Permanence du mercredi 30 Septembre 2009
Publié le 26 Septembre 2009
Sujet Thèmes du jour :
"Les raisons de la rechute?"
Pour J.J., il faut être en condition pour rechuter.
Pour Christiane, les émotions soit en bien soit en mal donnent les conditions de la rechute.
J.J. sait pourquoi il a rechuté après cinq an d’abstème : il était en stress intense, il avait perdu son boulot, il a fait de la dépression. En retrouvant du boulot, il a rechuté, la tension étant trop forte.
Pour Abdel, ses rechutes sont dues au fait qu’il ne voyait plus bien sa route ; en buvant il la retrouvait ; Pendant une période assez courte de l’abstinence il est vrai que tout ne se remet pas en marche du jour au lendemain, il faut un certain temps pour que toutes nos fonctions d’équilibre, de sensation auditive, gustative reprennent leur place et Abdel n’allait pas jusque là donc il avait l’impression qu’il était mieux avec l’alcool que sans.
Jean (scoot) il a envie de boire quand il fait chaud, mais c’est plutôt pour plaisanter ! Petit rigolo va, mais nous t’aimons bien comme cela.
J.J. avait tout perdu donc il n’avait plus rien à perdre à boire, mais il n’avait non plus rien à y gagner. Il ne veut pas entendre que c’est peut-être une souffrance qu’il n’avait pas trouvée pour aller bien. Mais n’oublions pas que la recherche de sa souffrance est multifactorielle. Gérard : s’il rechutait, c’est qu’il aurait oublié tous les désagréments. Mais son changement de statuts peut lui faire que du bien, la retraite est une vie nouvelle qui s’ouvre à lui.
Christian a rechuté parce qu’il est indirectement tombé dans le panneau. Son chef de cuisine critiquait l’association, il est tombé dans le panneau. Synthèse de l’alcool ; thèse et antithèse. Il faut essayer de contrer (c’est sa vie). Il a des faux amis qui n’auraient jamais du se trouver sur son chemin. Sa vie a été très mouvementée, de port en port en plateforme pétrolière etc... En se faisant soigner, il est remonté jusqu’à ses 3 ou 4 ans, mais il ne peut pas oublier son histoire. On ne peut pas revenir en arrière.
Claude bis a eu le même problème. Il s’est arrêté de boire plusieurs fois, mais n’a finalement jamais arrêté. En haute Savoie les anciens lui ont appris à reboire durant la post cure sans se faire prendre. Les flasques d’alcool passaient par le capuchon de l’anorak et à tous les sevrages il a rebu jusqu’au moment où il a trouvé la filière avec Karine, psychologue à St Christophe.
Papy a peur de la rechute ; il se monte des scénarios pour l’éviter.
Dans un mois, Christian sera en dépression car pour l’instant il est en phase euphorique, il pense qu’au mois de novembre il pourra s’absenter de son travail pour faire un sevrage de huit jours à l’Archet II. Nous espérons que d’ici là il n’aura perdu sa place.
Pour Catherine, la rechute arrive peu de temps après la cure pour certains qui ont mal participé à leur cure. C’est son cas puisqu’elle avait été plus qu’obligé de faire sa première cure.
Cédrick n’était pas bien la semaine dernière : moment de faiblesse et être avec les mauvaises personnes au mauvais moment. L’affectif est plus difficile que le professionnel. Les gens extérieurs qui ne connaissent pas l’alcool ne peuvent pas l’aider mais l’association l’aide à tenir depuis 5 ans.
En sortant de cure, Gérard se croyait fort parce qu’il avait vaincu l’alcool. En entendre parler dès la sortie de cure est difficile, il faut un temps.
Cédrick a mis 6 mois après sa sortie de cure pour venir à l’association. Ca l’a aidé, mais s’il était venu tout de suite il n’aurait peut-être pas continué.
Les anciens disent : « je suis clean ». Nous ne trouvons pas d’autre terme que celui d’abstinent.
Nous avons trouvé un terme qui remplace efficacement le mot ABSTINENT c’est le mot ABSTEME dont la définition dans le dictionnaire : qui s’abstient de boissons alcooliques pour des raisons religieuses, morales ou médicales.
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