Permanence du mercredi 16 Septembre 2009

Publié le 12 Septembre 2009

Sujet  Thèmes du jour :
"Y-a-t-il un facteur chance pour s'en sortir ?"



Compte rendu :

Cédrick dit que oui…Il a fait les bons choix et il a rencontré les bonnes personnes. S’il avait été dans une autre cure que le CALME il n’est pas sure qu’il aurait fait une psychothérapie adaptée à son cas. Quand il a quitté la région parisienne le CCAA de St Germain en Laye lui avait donné l’adresse du CCAA de Gioffredo, il y a rencontré LA bonne personne qui lui a conseillé d’aller au Calme.

J.J. : la chance, il est d’accord. Il connait des personnes pour qui ça n’a pas marché qui ont suivi le même parcours que lui et qui ont rechuté.

C’est au bon moment que Cédrick a rencontré les bonnes personnes, cela est aussi sa chance.

J.J. : c’est le désir profond et personnel qui permet de s’en sortir, il ne croit pas à la chance mais au désir. Il ne voulait pas venir dans le milieu associatif malgré ses trente ans de lutte contre l’alcool, c’est Christian qu’il avait rencontré, ce fut sa chance, et qui l’a poussé à l’accompagner à Sansas. Depuis il ne veut pas rater une seule réunion parce qu’il pense que d’en parler permet de renoncer à ses anciennes pulsions.

Ce sont ses décisions et ses choix qui ont fait qu’il a rencontré les bonnes personnes.

Christian a rechuté et cela fragilise le groupe parce que tout le monde croyait qu’il était fort. Les circonstance, son environnement, des personnes qu’il n’aurait jamais du rencontrer, un bouteille de bière et maintenant c’est la dégringolade.

Papy, il faut être conscient de son état

J.J. Le seul facteur chance, c’est nous-mêmes.

Papy, « gastro, entero,aloolo » et une semaine de sevrage à l’Archet II, furent sa prise de conscience.

Cédrick n’a fait que le CALME et il se dit qu’il a eu de la chance mais c’est aussi son choix.

J.J. dit que c’est lui qui a fait l’effort, il est allé à Gioffredo et il leur a dit qu’il savait qu’il fallait qu’il fasse une cure.

Papy n’a pas eu d’infos sur les associations au départ. Sans le CCAA, il ne serait jamais venu, mais il est content d’aller bien ; il a eu la motivation.

J.J. : la plupart des personnes qu’il rencontre, qui sont ou dépendants ou buveurs excessifs ne veulent pas entendre, mais il leur en parle gentiment en citant son exemple.

Alain pense que la vraie chance c’est que l’on décide de faire quelque chose et c’est pourquoi on rencontre la personne voulue.

J.J. a rencontré des tas de gens qui pouvaient l’aider mais il lui fallait sa propre décision.

Papy pendant sa période d’alcoolisation, beaucoup plus que modérée, ne pouvait plus rentrer chez lui. Il avait le dégoût, les bouteilles étaient dehors, donc il n’avait aucune raison de rentrer chez lui. Pourtant il a failli avoir un accident avec ses enfants et a frappé sa fille, mais il était alcoolisé.

Abdel pense qu’il a de la chance qu’il y ait le carême. Durant cette période, il a toujours observé les 28 jours d’abstinence durant la journée et surtout la non consommation d’alcool, il se sentait mieux mais à chaque fois, quelques temps après l’alcool était le plus fort. En 1997 il a quand même tenu 3 ans sans alcool.

Gérard dit qu’on parle de chance mais pas de malchance. Car à la sortie de cure il peut y avoir des événements heureux ou malheureux qui vous entrainent vers la rechute. Il sait que un mois après sa cure il a rechuté mais il a attendu les vacances scolaires suivantes pour recommencer une cure qui lui semble être la bonne.

Claude bis : sa chance à lui a été St Christophe et Karine qui a su l’écouter le moment venu. Trois heures en tête à tête avec cette psychologue, l’ont aidé à comprendre que seul il ne pourrait probablement pas tenir « alcool zéro », elle lui a conseillé de se rapprocher d’une association. Bien lui en a pris sinon il aurait rechuté dès sa sortie de cure parce que ses amis voulaient fêter sa guérison au champagne. Il est alors vite venu demander conseil à Sansas et il en est devenu un pilier.

J.J. dit que les rencontres sont de notre propre fait.

Alain : la logique pour rencontrer la vraie chance, c’est d’aller vers ceux qui vont t’aider.

Papy : il est plus facile de boire que de s’arrêter. Le facteur chance est quelque chose qui te stabilise parce qu’enfin tu te sens beaucoup mieux.

 

 

Rédigé par SANSAS

Publié dans #Abstème

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