Permanence du mercredi 07 Octobre 2009
Publié le 3 Octobre 2009
Sujet Thèmes du jour :
"Frontière entre habitude & dépendance"
J.J. pense qu’en moins de six mois il est passé de l’habitude à la dépendance quand il avait vingt ans, ensuite à vingt trois ans il a fait une cure de désintoxication (à l’époque c’était des cures de dégout) et il est resté cinq ans abstinent avant rechutes successives.
Ensuite il a fait des tentatives d’arrêt avec l’Espéral, et chaque fois qu’il a bu sur l’Espéral il a été terriblement malade.
Claude se souvient d’avoir posé la question au Docteur Rémy François à savoir que l’Espéral n’était plus jamais prescrit à Nice, il s’est contenté de répondre : « est-ce que Nice est encore en France ». Cela voulant dire que ce médicament est encore prescrit dans de nombreuses régions françaises.
Gérard n’a pas pu voir son passage de l’habitude à la dépendance parce qu’il ne s’est jamais arrêté avant d’être sûr qu’il était dépendant et devait faire une cure.
Abdel prend des médicaments pour aller bien : Aotal, Théralène, Imovane parce qu’il sait qu’il faut qu’il se protège s’il ne veut pas retomber dans l’alcool. Il ne comprend pas la dépendance mais sait que s’il a soif et reboit un verre c’est la rechute. Actuellement il est à 9 mois sans rechute et se sent mieux que quand il est alcoolisé.
Papy Moustache a bu pendant quelques années un peu plus que modérément c'est-à-dire 3 bières par jour et 1/4 de litre de vin par jour. En 1967 il a acheté une bouteille d’alcool fort, c’était la naissance de sa fille. En étudiant son comportement il s’est aperçu que sa consommation a augmenté progressivement. Il pensait bien qu’il avait une consommation excessive mais sans penser à la dépendance et sa consommation a augmenté et encore augmenté pour arriver à 4 litres de rosé par jour, mais il ne se sentait pas dépendant pour autant. C’est quand il a été à l’hôpital qu’il a pris conscience de sa dépendance.
Claude bis c’est aperçu de sa dépendance, et encore quand pour s’achever après avoir bu une dizaine de bières au café qu’il devait s’achever avec une bouteille de rhum en rentrant dans sa chambre.
Réga a bu beaucoup pendant vingt ans (des cuites énormes), de 15 à 36 ans il buvait 6 litres de bière forte par jour. Après son mariage il travaillait 18 h par jour, mais la nuit il augmentait sensiblement sa consommation puisqu’il lui arrivait souvent de boire, la nuit, 2 bouteilles et ½ de whisky. Là il sentait bien sa dépendance. Mais son divorce n’a pas arrangé les choses et sa consommation a plutôt empiré. Il est en train de guérir de sa maladie parce qu’il a trouvé l’Amour sur internet. Il a une psychologue qui l’aide à s’en sortir. Elle a été dépendante de l’alcool mais elle reboit de temps en temps un verre de vin, ce qu’il fait également.
Tollé dans la réunion parce que nous qui avons été dépendant savons que l’on ne peut pas reboire ne serait-ce qu’un verre et qu’ensuite c’est la rechute.
Christian lui pose la question « est-ce que l’alcool est plus fort que l’Amour ?»
Réga lui répond immédiatement : «non »
Christian répond que la rechute est signe de dépendance.
Gérard pense que la frontière est ténue. Un jour on bascule dans la dépendance. Il buvait, à son avis de façon raisonnable mais un jour il a fait le test de huit jours sans alcool et l’alcool lui a manqué : gout, effet euphorisant. Il a rebu et sa dépendance est arrivée sans qu’il s’en aperçoive. En cours il ne buvait pas le matin mais à midi il se permettait de boire 3 ou 4 rosé, mais le soir il se lâchait.
Il lui est arrivé quelquefois de trembler, mais cela a été assez rare pour que ses élèves ne s’en aperçoivent pas. Mais ses collègues de travail savaient qu’il buvait trop, mais sans lui en parler, ce n’est qu’après sa cure qu’ils lui ont dit.
Claude bis avait du mal à travailler quand il travaillait avec son patron parce que son patron était alcoolique et comme c’était Claude qui conduisait, il le faisait moins boire pour éviter les accidents. Il avait la C.B. dans la voiture pour éviter les barrages, mais souvent il tremblait parce qu’il était souvent en manque.
Claude ter Il y a un moment ou la dépendance l’a enveloppé mais il est incapable de dire quand. C’est arrivé subrepticement, sans s’en apercevoir car il continuait à faire de l’alpinisme. Le matin la marche d’approche était dure mais ensuite l’escalade se faisait. Il ne pensait ne pas être dépendant à ce produit. Il nous dit que ceux qui boivent un apéro par jour sont dépendant du produit, ce n’est pas une dépendance physique mais elle est déjà psychologique.
C’est comme un sportif qui s’entraine tous les jours, il peut devenir dépendant au sport. Il est vrai qu’il existe de nombreuses dépendances sans produit, qui se soignent de la même manière que l’alcoolisme.
COMMENT S’APERCEVOIR SI ON EST DEPENDANT
Il suffit d’arrêter de consommer de l’alcool pendant dix jours, en comprenant deux fins de semaine. Si cela ne vous dérange pas, si vous n’avez pas des désirs soudains d’alcool, si l’effet euphorisant de l’alcool ne vous manque pas, c’est que vous n’êtes pas encore dépendant.
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