Permanence du mercredi 02 Septembre 2009

Publié le 27 Août 2009

Sujet  Thèmes du jour :
"Est ce que je peux compter sur quelqu'un pour m'aider à me soigner?"
 


Compte rendu :
Abdel pense Dieu seul peut être l’option pour se soigner. Il faut dire que c’est la période du carême. Pour lui il est persuadé que s’il allait à La Mecque, il serait définitivement sauvé. Mais tout de suite il rajoute qu’il faut avant tout compter sur soi-même.

Papy pense que les seuls qui peuvent nous aider ce sont les services médicaux car l’alcoolisme est une maladie. Autrement il ne pense pas que qui que ce soit ne peut aider un malade à prendre conscience. Sa compagne d’alors a bien essayé de lui faire comprendre qu’il buvait trop et il est sûr que s’il l’avait écoutée elle l’aurait beaucoup aidé dans sa démarche de soin. Elle savait parce qu’elle avait souffert de la maladie de son père. Elle n’hésitait pas à lui en parler, ce n’était pas de l’acharnement mais lui restait sourd. C’est quand même elle qui lui a permis d’arrêter la cigarette.

Claude bis nous dit que de toute façon la famille ne peut arriver à aider le malade, elle le culpabilise plutôt. Sa mère vidait ses bouteilles dans l’évier ce qui le rendait beaucoup plus hargneux vis-à-vis d’elle.

Papy nous dit que son épouse officielle n’avait jamais abordé le problème alcool avec lui.

Abdel a beaucoup été aidé par la famille, elle ne le culpabilisait pas mais l’encourageait à faire quelque chose, même ses frères, dont il est éloigné, voulaient son bien et surtout qu’il se fasse soigner.

Christiane se rappelle toutes les difficultés qu’elle avait avec Claude qui se défilait chaque fois qu’elle abordait le sujet : il allait se coucher, il devait faire une course en ville, il y avait une réunion de la mairie, etc…. Que des prétextes futiles. Il ne pouvait admettre qu’il était malade. Et encore si elle avait pu lui parler de maladie passe encore mais elle n’avait qu’un terme à sa connaissance du moment, c’était « alcoolique. ». Inentendable par Claude.

J.J. Comme c’est une maladie, on ne peut arriver à s’en sortir seul.

Christiane nous rappelle que Jean scoot nous a toujours dit que les premiers pas qu’il a faits pour engager un processus de soin ont été initiés par un ami d’enfance avec qui il faisait de la musique dans le nord (à Lille).

J.J. pense que le déclic peut être déclenché par n’importe quel quidam et nous sommes incapable de dire pourquoi. C’est peut-être pour cela que les alcoologues n’aiment pas que les anciens buveurs parlent de déclic, parce que c’est leur rôle de faire passer le déni du malade et qu’ils ne sont pas capables de le faire (malgré des résultats d’analyse du sang qui ne laissent aucun doute).

Alban avait l’habitude de dire que quand il voyait Claude qui ne consommait plus depuis vingt ans, alors pourquoi pas lui.

J.J. connaissait quelqu’un qui avait 30 ans d’abstinence mais c’est quand même la cure qui lui a permis de s’arrêter mais il avait quand même beaucoup d’admiration pour cet homme.

Catherine pense qu’elle a pu avoir l’appui et l’aide de son homme et de sa famille mais elle n’a jamais pu se reposer sur eux pour s’en sortir. C’est venu d’elle et d’une phrase entendue au coin d’un couloir.

Christiane explique que finalement le cheminement du malade doit être Médecins – Cure – Association. La famille passe après et ne peut qu’accompagner.

J.J. a vu un tas de personnes qui ont été portés par d’autres vers les soins mais ce fut complètement inefficace.

Christiane nous dit que quand on sort de cure il faut être bien sinon la cure est foirée.

Claude en sortant d’un sevrage à l’hôpital psy de Martigues a rencontré un médecin généraliste qui comprenait bien l’alcoolisme, il l’a fait venir toutes les semaines au début, puis toutes les quinzaines puis tous les mois. C’est une véritable psychothérapie qu’il avait entreprise avec lui. Le Docteur SAUNIER lui a même laissé son numéro de téléphone personnel mais a appeler qu’en cas de besoin et non après une consommation d’alcool. L’aide fut précieuse.

Pour Papy, à l’Archet II il a eu le même traitement au CCAA, d’abord toutes les semaines puis toutes les deux semaines et maintenant c’est tous les six mois. Il avait une parfaite confiance en son médecin du CCAA

En parlant de médicament, J.J. a vu la semaine dernière un médecin généraliste pour avoir un somnifère, mais il lui a expliqué qu’il avait été alcoolique. Le médecin, n’y comprenant rien à l’alcoolisme, lui a vanté  le BUPROFEN, qui a été dans l’actualité il y a quelques semaines. Il est tombé dans le panneau parce qu’ « enfin il y avait un médicament qui soignait l’alcoolisme. » L’explication de J.J. n’a pas eu l’air de lui convenir mais nous savons qu’un verre d’alcool nous renvoi au tonneau.

L’alcool ne se soigne pas avec un médicament mais par contre il permet de prendre confiance, petit à petit, en soi.

La richesse est en nous.

Gilbert avait toujours dans sa poche une ampoule de sulfate de magnésium qu’il utilisait quand parfois il avait des envies d’alcool, il laissait le produit sous sa langue et son envie disparaissait.

Joëlle a connu Claude bis alors qu’il était sorti de cure depuis plus d’un an, elle avait peur qu’il rechute et le protégeait  souvent maladroitement. Maintenant elle a fortement diminué sa consommation, elle ne boit que très rarement un verre de vin quoique Claude ne lui interdise pas de le faire en sa présence.

Claude bis pense que pour arriver à aider quelqu’un il vaut mieux être passé par là.

Pendant trois ans sa mère a essayé de le faire arrêter avec, à la fin, une HDT durant un an en hôpital psychiatrique d’Annecy. Quand il est arrivé à Monaco, pas de jugement, mais une présence qui la amené de lui-même à vouloir faire une cure à Saint Christophe. Cela fait dix ans et tout va bien, mais il est resté toujours très vigilent même avec les micros doses.   

Rédigé par SANSAS

Publié dans #La Maladie

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