle reste avec le passé, elle ne pourra pas vivre sereinement, il faut que tu trouves des tas de petites choses à faire pour oublier tes souffrances d'antan.
Cédrick 31 nous dit que pendant qu'il buvait, il ne pensait qu'à lui. L'alcool n'était que du plaisir parce qu'au moins il oubliait tous ses soucis. Il ne pense pas qu'il a besoin d'être égoïste pour s'en sortir parce que c'est quand il s'alcoolisait qu'il était égoïste.
J.J. répète quand même que pour s'en sortir il faut apprendre à penser à soi.
Olivier qui ne s'est pas encore beaucoup exprimé, se pose la question de savoir s'il faut se soigner pour soi ? Car il pense que les autres peuvent être un sacré moteur pour arriver à s'en sortir, mais il pense quand même que les malades alcooliques ont besoin de penser à eux.
Madeleine se demande si elle avait pris à temps son problème elle aurait pu s'en sortir plus facilement.
Olivier lui répond que pendant la cure elle devait penser à elle, que ce n'est pas facile d'être égoïste et qu'il est normal d'être généreux. Il a un peu la même réaction que Cédrick 31 à savoir que sous alcool il était très égoïste parce qu'il ne pensait qu'à son plaisir. Il nous dit quand même que son changement total de vie lui a été salutaire : changement de région, de travail, rapprochement de ses enfants ont été les moteurs de sa guérison.
Cédrick ayant arrêté l'alcool que depuis une quinzaine de jour pose des tas de questions, maintenant il sort plus, il retrouve sa liberté, il profite de la vie.
Qu'est ce que la cuite sèche qu'il a ressenti un jour ?
Comment se passent les flashs alcool ?
Est-ce qu'on en rêve souvent, avec ou sans alcool, rechute ou tentation ?
Abdel lui répond que cette semaine il a rêvé qu'il recherchait partout de l'alcool et il s'est réveillé mal à l'aise.
J.J. se sent toujours vulnérable malgré quatre ans d'abstinence, en ce moment au travail il est en contact continuel avec un peintre malade alcoolique et il voudrait l'aider mais ne peut pas le faire.
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