Permanence du mercredi 25 Mars 2009
Publié le 21 Mars 2009
Sujet Thèmes du jour :
"Comment faire passer le message : je ne bois plus !!!"
Compte rendu
Gérard, ne pas avoir honte de le dire.
On n'ose pas le dire.
Ne pas le dire aux personnes qui ne se sont pas aperçus.
Babeth, mon entourage s'est très vite aperçu que je buvais sans modération, ça se voit dans les yeux, sur le visage et son comportement.
Elle ne dit pas qu'elle ne boit pas mais sa carafe d'eau, alors qu'avant c'était la bouteille de rosée, est le témoignage de son abstinence présente.
Christiane dit qu'il faut déjà admettre en soi-même que l'on ne peut plus boire, c'est très difficile de se l'admettre.
Papy nous dit qu'il faut être fier de soi.
Babeth nous dit que c'est un combat vis-à-vis de sa famille car son caractère a changé. Sa famille est dérangée par son comportement car elle ronchonne souvent. Elle trouve qu'il y a de fortes résistances à son changement. Elle pense que dans un mois cela devrait s'arranger car elle continue à voir le médecin, le psychologue (avec quelques réticences, même s'il est gentil. Elle a des choses qu'elle peut dire à son psy et qu'elle ne pourrait aborder devant le groupe. (Large discussion sur la thérapie de groupe que certains ont fait au Calme). Babeth nous dit qu'elle ne pourrait pas faire cette thérapie de groupe, mais pour cette thérapie il est nécessaire que tu sois volontaire. Au Calme il y a dans un groupe tous les âges et les deux sexes.
Jean nous dit qu'il faut avoir une certitude pour pouvoir en parler.
Catherine répond à Babeth qu'elle arrêtera le Seresta quand elle en aura raz le bol de ce psychotrope parce qu'il lui donne des trous de mémoire.
Christian qui travaille dans la restauration nous dit que ses patrons se sont aperçus très vite qu'il ne consommait pas d'alcool donc il n'était pas nécessaire d'en faire état ouvertement.
Abdel, buvait beaucoup quand il travaillait dans le bâtiment mais maintenant c'est plus difficile parce que certains patrons font passer les ouvriers à l'éthylomètre.
Pour les médecins généralistes l'alcool est un obstacle pour leurs soins donc, soit ils ne savent pas soit ils l'ignorent.
Claude pense que pour les médecins l'alcoolisme n'est pas une maladie parce qu'il suffit de vouloir s'arrêter pour le faire.
J.J. nous dit que les médecins font souvent des pirouettes pour s'en sortir. Quant aux personnes qui lui posent la question de savoir il répond « je ne bois plus parce que c'est un poison » mais malgré tout il y certaines personnes qui veulent en savoir plus « vous n'avez jamais bu ? »
Babeth : les gens ne peuvent ou ne veulent pas comprendre.
J.J. pense que les médecins sont comme monsieur tout le monde, ils ferment les yeux sur une évidence.
La position générale du groupe est qu'il ne faut pas dire que l'on a bu, qu'on a été malade alcoolique.
Claude bis est persuadé qu'il n'a pas eu la place qu'il escomptait à l'hôpital de Nice parce qu'il a dit qu'il s'était fait soigner à Saint Christophe (centre de cure de Nice).
Babeth en regardant les films ne voit que ce que les acteurs boivent, elle pense qu'ils ont toujours un verre à la main.
Gérard nous dit qu'il est fier de lui et qu'il avait beaucoup de manque d'estime de lui-même avant de faire la démarche de se soigner.
Babeth, même à sa meilleure copine elle ne l'a pas dit mais elle est fière de pouvoir dire à l'association que cela fait quatre semaines d'arrêt. Quand elle ne supporte pas l'alcool de son amie elle reste debout à côté d'elle et ne s'assied pas.
Claude bis évitait tous les lieux où l'on buvait surtout la première année, ensuite peu à peu il s'est remis à aller n'importe où. Maintenant il dit que « s'il reboit ça le rend fou ». Il a eu quelques difficultés avec sa compagne qui voulait le surprotéger alors qu'il se sentait suffisamment grand pour refuser de lui-même, mais c'était plus fort qu'elle : « il ne bois pas ». Ca avait le don de l'énerver.
Quand à Papy on lui demande « tu ne bois pas ? » il répond invariablement « si, un coca light ».
J.J. si les gens insistent il tourne le propos à la dérision « je suis comme Obélix, je suis tombé dedans quand j'étais petit ». Si les gens insistent, il répond « 45 000 morts par an ».
Madeleine ne peut supporter les mots alcoolique, pochard, ivrogne, elle préfère « malade de l'alcool ». Car elle trouve les premiers mots trop péjoratifs.
Elle évite les lieux où l'on boit. Elle ne se sent pas de sortir avec son compagnon, car elle a toujours peur des remarques. Elle a beaucoup de mal dès que l'alcool est présent autour d'elle. Elle a très peur d'être obligé de dire non, elle préfère donc éviter une situation où elle serait dans l'obligation de refuser ce verre. Elle continue de rêver à l'alcool.
J.J. lui dit qu'il faut qu'elle apprenne à dire non, pour pouvoir l'accepter. Si tu sais que ça va picoler tu n'y vas pas.
Madeleine trouve que c'est une punition, pour elle, de ne pas boire. « Il faut que les problèmes qui m'entourent et me cernent s'en aillent pour que je vois la vie plus belle ». Mais je crois qu'ils ne s'en iront pas alors c'est une lutte continuelle.
Abdel, il ne reste plus à la maison mais il rencontre, dans un bar, des amis qui ont arrêté de boire ou qui n'ont jamais bu. Cela le rassure. Jean Charles (psychothérapeute) lui a dit que pendant six mois il aurait encore mal à la fracture de sa côte qu'il s'est fait quand il a fait une crise d'épilepsie. L'alcool laisse des traces, mais il se sent mieux maintenant. La famille fait attention à lui, son père sait et le félicite parce qu'il a arrêté.
Cédrick 31 va bien, il est fatigué surtout par le travail et les nuits courtes. Son médecin, au CCAA, le Dr Raphaëla ne lui a pas proposé de psychothérapie. Elle le trouve bien dans une bonne dynamique. Il a été à un anniversaire d'un ami de picole, il n'a pas été déstabilisé en demandant un verre d'eau. De dire je ne bois plus n'est pas difficile mais ce qui n'est pas évident c'est de se justifier. Maintenant quand on lui propose il préfère dire qu'il veut boire autre chose. Sans commentaires.
Claude ter pour les gens qui ne te connaissent pas il suffit de dire « Non merci », tu n'as pas à te justifier. Dans sa famille, tout le monde est au courant qu'il a arrêté, donc ils n'insistent pas. Pour les gens qui insistent ou qui ne veulent pas payer une boisson non alcoolisée, il leur répond que c'est comme cela s'ils veulent rester amis. Dans sa famille il les a mis à l'aise en leur disant qu'ils pouvaient boire en sa présence, que ça ne le gênait pas.
Cédrick 31 aux amis de son Amie « Si je bois, je danse nu sur la table très rapidement ».
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