Permanence du mercredi 23 Septembre 2009

Publié le 19 Septembre 2009

Sujet  Thèmes du jour :
"Alcool & Liberté"
 


Compte rendu :

Claude entame le débat par la définition de l’alcoolisme qui est le premier médecin qui s’est occupé d’alcoolisme en France, le Dr FOUQUET (dont vous avez les lettres dans le bandeau droit du blog : « l’alcoolisme est la perte de LIBERTE de pouvoir arrêter la consommation d’alcool »

Jean, y a-t-il une fatalité ou une part de fatalité dans la dépendance à l’alcool? Il trouve qu’il y a une possibilité.

Christiane : certaines personnes sont vulnérables et ont plus de malchance de devenir alcooliques.

J.J. : il y a des gens qui sont hypersensibles mais qui ne sont pas alcooliques, c’est une faiblesse. C’est un peu la théorie de J.J. qui n’est pas suivie par tous les participants

Pierre était mal à l’aise, il a trouvé refuge dans l’alcool.

J.J. son frère a trouvé refuge dans l’alcool parce que c’est le seul produit qui lui permettait de survivre. On est prédisposé à devenir alcoolique et l’entourage ne peut arriver à l’expliquer.

Jean a un cousin qui était un doux mais qui n’allait pas bien dans la gestion de sa vie, le seul produit qu’il a trouvé pour calmer sa souffrance intérieure était l’alcool.

J.J., en 6 mois il est devenu alcoolique. Il était obligé de boire avant de rentrer chez lui. Au départ, l’alcool était festif, mais cela n’a pas duré longtemps.

La liberté de Pierre est passée par la polynévrite, il a retrouvé cette liberté quand après avoir vu son rhumatologue qui lui a conseillé dans le service « Gastro-entero-alcoolo » de l’Archet II, et de là il a bien suivi les conseils du médecin du CCAA de l’Archet II.

Jean : tu es dans la souffrance et pourtant tu rechutes. Vu de l’extérieur, on n’a plus le libre arbitre. C’est une question que beaucoup se pose. Comment se fait-il que connaissant tous les dégâts que nous a fait l’alcool pendant cette période d’alcoolisation, il arrive à beaucoup de rechuter. C’est probablement que notre libre arbitre est pris en défaut et que la souffrance interne est plus fort que cette liberté que nous avions trouvé durant la cure.

J.J. on est allé à l’alcool parce qu’on était attiré par l’alcool, il est vrai qu’en général les alcooliques aiment l’alcool au départ.

Christiane a connu une malade alcoolique qui n’aimait pas l’alcool, Mireille n’aimait pas l’alcool mais quand elle a goutée un verre de Whisky au Gabon elle s’est trouvée mieux et a donc continué à boire pour se sentir de mieux en mieux. Sa souffrance disparaissait parce qu’elle allait régulièrement jusqu’à l’ivresse et à ce moment là elle dormait en oubliant.

Pour Catherine, son alcoolisme était destructeur et ravageur, mais elle n’aimait pas beaucoup l’alcool mais ce produit lui permettait d’oublier sa fatigue.

Pour Pierre, trop de liberté amène à l’alcool.

Pour Claude bis, il n’y avait plus personne à la maison, donc il avait la liberté de pouvoir consommer jusqu’à une bouteille de rhum le matin et une le soir. Avant le week-end, il buvait déjà beaucoup.

Pour Cédrick, on ne peut pas répondre à la question avant l’alcoolisme. Il s’est créé des libertés. Avant, tu as l’impression d’être libre. Dans son parcours, c’est une fausse liberté par rapport à son éducation et à ses parents. Il s’est libéré de la tutelle de ses parents et a pris la fuite.

Pour Chantal, le problème n’est pas seul mais c’est un ensemble de liens, on se centre sur la personne alcoolique mais peu sur le groupe. L’entourage ne se remet pas en question.

Pour J.J., son père a eu une enfance épouvantable, il ne peut pas être responsable, de toutes façons, il serait venu à l’alcool.

 

 

 

Rédigé par SANSAS

Publié dans #Dépendance

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