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25 décembre 2014 4 25 /12 /décembre /2014 12:01

 

Sujet Thèmes du jour 

"La solitude dans l’environnement"

Solitude.jpg

 

           Compte rendu : 

Les prénoms sont tous des pseudos. 

Henri qui avait proposé ce thème, s’est rapproché des gens avec qui il s’alcoolisait, mais finalement il se sentait tout seul. Il se donnait bonne conscience dans sa solitude.

Dans son alcoolisation il est passé d u bon vivant à la dépendance.

Il s’est retrouvé seul parce qu’il a été obligé de se séparer de tous les « amis » de boisson.

Il sentait sa solitude : peu de contacts avec ses enfants et petits enfants après le sevrage. Mais c’est lui qui s’obligeait à cette solitude.

Il n’a vu sa petite fille que quand elle avait 11 ans, il ne la connaissait pas auparavant.

La solitude n’est pas la solution mais il faut se préserver des gens qui voudraient vous faire boire. Il faut savoir choisir ses amis.

Annie, quand je buvais, les gens autour de moi en avait marre de me voir en piteux état. J’ai fait le vide autour de moi.

La solitude n’est pas toujours négative, car ce sont dans ces moments que l’on peut réfléchir à son état et aux moyens de maintenir son abstinence heureuse. Mais on apprécie aussi les moments où l’on n’est pas seul.

Lino pense que le CALME est un premier pas vers la guérison. Mais ensuite il est nécessaire de faire tout ce qu’il faut pour maintenir son abstinence. Ce n’est pas facile mais avec l’aide des autres c’est plus facile.

Daniel, Noël est très très dur parce qu’il a toujours peu de rechuter, Il a déjà fait de multiples cures : Montperrin avec le docteur Feugère, Le plateau d’Albion, Pasteur, Sainte Marie, saint Christophe et il ne veut surtout pas y retourner pour faire une cure, il va à Saint Christophe en Hôpital de jour. Il est allé au CSAPA de Gioffredo mais il n’a pas rechuté ce n’est qu’en préventif.

Il n’aime pas les fêtes quelles qu’elles soient car il se retrouve tout seul à Nice, sans famille.

L’alcool c’est de la merde nous dit-il.

Marie, quand elle buvait le matin, elle ne se retrouvait pas seul avec sa bouteille.

Elle a détruit tout ce qui était autour d’elle. Ses amis la fuyaient.

Elle pense que sous alcool, elle n’était plus crédible, il y avait un profond mal être en elle.

Elle n’arrivait plus à remonter la pente car elle s’est isolée et elle a beaucoup perdu dans l’alcool.

Cela fait juste un an qu’elle s’est soignée, la remontée a été très longue. Les six premiers mois ont été très durs.

Maintenant tout est revenu, elle a retrouvé de nouveaux amis.

Claude bis, dans sa période alcoolisée, il s’est isolé de sa famille parce que dès le matin il était complètement bourré. Il pouvait aller au boulot et encore quand il se réveillait à l’heure.

Quand il n’a plus pu travailler, il s’alcoolisait nuit et jour, il dormait à longueur de temps, et dès qu’il se réveillait c’était pour se ré-alcooliser, il ne pouvait qu’être seul.

Annie faisait le vide autour d’elle.

Dans son métier de conductrice d’autocar, elle ne pouvait boire dans la journée et le soir elle s’isolait pour consommer, elle ne pouvait plus avoir de vie conviviale car ce temps libre servait les moments de consommation.

Elle faisait des crises d’épilepsie.

Elle ne s’est aperçue qu’elle faisait beaucoup de mal autour d’elle qu’après avoir arrêté de boire.

 


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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 18:05

    Sujet Thèmes du jour

"Alcool et humiliation"

 

    Compte rendu :

Les prénoms sont des pseudos.

 

Annie, après la sortie de cure, sa mère lui a dit qu’elle était alcoolique. Elle faisait des efforts pour lui montrer qu’elle ne buvait plus mais sa mère n’y croyait pas s’ou son état d’esprit et les doutes sur son abstinence.

Paulin la dernière info à Cabris, au Calme, dit qu’il faut que les autres aient confiance en vous. Ce qui est rarement le cas.

Bob, dés que tu sembles faire un écart dans ta vie, la première réponse de tes proches : « tu as rebu !!! »

J.J. En général on meurt de l’alcool, c’est un fait car pet de gens se font soigner. Son père a mis des années avant que la confiance revienne. En fait c’est beaucoup à cause du blog de Sansas qu’il a fait sa formation sur l’alcoolisme.

Annette personne ne sait quelle est la difficulté à se sortir de l’alcool. Pour la population il suffit au malade de s’arrêter de boire, le reste n’est que vice.

J.J. ses fréquentations le connaisse comme quelqu’un qui ne boit pas un point c’est tout, ils ne cherchent pas à savoir pourquoi. Il pense que c’est à nous à avoir des satisfactions et se blinder devant les paroles des autres.

C’est à nous à nous donner du mal pour que la confiance revienne.

Annie, n’en est pas encore revenue après sa cure. Par honnêteté elle avait prévenu son employeur de son passage en cure aux Bruyères, en réponse son employeur lui a envoyé les gendarmes pour contrôler son alcoolémie au travail. Elle a été humiliée à l’extrême car elle avait cru bien faire de prévenir son employeur.

Henri allait régulièrement chez son épicier pour acheter sa boisson et faire ses courses. Un jour il manquait 40 centimes sur l’achat de deux litres de vin et une tranche de jambon, la caissière à enlever la tranche de jambon en lui disant « ça vous pouvez vous en passer ». Quelle honte§§ Il n’est plus retourné dans ce magasin mais chaque fois qu’il passe devant il fait bien voir qu’il marche droit, maintenant.

Brigitte pense que l’on ne peut pas être coupable d’être malade. Mais par contre on doit rester responsable de ses actes.

Annie, se sent responsable et ne sait quoi dire.

Louis, sa femme lui a parlé de son alcoolisation mais jamais méchamment.

Annie, sa fille lui a fait une réflexion ces jours derniers lui disant qu’elle était fière que sa mère se soit arrêtée de boire. Annie en a été toute retournée.

J.J. il y a beaucoup de paroles qui peuvent vexer mais il faut savoir en faire abstraction, il faut savoir les accepter.

Bob, du temps où il buvait, sa famille lui reprochait et l’accablait de tous les maux de la terre. Maintenant qu’il s’est arrêté depuis plusieurs mois c’est encore pire.

Christophe était invité un jour chez des amis de ses parents, il était abstinent depuis plusieurs années. Il a refusé les apéros proposés, puis lors du repas quand on lui proposa du « très bon » vin il refusa également. A l’interrogation du pourquoi, il répondit que sa consommation avait été trop forte pendant des années et que maintenant il rattrapait le temps perdu. Ses parents en ont été humiliés, que leur fils dise qu’il avait été alcoolique, ce n’était pas pensable ! Pas acceptable, dans la famille il ne pouvait y avoir un alcoolique !!

Brigitte, l’incompréhension n’est pas totale, il y a heureusement encore quelques personnes qui essayent de comprendre.

Abdel, je donne raison à J.J. car ma famille n’a pas coupé les ponts lors de mes rechutes successives.

Line, la personne qui boit de l’alcool ne peut pas entendre les messages des proches à la sobriété et si on entame le sujet directement avec lui, il est capable de savoir qu’il a exagéré dans son alcoolisation.

Vous ne pouvez pas avoir confiance en l’alcoolique car vous nous avez trompés de multiple fois où nous vous croyions sincères.

Lorsque le malade sort de cure, je lui ai fait confiance, car je croyais que c’était définitif. A la rechute, grasse désillusion, perte de confiance et la fois suivante la confiance a disparu, car c’est reparti sur les chapeaux de roue.

J.J. il y a autant d’alcoolique que d’alcoolisme et de façon de boire.

Paulin, à son passage au Calme, il y avait quelqu’un qui en était à sa 22ème cure.

Domi, c’est qu’il ne voulait pas s’en sortir.

A noter que le fondateur du Calme a fait 17 cures (avant les années quatre vingt), la dernière aux bruyères, avant de s’en sortir et se consacrer à la guérison des malades en créant le Calme avec des psychos qui croyaient en la guérison.

Paulin se rappelle que sa femme était plus humiliée que lui car les voisins veulent faire du mal aux autres.    

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 09:27

 

      Sujet Thèmes du jour

 "Combattre l’ennui, la solitude."

solitude.jpg

    Compte rendu :

Les prénoms sont des pseudos

 

Babeth et Martine venant pour la première fois, nous faisons un tour de table afin qu’elles sachent à qui elles ont à faire. De même, elles font un petit témoignage afin que nous les connaissions aussi.

 

Paulin trouve qu’il est mal tout seul et il va boire un coup pour enlever ce cafard.

Annie, même si on est accompagné on est quand même tout seul, on a la solitude dans la tête et ce n’est pas seulement quand on est seul.

Paulin est dans sa bulle, dit son épouse. Il se crée une solitude tout seul.

Paulin sait que sa femme est un ange et il culpabilise de la faire souffrir par son alcoolisation. Il souhaite vivre encore quelques années tranquilles.

Je suis sensible  et l’alcool fait augmenter sa sensibilité.

Bob, il n’y a plus d’alcool ni psychotrope depuis le 30 avril, il vit seul mais en a cure. Dernièrement il s’est accroché avec sa sœur, eh bien, il a pris ses rollers et à fait l’allée et retour de la prom’.

Martine vit seule, avec son compagnon ça n’allait plus, elle s’est arrangée pour que la police le face partir de chez elle. Après son départ elle n’en pouvait plus, elle a bu une bouteille de rhum puis elle a pris la direction de l’hôpital, elle n’y est restée que quarante huit heure et a stoppé l’alcool. Depuis deux ans c’est alcool zéro.

Quand la solitude lui pèse elle va à l’hôpital, où elle est connue comme le loup blanc, elle rencontre des personnes, elle veut aider ceux qui la sollicitent.

Babeth travaille, elle a des difficultés avec son travail mais elle peut être reclassée à l’intérieur de son entreprise.

Elle a fait une cure mais celle-ci a mis un pansement sur sa souffrance, là où ça saignait, mais elle ne s’occupait pas ce pourquoi cela saignait.

Pour régler ses problèmes elle utilisait alcool et cannabis.

En 2007 elle a rencontré Mr Garcia d’amitié SNCF qui l’a envoyé se faire soigner à la Lorane à Bouc Bel Air.

Maintenant elle a compris qu’il lui fallait une psychothérapie.

Elle adore la solitude, avec l’alcool et cannabis ça allait, et elle avait beaucoup d’amis.

Après sa cure à Monaco, elle voit clair maintenant.

Elle a supprimé l’alcool chez elle.

Annie constate que quand on est mal, la tentation d’aider les autres pour aller mieux, mais souvent c’est le contraire qui se passe.

Josiane lui pose la question de savoir si quelqu’un vient chez elle avec une bouteille d’alcool, est-elle dépendante de l’alcool ?

Quand elle a arrêté de boire, elle voyait la vie différemment, elle se lançait dans le ménage, elle avait beaucoup d’énergie pour se remettre en état. Maintenant elle n’a plus de temps où elle ne sait pas quoi faire. L’abstinence lui a apporté le bonheur. Elle prend du plaisir même dans la solitude. Il lui arrive d’aller sur le bord de mer et la regarder pendant une heure assise sur les chaises bleues.

Elle buvait par ennui. Elle avait besoin de toujours faire quelque chose. Maintenant elle prend plaisir à ne rien faire.

Claudebis, à l’armée la solitude l’a mis dans l’alcool, même s’ils étaient quatre à l’armurerie, cela ne suffisait pas à calmer leur solitude.

Puis son divorce l’a remis dans l’alcool.

A sa sortie de St Christophe, il n’avait plus de temps libre, le vélo, ses occupations de jardinage. Il n’allait plus au bistrot et évitait de les trouver sur son chemin.

Ensuite il s’est mis à l’ordinateur. Pour ses sorties il allait plus loin en voiture que quand il s’alcoolisait.

Abdel a connu la solitude quand sa femme l’a quitté avec ses enfants. Il n’allait pas, alcoolisé, dans sa famille.

Maintenant il organise ses journées, entre le café pour jouer aux cartes, Emergence, le Caarud, sa famille etc…

Les différentes rechutes qu’il a faites, étaient dues à l’ennui. Il a rechuté une fois parce qu’il entendait de la musique dans sa tête qui lui rappelait le Maroc

Brigitte aime bien être seule.

Paulin, après les Bruyères il n’était plus seul, mais en 2005 quand il a rechuté il y avait de la solitude à deux.

Annie, avant sa cure en 2003, elle est devenue seule avec ses enfants, mais elle la recherchait. Sa Maman, voyant cette solitude et ses difficultés financières lui a proposé de la garder avec elle, chez elle avec ses enfants, mais elle est devenue dépendante de sa mère. Elle s’est mise à l’alcool.

Après sa cure elle a pris un appartement pour ne plus avoir sa mère à charge.

Il fallait qu’elle pense à elle. Sa mère ne pensait pas qu’elle soit capable de vivre seule avec ses enfants.

Elle s’est impliquée dans le syndicalisme et ça lui a permis d’aider les autres d’avoir d’autres contacts avec l’extérieur, de surmonter sa timidité. Elle a pris de l’assurance qu’elle n’avait plus.

Elle a repris sa Liberté et sa vie en main.

Martine, après son épisode de limogeage de son compagnon par la police, sa descente d’un litre de rhum, son passage à l’hôpital de Monaco, elle est restée seule pendant trois mois, son médecin traitant lui a conseillé vivement de ne pas rester seule en tête à tête avec elle-même.

Ensuite pendant six mois elle est restée tristounette. Mais elle avait une furieuse envie de sortir de l’alcool alors que toute sa vie avait été encerclée par l’alcool. Parents, enfants, amis relations.

Daniel a rechuté il y a trois semaines, cela fait cinq jours qu’il ne boit plus.

C’est la solitude qui l’a fait rechuter.

Il essaye de faire une cure. 

C’est dommage qu’il soit arrivé quand nous étions prêts à partir car le sujet était vraiment pour lui.     

 

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 10:45

    Sujet Thèmes du jour

"Alcool et Humiliation"

 

    Compte rendu :

Les prénoms utilisés sont des pseudos.

 

Gérard a préparé un petit exposé d’introduction. Il défini notamment ce qu’est l’humiliation du buveur. Pas sur le coup bien sur puisqu’il n’est pas conscient sous état alcoolique. Mais au réveil le lendemain, lorsqu’il a retrouvé ses esprits !
Bob : Il était bien, un matin à son travail depuis 7h du matin. Vers les 9h son DRH le convoque dans son bureau, lui signifiant qu’il riait beaucoup avec ses collègues, et que son chef s’était plaint qu’il avait consommé trop d’alcool. Il m’a donc demandé de bien vouloir aller consulter le médecin de la médecine du travail. Lors de l’entretien avec le médecin, j’ai refusé de « souffler dans le ballon », et j’ai demandé que soit appelé SOS médecin. Ce qui fut fait. Après examen complémentaire, je n’étais pas en état d’alcoolémie. Très humilié par cette aventure, j’ai fait exprès de gonfler l’intervention de mon DRH et surtout du chef à l’origine de cela.
P nous dit  qu’au bout d’un  certain nombre d’humiliation, quand on est conscient, on peut en tirer quelque chose de bénéfique. Mais bien sûr, avec le recul, on peut très bien le prendre très mal.
J.J. : C’est après le réveil, le lendemain, que l’on se sent humilié d’avoir fait tant de conneries, si on s’en souvient ! Sinon c’et les copains qui le disent, et c’est pas mieux !

Gérard. La honte et l’humiliation c’est pareil.

Abdel : J’ai pendant la cure ressenti une humiliation. Un autre malade me fixait et je me sentais très mal. Je me disais pourtant qu’il n’était pas mieux que moi puisqu’il était malade lui aussi. En fait, je sentais son regard sur moi, mais lui devait penser à tout autre chose.
P  nous explique qu’il s’est senti mal à l’aise et qu’il a mal réagit lorsque dans un endroit où beaucoup de monde riait,  il est entré. Et là, il a eu l’impression que tout le monde cessait de rire. Il s’est vraiment posé des questions et s’est senti offensé.
J.J. : On est complètement paranoïaque à force d’humiliations !
Claude bis : Mon Patron venait avec moi, pour voir si je buvais pendant mon travail. C’est la Patronne qui me l’envoyait, mais en fait il buvait bien plus que moi. Nos repas de midi étaient bien arrosés. Le soir au retour quand sa femme lui posait la question, alors ? Il répondait : non, non, il ne boit pas ! Mais j’étais humilié de voir que lui buvait d’avantage que moi, et quelle ne le voyait pas.
J.J. Quand ma femme me faisait ouvrir la bouche pour me donner un comprimé d’Esperal, pour ensuite surveiller si je l’avais bien avalé, j’étais très humilié. Je comprends cependant que c’était difficile pour elle
Lino : On ne peux pas faire confiance en quelqu’un qui boit !.
Gérard. Après un où 2 ans, lorsque la personne ne boit plus, on peut à nouveau lui faire confiance.
Jojo : Moi j’ai confiance en Claude mais c’est vrai que je ne l’ai jamais vu boire !
Henri. Ma fille avait 5 où 6 ans lorsque j’ai eu un accident sous état alcoolique. Ma fille en a parlé avec sa copine qui venait régulièrement à la maison. Probablement que la petite en a parlé elle aussi avec sa mère. De ce jour là, je n’ai jamais revu la copine.
Sophie « plusieurs fois, je me suis faite ramener de mon travail en état d’ébriété. Je ne retrouvais même plus le bloc où j’habitais. La résidence contient plusieurs bâtiments, et je me faisais déposer un peu n’importe où. Je ne me reconnaissais qu’en observant mon voisinage. Grosse honte ! »
Jojo. « Je connais des gens alcooliques qui ne sont absolument pas humiliés ». Une collègue de travail est citée en exemple. 
Lino nous dit «  j’avais honte le lendemain oui, mais je me disais que c’est de la faute de l’alcool. Honte oui, mais humilié, non. »
Annie nous informe qu’un jour son patron sachant qu’elle avait été malade de l’alcool, bien qu’abstinente depuis déjà plusieurs années, lui a fait observer un contrôle d’alcootest par la gendarmerie, en plein service. Elle s’est sentie humiliée d’autant plus que ce test s’est déroulé sous les yeux de la clientèle. Etant négatif, bien sûr, elle en a voulu à son patron. Pourtant c’es bien normal sur la route !
J.J. Dans le même registre, j’ai fait CannesFLes Iles de Lérins, en bateau, sans savoir où j’étais. Je pensais être dans une propriété privée.
Tania nous explique qu’elle a subi, à plusieurs reprises la violence extrême de son ancien compagnon alcoolique. Il n’a jamais éprouvé ni honte, ni culpabilité. Quand on lui demande pourquoi elle restait avec lui, elle répond quelle n’avait pas le choix, c’était ça où la rue. Maintenant qu’elle est alcoolique elle aussi, elle se sent honteuse et elle culpabilise. Elle nous dit :  « Je m’insulte dans ma tête. »
Pierre nous dit : « J’ai oublié le passé, le présent c’est le présent. Je ne me rappelle plus ! »
Alain H, nous apporte un témoignage poignant. « Il y a une cinquantaine d’année, bien que moi je ne buvais pas, j’avais des copains qui buvaient. J’éprouvais un sentiment d’impuissance devant ce phénomène. Jusqu’au jour où l’un d’entre eux a fait un coma éthylique. On a bien appelé les pompiers, mais il ne s’est jamais relevé. Je l’ai très mal vécu. Je me sentais coupable. Il a fallu que je vienne à Sansas pour savoir ce qu’est la maladie alcoolique. J’aurai voulu faire quelque chose pour le sauver, et je me sens humilié de ne rien avoir trouvé à faire pour le sauver. Avec le recul, moi qui n’ai jamais bu, je n’aime pas l’odeur de l’alcool, je me dis que je l’ai échappé belle. »

 

 

 

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 19:50

    Sujet Thèmes du jour

   "Alcool et solitude"

 

    Compte rendu :

Voyons tout d'abord ce qu'est la solitude:

La solitude (de solus) est l'état, ponctuel ou durable, d'un individu seul.

Seul : qui n’est engagé dans aucun rapport avec autrui.

La solitude peut être décrite comme une souffrance sociale,                            un mécanisme psychologique alertant un individu d'un isolement       non-désiré, et le motivant à chercher une connexion sociale,                 ou au contraire une déconnection de son univers.

Les causes :

Contrairement à ce que chantait  Bécaud, "La solitude, ça n'existe pas", de nombreux événements pouvant survenir dans la vie d'un être humain, tels que deuil, séparation, maladie, naissance d'un enfant, etc.…,  peuvent être cause de "solitude".

Que l'on soit physiquement seul ou pas, c'est surtout l'état psychologique qui fait la "solitude" d'une personne.

C'est en fait un sentiment qui résulte d'un autre sentiment affectif, (manque d'intérêt, manque d'amour, isolement social), pouvant parfois apparaître comme futile, tel  "le mal du pays" ou un simple manque de communication, qui peut plonger un individu fragilisé dans une profonde détresse, un désarroi.

Les effets :

La solitude chronique est une condition menaçante pour la vie du malade. Une étude montre que la solitude intervient parmi les causes de cancer, spécialement pour ceux qui cachent leur solitude au monde extérieur. Elle intervient également comme source d'accident vasculaire cérébral et de maladies cardiovasculaires.

La solitude est liée à la dépression, et un facteur déclenchant courant pour le suicide. Les individus socialement isolés peuvent avoir une qualité de sommeil médiocre voire faible.

La solitude est également liée à des troubles schizoïdes (troubles de la personnalité), dans lesquels un individu peut subir une aliénation (dépossession de l'individu, perte de maîtrise de ses forces propres).

La solitude  joue un rôle important dans l'alcoolisme et la toxicomanie.

En 2011, le gouvernement français choisit comme grande cause nationale la lutte contre la solitude, à la demande du collectif associatif "Pas de solitude dans une France fraternelle".

.

L'alcoolisme:

 

C'est l'addiction à l'alcool (éthanol) contenu dans les boissons alcoolisées, précisément l'absence du sentiment de satiété : "j'ai assez bu". L'Organisation mondiale de la santé  (OMS) reconnaît l'alcoolisme comme une maladie et le définit comme des «troubles mentaux et troubles du comportement» liés à l'utilisation d'alcool.

La progression dans le temps est l'une des caractéristiques majeures de cette addiction. L'usage sans dommage (appelé usage simple) précède l'usage à risque et l'usage nocif (sans dépendance), puis enfin la dépendance. L'alcool est une substance psycho-active à l'origine de cette dépendance, mais elle est également une substance toxique induisant des effets néfastes sur la santé. L'alcoolodépendance est à l'origine de dommages physiques, psychiques et sociaux.

 

Alcool et solitude :

 

L'acte de boire, ne pouvant ni se dire, par pudeur souvent, ni se laisser voir, le secret et la solitude finissent par s'imposer. Il serait bon alors de se confier à quelqu'un, famille ou médecin. Mais plus c'est nécessaire, plus c'est impossible.

Quand le besoin est permanent, l'obéissance au corps est aussi complète que la soumission de l'esprit, le secret et la solitude finissent par s'imposer.

Une culpabilité entraînant un état de dépression perturbe constamment la relation avec les autres. En même temps que l'évidence d'une surconsommation ne trompe personne, le patient persiste dans ses dénégations

Le patient se retrouve donc dans un couloir et plus il avance, plus il se sent seul, lâché par ceux qui l'entouraient auparavant.

Plus il se sent seul, plus il boit, et plus la solitude s'installe.

Interviennent alors les troubles liés à cette solitude, les troubles liés à la maladie, et la spirale de la dépression l'entraine vers le fond. Ce n'est que par la prise de conscience qu'il en sortira.

Le traitement commence par le sevrage, accompagné d'une, voire plusieurs thérapie, du recours à un groupe de parole, de préférence Sansas. Une cure de désintoxication aura pour but d'allier  sevrage et thérapies.

La solitude, est le principal facteur de risque pour et dans l’alcoolisme,  et de rechute après sevrage.


Nombre de paramètres cliniques et sociaux sont  associés à ce risque: c’est le cas de la dépression, des troubles du sommeil, d’un niveau de scolarisation peu élevé, de l’existence d’antécédents nombreux d’hospitalisations pour sevrage, d’antécédents d’alcoolisme familial,     de l’installation, tôt dans l’existence, d’une dépendance à l’alcool,         du fait de vivre seul, d’être sans emploi, ou celui d’avoir « lâché » un traitement.

La vulnérabilité des alcooliques face au stress psychosocial a, en outre, et même si les résultats des études ne sont pas homogènes, été évoquée comme facteur contributif au risque de rechute de l’alcoolisme.

 

En conclusion:

 

Solitude = dépression= alcoolisation= isolement= vulnérabilité =abandon= impuissance=détresse=

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 08:37

Sujet  Thèmes du jour 

"Prétexte pour fuir certaines situations"

Fuir-2.jpg

 

Compte rendu :

A.M. Tout à fait, c’est un médicament pour affronter les autres avec l’alcool, ça lui permettait d’être à l’aise et pouvoir dire ce qu’elle ressentait et ce qu’elle avait à dire. Ca la revalorisait parce qu’elle se mettait à égalité avec ses interlocuteurs.

Actuellement elle a des soucis avec son compagnon et elle se remettrait bien à l’alcool pour pouvoir lui dire ce qu’elle a envie et n’ose pas lui dire.

Christiane, mais c’est toi qui te punit.

Cédrick effectivement pour fuir certaines situations, il réalisait  qu’il ne pouvait pas dire ce qu’il avait au fond de lui.

J.J. Ca traduit un malaise beaucoup plus fort. La réaction est déjà en nous, quelque part on n’est pas en règle avec nous même. La vie est difficile, il faut être fort  et il faut éliminer l’alcool pour être mieux dans son égo.

A.M. autrement je prends du Lexomil avec deux comprimés je me sens mieux, mai en plus je prends un anti dépresseur. L’alcool lui me déstresse.

Je n’ai pas besoin de cure car quand elle a un problème seulement, elle reboit. Parce qu’elle n’est pas Zen. Il lui faut une compensation alors hier elle a acheté pour 36 euros de maquillage.

Gérard, il est certain qu’il nous faut une compensation à l’arrêt de l’alcool

A.M. En cure au Calme les patients compensaient par la cigarette. Pas le droit de relations amoureuses, car il faut être déterminée pour arrêter l’alcool.

J.J. quand on boit on fuit la réalité donc toutes les situations qui nous paraissent insurmontables.

Jacques, quand tu es en état de séduction, tu veux séduire l’autre donc tu ne veux montrer que tes bons côtés alors que la cure sert justement à aller chercher toutes les poubelles que l’on a en soi. Tu oublies ta présence en cure

Jacques, en t’alcoolisant tu affrontes le danger et tu n’as plus peur, car tu fuis tes responsabilités

J.J. quand tu es alcoolisée tu te sens fort car c’est un masque que tu te mets, tu sais que alkohol est un mot arabe qui veut dire fard, masque (c’est peut-être pour ça que tu t’es achetée pour 36 euros de maquillage.

Avec toutes les drogues c’est la même chose, mais alcool plus médicament te rends plus forte.

Gérard tu vois que même un achat peut te faire plaisir. Et inconsciemment tu le fais.

J.J. il y a aussi le phénomène physique qui peut t’être bénéfique.

Gérard, la rechute l’a aidé pour faire sa deuxième cure un an plus tard, il a encore moins besoin et envie de revenir dans son état passé. Il était fatigué moralement et le CALME a été bénéfique. Ce qu’il a trouvé bien c’est le phénomène de groupe.

 

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24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 10:39

Sujet  Thèmes du jour :
"Alcool et humiliation"


Compte rendu
Christiane, même sachant son mari malade alcoolique s'est toujours offusquée par les paroles blessantes faites à l'encontre de son mari, surtout celles provenant de sa propre famille, elle ne pouvait les supporter, c'est le plaisir d'abaisser qui est néfaste.
Babeth, qui vient pour la première fois, pense que c'est parce qu'elle avait abusée et était ivre que sa fille un jour, lui a pris le verre des mains et l'a jeté à terre. Elle pense que c'est l'entourage qui met le doigt là où ça fait mal, mais que nous ne pouvons supporter. Babeth était un peu alcoolisée ce jour mais vient pour faire une démarche de soin qui l'amènera probablement chez un psycho d'abord et ensuite peut-être en centre de cure. Elle pense que d'avoir arrêtée l'alcool pendant quinze jours, a laissé tant d'espoir qu'elle est maintenant une personne sans volonté.
Elle utilise l'alcool pour le fun et a du mal à s'imaginer sans, alors qu'elle sait qu'il lui faudra passer par ce stade.
Chacun a ses raisons pour s'arrêter : Papy avait de la polynévrite et de voir Gastro Entero Alcoolo à l'entrée du service de gastroentérologie lui a fait réaliser qu'il était alcoolo, quant à Cédrick, c'est suite à un accident que la décision s'est faite.
J.J. pendant trente ans s'est dit qu'il était un vrai con de continuer à boire, sa vie en était détruite, heureusement pour lui, il avait les périodes de rémission avec l'Espéral. Il se demande s'il a fait quelque chose de bien avec l'alcool, mais ce qu'il ressentait était surtout une humiliation intérieure, être un moins que rien puisqu'il n'était pas capable de prendre la décision d'arrêter.
Babeth, c'est sa fille Juliette qui l'a humiliée le jour où elle lui a dit « mais Maman t'es complètement bourrée », alors qu'elle se sentait bien et n'avait pas l'impression que son alcoolisation se voyait.
J.J. lui prédit un clash si sa détermination à se soigner s'éloigne d'elle. Et surtout si elle ne fait rien dans ce sens.
L'alcool n'est plus un sujet tabou et chacun l'interprète à sa façon et cela peut faire très mal pour celui qui reçoit, même si elle n'est pas trop désobligeante, en pleine poire. Notre cerveau est changé dans la perception du regard des autres quand on est alcoolisé.
Gaël s'est trouvé dans des situations causasses en étant alcoolisé et les réflexions qu'il a entendu l'ont blessées.
Un jour Papy, a volé un copain sous emprise alcoolique, à jeun, il a compris son geste et a voulu réparer, il l'a donc fait par un intermédiaire qui l'a méprisé pour se geste. Il en a été horriblement vexé puisqu'il essayait d'arranger un méfait du à l'alcool. A cause de l'alcool tu n'es plus capable et c'est finalement toi qui es humilié à cause du produit.
Louis n'a jamais eu de remarques désobligeantes
L'entourage sent plus l'humiliation que les malades, il les ressent parce qu'il ne sait pas ce qu'est la maladie alcoolique.
Quand Cédrick a fait sa cure, il a été très décomplexé par ce que la société reconnaissait sa maladie. Il avait la CMU et il n'a rien payé pour se soigner. C'est vraiment à cet instant qu'il a compris qu'il était malade. Il a compris aussi que, s'il était malade, c'est parce qu'il y avait une souffrance en lui, dont il ne voyait pas l'existence. Durant les années qu'il a consommé, c'était un écorché vif.
J.J. en rejoute une couche en disant qu'il vit maintenant dans un monde merveilleux.
Cédrick sait qu'il est plus facile de bien vivre après la cure, car quand on boit c'est pour tenter de voir les choses belles, et ensuite quand on est bien soi-même on voit la vie différemment et celle que l'on voit, elle, est réelle.
Babeth a toujours envie de rêver et elle n'est pas sûre que sans alcool elle pourra le faire et pourtant tous ceux qui sont soignés et qui sont présents lui montrent des visages radieux, aucun n'a la nostalgie de sa période d'alcoolisation, bien au contraire, ils regrettent tous de ne pas avoir fait ce chemin vers la guérison plus tôt.
Papy ne pouvait supporter la contrainte d'un patron comme Babeth, alors il est devenu artisan car il voulait sa liberté car il pense qu'il n'y a plus la reconnaissance du travail bien fait.
Christian est allé au bout de son alcoolisation qui l'a entraîné dans les bas fonts de la rue, des remarques, il en a eu beaucoup : tu pues, t'es dégueulasses, même ceux qui ne le disent pas Christian les ressentaient dans leurs regards. Mais quand on est bourré on se fout des mots. Après sa cure, il s'est reconstruit petit à petit, d'une chambre sordide, il est passé dans un studio meublé où c'était mieux mais pas brillant. Il a repris du travail, maintenant il surfe sur internet, il regarde les chaînes câblées, sa live box lui permet de téléphoner gratuitement, il habite à cinquante mettre de la promenade des Anglais... La Vie est belle sans alcool et il n'y a plus personne qui ose lui faire une remarque désobligeante. Il n'en revient pas lui-même. Son existence était sordide, maintenant elle est joyeuse.
Mais il se rappelle que quand il était bourré les mots ne le touchaient absolument pas.
Maintenant Christian vis une vie nouvelle qu'il trouve très belle. Il joue maintenant gagnant, gagnant sans alcool alors qu'il jouait perdant, perdant avec l'alcool.
Madeleine a toujours des réflexions autour d'elle sur son alcoolisation passée et elle se sent à chaque fois humiliée. Elle a l'impression de vivre dans l'humiliation à longueur de journée. Les mots lui font mal et rien que d'en parler elle a des larmes dans les yeux. Sa solution serait de quitter son compagnon, mais le peut-elle ? Son entourage l'encourage à boire pour pouvoir l'humilier encore plus qu'elle ne l'est.
Cedrick répond à Madeleine qu'il faut accepter sa sensibilité, elle est là, vivons avec. Ce n'est pas la peine de la combattre. Pour lui il lui fallait absolument accepter sa sensibilité.
J.J. lui dit que chaque fois qu'elle boira elle sentira l'échec, elle deviendra plus agressive, plus râleuse, plus colérique avec l'alcool, alors que sans alcool elle se sentira cool. Actuellement c'est toi qui subis cette sensibilité et si tu es mal c'est l'alcool qui va t'envahir.
Christiane était malheureuse quand quelqu'un humiliait son mari alors que Claude ne le ressentait pas du tout.
L'humiliation suprême de Claude a été, dans une réunion de famille, d'être relégué à la table des enfants parce qu'il n'y avait que de l'eau à table, sous prétexte qu'il fallait un adulte pour surveiller les enfants. Gros, gros sur la patate. Claude fait partie d'une famille nombreuse, il n'y a qu'un frère qui a pu faire des remarques désobligeantes et répétées. Ca lui passera avant que ça me reprenne.
Gaël personne ne lui a signifié son alcoolisme, ni l'assistante sociale, ni ses supérieures car il buvait surtout le soir. Au cadastre il a toujours fait son travail correctement et même les clients le demandait parce qu'ils étaient sûr de lui. Les gens qu'il côtoyait ne pouvaient pas lui faire de remarque parce qu'il semblait clean.
Quant à la famille, il habitait loin, il s'est caché d'eux pendant trois ans, maintenant ils ont compris ce qu'était l'alcoolisme. Son père vit sur sa planète. Sa mère savait mais ne savait pas quoi faire. Il a pris alors un appartement pour qu'ils ne se voient plus. Son père avait tendance à l'humilier parce que ce n'était pas un phénix. Mais lui maintenant n'y fait plus attention, chacun sa vie. Par contre tout ce qui vient de sa mère le touche, car elle a essayée de comprendre, elle a fréquentée uns association pour comprendre le comportement de son fils. Il était très réservé, mais maintenant quand il parle il sait ce qu'il dit. La post cure va certainement lui faire un bien énorme. Retrouver sa place dans la société. Sa Maman a eu une forte perte de confiance quand il a fait une première rechute et quand il parlait, elle n'était pas sûre de son abstinence. Sa mère ne le reconnaissait plus et cela l'humiliait, il aurait bien aimé être cru. Maintenant elle est plutôt dans une période de rébellion par rapport à son fils qui lui en a fait voir de toutes les couleurs. Quand elle a parlé de le mettre sous curatelle, car ne pouvant plus se gérer, il a été humilié à l'extrême, mais cette expérience l'a fait mûrir car finalement c'est un coup de pied qui lui a fait du bien.
Sa décision finale est venue quand sa fille lui a dit que, s'il continuait à boire, elle ne le verrait plus et la perdre pour lui, c'était perdre sa raison de vivre.
Gérard n'a pas été humilié à l'extérieur, mais c'est sa fille qui l'a peut-être rabaissé, humilié. Il trouve que c'était des moments très douloureux, surtout les regards et les non-dits. Il s'est senti humilié, très souvent, intérieurement car il ne savait plus ce qu'il avait fait la veille au soir. Il lui a fallu deux cures pour comprendre mais maintenant tout va.
Cedrick 31 va devoir par honnêteté parler de son alcoolisation avec une jeune femme qu'il vient de rencontrer. Il est très motivé, car il sait qu'il va falloir qu'il vive sans alcool. Actuellement il est dans une phase euphorique et il pense que c'est le moment de s'engager à fond vers la guérison. Il espère qu'elle va comprendre car il se trouvait dans une phase de démotivation, de perte de vitesse. Il est complètement reboosté. L'humiliation c'est l'autre mais la honte on la garde toujours en soi.

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16 août 2008 6 16 /08 /août /2008 11:15

Sujet  Thèmes du jour :

"Comment reprendre une place sociale après la cure?"

 

Compte rendu

Claude explique sa sortie de cure et sa longue période avant de se retrouver à part entière dans la société.
« En sortant d'un sevrage finalement pas si mal réussi, j'ai dû faire face au dilemme : que faire pendant tout le temps d'alcoolisation et de desalcoolisation qui rythmait mes jours.
Ne sachant pas quoi faire j'ai entamé la fabrication d'une maquette de bateau (le soleil Royal). Ca m'enquiquinait parce que je n'étais pas assez minutieux pour ce genre d'activité mais j'ai tenu six mois.
Puis révélation : je pouvais faire quelque chose d'autre que picoler.
J'avais le MaB qui me prenait une fin d'après midi, je voyais le médecin une fois par semaine, mais pour moi ce n'était pas suffisant.
Au bout de six mois j'ai été au club de tennis au bout de ma rue et me suis inscrit au club, quelques leçons qui me prenaient des fins d'après midi, j'ai acheté un vélo, mais c'est fatiguant le vélo parce qu'il n'y a que des montées.
Il y avait un Comité de locataire où je me suis inscrit, au début j'ai fait quelques actions pour donner un coup de main à l'un ou à l'autre, et puis on m'a demandé de prendre des responsabilités légères : voir de temps en temps le patron des HLM pour exposer quelques problèmes et au bout d'un an ou deux, j'ai été élu président du Comité des locataires (ce n'est pas une mince tache parce qu'on se fait engue...er à longueur de journée.
Au sein de mon MaB j'ai pris aussi des responsabilités, locales, départementales, régionales, ce qui m'a permis de rencontrer des tas de personnes tant politiques que sociales. Je n'avais vraiment plus l'envie ou le temps de boire.
Mon insertion sociale était faite.
Hôpital, Mairie, centres sociaux, assistantes sociales, représentants des HLM, population de toute sorte, des gens biens et d'autres moins mais il fallait composer.
Ma maquette est restée en plan jusqu'aux Haubans, mais elle n'a jamais naviguée parce qu'il lui manquait les voiles »
Abdel, après une cure de 28 jours en 1997 a intégré notre MaB. Il n'arrivait pas a parler, soit par timidité soit par crainte de nos réactions, avant de faire cette cure il était maçon, il a bien tenté quelques expériences pour reprendre le travail pour augmenter son ordinaire, mais cela lui était très difficile. Il n'arrivait plus à faire le maçon, trop dur, il se sentait incapable de monter en altitude à cause du vertige qu'il maîtrisait en état alcoolisé. Il a pu faire des travaux de carreleurs. Il travaillait avec des gens qu'il connaissait, maintenant après de multiples rechutes il ne se sent pas capable de retravailler. Le MaB, sa famille sont ses liens sociaux.
J.J. carreleur de métier nous dit que ce travail de maçon est extrêmement difficile et très dur parce qu'au début on a mal partout et par l'habitude ce mal disparaît, mais l'alcool aide à supprimer ces souffrances. En sortant de cure il a tenté l'expérience de travailler dans l'immobilier mais c'était surtout pour des raisons alimentaires. De toute façon, il ne pouvait retrouver du travail que s'il faisait quelque chose pour se débarrasser de l'alcool. En tant que carreleur professionnel, 6 mois de travail permet de vivre une année complète. A 20 ans il ne savait pas tout ce qu'il sait maintenant à 50 ans. Le MaB lui apporte beaucoup
Cédrick en sortant de cure s'est lancé dans le sport à outrance : Ki Kong, ping-pong puis il a travaillé, s'est endetté pour acheter un appartement, très rapidement il est devenu président du syndic des propriétaires. Avec l'alcool il ne pensait pas pouvoir être capable de tant d'activités différentes.
Quand on est alcoolisé on se fait une montagne de tout, et dès que l'alcool disparaît on s'aperçoit que cette montagne n'était qu'un monticule.
Pour ne pas rechuter, il faut surtout être bien dans sa tête, un ami de notre MaB de Martigues, après quelques années d'abstinence a été confronté à de multiples problèmes : cancer de l'estomac, ablation de l'estomac donc grignotage à longueur de journée, mise à la retraite anticipée, sa fille, divorcée, un jour lui amène sa petite fille, ouvre la valise en vide le contenu au milieu du salon et s'en va en lui laissant sa petite fille. Il l'élèvera malgré ses maigres moyens et tachera de lui trouver une situation à cette petite écorchée vive. Jamais l'alcool n'est venu hanter ses journées, malgré toutes les démarches qu'il a dû faire. Sa resocialisation était obligatoire s'il voulait faire face à tous ces ennuis.
Patrick soigné depuis dix ans , adopte 3 enfants, habite une ferme à remettre en état dans l'Aveyron, Il tombe malade : leucémie dû au travail, sa femme le quitte, garde séparée des enfants dont il s'occupe une semaine sur deux. Il remet sur pied un MaB, il change, il devient président de l'association village et châteaux, il continue à se battre pour l'écologie, il devient meneur dans le nettoyage du site d'une centrale à charbon près de Decazeville, il est président des sinistrés des inondations dû au lot. Il rencontre préfets, autorités locales et départementales, aux dernières élections municipale il présente une liste. Sa resocialisation est complète de sorte que l'alcool n'est plus un problème, qu'il est derrière lui.
P. après son sevrage à l'hôpital : Gastro - Entero - alcoolo qui le traumatise encore, il s'est retrouvé tout seul, a lourdé tous les gens qui l'ennuyaient, il a été deux mois sans voir personne et en 2003 il a recommencer à sortir malgré une polynévrite sévère, après avoir lourdé tous ses compagnons de bourlingues. Il s'est trouvé tout d'un coup faible, il était devenu petit après avoir été le plus beau et le plus fort avec l'alcool.
Pour se reconstruire cela a été difficile car il se trouvait tout seul, toujours en révolte contre la société, il avait tout idéalisé, après son sevrage il s'est retrouvé moins que rien, Il s'est aperçu qu'il n'avait pas confiance en lui. C'est maintenant qu'il a envie de faire une prise de conscience. Le côté positif c'est qu'il n'avait plus de patron régulier, il a fait de l'intérim, c'était plus revalorisant pour lui.
Sur le plan familial, il était viré de la famille, il a fallu qu'il fasse ses preuves, ses enfants sont revenus petit à petit et maintenant ce sont les petits enfants qui ne connaissaient pas leur Papy. Les petits enfants venaient en catimini, maintenant la famille est reconstituée à plein, il aura même en pension sa petite fille pour l'année scolaire. Sa resocialisation a été difficile mais maintenant il est heureux de vivre. La société qu'il a rejeté est celle du temps de son alcoolisation, la société qui lui plait c'est celle de maintenant, sans alcool. Maintenant il vient à SANSAS pour retrouver une société nouvelle qu'il ne connaissait pas, c'est le partage de la sobriété.
Claude bis en sortant de cure a travaillé à Peille pour faire du débroussaillage. Avant il travaillait jusqu'à 16 heures pour picoler jusqu'à 18 heures, heure de débauche. Ce travail lui a permis d'acheter un tout petit ordinateur, mais pour ne pas dépenser d'argent il l'a fait devenir un ordinateur de course en ajoutant des mémoires, des disques durs, des sorties USB ; Alors qu'il ne connaissait pas l'informatique, il est devenu notre spécialiste, dépanne les uns et les autres, il est devenu le webmaster du blog. Sa resocialisation est passée par le MaB parce qu'il est devenu incontournable dans les infos à l'extérieur, c'est lui qui maintien l'unité du groupe est en contact avec tous, organise les sorties, est trésorier de l'association.
Il a été obligé d'abandonné un travail parce qu'il y avait une trop forte pression de certains pour le faire reboire.
Il a rencontré une compagne, ce qui l'a stabilisé, il était redevenu un homme comme un autre, l'alcool, alors, n'est plus un problème pour lui.
Il nous dit, qu'il a été chauffeur pendant quelques temps d'un chef de chantier qui n'avait plus de permis, il s'est aperçu alors qu'il était inconscient du temps où il buvait.
Lolo, qui est entré en sevrage cette semaine, doit faire une cure en service hospitalier, en suivant la sortie de sevrage. Il est soudeur, tuyauteur, Chauffagiste et pense trouver du travail dès sa sortie. Il aura du mal à se resocialiser car il vit seul sur un bateau en rade de Villefranche. Nous lui conseillons de faire une post cure qu'il ne juge pas nécessaire mais nous, si. Il lui faut certainement être hors alcool pendant un certain nombre de temps pour pouvoir se resocialiser, il est resté beaucoup trop longtemps hors de la société pour pouvoir s'y réintégrer facilement. Nous lui souhaitons tous un bon séjour dans les différents établissements qu'il va fréquenter.
 

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31 décembre 2007 1 31 /12 /décembre /2007 13:44

Sujet  Thèmes du jour :

"Est-ce que vous vous êtes sentis exclu pendant les fêtes,
 du fait de votre non consommation d'alcool ???"
Compte rendu :
  Le premier point est surtout que le terme d’exclu n’est pas approprié à notre situation d’abstinent.
Pour plusieurs le mot d’exclusion est plutôt le fait de ceux qui boivent trop dans une soirée et qui se mettent minables, mais pas ceux qui ne boivent pas. Dans notre génération, il y a moins d’abus que la nouvelle génération qui font parfois des concours de celui qui boit le plus, celui qui vomira le premier, celui qui dégueulera le plus longtemps….
Un jeune de vingt ans fréquentant notre association depuis plus de 2 mois, qui s’est arrêté de boire parce qu’il sentait la catastrophe arrivé, qui a repris ses études, ne s’est pas senti exclu parce qu’il a passé les fêtes seuls, sa compagne allant dans sa famille. Il ne voulait pas voir la fête autour de lui parce que cela ne l’intéressait pas. Quand il buvait la fête ne l’intéressait pas et maintenant abstinent elle ne l’intéresse pas plus.
Un autre fréquentant l’association s’est exclu de lui même parce que il avait rechuté depuis 1 mois et qu’il ne voulait pas imposer sa présence en état d’alcoolisation dans sa famille.
Un des membres qui avait sa famille a oublié d’acheter du vin pour ses enfants, il était vexé parce que son geste pouvait être interprété comme une exclusion de son gendre et sa fille alors que ce n’était qu’un oubli.
Pour plusieurs, la fête avec les cotillons, le chapeau de clown et les trompettes, ces manifestations sont désuètes sans alcool et n’y trouvent aucun intérêt à y participer. Repas oui, mais après, l’alcoolisation des autres dérange et il vaut mieux partir.
Pour plusieurs la solitude est plus dans l’alcool que chez les personnes non alcoolisées.
Un membre s’est plaint du fait qu’à la montagne, deux fêtes pour les enfants avec l’arrivée du Père Noël et des lutins, ainsi qu’une descente à ski aux flambeaux par les moniteurs et les enfants, se soient terminées par un vin chaud pour les adultes alors que les enfants étaient en attente de rentrer chez eux.
Quelqu’un signale que l’alcool n’a jamais réchauffé personne, que les SDF meurent parce que l’intérieur du corps se refroidit alors que la personne a l’impression de se réchauffer. Les St Bernard des gravures avec leur tonnelet de Rhum tuaient plus sûrement les personnes à sauver que les avalanches qui les avaient englouties. Mort par hypothermie.
Maintenant, dans notre état, on voit plus la différence dans la famille ou une réunion extérieure car maintenant nous sommes capables d’apprécier la nourriture alors que la personne bourrée n’apprécie rien du tout.
L’ancien malade alcoolique s’exclut de lui même car il a du mal a voir les autres s’alcooliser et à un moment donné il n’est plus dans le coup des gens alcoolisés et préfère partir car ça ne l’intéresse plus.
 
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