Permanence du mercredi 18 Mars 2009
Publié le 12 Mars 2009
Sujet Thèmes du jour :
"Comment gérer ses soucis et ses angoisses en début d'abstinence"
Compte rendu
Babeth nous dit que ses enfants n'aiment pas le terme « d'alcoolique » qu'ils trouvent négatifs mais elle préfère se dire « alcoolique » parce que elle sait que puisqu'elle est alcoolique elle est dans l'obligation de passer à alcool zéro.
Pour attaquer le thème J.J. nous dit qu'il faut analyser les choses
- Les angoisses sont identiques que l'on travaille ou non.
- Il faut faire un travail sur soi-même pour gérer ses problèmes.
- Il faut arriver à gérer le stress en s'analysant et en prenant les problèmes les uns après les autres.
- Il faut faire une introspection de soi-même.
- Il est impératif de penser à soi-même
- Il faut fréquenter une association (c'est ce qu'il n'a pas fait pendant 30 ans)
Christiane nous dit que claude allait voir son psychologue toutes les semaines après sa sortie de cure et venait toutes les semaines à l'association, c'était sa façon à elle de gérer son stress. Elle faisait même sa Soma en voiture quand elle sentait l'énervement et les angoisses monter.
Babeth a beaucoup de mal à parler à son psychologue, pourtant elle a confiance en lui.
Christian a eu Annette au téléphone, il lui propose à chaque fois de venir à Sansas, mais elle n'y tient pas.
Maintenant Babeth s'est engagée dans l'abstinence pour elle-même alors qu'il y a un an elle avait engagé son abstinence pour faire plaisir à sa famille.
Papy nous explique qu'à un moment donné il faut lâcher prise, car il y a des choses que tu ne peux pas changer. Lui a changé son eau de toilette pour prendre du sans alcool, il a supprimé tous les gels qu'il utilisait, il pense que, au début, c'est un travail de tous les instants.
J.J. pense que l'abstinence est un rude combat mais si tu rebois tu anéantis en un seul verre tout ce que tu as mis en place. C'est un pari difficile à tenir, mais après, quand tout est en place c'est une telle victoire.
Abdel : quand on arrête l'alcool on s'énerve vite, on est hyper sensibilisé.
Gérard ne pense plus à l'alcool, ce n'est plus un problème pour lui.
Babeth prend du Seresta et elle pense que ça la fait tenir car elle sait que « alcool + psychotrope » sont des mélanges explosifs, alors elle a peur de son comportement. La première fois au premier coup de stress, elle avait rechuté. Pour éviter ces mauvais moments elle prend un Seresta à 13 h et 1 le soir. Elle se sent réconforté d'avoir ce médicament. Elle est persuadée qu'elle ne prendra pas d'alcool tant qu'elle prendra ce médicament, elle fait la comparaison avec l'Espéral de J.J.
Gérard nous dit qu'il fallait qu'il occupe son temps mais en plus il s'est mis à aimer les sucreries : glace, gâteau, chocolat etc.
Babeth ne mangeait plus, elle avait souvent les yeux rouges, les paupières tombantes. La coquetterie a fait qu'elle a pris une décision d'arrêt. Maintenant elle nous répète que c'est elle qui a décidé.
Claude lui dit que c'est le moment, où elle est bien, qu'il faut qu'elle réfléchisse quel comportement elle devra adopter si un pépin arrive.
Abdel n'osait plus se regarder dans la glace, il ne mangeait plus et pourtant il grossissait et il passait son temps au lit, en attentant d'aller chercher son « pétrole ».
Christian s'est accroché dès le début en venant à l'association, en venant tous les mercredis, au bout d'un certain temps, il s'est senti conforté. La métamorphose s'est faite car il ne tenait plus les mêmes propos, son langage avait changé. Il savait qu'une seule canette le mettrait à la rue. Maintenant il ne s'en rend même plus compte, sa vie a été complètement changée.
Babeth s'arrête car elle a peur de la déchéance.
Cédrick 31 n'a pas de souci et pas d'angoisse, pourtant il avait très peur de l'arrêt de l'alcool, peur de crise d'épilepsie, peur de delirium tremens. A la fin de son alcoolisation, il s'était aperçu qu'il était enfermé dans une prison. Maintenant il se sent très bien. S'il avait des soucis insurmontables il se tournerait plutôt vers le Canabis car il sait qu'il a réussi à se débarrasser facilement de ce produit (mais il avait encore l'alcool à l'époque) et pourrait probablement le gérer, dit-il.
Babeth, avait trouvé un refuge dans l'alcool, elle aimait lire, elle n'y arrive plus. Elle pouvait se concentrer sur quelque chose maintenant elle ne peut plus.
Cédrick nous dit que l'alcool était un handicap pour lui, il pense à l'alcool mais c'est fugace, il n'a plus envie de perte de contrôle. Il ne veut pas se faire brûler comme sur une plaque chauffante. Je suis armé maintenant, cela fait quatre semaine que j'ai arrêté, le temps passe vite et chaque jour est un jour de gagné.
Abdel nous dit que lui devient de plus en plus fort à fur et mesure de l'avancement dans l'abstinence et finalement il lui est arrivé très souvent de rechuter sans raison.
Babeth a envie de vivre. Elle ne comprend toujours pas pourquoi elle a repris la bouteille pour sa première rechute.
J.J. a replongé par ce qu'il se croyait guéri. On ne gagne pas forcément son combat du premier coup, ce n'est pas une baguette magique. L'alcool l'a toujours rattrapé, il sait qu'il restera toujours fragile. Notre expérience est valorisante et nous avons chacun un parcours différent, il n'est pas le même pour chacun d'entre nous.
Cédrick ne sait pas s'il rechutera mais pour l'instant il n'y pense pas et pense qu'il doit y arriver du premier coup comme Papy et Claude.
J.J. se croyait le plus fort, il tombait des nues à chaque fois qu'il rechutait.
Claudebis à sa sortie de cure est retourné chez ses amis à La Turbie qui avaient sortie le champagne pour fêter sa guérison, mais lui avait compris mais n'était pas sûr, il a refusé et a attendue de venir à Sansas pour confirmer l'abstinence totale et définitive. Bien lui en a pris et depuis il faisait les 40 kms par semaine pour venir assister à la réunion avant de venir habiter Nice.
J.J. a eu du mal parce qu'il a eu beaucoup de réflexions de personnes qui lui disaient qu'il n'était plus marrant depuis qu'il avait arrêté de boire.
Christiane a du mal à comprendre et se demande si c'est par ignorance ? Toute vérité n'est pas bonne à dire.
Papy dit à Cédrick 31 qu'il a une situation stable, et qu'il ne faut pas qu'il perde la notion du gouffre car lui-même a perdu ½ siècle. Dès qu'il a été en sevrage à l'hôpital, il a scrupuleusement suivi ce qui lui avait été prescrit. Il a décidé de ne plus aller au bistrot. Il a prit tout ce qui pouvait l'aider à s'en sortir. Les angoisses ont disparues en s'imposant un horaire de vie très stricte. Il a beaucoup marché, il a fait beaucoup de promenades au soleil. Il a compris que c'était une astreinte de tous les instants. C'est dur l'arrêt de l'alcool mais il a toujours envie de faire quelque chose. Il occupe son esprit et ses mains.
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