Permanence du mercredi 01 Avril 2009
Publié le 27 Mars 2009
Sujet Thèmes du jour :
"l’Abstinence familiale"
Compte rendu
Bridget est très dérangée par la consommation de sa famille. Il y a quelques jours son Mari a sorti une bouteille de champagne et elle s'est sentie frustrée de son comportement.
Cédrick trouve que dans le milieu de la restauration il est de plus en plus difficile de parler de sa consommation à risque.
Bridget confirme également que dans la restauration il y a de l'alcool partout mais elle fait attention pour qu'il n'y en ait pas chez elle, à son domicile.
Christiane est devenue abstinente en même temps que son Mari, mais elle confirme que l'alcool ne lui a pas manqué donc ce n'était pas un sacrifice mais une aide pour que Claude puisse parvenir à l'abstinence sans trop de difficultés. Pour Catherine elle se compare avec Jean qui n'aimait déjà pas l'alcool au moment de l'arrêt de Catherine.
Bridget pense qu'il est difficile d'arrêter parce que même dans les films, elle remarque qu'ils sont toujours en train de boire et qu'à chaque fois cala lui fait monter des envies.
Cédrick lui compare l'alcool et le tabac dans les films et trouve qu'il y a de moins en moins de fumeurs dans les films et pense que d'ici quelques années l'alcool aura tendance à disparaître également.
Papy était choqué par les cigarettes sur les écrans et à chaque fois que quelqu'un allumait une cigarette, lui allumait un petit cigare.
Laurence a imposé l'abstinence chez elle car elle n'achetait plus de vin ou de bière, il n'y avait plus d'alcool chez elle, maintenant, après 7 ans d'abstinence, elle a moins peur et se permet d'acheter du vin quand il y a quelqu'un de ses amis qui vient déjeuner.
Christiane rappelle qu'un de ses beaux frères nous avait invités pour Noël et, par respect pour Claude, il n'avait pas sorti d'alcool, ni apéros alcoolisés ni champagne, ni vins. C'était le seul qui était venu voir Claude pendant sa cure à l'hôpital psy de Martigues.
J.J. après ses cures, toutes les personnes autour de lui continuaient à boire. Son entourage pouvait boire modérément car pour eux c'était un plaisir mais quand il en parlait, ces personnes le traitaient de sectaire.
Christiane nous dit que ses parents s'étaient bien aperçu que Claude buvait trop et quand il est devenu abstinent, ils ne comprenaient pas qu'elle ne consomme plus.
Bridget : chez les jeunes qui fréquentent ses enfants ils se sont bien aperçus qu'elle ne buvait plus, mais personne ne lui a fait remarquer.
Pour tous, les odeurs d'alcool sont multipliées par dix, les présents sont tous écœurés par l'alcool qui cuit. Bridget met rarement d'alcool dans ses préparations et pas suffisamment pour qu'elle soit écœurée.
Laurence raconte l'histoire d'un chauffeur de car qui était convaincu qu'il ne buvait pas. Il a été licencié pour alcoolisme. Il n'a pas pris conscience de son état car il a voulu se faire réembauché, sans avoir fait de soins dans la même entreprise.
Laurence s'est regardé dans la glace, il y a une dizaine d'année et elle s'est demandée dans quel état elle serait dix ans plus tard. Sa réponse était claire, il fallait qu'elle s'arrête de boire et c'est ce qu'elle a fait en passant par un centre de cure.
Bridget a compris également que ça devait se voir à son teint, elle avait des poches sous les yeux, alors elle maquillait cet état par de « l'attrape couillon ». Elle a peur d'aller dans la famille de son mari, non qu'ils boivent, mais elle craint que, comme c'est une fête de se revoir, le champagne coule et qu'ils insistent pour qu'elle en consomme. Elle pense qu'il faudra que son mari prévienne sa famille avant d'aller chez eux.
Chantal nous fait remarquer que la famille souffre aussi de la consommation excessive du malade, mais rajoute que nous avons toujours fuit la famille avec l'alcool. Alors nous ne pouvons leur demander encore des sacrifices.
Bridget pense que la famille a peur, l'alcoolisme fait écran à un problème familial et finalement l'entourage ne se pose plus de questions.
Laurence avec son garçon, elle ne peut plus parler d'alcool, par contre avec sa famille elle peut en parler sans gène. Mais son fils boit-il ? De toute façon elle est sûre qu'il fume du shit.
C'est très révélateur, si on ne veut pas parler d'alcool c'est parce que c'est très dur d'en parler.
Christiane rappelle que souvent les personnes de l'entourage trouvent que l'alcoolisme de leur conjoint n'est pas leur problème mais celui du malade.
Laurence a pu discuter alcool avec son frère, elle lui a dit qu'elle ne buvait plus parce qu'elle était devenue dépendante, il l'a félicité et lui a dit que maintenant il allait faire comme elle parce qu'il sentait que l'alcool était devenu un problème pour lui.
Il faut un déclencheur et ce déclencheur est souvent le « déclic », qui sera l'objet de notre prochaine réunion mercredi.
Le mari de Bridget ne savait pas ce qu'était l'alcoolisme et il y avait un déni de sa part pour admettre que sa femme était alcoolique, maintenant il accepte le fait qu'elle ne boive plus. Elle se dit qu'elle est alcoolique parce que c'est la meilleure façon pour elle de franchir le pas de l'abstinence totale et définitive malgré les difficultés qu'elle a, en ambulatoire.
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