Permanence du mercredi 30 Avril 2008
Publié le 26 Avril 2008
Sujet Thèmes du jour :
"Le bénéfice des associations d'anciens buveurs"
Compte rendu :
D'après Jean ces réunions aident à consolider l'abstinence. Des fois, c'est assez contraignant pour un conjoint car il y a beaucoup de redites lorsque ça fait longtemps qu'on fréquente l'association, ce qui n'est pas le cas pour l'ancien buveur.
Christian pense que la présence des uns et des autres est très utile, autant pour le malade présent qui est sorti de cure la veille que pour l'ancien qui a fait de multiples rechutes malgré la connaissance du mouvement depuis plus de 10 ans.
On se sent mieux de côtoyer des gens qui ont eu le même problème que nous car il se crée une sorte de connivence. Il est bon de pouvoir parler, être écouté, entendre le témoignage des autres car nous avons vécus des situations, non pas identiques mais semblables.
Pour Abdel, sa présence lui permet de ne pas consommer pendant quelques heures, et encore !, mais elle lui permet de renouveler sa tête. (Quand la remettra-t-il sur ses épaules ?)
Pour Olivier, la parole, le non jugement des autres, les « trucs » qu'on peut se donner les uns les autres (les micro doses, endroits à ne pas fréquenter, etc..). Quand on est abstinent depuis longtemps, on a tendance à ne se rappeler que les bons moments passés avec l'alcool, alors qu'avec l'association, on met sur la table surtout les mauvais moments et cela nous remet dans la réalité.
L'association permet de se récupérer palier par palier, c'est très important surtout si on a rechuté. N'est ce pas Christian, ta venue parmi nous t'a été très salutaire. Tu étais dans les vaps pendant quelques réunions et peu à peu tu es revenu à ton meilleur niveau.
Chantal se demande parfois pourquoi elle continue à venir, que l'on prenne de l'alcool ou que l'on n'en prenne pas, on est quand même tous liés par ma même problématique.
Le lien entre tous les participants est très important et très intéressant. Le lien c'est surtout de pouvoir parler LIBREMENT de l'alcool..
Jean, qui a connu Catherine en période alcoolisée et en longue période de soin (18 mois en Hôpital de jour) vient par solidarité pour Catherine, mais il est aussi heureux de rencontrer des personnes qu'il aime bien et qu'il apprécie.
En venant à l'association on peut parler de notre souffrance vis à vis des gens qui nous sont proches.
Christian pense qu'il ne s'en serait pas sorti s'il n'avait pas fréquenté Sansas et Couleur café (café sans alcool tenu pas SOS DI)
Au sein de l'association, on peut parler d'alcool sans animosité, sans reproche ce qu'il nous est pratiquement interdit de faire à l'extérieur, même avec des proches qui peuvent ne pas comprendre par manque d'information.
Cela nous permet de préserver notre espace.
Olivier, nous dit, qu'au début il venait pour ne pas embêter ses proches sur ces problèmes qu'ils pouvaient ignorer, maintenant, il vient, quand il le peut, pour se ressourcer, mais il faut dire qu'à SOS DI, il en voit tous les jours et que parfois il lui semble bon de décrocher et passer ses soirées avec sa petite famille au lieu d'être parmi nous. Nous le recevons 5 sur 5.
Pour Laurence, en tout premier lieu on se fait de Amis sur lesquels on peut compter en cas de petit coup de cafard (déprime dû à l'arrêt de l'alcool). Ca permet aussi de se positionner par rapport aux autres (on fait sa propre auto évaluation) et ceci permet de tenir même durant les passages délicats de la Vie (c'est l'effet stimulant)
Quand on vient pour la première fois, on voit des gens guéris et on peut se dire « pourquoi pas moi ».
Bienvenu à Karim qui vient pour la première fois et qui en principe devrait renouveler l'expérience alors qu'il sort d'un séjour à Saint Christophe.
J.J. : C'est nécessaire de venir, non pas en spectateur mais en acteur, et surtout y rester. Moi je n'y ai pas cru pendant plus de vingt ans ! Il ne faut surtout pas que l'on reste en dehors de l'alcool en pensant que tout va aller bien, c'est une utopie que de penser que l'alcool est une affaire réglée mais il nous rattrape toujours alors, il vaut mieux fréquenter une association qui vous permet de continuer à penser que vous étiez un malade de l'alcool et qu'il ne faut surtout pas y retoucher.
Laurence qui vient de passer le Cap des sept ans éprouve le besoin de venir car elle passe un mauvais moment actuellement : soucis familiaux surtout et l'alcool revient à la surface de ses pensées, elle est attirée et elle a peur de la rechute. La crainte de revivre ce qu'elle a déjà vécue la retient de ne pas re consommer.
Le contact avec l'assos est nécessaire et essentiel pour tenir le coup.
Le groupe est là et c'est important.
Olivier qui suit beaucoup de personnes malades alcooliques de par son métier, voit beaucoup de rechutes alors qu'il y a très peu de rechute à Sansas et qu'en général elles ne sont que de courtes durées parce qu'il y a une Amitié qui ne se dément pas dans le groupe et qui permet à ceux qui souffrent de trouver des êtres qui comprennent sa souffrance.
D'après Jean ces réunions aident à consolider l'abstinence. Des fois, c'est assez contraignant pour un conjoint car il y a beaucoup de redites lorsque ça fait longtemps qu'on fréquente l'association, ce qui n'est pas le cas pour l'ancien buveur.
Christian pense que la présence des uns et des autres est très utile, autant pour le malade présent qui est sorti de cure la veille que pour l'ancien qui a fait de multiples rechutes malgré la connaissance du mouvement depuis plus de 10 ans.
On se sent mieux de côtoyer des gens qui ont eu le même problème que nous car il se crée une sorte de connivence. Il est bon de pouvoir parler, être écouté, entendre le témoignage des autres car nous avons vécus des situations, non pas identiques mais semblables.
Pour Abdel, sa présence lui permet de ne pas consommer pendant quelques heures, et encore !, mais elle lui permet de renouveler sa tête. (Quand la remettra-t-il sur ses épaules ?)
Pour Olivier, la parole, le non jugement des autres, les « trucs » qu'on peut se donner les uns les autres (les micro doses, endroits à ne pas fréquenter, etc..). Quand on est abstinent depuis longtemps, on a tendance à ne se rappeler que les bons moments passés avec l'alcool, alors qu'avec l'association, on met sur la table surtout les mauvais moments et cela nous remet dans la réalité.
L'association permet de se récupérer palier par palier, c'est très important surtout si on a rechuté. N'est ce pas Christian, ta venue parmi nous t'a été très salutaire. Tu étais dans les vaps pendant quelques réunions et peu à peu tu es revenu à ton meilleur niveau.
Chantal se demande parfois pourquoi elle continue à venir, que l'on prenne de l'alcool ou que l'on n'en prenne pas, on est quand même tous liés par ma même problématique.
Le lien entre tous les participants est très important et très intéressant. Le lien c'est surtout de pouvoir parler LIBREMENT de l'alcool..
Jean, qui a connu Catherine en période alcoolisée et en longue période de soin (18 mois en Hôpital de jour) vient par solidarité pour Catherine, mais il est aussi heureux de rencontrer des personnes qu'il aime bien et qu'il apprécie.
En venant à l'association on peut parler de notre souffrance vis à vis des gens qui nous sont proches.
Christian pense qu'il ne s'en serait pas sorti s'il n'avait pas fréquenté Sansas et Couleur café (café sans alcool tenu pas SOS DI)
Au sein de l'association, on peut parler d'alcool sans animosité, sans reproche ce qu'il nous est pratiquement interdit de faire à l'extérieur, même avec des proches qui peuvent ne pas comprendre par manque d'information.
Cela nous permet de préserver notre espace.
Olivier, nous dit, qu'au début il venait pour ne pas embêter ses proches sur ces problèmes qu'ils pouvaient ignorer, maintenant, il vient, quand il le peut, pour se ressourcer, mais il faut dire qu'à SOS DI, il en voit tous les jours et que parfois il lui semble bon de décrocher et passer ses soirées avec sa petite famille au lieu d'être parmi nous. Nous le recevons 5 sur 5.
Pour Laurence, en tout premier lieu on se fait de Amis sur lesquels on peut compter en cas de petit coup de cafard (déprime dû à l'arrêt de l'alcool). Ca permet aussi de se positionner par rapport aux autres (on fait sa propre auto évaluation) et ceci permet de tenir même durant les passages délicats de la Vie (c'est l'effet stimulant)
Quand on vient pour la première fois, on voit des gens guéris et on peut se dire « pourquoi pas moi ».
Bienvenu à Karim qui vient pour la première fois et qui en principe devrait renouveler l'expérience alors qu'il sort d'un séjour à Saint Christophe.
J.J. : C'est nécessaire de venir, non pas en spectateur mais en acteur, et surtout y rester. Moi je n'y ai pas cru pendant plus de vingt ans ! Il ne faut surtout pas que l'on reste en dehors de l'alcool en pensant que tout va aller bien, c'est une utopie que de penser que l'alcool est une affaire réglée mais il nous rattrape toujours alors, il vaut mieux fréquenter une association qui vous permet de continuer à penser que vous étiez un malade de l'alcool et qu'il ne faut surtout pas y retoucher.
Laurence qui vient de passer le Cap des sept ans éprouve le besoin de venir car elle passe un mauvais moment actuellement : soucis familiaux surtout et l'alcool revient à la surface de ses pensées, elle est attirée et elle a peur de la rechute. La crainte de revivre ce qu'elle a déjà vécue la retient de ne pas re consommer.
Le contact avec l'assos est nécessaire et essentiel pour tenir le coup.
Le groupe est là et c'est important.
Olivier qui suit beaucoup de personnes malades alcooliques de par son métier, voit beaucoup de rechutes alors qu'il y a très peu de rechute à Sansas et qu'en général elles ne sont que de courtes durées parce qu'il y a une Amitié qui ne se dément pas dans le groupe et qui permet à ceux qui souffrent de trouver des êtres qui comprennent sa souffrance.
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