Permanence du mercredi 14 Mai 2008

Publié le 11 Mai 2008

Sujet  Thèmes du jour :
"Le droit au bonheur"

Compte rendu :
Le droit au bonheur est un sujet qui est intéressant mais la définition même du bonheur est sujet a caution et est difficilement définissable. Pour certains c'est une toute petite chose, un sourire, une compréhension de l'autre, un bon film de cinéma et pour d'autres c'est travail, santé, Amour, compagne ou compagnon, argent etc...
Nous sommes à peu près tous d'accord pour dire qu'il n'y a pas de malades alcooliques heureux et encore certains se rappellent les conn... faites sous emprise alcool et en rigole, ce n'est pas parce que l'on a un verre d'alcool dans le nez que l'on rigole pour se sentir heureux. Ce ne sont que des illusions du moment, tu crois être heureux mais en fait dès qu'arrive le manque, il n'y a plus qu'une chose qui compte c'est l'alcool, tout de suite.
L'alcoolique a son bonheur, à sa manière, mais pour nous c'est plutôt la souffrance.
Durant une journée ordinaire, le malade alcoolique avec deux verres de rosé se sent plus à l'aise, peut parler, peut draguer, il marche par séquence et en fin de journée finalement il est globalement malheureux.
Au départ de l'alcoolisation c'est boire pour faire la fête et dans la continuation, la fête a disparu, le manque est apparu et c'est plutôt la souffrance qui est apparue.
D'après Cedrick, son père est malade alcoolique car il boit tous les jours. Il se ment tous les jours mais il est heureux. Mais il a su dire un jour à Cédrick « tu es plus fort que moi car toi, tu as réussi à arrêter. Il pense qu'il est alcoolique parce que son comportement nui à sa famille quand il a sa dose d'alcool, mais pour lui il est parfaitement heureux dans sa vie. Quand il dit des méchancetés, il s'en veut mais il impose quand même ses opinions et ses décisions. Il aime la vie.
Il a été élevé dans l'alcool, le matin, au casse croûte, c'était la bibine, à midi apéritifs (plusieurs, au repas gros rouge, l'après midi idem et le soir en rentrant quand il lui semblait ne pas avoir sa dose, il savait qu'en allant chez le voisin, il boirait un ou deux apéros qui le mettraient en état. Il se dit alcoolique mais préfère continuer comme cela parce que finalement sa vie est réglée comme cela. Il se ment à lui même, mais accepte volontiers ce mensonge.
Un membre pose la question « est-il vraiment alcoolique dépendant ? pour Cédrick la réponse est « oui » car s'il n'a pas sa dose, il va la chercher et s'il n'a pas sa dose d'alcool il devient agressif.
Il est peut-être dans les 2 500 000 personnes qui sont buveurs excessifs et qui ne deviendront jamais alcoolo dépendants. La discussion est difficile parce que personne ne connaît le père de Cédrick qui reste sur ses positions à juste titre. Mai qui va à l'encontre de son expérience puisqu'il s'est fait soigner depuis 3 ans et demi et l'opinion des autres qui se sont fait soigner tous parce qu'ils en avaient mare d'en avoir mare.
Car si nous nous faisons soigner, ce n'est pas de l'alcool que nous nous soignons mais du mal-être qui a entraîné cette consommation pour oublier que l'on était mal. L'alcool était notre psychotrope. D'après Cédrick son père n'utilise pas l'alcool comme un médicament mais il ne peut s'arrêter de boire.
D'après lui, il voudra arrêter sa consommation au moment de sa retraite mais il ne pourra pas.
Pierre nous fait un témoignage émouvant sur sa consommation d'alcool, sa peinture, ses enfants qui ne voulaient plus le voir et sa résurrection après l'arrêt de l'alcool. Malgré ses quatre litres de rosé par jour il ne se sentait pas alcoolique. Tous le voyaient autour de lui sauf lui qui ne pouvait pas le voir ou le comprendre.
Le compagnon d'A.M. est arrivé alors et il avait besoin de parler, il a du mal à comprendre l'alcoolisme de sa compagne car seul la volonté peut arriver à la faire arrêter et a surtout envie de parler de lui. Le sujet sur le bonheur s'arrête donc là mais la discussion a été très intéressante sur la notion de bonheur et simili bonheur.

Rédigé par SANSAS

Publié dans #Reconnaissance

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