Permanence du mercredi 17 Juin 2009
Publié le 13 Juin 2009
Sujet Thèmes du jour :
"Désir & motivation"
Compte rendu :
Petit débat d'abord sur l'émission de télévision de Carrère d'Ancausse et Cimes avec le Docteur Batel et Olivenstein. Certains reprochent que l'émission était sur toutes les drogues et que l'alcool ne fut que traité rapidement en fin d'émission, un autre, sur l'alcool, regrette que l'on ait pas plus été « trash » sachant qu'il y a quarante cinq mille morts par an. J.J. et Claude avaient peur que le Dr Batel (grand communicateur avec les médias) ne disent des inepties comme il l'a déjà fait sur France 2 à une heure de grande écoute (20 % de ses clients seraient susceptibles de reboire modérément, mais ce qu'il ne disait pas c'est que ces personnes n'étaient probablement pas dépendantes). Claude a apprécié que les trois médecins, en cœur aient dit que l'abstinence devait-être totale après une cure et définitivement, et en cœur également ils ont dit que l'on Guérissait des dépendances.
Puis nous passons au sujet du jour.
Papy dit qu'il faut être au fond du gouffre et s'être rendu compte que l'on était H.S. pour pouvoir se décider et déclencher la motivation pour se soigner.
Cédrick lui était prêt à repartir de zéro, il est venu dans le sud pour changer de vie. Son ultime désir était de s'arrêter de boire. Après avoir pris des antidépresseurs, il cherchait une motivation pour s'arrêter. Il a cassé son déni quand sa mère lui a suggéré qu'il avait un problème, sans lui préciser que c'était avec l'alcool, mais sa déduction à lui était simple, oui il avait un problème avec l'alcool. Son comportement avait changé c'est pourquoi sa mère lui avait dit qu'il avait un problème.
Christiane était très gênée d'en parler à Claude parce que les termes étaient difficiles à exprimer et que Claude était complètement hermétique à toute discussion.
J.J. Son père s'était aperçu immédiatement que son fils avait un problème avec l'alcool. Pour lui mettre le doigt dessus il lui avait posé la question « combien de bières as-tu bu aujourd'hui ? » Il avait vingt cinq ans d'alcoolisation quand il a été voir le « père Laroche » en le suppliant de l'hospitaliser parce qu'il voulait arrêter.
Il a rechuté 20 fois, il a été enfermé à Sainte Marie (hôpital Psychiatrique de Nice), c'est sa motivation qui l'a amené à demander son hospitalisation. Il sait que s'il reboit il devient « une merde ».
Christiane pense que le témoignage des uns et des autres est un excellent moyen de motivation pour ceux qui n'en ont pas. Il permet aussi, après la cure d'être le moteur.
Papy : quand tu es dépendant, tu surnage pendant des années mais quand tu coules, il faut aller au fond pour donner le coup de pied salvateur.
J.J. être dans l'alcool est incompatible avec la vie. Je me suis caché car c'était sa politique de l'autruche, on ne se lave plus, on se laisse aller.
Cédrick doit faire une réunion avec des amis d'enfance, au début des vacances. Ils boivent tous dont un qui est certainement alcoolique, par son attitude il va peut-être l'aider. Il appréhende quand même cette réunion car il a peur de manipulations. Son ami, malade, est avec une femme qui décide de tout et peut-être s'en arrange-t-elle de le voir boire, elle essaye de maitriser sa consommation parce que ça l'arrange qu'il boive mais surtout pas à en devenir ivre.
Claude a eu une révélation quand le médecin, alors qu'il était en état de delirium tremens, lui a dit qu'il avait un problème avec l'alcool, qu'il était malade et que sa maladie se soignait en prenant un contrat moral avec l'hôpital de vingt huit jours. Son désir et sa motivation se sont rejoints en un dixième de seconde.
Claude bis nous dit qu'avant de rentrer en cure il n'était pas malade.
Louis, comme nombre d'entre nous, était au pied du mur. J.J., le connaissant bien sur les bateaux, l'a aidé à prendre conscience, lui a donné le désir. Ensuite il a commencé à réduire sa consommation en venant à SANSAS et à Emergence. Plus il avance dans son abstinence plus il se sent motivé pour continuer. La motivation devient de plus en plus forte depuis qu'il est sorti de cure et de post cure.
Gérard s'est rendu compte qu'il était malheureux, sa famille était malheureuse, cela l'a motivé pour se soigner. Cela fait trois ans et il oublie déjà qu'il avait honte surtout de ses tremblements. Un jour il a glissé dans sa baignoire et devait donner des excuses à ses collègues de travail. Il ne pense pas qu'il était mauvais prof. Il buvait quelques rosés entre midi et treize heures. Il arrivait à concilier sa vie professionnelle, même en consommant, et sa vie civile.
Jean lui demande s'il a eu un facteur déclenchant favorisant sa motivation.
Gérard lui répond non ! Non ! J'étais malheureux avant ma première cure, pour se remotiver il a fallu qu'il se sente à nouveau malheureux. C'est une somme de circonstances négatives. Durant sa rechute, il avait fait un passage au CALME, pour se remotiver, avant de refaire sa cure. Il l'a faite pendant les vacances car il ne voulait pas que cela se sache. Il était très fier et content de s'en sortir à nouveau. Il a refait cette cure pendant les vacances car il ne voulait pas que cela se sache. Il était content de lui de s'en être enfin sorti, il s'est trouvé tout de suite plus fort devant les événements.
J.J. a vécu vingt ans avec l'espéral, c'était dur dur, il a imploré les médecins, il a compris que l'alcool était mille fois plus fort que lui.
Il n'avait jamais voulu intégrer un mouvement d'anciens buveurs, il est vrai que quand il est venu à Sansas, il a eu du mal à suivre parce qu'on ne parlait que d'alcool et que son souhait le plus cher était justement de ne plus en parler. Maintenant il ne regrette pas parce que c'est un moyen idéal pour ne pas oublier qu'il avait été dépendant. Maintenant il ne raterait pour rien au monde cette réunion, il pense que c'est ce qui le sauve de la rechute.
Louis, l'association est un garde fou et une assurance qui malheureusement n'est pas tout risque.
J.J. nous avons été amoureux de l'alcool et maintenant c'est devenu un Amour interdit.
Christiane rappelle qu'à Martigues nous étions amis avec un couple dont le mari était malade et elle racontait toujours qu'elle était cocue par la bouteille.
Gigi nous dit qu'à Mir il ne buvait pas, Emergence a été le moteur pour aller faire une cure à Saint Christophe, il a été aussi au Mont Blanc (il se rappelle les bons souvenirs avec Claude bis qui y a fait un séjour il y a plus de dix ans), il a pu reboire la haut, mais il convient qu'il a tout perdu avec l'alcool. Maintenant il est heureux quand il ne boit pas.
Abdel est fier de nous dire que cela fait quatre mois et demi qu'il s'est arrêté. Il se sent bien et il est heureux de voir que sa famille aussi se sente bien, cela le motive pour continuer son abstinence. Toute la famille et sa sœur en particulier sont derrière lui.
Alain qui vient nous voir depuis plus de cinq ans alors qu'il ne boit pas du tout, analyse ce que nous disons et en particulier constate que c'est souvent un choc qui est salutaire pour nos arrêts d'alcool. Jean, c'est sa chute de scooter, d'autres des chocs psychologiques.
Le déclic décide de tout et souvent et même presque tout le temps, il faut un événement personnel pour une prise de conscience.
La prise de conscience se muri et un jour il y a un coup de phare qui est salutaire. Elle muri dans l'inconscient et si Claude s'est arrêté, c'est parce qu'il avait marre d'en avoir marre et l'hospitalisation de Christiane n'a été que le prétexte pour faire la démarche, le médecin n'avait plus qu'à récolter les fruits de sa décision.
J.J. C'est le fruit du hasard qui donne la prise de conscience.
J.J. s'étonne quand il apprend que seulement 30% des malades alcooliques se soignent de leur maladie.
Papy moustache ne se rendait pas compte qu'il était malade. Plus tard il a appris que sa copine avait fait des démarches auprès du CCAA, des mouvements d'anciens buveurs pour se renseigner sur la maladie, mais il ne pense pas qu'elle lui en ait parlé.
/image%2F1565259%2F20220408%2Fob_d9a052_logo-sansas-color-n-4.bmp)