Permanence du mercredi 02 Avril 2008
Publié le 30 Mars 2008
Sujet Thèmes du jour :
"La dépression avant, pendant et après la cure ou les soins"
"La dépression avant, pendant et après la cure ou les soins"
Compte rendu :
Le semaine dernière, nous avons surtout évoqué les moments de plaisirs que l'on a eu avec l'alcool. Même si ces moments dans l'alcoolisation sont courts ce sont ceux qui nous restent, il faudrait aussi parler de tous ces moments d'angoisses, ces moments de détresses et ce qui pourrait nous apparaître comme de la dépression. Terme peut-être trop fort mais pas loin de la vérité (ce n'est probablement pas de la dépression puisqu'après 4 jours de sevrage ces signes de mal-être disparaissent.
Les pires des souvenirs sont les états de manque, nous confirme Olivier.
Claude rappelle les angoisses qu'il avait quand à 4 h du matin il allait chercher son pack de bière dans le buisson derrière le stade qu'il lui fallait pour aller au travail. Pourquoi cacher ? par peur que Christiane lui jette en prenant la voiture. Il dit que pendant 10 ans il n'a pas vécu, avant il avait l'alcool gai mais ça n'a pas duré.
Cédrick se souvient d'un commandant de gendarmeries, de ses connaissances, qui lui a dit après s'être fait soigner, il pouvait bien prendre une coupe de champagne puisqu'il était guéri. Cela prouve que même dans des corps constitués, ils ne connaissent pas les effets de l'alcool.
Cedrick dit encore que l'on se rappelle que les bons moments que l'on a passé avec l'alcool avant d'être dépendant, après nous occultons les mauvais moments.
Catherine nous dit alors qu'elle n'a jamais eu de bons moments car dès qu'elle a commencé à s'alcooliser, c'était en cachette, elle n'a donc jamais connu l'euphorie de l'alcoolisation dite conviviale.
Les mauvais moments, après coup, ce sont les moments où l'on fait souffrir les autres. On replonge dans l'alcool parce que justement on oublie qu'il y a de mauvais moments et que seul les moments de plaisirs restent dans la mémoire.
Puis la discussion dévie et comme nous l'avons déjà dit nous ne sommes pas directifs et si les personnes ont envie de parler d'autres choses, la parole est LIBRE.
Il est rare que les personnes parlent de leur passage en cure alors nous laissons filer vers ce nouveau débat.
Le semaine dernière, nous avons surtout évoqué les moments de plaisirs que l'on a eu avec l'alcool. Même si ces moments dans l'alcoolisation sont courts ce sont ceux qui nous restent, il faudrait aussi parler de tous ces moments d'angoisses, ces moments de détresses et ce qui pourrait nous apparaître comme de la dépression. Terme peut-être trop fort mais pas loin de la vérité (ce n'est probablement pas de la dépression puisqu'après 4 jours de sevrage ces signes de mal-être disparaissent.
Les pires des souvenirs sont les états de manque, nous confirme Olivier.
Claude rappelle les angoisses qu'il avait quand à 4 h du matin il allait chercher son pack de bière dans le buisson derrière le stade qu'il lui fallait pour aller au travail. Pourquoi cacher ? par peur que Christiane lui jette en prenant la voiture. Il dit que pendant 10 ans il n'a pas vécu, avant il avait l'alcool gai mais ça n'a pas duré.
Cédrick se souvient d'un commandant de gendarmeries, de ses connaissances, qui lui a dit après s'être fait soigner, il pouvait bien prendre une coupe de champagne puisqu'il était guéri. Cela prouve que même dans des corps constitués, ils ne connaissent pas les effets de l'alcool.
Cedrick dit encore que l'on se rappelle que les bons moments que l'on a passé avec l'alcool avant d'être dépendant, après nous occultons les mauvais moments.
Catherine nous dit alors qu'elle n'a jamais eu de bons moments car dès qu'elle a commencé à s'alcooliser, c'était en cachette, elle n'a donc jamais connu l'euphorie de l'alcoolisation dite conviviale.
Les mauvais moments, après coup, ce sont les moments où l'on fait souffrir les autres. On replonge dans l'alcool parce que justement on oublie qu'il y a de mauvais moments et que seul les moments de plaisirs restent dans la mémoire.
Puis la discussion dévie et comme nous l'avons déjà dit nous ne sommes pas directifs et si les personnes ont envie de parler d'autres choses, la parole est LIBRE.
Il est rare que les personnes parlent de leur passage en cure alors nous laissons filer vers ce nouveau débat.
R.G. revient nous voir après 9 mois d'absence et nous explique qu'entre temps il a fait une cure au CALME, un séjour à Saint Luc et un autre à Saint François. Mais après la rechute c'est la descente aux enfers et il cherche une solution que nous sommes dans l'incapacité de lui donner. Depuis trois mois, il a passé quelques nuits en cellule de dégrisement car ramassé ivre dans la rue, il s'est fait frapper parce qu'il ne voulait pas céder sa bouteille de bière à un SDF, il n'a plus de permis de conduire, son travail ne lui convient pas et ses collègues ne sont pas agréables avec lui.
Il n'est pas revenu nous voir depuis le mois de juin 2007 parce que il n'arrivait plus à prendre les transports en commun, c'était la panique.
Depuis il a fait un séjour à St Luc et à Saint François, mais il s'occupait trop des autres, lui se sentant bien, il pouvait aider à soigner les autres surtout qu'il a une formation de psychologue corporel.
A partir de là la discussion s'installe sur notre capacité à pouvoir se soigner pour soi.
Christine nous dit bien que durant sa cure, elle n'a cessé de vouloir aider les autres, en bulle c'est elle qui posait les questions mais elle oubliait de parler d'elle, elle a été remis à sa place par le psychologue mais elle a mal interprété ce qu'il voulait lui dire mais, comme elle dit, je n'ai pas voulu entendre une vérité.
Quand on regarde le problème des autres on ne s'occupe plus de soi et on masque son problème douloureux. Maintenant qu'elle a compris elle se soigne pour elle même à Gioffredo.
Elle se rappelle et RG également de la détresse des autres et cela les effrayait, Olivier a constaté que souvent les personnes passent de l'état de patient à l'état de soignant et c'est très dur de remettre les choses en place, car il y a transfert.
Claude T, Il faut savoir être égoïste. De tout temps il s'est occupé des autres et il s'est mis à boire quand les enfants ont quitté la maison
Cédrick nous dit et c'est repris par tous : penser aux autres fait oublier de penser à soi.
En cure Claude T s'est occupé de lui et après cure il n'a pensé qu'à lui, il a appris à dire non là où il était toujours présent pour dire oui. Mais il nous rappelle quand même qu'il a eu des problèmes avec son groupe durant sa cure. Les autres lui auraient reproché d'être trop à l'aise.
Au Calme, les psy nous aident à trouver une réponse à nos problèmes, mais ils attendent que cela parte de chacun. En bulle nous voudrions avoir une réponse, la réponse tu ne l'as pas mais ce sont les participants qui te l'apportent car ils ont vécu des situations identiques.
RG revient sur son passage au Calme, il a eu l'impression de faire un investissement total quant à la thérapie : la psycho, les infos, la Soma. Il a trouvé des tas de clés et des serrures mais il lui a manqué la bonne clé. Ensuite à Saint François après sa rechute, après quinze jours il s'est senti de mieux en mieux, il s'est bien occupé de lui et ensuite il a voulu écrire sa biographie, il est allé vers les autres, a voulu faire le thérapeute du fait de sa formation, ce qui n'a pas plu aux médecins qui le lui ont dit et dès la première sortie thérapeutique il a consommé (manque de chance ils ne s'en sont pas aperçus) alors à la deuxième sortie il s'est réalcoolisé de plus belle et a été expulsé à son retour à la clinique.
Cédrick n'est pas venu pendant six mois à l'association car il ne voulait plus entendre parler d'alcool mais au bout de six mois, un risque s'est présenté, alors il a décidé d'accepter la main tendu. Maintenant il est présent régulièrement.
Jean Jacques pendant 30 ans n'a pas voulu d'association malgré des rechutes, des périodes d'abstinence, des périodes avec Espéral mais maintenant en venant à l'association, il trouve que s'il n'était pas présent cela lui manquerait terriblement, si je ne venais pas, je pense que je serais probablement dans une situation d'échec.
RG termine la réunion sur son constat d'échec dans tous les domaines, il n'a pas de projet, son travail ne lui convient pas, je suis sous employé vu mes capacités, je suis sous payé, sous maitrisé (c'est presque à nous dire qu'il est un sous homme). A nous et à lui d'essayer de maintenir la tête hors de l'eau.
Il n'est pas revenu nous voir depuis le mois de juin 2007 parce que il n'arrivait plus à prendre les transports en commun, c'était la panique.
Depuis il a fait un séjour à St Luc et à Saint François, mais il s'occupait trop des autres, lui se sentant bien, il pouvait aider à soigner les autres surtout qu'il a une formation de psychologue corporel.
A partir de là la discussion s'installe sur notre capacité à pouvoir se soigner pour soi.
Christine nous dit bien que durant sa cure, elle n'a cessé de vouloir aider les autres, en bulle c'est elle qui posait les questions mais elle oubliait de parler d'elle, elle a été remis à sa place par le psychologue mais elle a mal interprété ce qu'il voulait lui dire mais, comme elle dit, je n'ai pas voulu entendre une vérité.
Quand on regarde le problème des autres on ne s'occupe plus de soi et on masque son problème douloureux. Maintenant qu'elle a compris elle se soigne pour elle même à Gioffredo.
Elle se rappelle et RG également de la détresse des autres et cela les effrayait, Olivier a constaté que souvent les personnes passent de l'état de patient à l'état de soignant et c'est très dur de remettre les choses en place, car il y a transfert.
Claude T, Il faut savoir être égoïste. De tout temps il s'est occupé des autres et il s'est mis à boire quand les enfants ont quitté la maison
Cédrick nous dit et c'est repris par tous : penser aux autres fait oublier de penser à soi.
En cure Claude T s'est occupé de lui et après cure il n'a pensé qu'à lui, il a appris à dire non là où il était toujours présent pour dire oui. Mais il nous rappelle quand même qu'il a eu des problèmes avec son groupe durant sa cure. Les autres lui auraient reproché d'être trop à l'aise.
Au Calme, les psy nous aident à trouver une réponse à nos problèmes, mais ils attendent que cela parte de chacun. En bulle nous voudrions avoir une réponse, la réponse tu ne l'as pas mais ce sont les participants qui te l'apportent car ils ont vécu des situations identiques.
RG revient sur son passage au Calme, il a eu l'impression de faire un investissement total quant à la thérapie : la psycho, les infos, la Soma. Il a trouvé des tas de clés et des serrures mais il lui a manqué la bonne clé. Ensuite à Saint François après sa rechute, après quinze jours il s'est senti de mieux en mieux, il s'est bien occupé de lui et ensuite il a voulu écrire sa biographie, il est allé vers les autres, a voulu faire le thérapeute du fait de sa formation, ce qui n'a pas plu aux médecins qui le lui ont dit et dès la première sortie thérapeutique il a consommé (manque de chance ils ne s'en sont pas aperçus) alors à la deuxième sortie il s'est réalcoolisé de plus belle et a été expulsé à son retour à la clinique.
Cédrick n'est pas venu pendant six mois à l'association car il ne voulait plus entendre parler d'alcool mais au bout de six mois, un risque s'est présenté, alors il a décidé d'accepter la main tendu. Maintenant il est présent régulièrement.
Jean Jacques pendant 30 ans n'a pas voulu d'association malgré des rechutes, des périodes d'abstinence, des périodes avec Espéral mais maintenant en venant à l'association, il trouve que s'il n'était pas présent cela lui manquerait terriblement, si je ne venais pas, je pense que je serais probablement dans une situation d'échec.
RG termine la réunion sur son constat d'échec dans tous les domaines, il n'a pas de projet, son travail ne lui convient pas, je suis sous employé vu mes capacités, je suis sous payé, sous maitrisé (c'est presque à nous dire qu'il est un sous homme). A nous et à lui d'essayer de maintenir la tête hors de l'eau.
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