Permanence du mercredi 07 Mai 2008

Publié le 4 Mai 2008

Sujet  Thèmes du jour :
"Le droit au bonheur"

Compte rendu :

"REMPLACEMENT DU THEME PREVU"

Accueil d’une malade
Nous recevons aujourd'hui une femme, malade alcoolique, qui est déjà venue nous voir il y a trois ans avec son mari. Aujourd'hui c'est une de ses Amies qui la fait revenir vers nous.
Elle a fait une cure, a rechuté, elle nous dit qu'elle a tenu trois ans sans boire, son compagnon la frappe, elle cache ses bouteilles mais l'appartement est petit et elle fait des tas de stratégies pour cacher son breuvage préféré mais elle est toujours dans la crainte que son compagnon trouve et frappe.
Elle parle de sa vie qui a été un enfer depuis son plus jeune age et souhaite maintenant en finir avec l'alcool. La semaine prochaine elle rentre pour une semaine de sevrage à l'hôpital.
Qu'attend-t-elle de l'association ? L'accompagner vers la Guérison.
Même si le bonheur est parfois effleuré ce n'est pas l'objet de notre réunion aujourd'hui. Nous devons nous adapter aux situations et la situation d'A.M. est la plus importante aujourd'hui.
Nous la félicitons sur sa nouvelle prise de conscience, elle commence à comprendre qu'elle n'arrivera pas toute seule et a déjà pris contact avec un psychologue qui pourra la voir et la suivre après son sevrage.
Elle sait que nous sommes présents tous les mercredis, elle habite à deux pas et pourra venir nous voir toutes les semaines, ce que nous considérons comme indispensable pour elle. Nous lui conseillons de venir seule sans son compagnon qui est quelqu'un d'entier et qui n'a pas compris sa maladie il y a quatre ans et qui ne comprendra encore rien cette fois ci. Il faut qu'ELLE se prenne en charge.
Chacun son tour nous lui expliquons que ce n'est pas toujours facile d'arrêter mais qu'une majorité des présents ont mis plus d'un an pour s'en sortir.
Claude bis, trois cures ou post cure, un an de psychiatrie en HDT et puis la rencontre de Sansas qui lui fait prendre conscience de la maladie.
Cédrick n'a entendu parler de maladie que quand il s'est fait soigner au Calme, ce fut une révélation et il a tergiversé avant de venir nous rencontrer « parler alcool encore et encore, il n'en voulait plus » et pourtant il a senti le besoin de pouvoir se confier et maintenant il est fidèle.
J.J. 30 ans d'alcoolisation et comme il dit après trois ans où enfin il a compris sa maladie, il sent la nécessité de venir, même si ce n'est qu'un quart d'heure.
Claude 18 mois de rencontre avec un psychiatre, l'associatif et enfin une prise de conscience qu'il n'était pas nul, qu'il avait des possibilités et qu'enfin il pouvait les exprimer, le sport, association de locataires, prises de responsabilité dans et hors association.
Puis A.M. demande comment se fait-il que son compagnon qui lui dit qu'il l'aime ne peut pas l'aider, car aimer quelqu'un c'est faire confiance.
A.M. a peur de son ami et lui profite de la situation, Cédrick lui répond que elle ne peut atteindre un bonheur quelconque tant qu'elle est sous emprise alcoolique, car le malade peut avoir l'illusion du bonheur, mais ici personne ne connaît d'Alcoolique heureux.
A.M., très bavarde, nous dit que durant sa cure au Calme, elle avait été avertie que ELLE avait changé mais que son compagnon lui n'avait pas changé, ce sera à toi de t'adapter à son comportement, mais sans alcool tu en es capable. Surtout si tu es allée au fond de ta thérapie et que tu as compris pourquoi tu t'étais mise à boire.
Son souci, c'est qu'elle supporte très bien l'alcool mais comme il lui en faut, même pas beaucoup, elle redoute le manque et donc cache ses bouteilles. Pour elle sa consommation est festive mais il faut perdre, au moins pour une grande partie de la population, de dire que la fête signifie : ALCOOL
Il faut s'habituer à vivre sans alcool, et ce n'est pas facile dans une société où tout est prétexte à boire.
L'Amie de A.M. nous dit qu'elle a de la chance parce qu'elle ne supporte pas l'alcool : après deux verres, « je ne suis déjà plus moi, je suis malade »
Laurence que nous connaissons depuis déjà sept ans est dans une période difficile, elle a peur car elle baisse les bras devant son fils qui ne fait rien, boit, fume du cannabis et elle devient lasse avec cette peur de rechuter. Comme elle dit, je me laisse aller et je me fous de tout. Heureusement, elle a une satisfaction avec sa fille qui partait en « live » et qui s'est reprise depuis qu'elle a un nouveau copain. Malgré son travail et l'éloignement, elle essayera de venir nous voir, même si ce n'est pas longtemps.
J.J. arrive pour son quart d'heure avec nous (c'est son travail qui le retient (travailler plus pour ...aider un copain). Ses conseils sont toujours judicieux et il nous parle aujourd'hui du médical qu'il ne faut surtout pas négliger.
La semaine prochaine nous verrons si nous pouvons aborder le thème choisi pour aujourd'hui : le droit au bonheur.

Rédigé par SANSAS

Publié dans #La permanence

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