Permanence du mercredi 26 Août 2009

Publié le 22 Août 2009

Sujet  Thèmes du jour :

"La susceptibilité avec ou sans alcool" 


Compte rendu :

La susceptibilité est une souffrance pour la personne dont l'émotivité surgit au détour d'un mot jugé trop vif. L'entourage peut aussi se lasser de devoir toujours "marcher sur des œufs". Heureusement, il est possible d'apprendre à apprivoiser la susceptibilité, avec patience, pourvu que l'on s'y prenne avec cœur et simplicité.

Se vexe facilement, est ombrageux.

J.J. : le pire c’est quand deux personnes susceptibles s’arrêtent ensemble.

Jean nous fait remarquer qu’il n’y a pas besoin d’être malade alcoolique pour être susceptible. Mais nous rencontrons quand même beaucoup de susceptibilité dans les centres de cure

J.J. sous emprise alcoolique nous avons tous connu des moments où nous nous renfermions suite à un regard ou une parole. Nous nous renfermions ou nous explosions.

Jean nous dit qu’il n’était probablement pas susceptible quand il était alcoolisé parce qu’il était anesthésié, mais il nous rappelle quand même que, durant sa rechute au retour de cure à la Membrole, il ne sait pas ce qu’il aurait fait ou dit si nous lui avions fait remarquer qu’il avait rechuté. Heureusement la chute du scooter  lui a permis de ne pas devoir répondre à une question que nous n’avions pas posée et dont nous ne savions pas s’il fallait la poser ou non.

Papy nous dit que ce sentiment se passe entre deux personnes et que c’est toujours l’autre qui nous rend susceptible.

J.J. L’alcool nous fait perdre confiance en nous, on perd l’estime de soi, cette perte le rendait susceptible parce qu’il était vite blessé et il lui semblait avoir un mur d’incompréhension devant lui.

Catherine pense que le sentiment de culpabilité nous met sur la défensive et nous entraîne vers l’agressivité (la meilleure défense c’est l’attaque, quand on peut)

Papy : on attache plus d’importance à ce qui est dit, on arrive à tourner en méchanceté ce qui est une parole anodine. Maintenant qu’il a quitté l’alcool, même s’il reste coléreux parfois, c’est souvent « cause toujours mon lapin, tu m’intéresses ».

Jean nous dit que souvent sous alcool on est parano et comme on ne se contrôle pas, nous devançons l’attaque par une contre attaque. Mais depuis qu’on ne boit plus d’alcool la susceptibilité a disparu. Le plus regrettable c’est que certaines personnes qui nous ont connues avant nous trouvent maintenant indifférents.

Claude : pas toujours car comme le disait si bien Jean, il n’y a pas besoin d’être un malade alcoolique pour être susceptible.

Gérard a plutôt tendance à devenir irascible depuis qu’il a arrêté l’alcool, probablement qu’avant ses cures l’imprégnation alcoolique le laissait plutôt « cool ».

Claude bis, au début de son alcoolisation était plutôt cool, et maintenant depuis l’arrêt il est plutôt en ébullition, des choses anodines l’énervent et il se met facilement en « boule ». Il nous raconte quand même son départ d’Annecy vers le midi où personne de son entourage n’osait le mettre dans le train pour Monaco. Finalement un voisin a accepté parce qu’il connaissait bien Claude et il a recommandé au chef de train de surtout le réveiller ou le faire sortir du train à Monaco où ses amis l’attendaient.

Jean, la susceptibilité doit dépendre de son degré d’alcoolisation, en manque il était susceptible mais dès qu’il avait sa dose il se fichait de tout.

Fred a quitté l’association parce qu’il n’a pas pu admettre qu’il fallait qu’il change de médecin qui lui disait qu’il pouvait boire un verre à table, il s’est fâché parce que nous n’allions pas dans le sens que lui aurait aimé que l’on aille. Il aurait changé d’association mais quelques temps plus tard nous avons su qu’il avait fait une nouvelle tentative de cure mais surtout sans vouloir nous revoir.

J.J. dans les bars, dans les discothèques, dans les fêtes amicales ou de famille chaque fois qu’il y a bagarre c’est l’alcool qui en est responsable et c’est toujours à cause de mots, de regards, d’attitudes que ces bagarres commencent, c’est bien à cause d’uns susceptibilité bien acerbe.

Jean et J.J. sont d’accord pour dire que notre entourage  a été très philosophe et a rarement abordé le problème alcool devant nous, probablement par peur de nos réactions.

Christiane ne parlait plus alcool avec Claude parce qu’il y avait un mur d’incompréhension entre les deux et c’était l’alcool ce mur.

Cathy ne voulait pas entendre parler d’alcool, même à la télé qu’elle zappait dès qu’il y avait un sujet ou une pub sur l’alcool.

Tout comme Jean qui ne pouvait pas entendre une campagne de prévention sur l’alcool.

Dans la définition que nous avons donné au début susceptibilité est synonyme d’ « Ombrageux » et Gérard nous explique que le terme vient de l’antiquité et des travaux d’Hercule, du cheval qui avait peur de son ombre et que bien entendu Hercule a maté.

Gérard termine en nous disant qu’il a toujours été susceptible ou soupe au lait et récemment un ami lui a dit « tu sais, tu étais moins emmerdant quand tu buvais ».

Rédigé par SANSAS

Publié dans #Maladie lié

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C
La susceptibilité est une souffrance pour la personne dont l'émotivité surgit au détour d'un mot jugé trop vif. L'entourage peut aussi se lasser de devoir toujours "marcher sur des œufs". Heureusement, il est possible d'apprendre à apprivoiser la susceptibilité, avec patience, pourvu que l'on s'y prenne avec cœur et simplicité.
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